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Transport des dépêches microscopiques par pigeon voyageur

Posté par Patrice Guerin le 31 janvier 2011

Inspirée par ce qui s’est passé en 1870 durant le siège de Paris, cette série illustre l’utilisation des pigeons voyageurs pour le transport des dépêches puis leurs agrandissement et lecture grâce à la lanterne de projection. Chacun de ces chromos possède une légende imprimée au dos.

Voir : Le siège de Paris en 1870

pigeons01.jpg 1 – La station de départ.

Le pigeon doit être lâché par un temps plutôt clair et d’un endroit où il puisse prendre librement son envol ; on ne doit pas le faire manger, mais seulement lui donner à boire. Les dépêches, une fois reproduites microphotographiquement sur une pellicule de collodion, sont introduites dans un léger tube que l’on ferme à la cire. On attache ensuite ce tube à l’une des pennes de la queue du pigeon.

pigeons02.jpg 2Un lâcher de pigeons.

Pour développer l’instinct de l’orientation chez les pigeons, on commence par les lâcher à de courtes distances de leur colombier pour les porter graduellement de plus en plus loin. On parvient ainsi à leur faire franchir de très longues distances avec la certitude de leur retour au colombier, pourvu toutefois qu’on ait bien soin de les faire lâcher à des endroits d’où ils puissent sans de grands détours suivre la même direction d’aller pour rentrer chez eux.

pigeons03.jpg 3 – Le lâcher en ballon.

Déjà dans la haute antiquité on connaissait la poste aux pigeons. Au Ve siècle avant notre ère, les grecs se servirent dece moyen pour faire connaître au loin le résultat des jeux olympiques et du temps de César les romains l’utilisaient également. Actuellement les aéronautes se servent de ces messagers ailés pour communiquer avec la terre, et c’est ainsi que l’on a reçu des nouvelles de l’explorateur Andrée après son départ pour le Pôle nord. Un bon pigeon voyageur doit avoir la poitrine large et posséder une grande force musculaire dans les ailes. Les pigeons les plus appréciés sont ceux d’Anvers et de Liège.

pigeons04.jpg 4 – Pigeons voyageurs dans l’armée française.

Les importants services rendus par les pigeons voyageurs engagèrent bientôt les autorités militaires de tous les pays civilisés à s’occuper du transport de dépêches au moyen de pigeons. En France, le premier établissement de colombiers militaires fut commencé en 1878 sous la dépendance de l’Etat Major. En temps de guerre, les pigeons sont pris du colombier où ils ont été élevés ; on les interne dans certaines stations militaires pour être ensuite emportés soit par l’avant-garde soit par des patrouilles pour communiquer avec les corps de troupe en arrière.

pigeons05.jpg 5 – Le retour au colombier.

Le pigeon voyageur retrouve presque toujours son lieu d’origine, même en cas de troubles  atmosphériques tels que tempêtes, neige, brouillards et pluie. Il traverse des espaces au dessus de la mer et des hautes montagnes. La rapidité du vol des pigeons atteint 120 kilomètres à l’heure. Lorsque la distance ne dépasse pas 100 à 150 kilomètres, les pigeons rentrent généralement sans exception au colombier. Il arrive pourtant quelquefois qu’ils tombent sous les griffes des oiseaux de proie. A l’entrée du colombier est installée une sonnerie électrique qui prévient de l’arrivée du pigeon à l’intérieur. Une marque estampillée sur une des pennes de l’aile sert au contrôle.

pigeons06.jpg 6 – L’agrandissement des dépêches.

La charge à porter par le pigeon ne pouvant excéder un gramme, il s’ensuit qu’on est obligé de réduire la dépêche par la photographie dans une telle proportion qu’elle est rendue complètement illisible à l’œil nu. Pour remédier à cet inconvénient et pour prendre connaissance de la dépêche à sa réception, on se sert d’un instrument d’optique qui, dans une pièce obscure, et sur un fond clair, projette en les agrandissant les caractères de la dépêche. Au moyen de la microphotographie on arrive çà concentrer sur un espace infiniment petit un texte imprimé considérablement.

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Introduction à l’éclairage dans les projections lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 31 janvier 2011

eclairage01.jpg

Ce qui retarda longtemps les progrès de la projection lumineuse, ce fut la difficulté de produire une source lumineuse à la fois très vive et de petit volume. Le père KIRCHER, par exemple, se servait de la primitive lampe à huile composée d’une mèche en coton trempant dans un godet plein d’huile (voir : Athanasius KIRCHER et la lanterne magique). Il avait cherché à en augmenter son pouvoir lumineux en mettant un réflecteur à l’arrière et un condensateur à l’avant mais le pouvoir éclairant restait relativement faible.

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

« L’éclairage est la question fondamentale de l’art des projections. Avoir une lumière vive, intense, du plus petit volume possible, ne donnant pas lieu à un trop fort dégagement de chaleur, facilement maniable ; voilà les conditions exigées et que la pratique réunit difficilement ». H. FOURTIER (voir PORTRAITS) – Editions Laverne 1889.

eclairage05.jpg eclairage02.jpg

Cette évolution peut se répartir en cinq grandes familles : L’éclairage naturel donné par la clarté plus ou moins forte du SOLEIL ; L’éclairage par combustion de matières SOLIDES : résine, suif, cire, magnésium, etc ; l’éclairage par combustion de LIQUIDES : huiles végétales et minérales, alcool, essence, etc ; l’éclairage par combustion de GAZ, éther, oxygène, acétylène, seul ou composé ; et enfin l’éclairage ELECTRIQUE, arc électrique ou ampoule à incandescence ou à décharge.

Eclairage acétylène : cliquer ici

Voir : Invention de l’ampoule électrique  – Ampoules à incandescence NERNST

eclairage03.jpg eclairage04.jpg Vers 1900, le catalogue Radiguet & Massiot, projections Molteni, édite un catalogue de 62 pages uniquement consacré aux différents systèmes d ‘éclairage existant à l’époque.

fascinateur01.jpg

« Entre la lumière de l’arc électrique et celle de la bougie, il y a une place pour une infinité de degrés » G.-M. COISSAC, rédacteur en chef du “Fascinateur” et directeur du service des projections de la Maison de la Bonne Presse au début du XXe siècle. « Néanmoins, les lumières faibles, comme celles de la bougie et de la lampe à huile, sont tout à fait insuffisantes pour les projections, et l’on n’emploie plus aujourd’hui de lumière artificielle inférieure comme intensité à celle du pétrole ».

Voir : Les saturateurs d’éclairage intensif LAWSON et MAZO - Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

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Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN

Posté par Patrice Guerin le 30 janvier 2011

Avant l’invention de cette lanterne de projection et d’agrandissement, Paul Albert DILLEMANN (voir PORTRAITS) avait déposé plusieurs brevets concernant des systèmes d’éclairage à alcool, utilisés pour la projection ou l’éclairage domestique.

Voir : Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN dans Brevets et inventeurs tournesolbrevet1.vignette  Brevet délivré en mars 1906.

Les dispositions spéciales qui caractérisent la nouvelle lanterne de projections et d’agrandissements ont permis l’emploi très avantageux d’un nouveau passe-vue rotatif.

tournesolbrevet2.jpg

La fig. 1 représente l’élévation latérale de l’appareil avec coupe partielle ;
La fig. 2 donne la vue en plan ;
La fig. 3 donne l’élévation en bout ;
La fig. 4 donne le dessin du passe-vue rotatif ;
La fig. 5 donne le dessin du serre-joint pour l’agrandissement ;
La fig. 6 donne la vue du châssis à intermédiaire pour l’agrandissement.

Cette lanterne se compose de deux parties : une boîte à lumière 1 munie de son condensateur 2 et une chambre à soufflet 3 garnie de son objectif. Une large cheminée rectangulaire en tôle lustrée 1 percée à l’avant d’une ouverture circulaire 4, fermée à l’arrière par une porte à coulisse 5 et coiffée d’un fumivore arrondi 6 forme la boîte à lumière.

tournesol01.vignette dans Lanternes projection  tournesol02.vignette  tournesol03.vignette

Une disposition spéciale permet à un courant d’air venu du bas de la lanterne de traverser les lentilles pour s’échapper par le fumivore en vue d’éliminer la buée qui pourrait obscurcir le condensateur. A cet effet le condensateur est supporté à l’arrière par les bords de l’ouverture circulaire 4 de la boîte à lumière et à l’avant par une bague 7 évasée qui est fixée à la boîte à lumière 1. Les bords de l’ouverture circulaire étant échancrés en haut et en bas, et la monture du condensateur étant percée 8 de part en part, il y a communication entre le milieu du condensateur 2 et le haut et le bas de la boîte à lumière.

Cette boîte à lumière est portée par un coffre horizontal en bois 9 communiquant avec l’extérieur par une ouverture horizontale 10 et par deux ouvertures verticales 11 placées en chicane. Cette disposition assure une grande aération à la lanterne et une grande étanchéité aux radiations lumineuses. En outre le courant d’air constamment renouvelé qui monte contre la face avant de la lanterne protège le condensateur contre l’échauffement de la source lumineuse.

tournesol04.vignette  tournesol-pub1-148x150 Page du catalogue Target & Ledoux 1908 – Document G.V.

La chambre noire de projection 3 est formée d’un soufflet 12 collé entre deux planchettes réunies par deux tubes à coulisse 13, 20 horizontaux superposés dans un plan vertical. La planchette avant 14 porte l’objectif. La planchette arrière 15 percée d’une ouverture circulaire 16 en face du condensateur est réunie au pied de la lanterne par une charnière horizontale 17 permettant le mouvement de bascule à l’avant. Un écrou 18 réunit le haut de cette planchette à une tige 19 rivée à la boîte à lumière. Le tube horizontal inférieur 20 traverse la planchette arrière du côté de la boîte à lumière pour servir d’axe au passe-vue rotatif 21. Ce passe-vue est évidé au-dessus et au dessous de l’axe de rotation de deux fenêtres à feuillures 22 aux dimensions des clichés de projection. Le centre de chaque fenêtre dans leur position supérieure coïncide avec le centre optique de la lanterne. La planchette arrière 15 de la chambre noire porte un évidement rectangulaire 23 se rapportant à la fenêtre inférieure du passe-vue. Le bord inférieur de cet évidemment est incliné vers le passe-vue pour faciliter l’introduction des clichés de projection. Un ressort 24 vissé au pied de la lanterne arrête un index 25 du passe-vue pour le fixer verticalement au moment de la projection et du changement de vues.

Pour le fonctionnement de l’appareil, on engage chaque vue à son tour sans l’inverser dans la fenêtre inférieure du passe-vue 22-23 en la basculant par l’évidement 23 de la planchette arrière de la chambre noire. Une fois la vue relevée verticalement, on fait tourner d’un demi tour de circonférence le passe-vue après avoir appuyé sur le ressort pour dégager l’index d’arrêt. Le passe-vue arrêté après ce demi tour présente alors la vue inversée devant le condensateur. On retire de la fenêtre inférieure le cliché déjà présenté en le faisant tomber en avant de la lanterne 26 et on lui en substitue un nouveau qu’on amènera comme le précédent inversé devant le condensateur.

Tournesol-11-95x150    Tournesol-12-95x150   Notice accompagnant la lanterne

Pour changer de passe-vue, on fait basculer en avant la planchette arrière 15 de la chambre noire, après avoir dévissé  l’écrou 18 du haut, puis on retire la goupille 27 qui maintient le passe-vue.

Pour l’agrandissement, on réunit par quatre boulons 28 le serre-joint 29 (fig. 5) à la planchette arrière pour fixer en une position quelconque de décentrement le châssis porte-cliché 30 (fig . 6) et ce sans modifier la position des éléments de l’axe optique. Le serre-joint sert en outre à arrêter toute infiltration latérale de lumière qui pourrait s’échapper du condensateur.
tournesolbrevet3.jpg
Résumé du brevet :
La lanterne est caractérisée :
1° Par son passe-vue rotatif inverseur ;
2° Par l’aération continue du condensateur ;
3° Par sa boîte à lumière très étanche à courant d’air refroidissant le condensateur ;
4° Par la disposition pour changer les passe-vues et les remplacer par un dispositif d’agrandissement ;
5° Par le dispositif d’agrandissement à décentrement par serre-joint, obturant les infiltrations de lumière.

DILLEMANN a fabriqué deux autres lanternes d’agrandissement et de projection semblables à celle-ci :
- un modèle “Simplifié” : Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN
– un modèle “Grand format” : Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

SOURCE : INPI

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Lampes à arc électrique Pathé

Posté par Patrice Guerin le 29 janvier 2011

Dans les années 1920, “Pathé Consortium Cinéma”, fabrique et commercialise des appareils de projection cinématographique et tous les accessoires qui vont avec, dont ces lampes à arc électrique de forte puissance.

Voir : Charles PATHE et les lanternes de projection

pathecine12.jpg pathecine11.jpg pathecine10.jpg Modèle standard

Ces lampes étaient équipées de nombreuses vis de rappel situées sur l’arrière des appareils afin de régler l’emplacement de l’arc électrique et l’écartement des charbons au fur et à mesure de leur usure.

pathecine06.jpg Modèle standard à ciseaux grand modèle (90 ampères) et petit modèle (45 ampères)

pathecine09.jpg Modèle “anglais” avec charbons verticaux

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Charles PATHE et les lanternes de projection

Posté par Patrice Guerin le 28 janvier 2011

Charles PATHE (1863-1957) commence sa carrière en 1895, avec l’exploitation en France du phonographe inventé par Thomas EDISON en 1877. L’année suivante il fonde la société PATHE FRERES avec son frère Émile afin de commercialiser des projecteurs de cinéma et des films. Après Gaumont, créé en 1895, il s’agit de la plus ancienne entreprise de cinéma au monde.

pathecine15.jpg  Magasins d’exposition et de vente de PATHE-CONSORTIUM-CINEMA à Paris (Xe)

En 1920, Charles PATHE cède les studios de Joinville et la distribution des appareils à une nouvelle société baptisée “PATHE CONSORTIUM CINEMA”, annoncée comme « les plus importantes manufactures du monde de matériel cinématographique ».

pathecine01.jpg  PatheCine16

Dans le catalogue de cette époque, on découvre les principaux appareils cinématographiques fabriqués par PATHE dans les usines Continsouza situées au 403 de la rue des Pyrénées à Paris (XXe).

Voir : CONTINSOUZA et les appareils de projection

pathecine03.jpg pathecine04.jpg pathecine05.jpg pathecine08.jpg pathecine07.jpg

Outre les Postes et Appareils de Projection, on y voit aussi les Appareils d’Eclairage (voir : Lampes à arc électrique Pathé), l’Appareillage Electrique, les Accessoires et tables de projection, le matériel de Prise de vues et de Tirage, le matériel pour l’Enseignement et les Amateurs ainsi qu’une nomenclature générale des pièces.

Voir : Les tables de projection

pathecine 13

En 1923, PATHE commercialise le PATHEORAMA. Il s’agit d’une petite visionneuse permettant de regarder des films fixes sur pellicule souple. Pour l’entreprise cela permet de commercialiser auprès d’un large public des images d’actualités tournées pour le cinéma. Durant une quinzaine d’années le PATHEORAMA évoluera et sera complété par une petite lanterne de projection appelée COCORICO.

Voir : Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

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Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

Posté par Patrice Guerin le 28 janvier 2011

En 1923, Pathé, qui s’implante depuis quelques années auprès des particuliers avec le fameux Pathé-Baby, lance un nouveau produit, le Pathéorama.

patheorama01.jpg

Il s’agit d’une visionneuse pour films fixes 35mm qui peut s’adapter sur des petites lanternes de projection afin de former une sorte de lanterne magique des temps modernes. Le but est principalement de pouvoir commercialiser un catalogue de films et d’actualités très riche (350 titres environ) provenant du département cinéma, donc déjà amorti et fabriqué à moindre coût. D’ailleurs les prix de vente confirment bien cet objectif commercial, en 1926 la visionneuse Pathéorama est vendue 14fr.80 pour le modèle laqué noir et 24fr.80 pour le modèle en matière moulé et le film de 2 à 4 frs, quant à la lanterne Cocorico, elle ne valait que 96 francs !

patheorama03.jpg patheorama05.jpgpatheorama06.jpg Les visionneuses Pathéorama

Le premier modèle de visionneuse est en carton bouilli laqué noir, avec un objectif constitué d’une lentille convexe servant de loupe pour visionner le film à la lumière du jour « qui en augmente les dimensions et le relief ». Une porte latérale permet d’introduire le film que l’on déroule ensuite à l’aide d’une grosse molette placée sur le côté opposé à la porte. Au dos de cette porte se trouvent les instructions pour charger le film.

patheoramapub.jpg patheorama07.jpg patheorama11.jpg patheorama12.jpg patheorama13.jpg

Sur ces pages, on voit que le modèle 1924 est laqué noir (mais aussi bleu, tango ou vert) tandis que celui de 1927 est en matière moulée. Par la suite ces visionneuses seront en tôle emboutie et même entièrement en bakélite pour la dernière visionneuse produite après la seconde Guerre Mondiale.

patheorama02.jpg patheorama04.jpg  Les lanternes Cocorico

Afin de permettre la projection familiale, Pathé commercialise une petite lanterne fonctionnant à l’électricité, à l’avant de laquelle se place la visionneuse (ci-dessus à gauche Cocorico n°3). Le système est très simple et permet d’accroître l’usage du Pathéorama à toute la famille, car elle « amène la joie dans les familles en amusant les petits, en intéressant les grands et en instruisant tout le monde ». Il existe différents modèles de lanterne de projection, construite en tôle. Elle est composé d’un socle, d’une boîte à lumière surmontée d’une petite cheminée et d’un emplacement permettant de placer la visionneuse à l’avant duquel se trouve un objectif de moindre qualité qui coulisse dans un tube métallique afin de faire la mise au point.

Voir : La lanterne Pathé Cocorico n°6

patheoramafilm04.jpg patheoramafilm01.jpg patheoramafilm02.jpg patheoramafilm03.jpg Les Films 

Contenu dans des petites boîtes carrées de couleur rose, chaque film mesure un mètre environ et contient entre 35 et 40 vues. Il est constitué par du film 35mm ininflammable dont une des deux rangées de perforations a été supprimé pour le rendre moins large. Ces films existaient en noir, en sépia, coloré (peints à la main) ou en bleu.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

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La lanterne Pathé Cocorico n°6

Posté par Patrice Guerin le 28 janvier 2011

patheoraman601.jpg patheoraman602.jpg patheoraman607.jpg patheoraman608.jpg

Parmi les différentes lanternes pour films Pathéorama, il existe un modèle très rare (n°6) et souvent en mauvais état, car la partie qui supporte l’objectif est fabriquée dans une bakélite (ou plutôt zamac) qui a mal résisté à la dégradation et au temps. Cet accessoire est très important car il permet de faire passer les films sans utiliser la traditionnelle visionneuse Pathéorama.

patheoraman603.jpg patheoraman604.jpg patheoraman605.jpg patheoraman606.jpg

La source lumineuse est une ampoule électrique de 110/120 volts d’une intensité de 65 watts. Elle est dotée d’un culot particulier à 3 ergots qui permet de positionner l’ampoule dans un seul sens. Le branchement au réseau électrique se fait grâce à une douille en buis qui se met à la place d’une ampoule d’éclairage normale.

 

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Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 24 janvier 2011

jeuxoptique04.jpg reynaud06.jpg

En 1878, Emile REYNAUD (voir PORTRAITS) s’installe dans le IXe arrondissement de Paris où il se consacre à la construction, à la commercialisation et au développement de ses Praxinoscopes. Cet appareil est composé en son centre d’un miroir prismatique à 12 facettes qui tourne sur lui-même tandis que sur le pourtour de l’appareil se déroule une bande de papier composée de dessins décomposant les mouvements en 12 vues successives, ce qui permet de reconstituer l’illusion du mouvement. On peut observer l’animation soit en direct en regardant les miroirs tourner, soit sur un écran à l’aide de la lanterne de projection (voir chromo).

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En 1892, soit trois ans avant l’invention du cinéma par les frères LUMIERE, Emile REYNAUD crée le Théâtre Optique dans les murs du musée Grévin. En octobre 1892 il projette “Pauvre Pierrot”, premier dessin animé du spectacle des “Pantomimes lumineuses” annoncé par une magnifique affiche signée Jules CHERET.

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Durant 10 minutes des personnages dessinés s’animent sur l’écran, dans un décor richement coloré, accompagné par une musique de Gaston PAULIN. L’appareil qui permet d’effectuer cette projection s’appelle le “Théâtre Optique”. Il a été conçu et réalisé par Emile REYNAUD. Il se compose d’un ingénieux mécanisme permettant d’animer les images et de plusieurs lanternes de projection pour les vues et le décor. Celui-ci a aussi imaginé le scénario, peint les images et assuré les projections.

Ce tout premier spectacle de projections animées sera à l’affiche jusqu‘en 1900 et accueillera deux millions de spectateurs (dont 600 000 pour l’année de l’Exposition Universelle).

reynaud05.jpg

Pour le centième anniversaire de cette invention, on a pu assister au musée Grévin ainsi qu’à la Cinémathèque de Chaillot à des projections du Théâtre Optique ainsi qu’à une reconstitution de la scène de l’époque où l’on voit Emile REYNAUD en personne effectuer une projection sous les yeux médusés de Gabriel THOMAS (président du musée Grévin en 1892), des frères LUMIERE et de Georges MELIES.

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Le fonctionnement du Théâtre Optique repose sur le même principe que le Praxinoscope, mais il comporte un plus grand nombre de miroirs et surtout, de très nombreux dessins décomposant des mouvements complexes afin de composer de véritables petites séquences animées. L’image projetée est « arrêtée dans sa course » par compensation optique, grâce à ce système de miroirs. Une puissante lanterne lumineuse envoie l’image de chaque dessin sur le prisme central puis ces images sont projetées sur un écran à l’aide d’un objectif condensateur et de miroirs. C’est ainsi qu’elles sont vues par les spectateurs surpris de découvrir des scènes animées sur un écran qui cache le mécanisme qui les met en œuvre.

Pour plus d’informations, voir Emile ReynaudPraximage

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Description et fonctionnement du Fantascope

Posté par Patrice Guerin le 21 janvier 2011

Fantascope11  Fantascope 12  Collection F.B.

Le fantascope est composé d’une lanterne de projection en bois, de forme assez simple, surmontée d’une cheminée en tôle et éclairée par une lampe à huile ou, plus tard, à pétrole . Elle est montée sur un chariot à quatre pieds équipé de roues en bois. A l’époque elles étaient recouvertes de morceaux de drap pour rendre les déplacements silencieux.

Fantascope 13 Collection F.B.

La lampe ci-dessous, appelé Quinquet du nom de son inventeur, est montée sur un pied en bois qui peut avancer ou reculer entre deux rails de bois pour le centrer exactement. Derrière le verre de cette lampe se trouve un réflecteur sphérique prolongé vers l’avant par un cône destiné à concentrer toute la lumière sur le condensateur.

quinquet2.jpg  quinquet.jpg  Document CNAM

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

Sur l’avant de l’appareil se trouve le tube de l’objectif de forme carré. A l’avant de celui-ci un volet métallique permet de fermer l’objectif pour obtenir une brusque disparition de l’image. A l’intérieur du tube, un peu en arrière, se trouve un œil de chat manœuvré de l’extérieur, à la main, pour obtenir des effets de crépuscule par exemple. Une  languette de cuivre permet de placer des verres de couleurs pour modifier ces effets. A l’intérieur du tube une planche sur laquelle se trouve une lentille bi-convexe, peut se déplacer perpendiculairement à l’axe de projection. Devant celle-ci se trouve un œil de chat spécial composé de deux secteurs maintenus écartés par un ressort en arc. Cet accessoire est relié à la planche porte objectif par un cordon. Lorsqu’elle s’avance ou recule l’œil de chat se ferme plus ou moins afin de maintenir un éclairage constant.

Fantascope 14

L’essieu des roues avant porte parfois un excentrique en forme de cœur agissant, à l’aide de cordons ou d’un levier fendu, sur la planche porte objectif. Lorsque l’appareil se rapproche de l’écran, l’objectif s’éloigne du condensateur et l’œil de chat se ferme, afin d’avoir une mise au point et un éclairage constant. « On avait l’illusion d’un personnage vu dans les lointains et normalement peu éclairé et indécis ». Au fur et à mesure que la lanterne recule, l’objectif se rapproche du tableau et l’œil de chat s’ouvre « …le spectateur croit voir le fantôme s’avancer vers lui, jusqu’au moment où, devenu de taille énorme, il disparait subitement ».

Fantasmagorie 15

D’autres fantômes, des chauves-souris ou des têtes de mort vont et viennent en tous sens sur la toile. Ils proviennent de petites lanternes maintenues par des courroies sur le corps d’autres opérateurs. Une autre lanterne placée du côté des spectateurs projette un décor très chargé en couleurs.

A ces diverses combinaisons, ROBERTSON (voir PORTRAITS) avait ajouté de nombreux accessoires destinés à frapper l’imagination des spectateurs : roulement de tonnerre obtenu par une feuille de tôle, sifflement du vent, bruits de pluie, etc.  «  Quelquefois le fantôme s’élève sur un nuage de fumée obtenu en brûlant de l’encens sur un autel antique. Des masques de cire, renfermant une lanterne sourde, surgissent soudainement au milieu des spectateurs, tenues par des comparses revêtus d’un linceul blanc ».

Voir : Brevet d’invention du Fantascope - Lanterne magique vernie noir

 

 

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L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

Posté par Patrice Guerin le 16 janvier 2011

moigno02.jpg Dans les années 1840 l’Abbé MOIGNO (voir PORTRAITS) s’intéresse à la projection en collaborant avec les inventeurs de lanternes de projection Jules DUBOSCQ et François SOLEIL.

Voir : Les opticiens SOLEIL, DUBOSCQ et PELLIN

Il est l’un des premiers sinon le premier à utiliser un appareil de projection dans ses conférences dans les années 1860. Mais la Ligue de l’Enseignement l’aurait contraint à suspendre les conférences qu’il organise à Saint-Denis en 1875, au nom de la laïcité !

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

«  Le contraste est significatif entre le déclin des séances de projections que l’abbé MOIGNO organise à Paris, dans un milieu bourgeois qui n’en a guère besoin, et le succès considérable des réunions qu’anine, entre 1874 et 1877, son élève Emile REYNAUD au Puy, devant une population ouvrière avide d’informations sur les progrès techniques ». D’après A. Toledo dans “Contribution à l’histoire de l’enseignement de projections lumineuses. Les travaux de l’Abbé Moigno” 1976.

Voir : Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

moigno01.jpg

En 1852, il participe à la fondation de la revue de vulgarisation scientifique Cosmos, lancée par l’Espagnol Benito R. de MONFORT. Dix ans plus tard il quitte cette revue, qui avait été reprise en 1854 par l’éditeur parisien A. Tramblay pour fonder son propre magazine “Les Mondes” revue hebdomadaire des Sciences.

Moigno 03Revue “Les mondes” de l’abbé MOIGNO. Tomes 1 à 47 (1863-1878). Collection de l’auteur.

La direction de “Cosmos” passe alors sous la tutelle du journaliste scientifique Victor MEUNIER qui en prend le contrôle en 1867, la requalifiant de “Revue Politique et Sociale”. Il se fait assister par son fils, Stanislas MEUNIER (voir PORTRAITS), jusqu’au 27 août 1870. Source Wikipedia

Pour plus d’informations, cliquer ici

 

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