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Le Polyorama de DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 17 avril 2017

Duboscq 02

Cette planche édité par la maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN représente les systèmes optiques pouvant s’adapter à l’avant de la fameuse lanterne “photogénique“. Ces accessoires sont destinés à projeter « les principaux phénomènes d’optique par la lumière solaire ou artificielle ».

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQ

Duboscq 91

Parmi tous ces systèmes optiques, trois sont destinés à projeter de vues transparentes : 8 le microscope ; 9 le cône d’agrandissement ; 10 l’objectif double pour polyorama.

Duboscq 92  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Le Polyorama est un accessoire tout à fait particulier composé de deux objectifs placé côte à côte qui permet de projeter deux images complémentaires à l’aide d’une seule source lumineuse. Un système de diaphragme à œil de chat placé à l’avant des objectifs permet de passer progressivement d’une vue à l’autre : effet jour / nuit ; été / hiver ou succession de tableaux astronomiques.

Voir : Vues fondantes – Dissolving views

Duboscq 93  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Afin d’orienter la lumière vers chaque objectif, deux miroirs sont placé de part et d’autre de la source lumineuse. Ensuite on fixe le polyorama à la place de la face avant de la lanterne et, après avoir orienté correctement les miroirs on peut effectuer les projections. C’est ce que l’on peut voir sur cette vidéo provenant de la “Fondazione Scienza e Tecnica” de Florence (voir colonne de gauche lien n°11).

Video de démonstration : cliquer ici

 

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Histoire des Epidiascopes

Posté par Patrice Guerin le 26 février 2017

Epidiascope 01b  Epidiascope LEITZ au lycée de Toulon – Années 1930

L’Epidiascope est un appareil relativement simple qui peut projeter aussi bien des documents transparents que des documents opaques. « Ce projecteur, lorsqu’il est bien réglé, peut rendre de très grands services chaque fois qu’il s’agit de présenter un document sur papier en vue de sa facile observation collective. Il est l’outil le plus utile en histoire, en géographie, en toute discipline où la présentation visuelle d’une épreuve graphique est justifiée. »(1)

Epidiascope 07  Epidiascope 08  “Lettres à une Princesse d’Allemagne” par Leonhard EULER tome III 1775

Le mathématicien et physicien Suisse Leonhard EULER (1707-1783) décrit les avantages de ce type de projections dans ses “Lettres à une Princesse d’Allemagne” tome III publié en 1775, lettre CXCVI du 9 janvier 1762.(2) « Il s’agit donc de trouver moyen d’éclairer l’objet le plus qu’on pourra dans la chambre obfcure même fans que la lumière puiffe pénétrer dans la chambre. J’ai trouvé un moyen, & V.A. fe fouviendra que je l’ai exécuté dans une machine de cette nature, que j’ai eu l’honneur  de Lui préfenter, il y a fix ans… Les lanternes magiques ordinaires ne font point conftruites de cette façon et on ne repréfente par elles d’autres objets que des figures peintes sur verre, au lieu que cette machine, dont j’ai imaginé la conftruction, peut être appliquée à toutes fortes d’objets. » Vers 1780, le physicien français Jacques CHARLES (1746-1823) utilise, dans son cabinet de physique, un appareil destiné à projeter l’image agrandie de corps opaques.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

Epidiascope 03 Fantascope pour document opaque figurant dans le brevet de ROBERTSON cliquer ici

A la fin du XVIIIe siècle, certains Fantascopes permettent de projeter des vues transparents ou de petits objets opaques. « Si vous offrez un objet renversé en B (fig 9) et qu’il soit bien éclairé par les quinquets vous obtiendrez son image sur un grand châssis tendu en blanc. »(3) Dans les années 1880, la “Lanterne à deux usage” LAVERNE est conçue pour projeter aussi bien des documents transparents et de petits documents opaques en faisant simplement coulisser la boîte supportant l’objectif. L’accessoire nommé “Aphengoscope” permet aussi de projeter des cartes postales.

 Voir : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Epidiascope 04  Bilampadaire LEFEVRE : à gauche épiscope, à droite diascope

Le “Bilampadaire” breveté par LEFEVRE en 1876 permet d’effectuer ces deux types de projection, en plaçant ou non un double miroir à l’arrière de l’appareil.

 Voir : Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

Epidiascope 05  Epidiascope MASSIOT & Cie – Années 1930

L’Epidiascope prend tout son essor dans les années 1930 grâce à l’utilisation d’ampoules électriques de forte puissance. Il peut être équipé d’une seule ampoule et être de petites dimensions ou posséder deux ampoules de fortes puissances, ventilées, et être de dimensions imposantes surtout lorsqu’il est placé sur un support approprié. L’Epidiascope se caractérise généralement par deux objectifs de diamètres différents orientés vers l’avant. « (A propos du calendrier des Postes) celui-ci est utilisé dans des écoles primaires, professionnelles ou commerciales, pour des leçons d’économie politique. Presque tous les établissements d’enseignement sont pourvus d’appareils de projection dits “épidiascopes” qui permettent d’agrandir et de projeter des impressions sur papier, à condition que celui-ci soit suffisamment glacé. »(4)

Epidiascope 06Epidiascope SEDAINE avec double objectif coulissant – Années 1950

 _________________________

(1) Documents pour la classe, Moyens audio-visuels N°1 édité par le CNDP en septembre 1956, source Gallica.
(2) Livre en ligne sur ECHO cultural Heritage Online cliquer ici
(3) Extrait du brevet ROBERTSON : Brevet d’invention du Fantascope
(4) Bulletin d’informations, de documentation et de statistique du Ministère des Postes, Télégraphes et Téléphones, Imprimerie Nationale 1933, page 71 – Source Gallica
 

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Le spectacle des Ombres à l’Ecole POLYTECHNIQUE

Posté par Patrice Guerin le 10 février 2017

Ombre Ecole 06Ombre Ecole 07L’illustration N°3131 du 28 février 1903, ombres de 1902

Les séances des Ombres sont un spectacle traditionnel de l’Ecole Polytechnique, organisées à partir de 1818 tous les ans au printemps par les élèves de l’Ecole. « Il s’agissait de projeter des ombres chinoises sur un drap blanc dans l’amphithéâtre de physique plongé dans le noir. Elles représentaient des silhouettes d’enseignants, d’encadrants ou du personnel de l’École. Chaque “Ombre” caricaturale  était accompagnée d’une chanson, d’un poème ou d’un discours souvent moqueurs ou irrévérencieux. »(1) Le Centre de Ressources Historique de l’Ecole Polytechnique conserve la collection de ces séances des Ombre des années 1893 à 1929.

(1)  Pour en savoir plus cliquer ici

Ombre Ecole 10  Séance des Ombres 1886-88 – Collection G.V.

Initialement ces séances des ombres, qui étaient présentées devant public nombreux, étaient pratiquées derrière un écran rétro éclairé. Vers 1850, la Maison DUBOSCQ-SOLEIL met au point une grosse lanterne sur colonne fonctionnant avec un arc électrique qui va permettre de projeter ces ombres sur un grand écran. Cette lanterne servait ordinairement à faire des expériences de physique en  amphithéâtre et était détournée pour l’occasion en projecteur de grande puissance pour la séance des ombres traditionnelles.

Voir : Les récréations lumineuses dans les GRANDES ECOLES au XIXe siècle

Ombre Ecole 11  Ombre Ecole 12  Séances des Ombres 1897 et 1901

Ces affiches, présentant le programme du spectacle, représentent de façon allégorique la séance de projection annuelle organisée par les élèves de première année et de deuxième année, les “jaunes” et les “rouges”*. On y voit parfaitement la lanterne de projection dont les dessin est inspirée par la fameuse lanterne DUBOSCQ.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Ombre Ecole 08Ombre Ecole 09L’illustration N°3131 du 28 février 1903, ombres de 1902

C’est ainsi que chaque année défilait sur l’écran les caricatures du “personnel militaire et civil de l’école”, qu’il s’agisse aussi bien du général directeur, des capitaines inspecteurs des études, et des enseignants de physique, de chimie, de mécanique, d’astronomie, d’architecture ou d’histoire et de littérature… Chacun en prenait pour son grade ! L’illustration N°3131 du 28 février 1903 présente page 141 les ombres de l’année 1902.

Voir : Projection d’ombres pour le centenaire de Polytechnique

______________________

* Les études à Polytechnique se déroulant sur deux ans, deux promotions sont présentes en même temps. Elles se distinguent par la couleur du galon du bonnet de police, rouge pour les promotions de millésime pair et jaune pour les années impaires, d’où le nom de promo rouge et promo jaune.

 

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Les récréations lumineuses dans les GRANDES ECOLES au XIXe siècle

Posté par Patrice Guerin le 9 février 2017

Les caricatures, les séances d’ombres chinoises, les projections lumineuses et autres spectacles de lanterne magique ont été l’une des distractions traditionnelles des théâtres et des Grandes Ecoles dès le XIXe siècle.

Voir : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi

Ombre Ecole 01  M. BECQUEREL et son préparateur – Polythechnique 1902

On projetait dans une salle ou dans un amphi des images conçues autour d’un recueil de texte, de chansons et de caricatures sur les élèves, les professeurs et les cours de l’Ecole. En voici quelques exemples.

Ombre Ecole 02  Ombre Ecole 03  Distractions à l’école Polytechnique – “La vie parisienne” 29 février 1868

Parmi la dizaine de distractions présentées sur cette planche intitulée “A l’Ecole Polytechnique”, on peut voir au centre les ombres chinoises. Dessinées, découpées et mécanisées par les élèves d’après les divers types saillants de l’école, la collection s’enrichit quotidiennement « Certains jours l’exhibition ne laisse pas que d’être très curieuse et très intéressante pour peu que le souffleur pique convenablement le laïus. »

Voir : Le spectacle des Ombres à l’Ecole POLYTECHNIQUE

 

Ombre Ecole 05  Ombre Ecole 04  Fête d’inauguration de la nouvelle Ecole CENTRALE – “Le Monde Illustré” – 1885

Cette gravure consacrée à l’inauguration de l’Ecole Centrale représente l’escalier d’honneur, l’une des salles de bal, le buffet et la brasserie-fumoir mais aussi des expériences de lanterne magique dans un amphithéâtre avec une lanterne Duboscq.

VOIR : Lanterne de projection DUBOSCQ

 

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Pièce d’ombres La Marche à l’Etoile

Posté par Patrice Guerin le 5 février 2017

Ombres Etoile 1

Ce “Mystère en 10 tableaux” présente la marche des bergers, des soldats (ci-dessus), des rois mages, des pêcheurs, etc. durant un long défilé, à la poursuite d’une étoile brillante qui les mène vers la crèche afin d’y célébrer la naissance de Jésus. Le poème et la musique sont de Georges FRAGEROLLE (1855-1920) et les dessins de Henri RIVIERE (1864-1951).

Ombres Etoile 2

Le spectacle a été donné pour la première fois au théâtre du Chat Noir le 6 janvier 1890. Elle deviendra la pièce phare du théâtre et connaitra plus de 500 représentations à Paris et en tournée. En 1897, lorsque son créateur Rodolphe SALIS (1851-1897) disparaît, le théâtre ferme et tous ses bien son vendus et disséminés. Les silhouettes en zinc, de 35 à 50cm de haut, sont aujourd’hui conservées aux musées Gadane de Lyon.

Voir : cabaret du Chat Noir (à venir)

Ombres Etoile 3 Coffret contenant l’ensemble des plaques et le livret – Collection PG

A la fin du XIXe siècle, ce spectacle est adapté pour en faire un petit oratorio en 10 tableaux, destiné à des représentations familiales. « En présence du succès obtenu par les Ombres Chinoises présentées à Paris et dans divers endroits, nous avons résolu d’en établir une première série à l’usage des amateurs désireux de sortir un peu du domaine des projections courantes. Rappelons qu’il n’y a pas la moindre difficulté dans ce genre de projection, tous les effets étant obtenus par les tableaux eux-mêmes et une seconde lanterne… ainsi que des châssis à coulisse spécial pour les défilés. »(1)

Voir : La tentation de Saint-Antoine le Grand

Ombres Etoile 4 Publicité parue en 1904

« Tous droits d’édition, d‘exécution publique, de reproduction, de traduction et d’arrangement sont réservés… Toute personne qui aura donné une représentation avec des matériels autres que ceux de la Maison ENOCH & C° sera poursuivie conformément à la loi. » La Maison ENOCH et Cie est une société d’édition musicale créée en 1853 et installée à Paris au 27 boulevard des Italiens à partir de 1874.

Ombres Etoile 5  L’adoration

(1) Catalogue Mazo N°34 de 1905/1906, page 189.

Voir : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Le spectacle des Ombres à l’Ecole POLYTECHNIQUE

 

 

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Plaques animées MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 30 décembre 2016

Molteni plaque 3 Tableau mécanisé grosse caisse

En 1843, le catalogue de la maison MOLTENI & Cie ne consacre qu’une seule page aux lanternes magiques, sous l’intitulé “Articles pour étrennes”. En plus de la lanterne carrée en fer blanc déclinée en 9 dimensions avec ses douze bandes de vues sur verres aux tailles correspondantes, on y trouve des « fantasmagories de toutes dimensions avec grand assortiment de tableaux simples et mécaniques ». C’est la première et seule indication de “tableaux mécaniques” à l’époque.

Prix-courant de la manufacture d'instruments d'optique et de mat  Catalogue Buron page 40 – 1844

En 1844, le catalogue de la Maison BURON présente lui aussi une page illustrée consacrée aux “peintures sur verre pour la fantasmagorie”. On y voit 4 visuels (repris par MOLTENI en 1859) et surtout une “indication des sujets de quelques tableaux” dont les images représentent principalement des sujets de fantasmagorie : têtes et squelettes, sorcières, monstres, diables et même une none sanglante et une marmite infernale.

Molteni plaque 1  Catalogue Molteni page 93 – 1859

Il faut attendre le catalogue général J. MOLTENI & Cie de 1859, intitulé “Machines et Instruments de précision” pour avoir quelques précisions concernant les vues animées et surtout une première représentation visuelle… identique à la page de BURON datant de 1844 ! A cette époque, il existe des tableaux pour fantasmagorie sans mouvement, avec fond noir et cadre en bois noir et des tableaux mécanisés à un seul, voir deux, trois ou quatre mouvements, qui peuvent être réalisés avec “peintures fines” ce qui multiplie le prix par 1,25 environ. A cette époque, un “tableau à mouvement, peintures fines” peut valoir de 72 à 120 frs pièce suivant la complexité du système.

Molteni plaque 4Molteni plaque 6Tableaux mécanisés acrobate à cheval et parapluie

Ces tableaux mécanisés sont composés d’un cadre en bois noircis parfois sommairement découpé sur le pourtour, à l’intérieur duquel se trouve une vue sur verre finement peinte, avec fond noir.

Voir : Plaque animée Molteni – Vœux 2017

Molteni plaque 5  Tableau mécanisé tambour

Un mécanisme en cuivre, à tirette ou à basculement, permet d’animer la vue avec des mouvements parfois complexes comme on le voit sur la vue du joueur de tambour dont les mains portant des baquettes sont animées en sens inverse.

Molteni plaque 7Tableau animé – Slipping slide clown jonglant avec un nourrisson

Dans les années 1880, ce type de plaque aux mécanismes complexes disparaît au profis de tableaux à mouvement avec cadre en acajou généralement  composé de deux plaques de verre coulissant l’une sur l’autre. En 1866, la catalogue anglais “Magic Lantern : How to buy and how to use it“ présente déjà ce genre de plaque nommée “slipping slide”.

Voir : sujet à venir

 

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Plaque animée Molteni – Vœux 2017

Posté par Patrice Guerin le 26 décembre 2016

Vœux-2017

  « Merry Christmas! I love the Molteni slide animation – what a brilliant idea, beautifully executed! » Jeremy B. Magic Lantern Society.

 Voir aussi : Vues fondantes – Dissolving views

 

 

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Plaques de lanterne magique : anatomie

Posté par Patrice Guerin le 30 octobre 2016

Cette série de plaques pour lanterne magique est très rare et date de la fin du XIXe siècle. Les dessins et textes sont marqués au trait noir encadré d’un filet périphérique. Le tout est probablement tracé en sérigraphie. Ensuite les schémas sont colorés à la main en jaune ou rouge plus ou moins dilués : les os en jaune, les muscles en rose et rouge. Enfin une couche de verni transparent recouvre l’ensemble, il est très légèrement craquelé. Une seule des plaques est bordée de papier gris vert.

Anatomie 1  Plaque N°1 (6,3×21,3cm)

Les os : Fig.1 Profil de la tête – Fig.2 Face – Fig.3 Tronc – Fig.4 Vertèbre – Fig.5 Membres supérieurs – Fig.6 Membres inférieurs.

Anatomie 2  Plaque N°2 (6,2×21,2cm)

Le squelette : Fig.7.

Anatomie 3  Plaque N°3 (6,3×21,2cm)

Les muscles : Fig.8, Fig.9, Fig.10 – Les dents : Fig.11, Fig.12, Fig.13, Fig.14.

Anatomie 4  Plaque N°4 (6,2×21,2cm)

La digestion : Fig.15 Appareil digestif – Fig.16 Coupe de l’estomac.

Anatomie 5  Plaque N°5 (6,1×21,2cm)

La circulation : Fig.17 Goute de sang – Fig.18 Artère – Fig.19 Veine – Fig.20 Vaisseaux capillaires – Fig.21 Coupe du cœur – Fig.22 Le cœur et les poumons.

Plaque N°6 manque

Fig.23, Fig.24, Fig.25.

Anatomie 7  Plaque N°7 (6,5×21,4cm)

Le système nerveux : Fig.26 Coupe de la tête – Fig.27 cerveau, moelle épinière, nerfs.

Anatomie 8  Plaque N°8 (6,3×21,3cm)

L’ouïe et la vue : Fif.28 Coupe de l’oreille – Fig.29 Osselets séparés – Fig.30 Osselets ensembles – Fig.31 Coupe de l ‘œil – Fig.32 Pupille agrandie – Fig.33 Pupille resserrée.

Anatomie 9  Plaque N°9 (6×22,3cm)

L’odorat et le goût : Fig.34 Coupe du nez – Fig.35 La langue – Fig.36 Coupe de la peau – Fig. 37 et Fig.38 Filets nerveux très grossis.

 

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Lampe à pétrole “Maxima” de MAZO

Posté par Patrice Guerin le 3 octobre 2016

Maxima 05  Dépôt de la marque “Maxima” – Source Trésors de l’INPI

Le 5 mai 1900 Xavier Elie MAZO dépose à l’INPI la dénomination ou marque “Maxima” « servant à désigner une lanterne ou appareil pour les projections, de la fabrication et du commerce du déposant ».

Maxima 01  Publicité parue dans le catalogue MAZO de 1905/1906

Dans les années 1900/1905, la Maison MAZO commercialise, à grand renfort de publicités, une lampe à pétrole pour lanterne de projection « construite sur des données scientifiques… ».

Maxima 02  Lampe de projection à pétrole, 4 mèches, “Maxima” de Mazo

Cette lampe existe avec 3 ou 4 mèches et donne « une lumière éblouissante sans fumée ni odeur… La meilleure lumière après l’oxhydrique ». Il faut la rapprocher de la lampe à 5 mèches mise au point par LAVERNE dans les années 1870.

Voir : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Maxima 03

La lampe MAZO est équipée d’une chambre à combustion articulée sur le côté, de format réduit, surmontant les 3 ou 4 mèches. Elle est fermée à l’avant et à l’arrière par des plaques en mica transparent. A l’arrière un miroir indépendant et réglable, percé en son centre d’un verre bleu, permet de renvoyer la lumière vers l’avant sans être sali par d’éventuelles fumées de combustion.

Maxima 04

L’ensemble est surmonté d’une très haute cheminée (55 cm) composée de 4 éléments emboitables dont le dernier se règle à l’aide d’une vis à crémaillère « le tirage se règle au moyen d’une clé de commande disposée sur une crémaillère qui permet de hausser à volonté la cheminée toujours entièrement ouverte… Si les flammes montent trop haut et fument, il suffit de monter la cheminée ; si elle ne donne pas assez de lumière, on la baisse ».

En 1905, cette lampe valait 28 francs.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

 

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La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

Posté par Patrice Guerin le 26 mai 2016

Chalumeau 01  Lumière oxhydrique, ou lumière Drummond du nom de son inventeur.

La lumière oxhydrique consiste à brûler un mélange de deux gaz sous pression (oxygène et hydrogène) dans un chalumeau afin d’obtenir une flamme extrêmement vive qui porte à incandescence un morceau de chaux placé face à elle. Le mélange de ces deux gaz étant explosif, « la lumière oxhydrique n’est devenue d’un usage courant que le jour où l’on a eu l’idée de n’opérer le mélange des gaz qu’à la sortie même du bec ; de cette façon les explosions sont devenues absolument impossible… » “Traité Général des projections” par Eugène TRUTAT, Charles Mendel éditeur 1897.

Chalumeau 02 Extrait du catalogue MOLTENI de 1895

à partir des années 1860 les anglais, puis les français, mettent au point les premiers chalumeaux dans lesquels le mélange des gaz se fait au niveau de la flamme. Par la suite les deux gaz arrivent dans une chambre de mélange située juste avant le point de combustion. La condition la plus importante est d’avoir une pression égale pour les deux gaz et de régler le débit avec les robinets situés à l’entrée de chaque tube. « On ouvre d’abord le robinet d’hydrogène ou de gaz d’éclairage et lorsqu’il a brûlé assez longtemps pour échauffer très uniformément le cylindre de chaux, et pour l’empêcher de craquer, on ouvre ensuite le robinet d’oxygène. » “L’art des Projections” par l’abbé MOIGNO 1872.

Chalumeau 03  Chalumeau à becs concentriques

Il est composé de deux tubes qui amènent les gaz séparément jusqu’à la buse de combustion, le mélange se faisant à l’air libre comme on le voit sur la page du catalogue ci-dessus (N°858) et sur la photo centrale ci-dessous.

Chalumeau 07  Chalumeau 08  Chalumeau 09

C’est le cas de ce chalumeau vertical (sans référence) et de celui fabriqué par DUBOSCQ dans les années 1880.

Voir : Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Chalumeau 04  Chalumeau oxy-calcique

Ce type de chalumeau correspond aussi au chalumeau oxy-calcique (N°906 et 960) dont l’un des deux combustibles est de l’alcool contenu dans le réservoir situé à l’arrière de l’appareil. Dans ce cas le gaz oxygène arrive à la buse et se mélange à la flamme de l’alcool qui imbibe la petite mèche située juste à côté. « L’oxygène au centre de la flamme augmente la chaleur de celle-ci de façon à amener l’incandescence de la chaux… l’intensité est bien moindre, mais elle est cependant bien supérieure encore à celle des lampes à pétrole. » TRUTAT idem.

Chalumeau 05  Chalumeau à gaz mélangé

Il est construit de telle sorte que les gaz se mélangent dans une petite chambre située juste en dessous de la buse de combustion « Il donne plus de lumière qu’aucun autre, et cela, avec une faible consommation de gaz. Aussi est-il employé pour produire les effets au théâtre, où l’on a besoin de beaucoup de lumière ». “Instructions Pratiques sur l’emploi des appareils de projection” par Alfred MOLTENI. 4e édition 1892.

Chalumeau 06 Ce type de chalumeau correspond au modèle fabriqué par la Maison MOLTENI

 

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