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Lanternes magiques jouet

Posté par Patrice Guerin le 19 décembre 2010

Lanternes magiques jouet dans Lanternes magiques Chromo-Lanterne-32-150x94

Une lanterne magique est un instrument d’optique qui permet de projeter une image agrandie sur une surface (ou écran) plus ou moins éloignée.

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Elle se compose de trois éléments principaux :  
A – une source de lumière contenue dans une boîte opaque (camera obscura) souvent munie d’une cheminée ;
B – un objectif équipé de une ou plusieurs lentilles de verre permettant de focaliser, d’agrandir et de projeter l’image sur un écran blanc ;
C – des vues transparentes peintes sur verre qui se placent entre la source lumineuse et l’objectif.

lantmagique06.jpg Depuis plus de trois siècles, il existe différentes descriptions de la lanterne magique mais on l’a rarement vue et les quelques exemplaires figurant dans les musées ont servi à des expérimentations scientifiques ou à des spectacles fantastiques.

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On peut considérer que la lanterne magique s’est surtout développée durant la deuxième moitié du XIXe siècle, en France (Lapierre, Aubert) et en Allemagne (Planck, Bing, Carette). Il s’agissait d’un jouet amusant pour les enfants et certaines grandes personnes, mais peu efficace car possédant une source lumineuse trop faible (bougie ou lampe à pétrole). Elle faisait partie des incontournables cadeaux de Noël vendues dans de luxueux petits coffrets “tout équipé”.

lantmagique19.jpg lantmagique18.jpg lantmagique17.jpg lantmagique16.jpg lantmagique12.jpg lantmagique11.jpg lantmagique08.jpg  Collection F.B.

Il existait deux grandes familles de lanternes magiques. Les lanternes “simples“ à l’intérieur desquelles se trouvait un système d’éclairage rudimentaire (bougie, lampe à huile ou mini lampe à pétrole) et les Lampascopes qui ne comportaient pas de source lumineuse, car ils se plaçaient comme un globe sur les lampes à pétrole ou à huile de type courant.

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A la fin du XIXe siècle la naissance du cinéma offrit un regain d’intérêt pour ces petites lanternes magiques tombées en désuétude au profit de lanternes de projection plus puissantes, destinées à d’autres usages.
Voir : Lanternes de projection et d’agrandissementLa lanterne magique ou le spectacle amusant - 
Les projecteurs publicitaires en carton des années 50


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Lanterne magique classique

Posté par Patrice Guerin le 19 décembre 2010

Beaucoup de lanternes magiques du XIXe siècle étaient fabriquées selon différents modèles et différentes tailles par modèle.

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Cette lanterne, dite “classique” est la plus courante et possède de très nombreuses versions et dimensions.

lantcarre00.jpg  Extrait du catalogue Deloye 1895

Voir : Lanterne magique vernie noir - Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

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Montreurs de lanterne magique

Posté par Patrice Guerin le 12 décembre 2010

Montreur 13  Gravure extraite d’un ouvrage hollandais de 1720 : Blad met karikaturen van dwergen in de windhandel.

Dès le XVIIe siècle, cet « actif et bruyant chanteur nocturne avec sa lanterne magique de voleur”, comme l’indique le titre, parcourait l’Europe à partir de Haan en Rhénanie du Nord, pour fustiger les effets du système financier mis au point par John Law et la spéculation qui en découla. Il s’agit là de l’une des plus anciennes représentations de colporteur avec une lanterne magique.

Pour plus de renseignements cliquer ici.

montreur09.jpg L’orgue de Barbarie, d’après Edmé BOUCHARDON (1698-1762)

Au XVIIIe siècle la lanterne magique était une attraction fort prisée d’une population naïve et crédule. Les montreurs de lanterne magique se déplaçaient de ville en village avec un instrument de musique à la main et leur barda sur le dos. Ils attiraient les badauds au cri de “Lanterne magique !” avant de s’installer sur la place publique ou dans certaines maisons accueillantes.

montreur04.jpg montreur05.jpg montreur06.jpg montreur03.jpg montreur07.jpg montreur01.jpg chromomulti01.jpg  Montreurs de lanterne magique dans Gravures et Chromos montreur-11-137x150

En ce temps là, la lanterne magique était en pleine prospérité. C’était le grand régal des bambins. On n’avait pas encore imaginé de les mener au théâtre pour voir danser le cancan dans les fééries. Longtemps à l’avance c’était une fête promise et impatiemment attendue. Cela faisait travailler nos petites têtes d’enfant, il fallait voir !

montreur-12-150x101 dans Gravures et Chromos

A la joie du spectacle annoncé se mêlait, en effet, une sorte de terreur superstitieuse. Ne racontait-on pas que souvent les montreurs de lanterne magique étaient des voleurs qui profitaient de ce subterfuge pour s’introduire dans les maisons, et que, les ténèbres une fois faites, ils dévalisaient parfois les appartements.

montreur08.jpg   Montreur de lanterne magique avec son orgue de barbarie.

Vous pensez si l’on grossissait ces récits terrifiants ! Et puis l’appareil lui-même de la lanterne magique avait quelque chose de mélancolique, pour ne pas dire de sinistre. Cet orgue, qu’on entendait de loin grincer ses refrains enroués, par les longs et tristes soirées d’hiver, ne prédisposait-il pas déjà à la frayeur superstitieuse ? Et ce cri qui ponctuait les intervalles où l’étrange musique faisait silence ! Ce cri qui montait vague et plaintif : “Lanterne magique, pièces curieuses !” tout cela impressionnait vivement les cerveaux enfantins.

C’était bien autre chose encore, lorsque les deux bonshommes chargés de l’exhibition avaient gravi l’escalier, appelés pour donner leur représentation bizarre. De loin, on entendait leur pas lourd se rapprocher de marche en marche… Ils arrivaient… C’étaient eux ! On se serrait les uns contre les autres, regardant curieusement leurs costumes délabrés qui semblaient plus pauvres encore au milieu des dorures d’un salon.

montreur02.jpg  Alors ils demandaient un drap…

Oh ! le drap !… Le drap que l’on tendait solennellement le long de la muraille ! Brrrou ! Il faisait penser à un cercueil !… Et l’on frissonnait malgré soi, et l’on serrait encore plus les rangs. La séance alors commençait. L’orgue entamait une ritournelle criarde ; on éteignait les lampes. Instant décisif !…

Les montreurs de lanterne magique vont se clairsement tous les hivers davantage. Le Justin qu’on a enterré était un des huit survivants qui cultivent encore cette spécialité curieuse. C’est que les enfants d’aujourd’hui sont accoutumés à d’autres spectacles. Ils n’ont déjà plus assez de naïveté, dès la cinquième année, pour prendre plaisir ou terreur aux péripéties de la lanterne magique.

Texte extrait de « La vie fantasque« , de Pierre Véron 1876.

Voir : Une séance de lanterne magique chez les Grandpierre

montreur10.jpgMême le Singe s’est promené avec sa lanterne…

Voir : Livres des fables FLORIAN

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Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama

Posté par Patrice Guerin le 12 décembre 2010

megascopelefvre01.jpg Le Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama (brevet N°115429 du 9 novembre 1876) est un appareil très simple permettant de projeter et d’agrandir des objets “réels et solides” tels que camées, médailles, monnaies, bas-reliefs, fleurs, feuilles, insectes, etc .

Lefevre 21  C’est une boîte métallique munie d’un objectif à l’avant et d’une trappe s’ouvrant à l’arrière pour placer l’objet. Il se place sur deux lampes à huile ou à pétrole ordinaires de même hauteur.

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

megascopelefvre03.jpg C’est un auxiliaire précieux pour les peintres, dessinateurs, graveurs, décorateurs, architectes, etc. car il permet d’agrandir les croquis, esquisse ou gravure afin d’apercevoir et de rectifier certaines fautes qui ne sont pas assez apparentes sur l’objet.

megascopelefvre04.jpg C’est aussi un jouet très amusant qui remplace la “vieille lanterne magique avec ses verres peints qui étaient toujours si grossièrement faits”. Il permet de projeter tous les dessins imprimés, les chromos et autres gravures de grande qualité et de grande finesse.

Voir : Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

 

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FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique”

Posté par Patrice Guerin le 6 décembre 2010

“Le Singe qui montre la Lanterne Magique” est une fable écrite à la fin du XVIIIe siècle par Jean-Pierre Claris de FLORIAN (voir PORTRAITS).

Voir : Livres des fables de FLORIAN

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Cette fable a été à l’origine de très nombreuses illustrations réalisées principalement entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle : gravures, chromos, planche d’Epinal, char de carnaval, livres scolaires, boîte d’allumettes, etc.

Voir : Lanterne magique carnaval d’AixLes images d’Epinal et la lanterne magique - Lanterne magique carrée en fer blanc

FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique” dans Gravures et Chromos singe05.vignette

Messieurs les beaux esprits dont la prose et les vers Sont d’un style pompeux et toujours admirable, Mais que l’on n’entend point, écoutez cette fable,
Et tâchez de devenir clairs.
Un homme qui montrait la lanterne magique
Avait un singe dont les tours
Attiraient chez lui grand concours.
Jacqueau, c’était son nom, sur la corde élastique
Dansait et voltigeait au mieux,
Puis faisait le saut périlleux,
Et puis sur un cordon, sans que rien le soutienne,
Le corps droit, fixe, d’aplomb,
Notre Jacqueau fait tout du long
L’exercice à la prussienne.
Un jour qu’au cabaret son maître était resté
(C’était, je pense, un jour de fête),
Notre singe en liberté
Veut faire un coup de sa tête.
Il s’en va rassembler les divers animaux
Qu’il petit rencontrer dans la ville ;
Chiens, chats, poulets, dindons, pourceaux,
Arrivent bientôt à la file.
Entrez, entrez, messieurs, criait notre Jacqueau,
C’est ici, c’est ici qu’un spectacle nouveau
Vous charmera gratis.
Oui, messieurs, à la porte
On ne prend point d’argent ; je fais tout pour l’honneur.
A ces mots, chaque spectateur
Va se placer, et l’on apporte
La lanterne magique ; on ferme les volets,
Et par un discours fait exprès Jacqueau prépare l’auditoire.
Ce morceau vraiment oratoire
Fit bâiller, mais on applaudit.
Content de son succès, notre singe saisit
Un verre peint qu’il met dans sa lanterne.
Il sait comment on le gouverne,
Et crie, en le poussant : Est-il rien de pareil ?
Messieurs, vous voyez le soleil,
Ses rayons et toute sa gloire.
Voici présentement la lune, et puis l’histoire
D’Adam, d’Ève et des animaux …
Voyez, messieurs, comme ils sont beaux !
Voyez la naissance du monde ;
Voyez … Les spectateurs, dans une nuit profonde,
Écarquillaient leurs yeux et ne pouvaient rien voir,
L’appartement, le mur, tout était noir.
Ma foi, disait un chat, de toutes les merveilles
Dont il étourdit nos oreilles,
Le fait est que je ne vois rien.
Ni moi non plus, disait un chien.
Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose
Mais je ne sais pour quelle cause
Je ne distingue pas très bien.
Pendant tous ces discours, le Cicéron moderne
Parlait éloquemment, et ne se lassait point.
Il n’avait oublié qu’un point :
C’était d’éclairer sa lanterne.

Voir : Le Singe Montrant la Lanterne Magique

 Une savoureuse interprétation de cette fable, sur disque 78t 25cm, a été donnée par Jacques Charon CLIQUER ICI

 

 

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Le premier projecteur 24×36 LEITZ Uleja

Posté par Patrice Guerin le 4 décembre 2010

En 1925, LEITZ invente un nouvel appareil photo de petit format utilisant du film 35mm jusqu‘alors réservé au cinéma. Le LEICA est présenté au public lors de la foire de Leipzig. Il est fabriqué dans les usines d’optique de Ernst LEITZ situées à Wetzlar.

 uleja01.jpg uleja02.jpg uleja03.jpg

En 1926, apparaît le premier projecteur pour petit format 24x36mm, dénommé “Uleja”. Il possède un objectif de 80mm, un condensateur à 3 lentilles et deux possibilités de source lumineuse : soit une lampe bas voltage de 30v : 100w, soit une ampoule de 100w à branchement direct. Cet appareil sera complet, en 1929, par un second projecteur nommé “Gnom” destiné au format 18x24mm.

uleja04.jpg  Extrait du catalogue Tiranty de 1927, représentant exclusif de la marque en France.

Pour en savoir plus : CLIQUER ICI

 

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Projecteur Leitz Udimo

Posté par Patrice Guerin le 4 décembre 2010

En 1931, Leitz fabrique un nouveau projecteur dénommé UDIMO qui peut être équipé de différents supports de films dont le  tout premier passe-vues va-et-vient au monde.

udimo01.jpg udimo02.jpg  udimo04.jpgudimo03.jpg

Celui-ci est destiné aux diapositives dont le format extérieur est de 5x5cm, dimensions qui deviendront le standard mondial des diapos dont l’image est au format 24x36mm.

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Projecteur Leitz VIII

Posté par Patrice Guerin le 4 décembre 2010

viiiaubela1.jpg viiiaudano3.jpg viiiaukomo2.jpgviiibubodi1.jpg viiibwedya2.jpg

De gauche à droite : projecteur VIII a “Ubela” – projecteur VIII a “Udano” – projecteur VIII a “Ukomo” – projecteur VIII b “Ubodi” – projecteur VIII b ”Wedya”.

En 1937 Leitz complète la gamme VIII avec un projecteur entièrement nouveau, il s’agit du VIII s. 

viiis01.jpg viiis02.jpg viiis03.jpg viiis04.jpg viiis05.jpg

Ce projecteur est équipé d’un condensateur et d’un objectif Hektor 1 :2,5/85mm. La partie avant du projecteur est amovible et les différents passe-vues sont interchangeables, ce qui augmente les possibilités d’utilisation.

de gauche à droite : notice datant de août 1937 – projecteur VIII s “Tuuio” avec objectif Elmar de 90mm – projecteur VIII s équipé d’un microscope – projecteur VIII s équipé d’un objectif de 200mm – projecteur VIII s équipé d’un soufflerie de refroidissement pour lampe de 750w.

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Projecteur Leitz Parvo

Posté par Patrice Guerin le 4 décembre 2010

parvo04.jpgParvo VIIIc Notice de décembre 1938.

En 1938, LEITZ crée un petit projecteur très novateur pour son époque : le “PARVO”, aussi appelé “Projecteur VIIIc” dans la notice ci-dessus. Il possède un corps en bakélite, un passe-vues rotatif et est équipé d’une lampe de 100w et du même objectif que le VIIIs.

parvo01.jpg parvo02.jpg parvo03.jpg

Ce modèle, très fonctionnel, sera fabriqué pendant plus de 25 ans, avec diverses améliorations dont une lampe de 150w. Après la guerre, il sera rebaptisé “PRADO” pour correspondre à la nouvelle gamme d’appareils sortie en 1948.

Pour en savoir plus : CLIQUER ICI

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