Transport des dépêches microscopiques par pigeon voyageur

Posté par Patrice Guerin le 31 janvier 2011

Inspirée par ce qui s’est passé en 1870 durant le siège de Paris, cette série illustre l’utilisation des pigeons voyageurs pour le transport des dépêches puis leurs agrandissement et lecture grâce à la lanterne de projection. Chacun de ces chromos possède une légende imprimée au dos.

Voir : Le siège de Paris en 1870

pigeons01.jpg 1 – La station de départ.

Le pigeon doit être lâché par un temps plutôt clair et d’un endroit où il puisse prendre librement son envol ; on ne doit pas le faire manger, mais seulement lui donner à boire. Les dépêches, une fois reproduites microphotographiquement sur une pellicule de collodion, sont introduites dans un léger tube que l’on ferme à la cire. On attache ensuite ce tube à l’une des pennes de la queue du pigeon.

pigeons02.jpg 2Un lâcher de pigeons.

Pour développer l’instinct de l’orientation chez les pigeons, on commence par les lâcher à de courtes distances de leur colombier pour les porter graduellement de plus en plus loin. On parvient ainsi à leur faire franchir de très longues distances avec la certitude de leur retour au colombier, pourvu toutefois qu’on ait bien soin de les faire lâcher à des endroits d’où ils puissent sans de grands détours suivre la même direction d’aller pour rentrer chez eux.

pigeons03.jpg 3 – Le lâcher en ballon.

Déjà dans la haute antiquité on connaissait la poste aux pigeons. Au Ve siècle avant notre ère, les grecs se servirent dece moyen pour faire connaître au loin le résultat des jeux olympiques et du temps de César les romains l’utilisaient également. Actuellement les aéronautes se servent de ces messagers ailés pour communiquer avec la terre, et c’est ainsi que l’on a reçu des nouvelles de l’explorateur Andrée après son départ pour le Pôle nord. Un bon pigeon voyageur doit avoir la poitrine large et posséder une grande force musculaire dans les ailes. Les pigeons les plus appréciés sont ceux d’Anvers et de Liège.

pigeons04.jpg 4 – Pigeons voyageurs dans l’armée française.

Les importants services rendus par les pigeons voyageurs engagèrent bientôt les autorités militaires de tous les pays civilisés à s’occuper du transport de dépêches au moyen de pigeons. En France, le premier établissement de colombiers militaires fut commencé en 1878 sous la dépendance de l’Etat Major. En temps de guerre, les pigeons sont pris du colombier où ils ont été élevés ; on les interne dans certaines stations militaires pour être ensuite emportés soit par l’avant-garde soit par des patrouilles pour communiquer avec les corps de troupe en arrière.

pigeons05.jpg 5 – Le retour au colombier.

Le pigeon voyageur retrouve presque toujours son lieu d’origine, même en cas de troubles  atmosphériques tels que tempêtes, neige, brouillards et pluie. Il traverse des espaces au dessus de la mer et des hautes montagnes. La rapidité du vol des pigeons atteint 120 kilomètres à l’heure. Lorsque la distance ne dépasse pas 100 à 150 kilomètres, les pigeons rentrent généralement sans exception au colombier. Il arrive pourtant quelquefois qu’ils tombent sous les griffes des oiseaux de proie. A l’entrée du colombier est installée une sonnerie électrique qui prévient de l’arrivée du pigeon à l’intérieur. Une marque estampillée sur une des pennes de l’aile sert au contrôle.

pigeons06.jpg 6 – L’agrandissement des dépêches.

La charge à porter par le pigeon ne pouvant excéder un gramme, il s’ensuit qu’on est obligé de réduire la dépêche par la photographie dans une telle proportion qu’elle est rendue complètement illisible à l’œil nu. Pour remédier à cet inconvénient et pour prendre connaissance de la dépêche à sa réception, on se sert d’un instrument d’optique qui, dans une pièce obscure, et sur un fond clair, projette en les agrandissant les caractères de la dépêche. Au moyen de la microphotographie on arrive çà concentrer sur un espace infiniment petit un texte imprimé considérablement.

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