Projecteur trichrome artisanal

Posté par Patrice Guerin le 12 juin 2018

Trichro 01  Ce projecteur trichrome artisanal, fabriqué en bois et en métal, pourrait dater des années 30.

Sa base est composée de deux planches en sapin de 16mm, assemblées sur deux tasseaux. Elle mesure 24x30cm et supporte, en son centre, une planche verticale en contreplaqué de 8mm maintenue par deux équerres. Cette dernière mesure 16x28cm, ce qui fait une hauteur totale de l’appareil de 31,5cm. Poids de l’ensemble 1,8kg.

Voir : La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

Trichro 02  Trichro 02b  La partie avant supportant le système optique, coulisse et peut se déboiter.

A l’avant de cette partie verticale, un assemblage de cinq plaques de contreplaqué, percé de trois ouvertures de 4x5cm, permet de mettre en place, par le dessus, la plaque filtre et la plaque photographique.

Trichro 03  Trichro 03c  La seule ampoule présente dans l’appareil est un modèle 100w, 220v, de la marque Auchan ; elle n’est peut-être pas d’origine.

A l’arrière se trouve une boite en fer blanc, peinte en noir à l’extérieur et en argent à l’intérieur, contenant le système d’éclairage composé de trois ampoules claires. Les douilles, type Edison E27, sont en laiton à l’arrière et en porcelaine à l’avant. Elles sont alimentées par trois câbles électriques torsadés deux conducteurs, reliés entre eux par des épissures. L’ensemble est branché au secteur par une prise en porcelaine sur laquelle il est inscrit 10/250.

Trichro 04b  Trichro 04a  A l’avant du projecteur se trouve une planchette mobile coulissant entre deux rails en bois permettant d’ajuster les objectifs.

La partie avant supporte une plaque verticale, en contreplaqué de 8mm, sur laquelle est fixé un ensemble métallique coulissant et réglable permettant d’ajuster chacun des trois objectifs en hauteur et en largeur. Chaque objectif est composé d’un tube cylindrique en fer blanc, coulissant sur la base, de 30mm de diamètre, à l’avant duquel se trouve une simple lentille de verre biconvexe. Le système optique n’est pas équipé de condensateur.

Trichro 05a  Trichro 05b Trichro 05c  Filtre trichrome et vue positive, format 6x13cm.

Avec ce projecteur se trouve une boite en carton contenant deux plaques colorées identiques et une vue positive composée de 3 images noir et blanc placées verticalement, avec un intervalle noir de 3 et 7mm. Les trois vues sont semblables et ne présentent pas de différence de valeur due à une prise de vue à travers les filtres colorés.

Trichro 06

L’image finale provenant de la superposition des vues à travers les filtres colorés donne une pseudo photographie en couleur.

Pour un complément d’informations, voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

Merci à toute personne susceptible d’apporter des précisions sur cette appareil : date, appareil photographique ayant permis d’obtenir les vues, etc.

 

 

Publié dans Images projetees, Lanternes projection | Pas de Commentaire »

L’enseignement par les yeux

Posté par Patrice Guerin le 18 mai 2018

Colbert 01  MOLTENI était tellement populaire avec sa barbiche blanche qu’il a pu inspirer ce chromo.

« On doit… »à notre président d’honneur, monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS« …non seulement la vulgarisation des projections*, mais encore la création de cette collection de vues qui fut le début et, en quelque sorte, l’armature de ce qu’on appelle aujourd’hui “L’Enseignement par les Yeux”. Aussi, a-t-on pu dire que MOLTENI fut le créateur de la Projection Lumineuse en France, et l’on comprendra la valeur de son œuvre en parcourant le catalogue des 60 000 diapositives dues à son zèle infatigable. » Source : Bulletin technique mensuel de la Chambre Syndicale des Fabricants et Négociants de la Photographie, décembre 1907.

* Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Les projections à l’école - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Colbert 02  Catalogue N°105 “Classement méthodique des diapositives pour Projections Lumineuses”, 52 pages, vers 1905/10.

« Le grand nombre et la variété des sujets qui composent nos collections et qui s’augmentent encore chaque jour nous avaient amenés à établir il y a trois ans** un classement méthodique qui permette à chacun de trouver facilement les documents qui l’intéressent plus particulièrement. » Source : Catalogue N°38, Projections Molteni éditions de diapositives pour conférences scientifiques et mondaines, 5eédition.

Voir : CATALOGUES - Plaques photographiques pour la projection - La collection de diapositives MOLTENI

** Malheureusement les catalogues Molteni puis Radiguet et Massiot n’étant pas datés, il est difficile de les situer dans le temps. Ce “Classement Méthodique” a probablement été édité vers 1905/10.

Colbert 03  Tableau récapitulatif du classement méthodique.

Dans ce même catalogue N°38, on peut lire « Toutefois, nos collections étant aussi composées de nombreuses vues de voyages et d’explorations, il nous a été impossible d’en faire un dépouillement complet qui nous eût permis de reporter chacune d’elles aux chapitres précités.

Colbert 04  “La Tour de Londres” vue provenant du fonds Colbert.

En effet, un voyage ou une exploration peut avoir été entrepris dans les buts les plus divers ; certains touristes constitueront uniquement leurs collections par des vues des monuments les plus remarquables et, dans ce cas, ces vues devront paraître dans le chapitre Beaux Arts, section Architecture. 

Colbert 05  “Voiture à bœufs dans la pampas” vue provenant du fonds Colbert.

Les voyages de certains autres auront pour objectif l’étude des productions du pays traversé, mais ces productions seront de diverses natures, certaines seront relatives aux animaux et devront par conséquent rentrer dans la classe Biologie, au chapitre Zoologie ; certaines autres seront relatives au sol même, elles devront alors entrer dans la classe Astronomie, au chapitre Géologie … 

Colbert 06  “Kairouan souks aux provisions” vue provenant du fonds Colbert.

Ces quelques exemples suffiront pour montrer que notre tâche eût été trop lourde et, de plus, nous eussions craint, pour certaines collections, de dénaturer l’ordre même dans lequel elles nous furent confiées par leurs auteurs. 

Colbert 07 Catalogue N°104 “Vues de voyages et explorations en Projections Lumineuses” 84 pages.

C’est pourquoi nous avons classé nos vues et explorations, quelles qu’elles soient, tout à fait en dehors des 6 grandes classes. Ces vues font l’objet du Catalogue N°104 “Vues de voyages et Explorations”, classé dans l’ordre suivant : première partie “Vues de France par départements classés suivant l’ordre alphabétique Colonies françaises“ et deuxième partie “Vues d’Europe par nations classées suivant l’ordre alphabétique Afrique, Asie, Amérique, Océanie”. »

Colbert 08  Une petite partie des boîtes contenant les vues du fonds Colbert.

En mai 2013 un ensemble de près de 2 000 photographies positives sur plaques de verre, contenues dans une soixantaine de boîtes, a été découverte. Ces vues étaient conservées dans les locaux de l’ancienne École primaire supérieure Colbert. Constitué à partir de vues reproduites en série et vendues en grande partie entre les années 1880 et 1910 par les célèbres maisons d’édition Molteni, Radiguet & Massiot et Mazo, ce fonds forme un ensemble de première importance, par la quantité des images éducatives qui le composent comme par les thématiques et sujets représentés.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Colbert 09  Photographies du fonds Colbert CLIQUER ICI

Ces vues couvrent l’espace national, l’Europe et certains de ses prolongements dans le reste du monde. Il donne à voir une représentation française du monde de la Belle Époque et constitue un fonds inédit d’une rare richesse. Le LabEx EHNE a numérisé l’intégralité du fonds pour pouvoir le proposer en libre accès.

Pour voir ces vues CLIQUER ICI 

Colbert 10  8 juin 2018, journée d’étude à la mairie du Xe Paris.

À l’occasion des 150 ans du lycée Colbert, le LabEx EHNE, le programme SPEscies et la mairie du 10arrondissement de Paris s’associent pour proposer une journée d’étude, le 8 juin 2018, consacrée au rôle et à l’intérêt rétrospectif des projections lumineuses et des plaques photographiques destinées à l’instruction.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Colbert 11  Une projection contemporaine de plaques anciennes.

A propos de “L’enseignement par les yeux”, voir ce site (en anglais) initié par l’Université d’Utrecht : “A Million Pictures” Magic Lantern Slide Heritage as Artefacts in the Common European History of Learning : CLIQUER ICI

 

 

Publié dans Images projetees, Livres et Catalogues | Pas de Commentaire »

Le cône de lumière projetée

Posté par Patrice Guerin le 3 mai 2018

L’art de la projection a une histoire. Elle commence avec la lanterne magique et parcourt les dispositifs plus sophistiqués inventés par la suite, cinéma ou projection vidéo.

Cone 01  Projection d’une horloge. “Oculus Artificialis Teledioptricus Sive Telescopium…” par Johannes Zahn 1685.

La projection véhicule des images, et le projecteur n’y est qu’un moyen au service d’autre chose : l’image projetée.

Cone 02  Représentation de fantasmagorie au début du XIXe siècle d’après Moreau – Paru dans “Le Magasin Pitoresque” de 1869.

Une telle histoire de la projection laisse de côté le fait que, au-delà de son existence transitive, le projecteur a acquis une existence intransitive, une existence qui s’est imposée dans les deux dernières décennies du dix-neuvième siècle, et dont la manifestation a été peu commentée jusque là.

Cone 03  Bon point fin du XIXe siècle.

L’histoire de toute une iconographie du spectacle du projecteur en tant que tel reste à faire. Cette représentation du projecteur, en tant que spectacle sui generis, est celle de trois termes indissociés – à savoir une source, un cône de lumière et une cible. (Tandis que, si le projecteur est considéré comme seul moyen, on s’intéresse, de façon distincte, d’une part à l’objet ou à la scène éclairée, et d’autre part à la technique.)

Cone 04  Couverture de la revue “Mon Ciné” 1923.

Une image type s’est ainsi formée, reprenant de gravure en gravure, ou photos retouchées, un cône de lumière matérialisé par le dessin d’une surface plus claire, voire blanche.

Texte extrait d’un article de Christian Besson in  Alliage, n°75, Nice, 2015 : http://www.besson.biz/projecteur/

Diverses représentations du “Cône de lumière” dans la projection qui son aussi visibles dans l’album “Illustrations et Gravures” (à droite) : Lanterne magique chromos à système - Chromo lanterne magique André HELLE - Chromos lanterne magique enfants - Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON - Le siège de Paris en 1870 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanternes de projection et d’agrandissement - Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn - Chromos fantaisies lanterne magique - Athanasius KIRCHER et la lanterne magique - Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE” - Publicité par les projections lumineuses - Ombres chinoises et silhouettes - Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Les projections lumineuses dans les églises - Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Best Wishes and Greetings with magic lantern - Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE - Microscopes solaires de projection - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50 - Vues fondantes – Dissolving views - Plaques animées et plaques à système pour projection - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - Les prismes et l’étude de la lumière - Les projections à l’école

 

 

Publié dans Images projetees, Sources lumineuses | Pas de Commentaire »

Le cabaret du Chat Noir

Posté par Patrice Guerin le 15 mars 2018

Chat Noir 01Dessin du Chat Noir par SteinlenChat Noir 15Enseigne du Cabaret : Musée Carnavalet

Aujourd’hui le cabaret du Chat Noir est devenu un lieu mythique, et pourtant il n’exista qu’une quinzaine d’années. « Le Chat Noir a été un accident, un effort inouï, une entreprise menée par des artistes qui en ignoraient la portée. On demanda un jour à Alphonse Allais pourquoi il n’avait pas noté, durant les sept à huit ans passés chez Salis, ses impressions au jour le jour. “Et ! répondit-il, du diable si nous doutions que nous faisions de l’histoire !” »(1)

Chat Noir 02  Ballade du Chat Noir par Aristide Bruant. En arrière plan la façade du premier cabaret.

Créé par Rodolphe SALIS (1851-1897) en novembre 1881, le premier cabaret est situé rue de Rochechouart à côté de l’Elysée-Montmarte, afin de bénéficier de la clientèle de ce bal populaire. « Le Chat noir n’était alors qu’un café artistique et les bocks étaient la seule ressource du nouvel établissement montmartois »(2). Déjà quelques artistes s’y retrouvaient pour réciter des poèmes ou pousser la chansonnette.

Chat Noir 03  Facade Cabaret du Chat Noir rue Laval

Vers le mois de juin 1885 le Cabaret déménage avec fanfare et procession pour s’installer au n°12 de la rue Laval (aujourd’hui rue Victor Massé) « dans un petit hôtel que Salis aménagea avec goût et fantaisie ». Une joyeuse troupe d’artistes venue du quartier latin, les Hydropathes, trouvent le cabaret plaisant ainsi que le maître des lieux volubile et entreprenant. Ils vont commencer par créer un petit guignol qui se transformera vite en théâtre d’ombres. « L’inauguration officielle du “Théâtre d’Ombres du Chat Noir” a lieu en 1887 avec au programme “L’Elephant” de Henry Somm, “Un crime en chemin de fer” de LUNEL et “1808” de Caran d’Ache. »(2)

Chat Noir 04  Représentation de “L’Epopée” au Chat Noir

A la même époque ces spectacles d’ombres accompagnés de chants et de musique sont très à la mode. D’autres cabarets font des représentations, tels que “Le Lion d’Or” ou “Théâtre des Projections Lumineuses” 7 rue du Helder, “Le Théâtre d’Application”, “Les Quat’Z’Arts”, etc. mais celui qui a développé ce genre pour en faire un art à part entière est le Cabaret du Chat Noir. Le “Cinématographe” des frères Lumière n’apparaitra qu’en 1895 dans l’arrière salle d’un café des Grands Boulevards.

Chat Noir 05Chat Noir 06

Il faut reconnaître que les artistes à l’origine de ces spectacles deviendront des sommités dans leurs arts, Rivière, Fragerolle, Caran d’Ache, Goudeau (fondateur de cercles des Hydropathes), Jules Jouy, H. Somm, Mac-Nab, etc. sans oublier le grand journaliste et écrivain Alphonse Allais « chef de batterie » et rédacteur en chef du journal du Chat Noir.

Chat Noir 11 Journal du Chat Noir N°405 du 19 octobre 1889

Chat Noir 08  Salle de spectacle du Chat Noir dans les années 1890

Dans la salle un écran, qui changea plusieurs fois d’aspect, ne laissait voir qu’une représentation “magique” semblable à notre écran de télévision d’aujourd’hui, mais à l’époque le spectacle était en “live” comme nous dirions maintenant.

Chat Noir 09  Intérieur des coulisses du Chat Noir dans les années 1890

En coulisse un grand nombre d’artistes, techniciens, manipulateurs et bruiteurs s’agitaient en permanence sur deux étages, dans un espace qui avait été progressivement aménagé et agrandi à l’arrière du bâtiment, auquel on accédait par une simple échelle en bois.

Chat Noir 10  Extérieur des coulisses du Chat Noir dans les années 1890

Parmi les nombreuses pièces créées et représentées au Chat Noir on peut citer “1808” rebaptisé “L’Epopée”, “La Tentation de Saint Antoine”, “Le Carnaval de Venise”, “Pierrot Pornographe”, “La Marche à l’Etoile”, “L’Enfant Prodigue”, “Le Sphinx”, etc.

Voir : Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile” - La tentation de Saint-Antoine le Grand

Chat Noir 12  Affiche de la “Marche à l’Etoile” collection Binetruy

La fin du cabaret, en février 1897, coïncide avec la création de la Maison Mazo spécialisée dans la photographie et les projections lumineuses. Captivé par ces spectacles Elie Mazo, aidé par le prestidigitateur Alber, va adapter ces pièces d’ombres pour en faire des spectacles pouvant être pratiqués par un large public.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO - Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi

Chat Noir 13  Chat Noir 14

Dix ans plus tard, le “Caveau du Chat Noir” entreprit de reprendre l’œuvre de son prédécesseur au n°68 boulevard de Clichy. Il n’eut rien à voir avec le premier cabaret du même nom, et, même s’il donna des spectacles dans son sous-sol, il ne doit pas être confondu avec le premier Cabaret du Chat Noir ou s’exprimèrent tant de génies.

Cet article représente l’introduction d’une conférence et de spectacles qui seront donnés en 2018.

Voir : CONFERENCES - Pièce d’ombres “Tournai”

Sources :

  • 1 - “Les Ombres Modernes” par Gaston Mazo vers 1914
  • 2 - “Les Théâtres d’ombres à Montmartre de 1887 à 1923” par Paul Jeanne 1937
  • “Raphael et Gambrinus” ou l’Art dans la Brasserie par John Grand-Carteret 1886
  • “Les théâtres d’Ombres Chinoises” par Alber 1896

 

Publié dans Projections pour Spectacles | Pas de Commentaire »

Séance de Lanterne Magique au musée Guimet

Posté par Patrice Guerin le 31 janvier 2018

Guimet 1  ”Voyages Imagés“ au Musée Guimet

Dans le cadre de l’exposition ”Enquêtes Vagabondes” au musée Guimet à Paris, une séance de lanterne magique « comme à la fin du XIXe siècle » est organisée pour la première fois au MNAAG le samedi 03 février 2018 à 19h.

Voir : http://www.guimet.fr/event/exotiques/

Guimet 2  Patrice Guérin aux commandes de sa lanterne

Ce spectacle programmé par Véronique Prost et Théo Esparon du Musée Guimet se déroule avec le concours de Patrice Guérin (diaprojection), Philippe Pennanguer (musicien), Bruno Carrez (Cinémathèque Robert-Lynen de la Ville de Paris), Anne Quillien (musée national de l’éducation de Rouen).

Voir : Vues fondantes – Dissolving views

Guimet 3Lanterne double J. PLACE   —> MAKER <—   BIRMINGHAM. Vers 1880.

A partir des années 1850, des lanternes doubles (Biunial) ou triples (Triunial) ont été très utilisées en Angleterre puis en France pour effectuer de véritables spectacles publics à une époque ou le cinématographe n’existait pas encore.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS - Petit spectacle de lanterne magique

Guimet 4  Pour cette projection, la lanterne est équipée d’un éclairage LED

L’éclairage LED CS331 de Celsun a été spécialement conçu pour être utilisé dans les lanternes magiques de divers types. Il utilise un appareil LED de 100 watts capable de produire 9 000-10 000 lumens soit l’équivalent d’une ampoule à filament de 500 à 750 watts.

Guimet 5  Eclairage LED – CELSUN

Cet éclairage donne assez de lumière pour projeter de loin sur de grands écrans. Contrairement aux lampes à quartz halogène ou aux lampes de projection, elles ne produisent presque aucune chaleur infrarouge directe qui peut détériorer les vues.

http://www.celsun.com/Magic_Lantern.html

Bonsoir2Guimet 11  Final : Patrice Guérin, Aurélie Champ, Bruno Carrez, Philippe Pennanguer.

Voir : Plaques animées MOLTENI

 

Publié dans Evenements, Images projetees, Sources lumineuses | Pas de Commentaire »

Pièce d’ombres “Tournai”

Posté par Patrice Guerin le 11 novembre 2017

Tournai 01  Programme du spectacle donné le 30 octobre 1898

Le 30 octobre 1898 un spectacle était donné à la Halle aux Draps de Tournai, en Belgique. Après une première partie composée de différentes fantaisies lyriques la deuxième partie du spectacle était constituée de deux pièces lyriques d’ombres.

Tournai 02  Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile”

La première pièce était la fameuse “Marche à l’Etoile” donnée initialement au “Chat Noir” à Paris puis éditée par la Maison Mazo. Il s’agit d’un mystère en 12 tableaux sur une musique de Georges Fragerolles.

Voir : Pièce d’ombres La Marche à l’Etoile

Tournai 03  Pièce d’ombres “Tournai”

La seconde pièce était une création originale intitulée tout simplement “Tournai”, épopée lyrique sur une musique de Louis Rosoor et des tableaux de Charles Allard. Elle est composée de 22 tableaux retraçant l’histoire de la ville de Tournai depuis les premiers Nerviens jusqu’à la création de la Belgique en 1830.

Tournai 04 Les 22  tableaux

« Tournai ! l’œuvre nouvelle due à la collaboration de trois artistes dans leur art, MM. Allard, Desclée et Rosoor, est réellement remarquable ; c’est l’histoire de notre vieux Tournai, d’où l’habile dessinateur a tiré les principaux faits pour les exposer avec un faire prestigieux et un coup de crayon tout à fait supérieur ; ses dessins, d’une grande originalité, ont été fort admirés. M. René Desclée, ce chercheur patient et érudit, a apporté à M. Allard l’appoint de sa science photographique et a mis à sa disposition le concours de merveilleux appareils. M. Rosoor avait la charge, non moins importante, d’exposer dans cette belle langue musicale qui n’a plus de secrets pour lui, la série des faits illustrés par ses deux collaborateurs, il a complètement réussi. » Source : “Courrier de l’Escaut” du 01.11.1898.

Autre article : CLIQUER ICI

Tournai 05 Coffret contenant les 22 tableaux de “Tournai”

En septembre 2015 nous avons retrouvé l’intégralité des vues composant les pièces de “La Marche à l’Etoile” et de “Tournai” ainsi que les partitions musicales et même le programme de présentation de l’époque. Particularité de ces vues, chacune d’elle est montée dans un châssis en bois fait sur mesure avec un mécanisme pour faire coulisser le défilé d’ombres. L’ensemble n’avait pas bougé depuis plus de cent ans, entreposé dans le grenier d’une maison bourgeoise.

Tournai 06 Tableau N°15 cortège de Charles-Quint dans la cathédrale de Tournai

120 ans après la première représentation et 100 ans après le décès de Louis ROSOOR (1850-1918), “Tournai” va être joué de nouveau en 2018 dans une reconstitution intégrale : chant, piano quatre mains, chœurs et projection avec la lanterne triple ayant servie lors du premier spectacle. La seule différence étant la source lumineuse : à l’époque des chalumeaux oxhydriques, aujourd’hui de puissantes LED.

Projections le dimanche 3 juin 2018 à Châlon sur Saône et les samedi 27 et dimanche 28 octobre 2018 à Tournai. 

Voir ci-dessus rubrique “CONFERENCES”.

A voir aussi : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Le cabaret du Chat Noir

 

 

Publié dans Images projetees | Pas de Commentaire »

Le livre : Projections MOLTENI, les appareils et accessoires

Posté par Patrice Guerin le 23 octobre 2017

Molteni livre 01Livre : Projections MOLTENI 1 Appareils et Accessoires – Décembre 2017

Ce beau livre, qui sortira en décembre 2017, présente tous les appareils en rapport avec les Projections Lumineuses, fabriqués et commercialisés par la Maison MOLTENI puis par ses repreneurs RADIGUET & MASSIOT, depuis la création de l’entreprise familiale en 1782 jusqu’aux années 1930.

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Molteni livre 10Catalogue général MOLTENI de 1859 et lanterne magique

Cette “Maison” d’appareils scientifiques est relativement méconnue, et pourtant, c’est la première et la plus importante en France dans le domaine de l’optique et des Projections Lumineuses. « Le plus ancien constructeur de lanterne est M. Molteni… Il apporta successivement de nombreux perfectionnements à ses appareils. » “Traité Général des Projections” tome 1er par Eugène TRUTAT, Editions Charles Mendel 1897.

Molteni livre 03  Molteni livre 04Brevet MOLTENI de 1873 et lanterne correspondant à ce brevet

Les classifications et appellations d’origine ont été respectées dans la mesure du possible et sous réserve d’avoir accès  au maximum de catalogues anciens pour effectuer des recoupements. Celles-ci sont à l’origine des trois grands chapitres du livre.

Molteni livre 05  Pages 16 et 17 du livre MOLTENI

Le premier chapitre concerne les “Articles du Commerce” vendus par la Maison MOLTENI, principalement dans les premiers temps. Il s’agit d’appareils fabriqués par d’autres, souvent même en Angleterre que la Maison commercialise.

Molteni livre 06  Pages 74 et 75 du livre, représentant les principales familles d’appareils MOLTENI

Le deuxième chapitre concerne les appareils fabriqués par la Maison MOLTENI qui sont particuliers à cette entreprise et possèdent quelques caractéristiques communes : lanternes solides en forte tôle peinte en noir avec filets dorés, cheminée circulaire, optique de grande qualité entièrement en cuivre, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Molteni livre 07  Pages 158 et 159 du livre, représentant les principales familles d’appareils RADIGUET & MASSIOT

Le troisième chapitre concerne les appareils construits par les successeurs RADIGUET & MASSIOT à partir de 1900, on y voit à la fois une certain nombre de lanternes reprenant les caractéristiques des appareils conçus MOLTENI, hormis la cheminée qui devient rectangulaire et l’apparition de la tôle de Russie lustrée, et aussi des appareils complètement nouveaux répondants à d’autres besoins et à une clientèle plus variée.

Voir : Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

Molteni livre 08 Appareil de projection “Universel” RADIGUET & MASSIOT, type Lycées 1930

On ne trouve dans cet ouvrage que des lanternes de projection, c’est à dire des appareils possédant trois éléments essentiels : une boîte à lumière contenant l’éclairage, un système optique fixe ou mobile et, entre les deux, un passage ou un support destiné à positionner des vues transparentes ou opaques, ainsi que des objets utilisés pour les démonstrations scientifiques ou pour l‘enseignement.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Par contre les éclairages, qu’Alfred MOLTENI utilisait et maitrisait parfaitement, ne sont pas abordés ici, car le sujet est trop vaste et mérite un ouvrage à lui seul. Il en est de même pour les vues de projection qui étaient l’autre grande spécialité de la Maison MOLTENI à la fin du XIXe siècle.

fichier pdf Flyer Molteni à télécharger

 

 

Publié dans Lanternes projection, Projections et Enseignement, Projections scientifiques | Pas de Commentaire »

Exposition Diapositive Slides au musée de l’Elysée

Posté par Patrice Guerin le 13 juillet 2017

Ouverture du 1er juin 2017 au 24 septembre 2017

Slides 1

Reconnu à l’échelle internationale, le Musée de l’Elysée à Lausanne est l’un des plus importants musées entièrement consacrés à la photographie. Il présente actuellement l’une des premières expositions sur l’histoire de la Diapositive« la projection photographique constitue une forme alternative de diffusion des images, suivant la tradition des lanternes magiques ». 

Slides 2  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne en 1880. Voir Les projections à l’école

Popularisée dans la seconde moitié du XIXe siècle et longtemps utilisée comme outil pédagogique ou de divertissement populaire, la Diapositive (Slide) attire d’abord les photographes amateurs. Quelques photographes reconnus ont recours à la projection jusqu’aux années 1950, mais c’est à partir des années 1960-1970 que la Diapositive se développe dans le milieu artistique, lorsque des designers, architectes ou artistes conceptuels s’en emparent.

Voir : Plaques photographiques pour la projection

Slides 5

L’exposition, organisée en quatre sections thématiques – l’image de lumière, le dispositif, la séquence et la séance – présente les spécificités de la Diapositive. Elle révèle la diversité de ses pratiques et son impact sur la culture visuelle. Pas de tirages accrochés aux murs, c’est avant tout une immersion dans les projections (plus d’une vingtaine) enrichie par plusieurs types de médiums (phototypes, projecteurs, vidéos).

Slides 4

Un magnifique catalogue intitulé Slides est publié à l’occasion de cette exposition. Il présente de très nombreux documents inédits sur le sujet et plus particulièrement sur les spectacles de Diapositives, les artistes et les images des années 1960 et 1970.

Pour plus d’informations  cliquer ici

 

Publié dans Evenements, Images projetees | Pas de Commentaire »

Les origines de la Maison MAZO

Posté par Patrice Guerin le 3 juin 2017

Mazo 51  Mazo 52  Mazo 53  Mazo 54  Mazo 55

Il n’y a pas de certitude concernant la date d’origine de la Maison MAZO. Il est généralement dit que Elie Xavier MAZO (voir PORTRAITS) aurait crée en 1892 une entreprise commerciale destinée à vendre tous les appareils “au goût du jour” : électricité domestique ; appareils, accessoires et fournitures pour la photographie ; appareils et vues de projection ; optique pour la vue, boussoles, microscopes, etc. : musique, partitions et machines parlantes ; etc. C’est un habille commerçant qui soutient ses ventes par la publication de très nombreux catalogues, fascicules et ouvrages de toutes sortes.

Voir : Les publications MAZO et les principaux titres

Mazo 56  Journal du 1er octobre 1945

Dans une publication datant du 1er octobre 1945, destinée à rappeler la présence de la Maison MAZO dans “l’enseignement lumineux sous toutes ses formes”, il est écrit en introduction « c’est vers 1880 que la lanterne magique est devenue da “lanterne à projection”. C’est vers 1889 qu’on a commencé à comprendre le parti qu’on pouvait en tirer pour l’enseignent par l’aspect. C’est en 1889 que M. Elie Xavier MAZO fonda la Maison. Il avait été l’un des rouages essentiels de la Maison LAVERGNE, fondée en 1879, et de la Maison CLEMENT & GILMER [NDLR successeurs de LAVERNE] dont précisément M. MAZO était l’exportateur, car en ce temps là la lanterne française faisait prime sur le marché mondial de la Projection. »

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

Mazo 57  “La Maison MAZO est la première Maison de Projection“ publicité provenant d’un catalogue MAZO vers 1905/10.

Sans avoir l’impression d’exagérer – il s’agit d’un document commercial – il est ensuite dit que la Maison MAZO « s’est toujours trouvée à la tête des innovations les plus sensationnelles, Photographie d’une part, Cinématographie de l’autre ! » Il convient de préciser que la photographie est née 50 ans avant la création de la Maison MAZO et que, durant cette période, les principales inventions ont eu lieu !

Mazo 58 Cette gravure, reproduit en 1945, est parue dans l’un des tous premiers catalogues datant de 1890 environ.

Voir : Lanternes de projection HELIOS de Mazo

 

 

Publié dans Lanternes projection | Pas de Commentaire »

Le Polyorama de DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 17 avril 2017

Duboscq 02

Cette planche édité par la maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN représente les systèmes optiques pouvant s’adapter à l’avant de la fameuse lanterne “photogénique“. Ces accessoires sont destinés à projeter « les principaux phénomènes d’optique par la lumière solaire ou artificielle ».

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQ

Duboscq 91

Parmi tous ces systèmes optiques, trois sont destinés à projeter de vues transparentes : 8 le microscope ; 9 le cône d’agrandissement ; 10 l’objectif double pour polyorama.

Duboscq 94  Gravure provenant de “L’Art des Projections”, publié par l’Abbé MOIGNO en 1872.

Dans le livre intitulé “L’Art des Projections”, figure une gravure explicite de ce système de projection : « ces mêmes effets sont obtenus plus simplement avec la lanterne unique à une seule lumière, mais à deux corps ou deux jeux d’objectifs TT’, de monsieur Jules DUBOSCQ» (page 67). On y voit parfaitement les deux miroirs M entourant la source d’éclairage, les objectifs doubles et et le système de “fondu enchaîné” placé à l’avant. 

Duboscq 92  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Le Polyorama est un accessoire tout à fait particulier composé de deux objectifs placé côte à côte qui permet de projeter deux images complémentaires à l’aide d’une seule source lumineuse. Un système de diaphragme à œil de chat placé à l’avant des objectifs permet de passer progressivement d’une vue à l’autre : effet jour / nuit ; été / hiver ou succession de tableaux astronomiques.

Voir : Vues fondantes – Dissolving views

Duboscq 93  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Afin d’orienter la lumière vers chaque objectif, deux miroirs sont placé de part et d’autre de la source lumineuse. Ensuite on fixe le polyorama à la place de la face avant de la lanterne et, après avoir orienté correctement les miroirs on peut effectuer les projections. C’est ce que l’on peut voir sur cette vidéo provenant de la “Fondazione Scienza e Tecnica” de Florence (voir colonne de gauche lien n°11).

Video de démonstration : cliquer ici

 

Publié dans Lanternes projection, Projections scientifiques | Pas de Commentaire »

12345...27
 

2ndeavicenne |
kadscen |
entre terre et mer |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Histoire-Géographie-Educati...
| Oppidum anglicus: the city ...
| Joie en Dieu et Descendance...