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Plaques de verre pour publicité lumineuse

Posté par Patrice Guerin le 31 octobre 2011

Dans les années 1930, l’évolution des lanternes de projection permet de disposer de projecteurs pouvant fonctionner seuls et de manière quasi continue.

Voir : Publicité par les projections lumineuses

Plaques de verre pour publicité lumineuse dans Images projetees pub02.vignette  pub04.vignette dans Images projetees  pub06.vignette  pub07.vignette  pub10.vignette

Ces plaques publicitaires sur verres, de format 8,4×9,8cm (couramment appelé 8½ x 10), sont composées de deux verres maintenus sur le pourtour par du papier gommé noir, sauf les vues “Ministère de la Marine” avec décor méditerranéen, “Dubonnet” fond jaune et “Chemins de fer Superbagnères” qui ne sont composées que d’un seul verre.

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Il semblerait qu’il s’agisse de tirages photos en noir, colorisés ensuite à la main ou au pochoir. « Les sujets sont mis en valeur par un cache en papier noir laissant au centre une ouverture de 7x7cm qui convient parfaitement aux projecteurs équipés des condensateurs les plus courants 103mm ou 115mm. Les vues sont doublées d’un verre mince qui protège la surface émultionnée et colorée. Pour faciliter le repérage lors de la projection, il convient d’examiner l’image telle qu’elle se présente dans la nature et coller au bas à droite une étiquette ronde en papier gommé. »

Voir : Colorisation des plaques de verre

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Illustrations des vues :
-       Dubonnet : d’après A.M.CASSANDRE* et de An. GIRARD ;
-       Naja : d’après DRANSY ;
-       Cigares Cigarettes : d’après Léon DUPIN ;
-       Chemin de fer Superbagnères : d’après Julien LACAZE ;
-       Chemin de fer Gavarnie : d’après E. Paul CHAMPSEIX ;
-       Ministère de la Marine méditerranéen : d’après Maurice REALIER-DUMAS ;
-       Ministère de la Marine Asie : d’après A. GALLANDY.

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Les plus belles publicités pour les projections lumineuses sont celles réalisées sur un fond totalement noir, comme les plaques St Galmier ci-dessus, car elles ne font paraitre sur l’écran que les parties colorées, à l’exclusion d’un fond blanc qui peut être relativement éblouissant en fonction de la puissance lumineuse du système de projection.

________________________

*CASSANDRE, pseudonyme d’Adolphe Jean Marie MOURON (1901-1968)

Artiste né en Ukraine de parents français. Il fut graphiste, affichiste, décorateur de théâtre, lithographe, peintre, modeleur 3D et créateur de caractères d’imprimerie français. Aujourd’hui on retient de lui ses affiches publicitaires très dépouillées pour l’“Étoile du Nord” et “Dubo – Dubon – Dubonnet”, ou la très belle affiche du paquebot “Normandie“, réalisée dans les années 1930.

En 1932 il crée l’affiche publicitaire de Dubo, Dubon, Dubonnet, dont le thème est encore quelquefois visible dans le métro parisien.

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Lanterne magique, gravure le Diable à Paris

Posté par Patrice Guerin le 30 octobre 2011

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Cette gravure publiée dans la presse de l’époque, intitulée “Le Diable à Paris”, est inspirée d’une affiche créée par Paul GAVARNI (Sulpice-Guillaume Chevalier, dit) (1804-1866).

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Celle-ci était destinée à la présentation d’un livre publié par HETZEL intitulé « Le Diable à Paris, Paris et les Parisiens » avec, pour sous-titre « Mœurs et coutumes, caractères et portraits des habitants de Paris, tableau complet de leur vie privée, publique, politique, artistique, littéraire, industrielle ».

Pour la première édition, cet ouvrage a été publié en deux tomes par Hetzel en 1845 et 1846.

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Lanterne de projection automatique D.R.P.

Posté par Patrice Guerin le 28 octobre 2011

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Cette lanterne de projection, qui date des années 30, est spécialement conçue pour la projection publicitaire en continu.

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L’ensemble du mécanisme (système d’éclairage et vues) est enfermé sous un capot en tôle noir fermé par deux vis en cuivre. Seul l’objectif à crémaillère est apparent à l’avant du projecteur (Voigtlander Projectos V 120mm n°172317).

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Lorsque le capot est enlevé on voit parfaitement les 15 emplacements verticaux destinés à recevoir les vues format 6x6cm et le système d’éclairage composé principalement d’une ampoule 110 volts, à l’avant de laquelle se trouve un gros condensateur. Sur la partie droite du projecteur, se trouve le mécanisme permettant de faire tourner la cuvette supportant les vues en stoppant un certain temps chaque vue dans le fenêtre de projection.

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Publicité par les projections lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 25 octobre 2011

projpub08 Source Gallica

En 1875 déjà, on peut lire dans les colonnes de la revue “Fantaisie Parisienne” du 1er octobre, le texte suivant « Permettez-moi de vous demander la sympathique hospitalité de vos colonnes pour informer mes nombreux clients que je viens d’établir, au n°8 place du nouvel Opéra, à l’un des plus beaux emplacements de Paris, un système d’Annonces Lumineuses par les appareils d’optique de la maison Molteni. Cette publicité, illustrée et peinte sur verre, aura l’avantage d’offrir aux curieux un spectacle artistique et varié, où se déroule tour à tour, et de minute en minute, un panorama de tous les sujets d’attraction parisienne. Cette publicité est destinée je crois, à rendre d’excellents services à toux ceux qui ont besoin de se rappeler au public ou de lui faire connaître avec succès l’objet de leurs travaux, de leur industrie ou de leur art. » Signé A. BERR de TURIQUE rue du Bac 21 (régisseur de la revue “Fantaisie Parisienne”).

Voir : Histoire de la maison MOLTENI et Cie

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Dans les années 1930, le développement des projecteurs et la généralisation de l’électricité offrent la possibilité d’imaginer de nouvelles applications à la projection. « Aujourd’hui les applications scientifiques permettent de doter la publicité moderne des moyens les plus éclatants et les plus convaincants, pour fixer le choix du public parmi les multiples produits que le commerce international cherche à écouler chaque jour ».

Est-ce le développement de l’énergie électrique qui permit l’accroissement des publicités lumineuses ou l’accroissement des enseignes et journaux animés lumineux, toujours est-il que, dans les années 30, on s’extasie devant la Tour Eiffel en feu sur laquelle on peut lire en motifs lumineux le nom de CITROEN ?

projpub07.jpg  Le 4 juillet 1925, à la veille de l’ouverture de l’exposition internationale des Arts Décoratifs, la tour Eiffel s’embrase révélant le nom de CITROEN flamboyant parmi les étoiles. Pour cela il fallut 250 000 lampes électriques de six couleurs différentes donnant l’impression d’un gigantesque feu d’artifice, mais il ne s’agit pas encore de projection publicitaire.

projpub05.jpg  projpub04.jpg  projpub06.jpg Appareil automatique de projection lumineuse pour 100 vues sur verre de format 4x4cm.

Afin de permettre le développement des projections publicitaires, il fallut résoudre deux problèmes. D’une part permettre aux projecteurs de fonctionner automatiquement durant un certain temps, sans réglages ou ajustement de la lumière et du passage des vues ; d’autre part disposer d’une source d’éclairage suffisamment puissante et stable, ce que permettait enfin l’éclairage électrique.

dubonnet1.jpg Plaque publicitaire Dubonnet (format 8½ x 10 cm).

Voir : Plaques de verre pour publicité lumineuse

Dès le début du XXe siècle plusieurs constructeurs s’étaient déjà lancés dans la fabrication d’appareils automatiques, mais le réseau électrique n’était pas suffisant pour permettre une alimentation régulière et continue.

Voir : “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO - Lanterne de projection automatique D.R.P.Le projecteur automatique AUTOSCOPE de la Photoscopie -

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Quelques années avant, en 1893, les américains réalisent une expérience de projection publicitaire sur les nuages, pendant les derniers jours de l’exposition internationale de Chicago. Le projecteur se compose d’une puissante lampe à arc dont les rayons sont renvoyés par un réflecteur de 75cm vers un condensateur de 25cm qui les rendent parallèles. A l’avant du système, une lentille réglable à l’aide d’un volant et d’une chaine, permet de faire la mise au point de l’image découpée dans un morceau de carton.

projpub03.jpg  Gros projecteur extérieur utilisé dans les années 30.

Le numéro de “La Science et la Vie” cité plus bas en parle encore 1928 « Reconnaissons qu’il paraît peu probable que ce genre de publicité soit appliqué en France, à cause des impôts élevés qui frappe la publicité lumineuse ». Cependant  d’autres avaient imaginés d’utiliser ce système de projection durant la première Guerre Mondiale « On avait prévu de projeter sur des nuages artificiels créés au moyen de bombes fumigènes, toutes les nouvelles de nature à diminuer le moral de l’ennemi ». mais l’armistice fut signé avant que l’expérience ne soit tentée.

Sources : CNAM – Conservatoire NUMérique et “La Science et la Vie” février 1928.

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MOLTENI, RADIGUET & MASSIOT au sommet de la gloire

Posté par Patrice Guerin le 22 octobre 2011

Les plus belles heures de ces “Constructeurs d’instruments pour les Sciences” remontent au début du XXe siècle. En fait il s’agit d’une seule entreprise issue du rachat et de la fusion de deux Maisons familiales, la Maison Molteni créée en 1782 et la Maison Radiguet créée en 1805.

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Lors de l’Exposition Universelle de 1900 qui s’est déroulé à Paris, les Maisons MOLTENI et RADIGUET & MASSIOT, réunies sous la raison sociale “RADIGUET & MASSIOT”, sont présentent dans 7 classes. Classe 1 “Enseignement Primaire” avec une exposition du Ministère (voir photo ci-dessous) – Classe 2 “Enseignement Secondaire” pour la physique en général – Classe 12 “Photographie” avec des lanternes pour projections lumineuses et les collections de diapositives – Classe 16 “Médecine” avec des appareils de radiologie, de radioscopie et de haute fréquence – Classe19 “Machine à Vapeur” avec des machines et pièces détachées pour la construction par l’élève – Classe 27 “Electricite Générale” avec des grandes bobines d’induction, la pile Radiguet, ainsi que des boîtes à lumière et des projecteurs – Classe 121 “Palais des Armées de terre et de mer” avec du matériel de radiologie fourni aux hôpitaux militaires.

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI - Histoire de la maison MOLTENI

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Elle cumule 10 diplômes d’honneur et 18 médailles d’or reçus à Paris, Londres, Vienne, Amsterdam, Porto, Bruxelles, Philadelphie, Melbourne, Chicago, etc.

Radiguet23   Radiguet 25  Stand de la classe 12 Photographie

A l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900, ce constructeur à reçu 9 récompenses dont 4 médailles d’or et 2 médailles d’argent dans de nombreuses classes parmi lesquelles on peut citer “L’enseignement primaire” avec les projections automatiques MOLTENI ;  la “Photographie” avec les lanternes pour projections lumineuses et les collections de diapositives ; “L’Electricité générale” avec les boîtes à lumière et Projecteurs, etc.

Radiguet 26 Stand de la classe 1 Enseignement Primaire, Exposition du Ministère – Source Musée National de l’Education MUNAE

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Histoire de la maison MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 21 octobre 2011

En 1782, la Maison MOLTENI est fondée à Paris, par B. MOLTENI ( probablement Joseph Antoine Balthazar MOLTENI dit MOLTENO, décédé en 1808). Ce constructeur d’instruments d’optiques, d’origine italienne, est contemporain de ROBERTSON et a probablement construit certains de ses fantascopes.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

Dans les années 1830, alors que la Maison MOLTENI est encore au 11 de la rue du Coq-saint-Honoré à Paris (future rue Marengo), monsieur Alphonse GIROUX, marchand « d’objets de curiosités, de jouets d’enfants, de bronzes et toutes sortes d’objets d’étrennes” au n°7 de la même rue, présente Louis DAGUERRE à Antoine MOLTENI. C’est ainsi que la maison MOLTENI fabriquera les premiers appareils utilisés par DAGUERRE. Leur collaboration durera jusqu’au déménagement, en 1846, de la Maison MOLTENI pour le n°36 rue neuve Saint-Nicolas (qui deviendra le n°62 rue du Château d’Eau en 1851).

Le 2 septembre 1841, création de la Société MOLTENI & Cie entre Antoine MOLTENI père, ancien opticien, Joseph MOLTENI fils, opticien, et Ferdinand SIEGER, opticien, pour l’exploitation d’un établissement de « fabrication d’instruments d’optique, de physique et de mathématiques ». Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) entre dans l’entreprise familiale en 1852, à la suite du décès subit de son père Joseph.

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En 1854, l’entreprise de MM. MOLTENI et Cie occupe la plus grande partie d’un immeuble situé au n°62 de la rue du Château d’eau à Paris. On y trouve une fonderie de cuivre, des ateliers de laminage, d’estampage, d’ajustage et de montage dans lesquels est distribué l’énergie mécanique provenant d’une importante machine à vapeur. « Le principal but auquel ont tendu les efforts des différents chefs de cette maison a été d’obtenir la plus grande somme d’économie dans la fabrication, sans léser toutefois les intérêts des ouvriers, dont le nombre s’élève à 350 environ, et sans nuire à la qualité des produits qui se sont au contraire toujours améliorés… Les moyens mécaniques ainsi employés permettent de remplacer avec une grande précision et une immense économie de temps le travail manuel et toujours lent des ouvriers dont toute l’habileté a pu être mise à profit pour l’exécution d’autres travaux inabordables aux machines. »

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Après le décès subit de Joseph MOLTENI 10 décembre 1852, son frère Jules MOLTENI dépose le 18 avril 1855, un acte sous signatures privées aux termes duquel sont fixés les statuts de la société l’ARCHIMEDE, Société en Nom Collectif à l’égard de Jules MOLTENI et en Commandite par actions à l’égard de A. Goldmid, Léon Halphen, Léon Letrange, Pierre Joseph Mornant et Valié. Cette société a pour objet « la fabrication et la vente d’instruments de précision et tout ce qui se rattache à cette industrie » sous la raison et la signature sociale Jules MOLTENI et Cie.

Molteni 16  Chronomètre solaire – Collection musée du Temps Besançon – Photo Pierre Guenat - Cliquer ici

A l’époque les principales productions de la maison MOLTENI et Cie concernent les instrument de marine, de mathématiques, de géodésie, de mesures linéaires, boussoles, ainsi que tous les instruments d’optique employés aux observations de toutes natures : longues-vues marines, lorgnettes de spectacles, verres de lunettes, lanternes de projection et d’agrandissement avec leurs systèmes d’éclairages, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Lanterne de projection MOLTENI télécommandée - Lanternes de projection scientifique MOLTENI - Lanterne d’agrandissement à chariot fixe MOLTENI - Support à réflexion horizontal MOLTENI - La visionneuse LANTERNOSCOPE de MOLTENI

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Le 21 janvier 1863, Alfred MOLTENI, âgé de 26 ans, demeurant au n°9 de la rue des Petits Hôtels et son oncle Louis Jules MOLTENI demeurant au n°62 de la rue du Château d’Eau, tous deux constructeurs d’instruments de précision, créent une Société en Nom Collectif « pour la fabrication et la vente d’instruments de précision et tout ce qui se rattache à cette industrie » sous la raison sociale J. & A. MOLTENI.

Alfred MOLTENI consacrera tout son temps à développer les projections lumineuses en créant de nombreux appareils, en participant à plus de 12 000 séances de projection, principalement lors de conférences publiques et en développant une collection de plus de 60 000 vues à la fin de sa carrière.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - La collection de diapositives MOLTENI

Après le décès de Jules MOLTENI le 26 mai 1876, Alfred MOLTENI dirige seul l’entreprise jusqu’en octobre 1899, date à laquelle la maison MOLTENI fusionne avec RADIGUET & MASSIOT pour devenir le plus important fabricant français de matériel scientifique. « Depuis longtemps il voulait se retirer, mais il tenait à laisser sa maison entre de bonnes mains. »

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

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“OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO

Posté par Patrice Guerin le 21 octobre 2011

Cette lanterne de projection, fabriquée par l’entreprise MAZO, date de 1929.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

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Elle permet d’assurer le fonctionnement automatique ou commandé à distance du projecteur, ce qui est particulièrement utile pour la publicité ou pour le conférencier qui veut passer les vues sans l’aide d’un opérateur.

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Inventé par M. MARCOU, le dispositif principal de l’appareil consiste en une chaine continue constituée d’éléments amovibles qui permettent de l’allonger ou de la raccourcir selon le nombre de vues à projeter (format 8,5×10 cm). Celle-ci est entrainée par un tambour polygonal animé par un petit moteur électrique à l’aide d’une bielle et d’un disque rotatif de manière à ce que la chaine n’avance que d’un maillon à la fois.

Le passage des vues peut être totalement automatique ou commandé à distance par une poire permettant de couper et de rétablir le courant électrique, ce qui provoque l’apparition de l’image suivante.

La lanterne est un modèle professionnel, à corps spacieux, permettant de recevoir les éclairages les plus variés et les plus puissants, comme un système électrique complet de 650 w. Elle repose sur un pied d’atelier en chêne massif, inclinable et réglable en hauteur, extrêmement stable et peu encombrant, ce qui occupe une place réduite dans une vitrine par exemple.

Différents projecteurs “automatiques” ont été fabriqués par d’autres constructeurs.

Voir : Lanterne de projection MOLTENI télécommandée

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CHROMORAMA

Posté par Patrice Guerin le 17 octobre 2011

Cet ingénieux appareil permet, sans aucune préparation préalable, la vision de tableaux se fondant les uns dans les autres à la manière de la fantasmagorie et cela rien qu’en se servant pour éclairer l’appareil de la lumière du jour ou de celle qui existe dans les appartements.

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Toutes les images peuvent être employées indifféremment
chromolithographies, photographies, gravures, dessins, etc.

La manœuvre de l’appareil est des plus simples. Il suffit d’introduire deux images dans les deux glissières qui se trouvent à la partie supérieure de la boîte. Pour faciliter leur introduction et leur retrait des glissières, il est bon de les introduire dans les porte-chromos qui se trouvent dans le carton accompagnant chaque appareil. Prenant deux de ces porte-chromos garnis de leur image, on les introduit dans les glissières, l’image tournée vers le fond de la boîte ; on ouvre alors une des deux trappes supérieures et une image apparaît aussitôt. On ouvre ensuite doucement la seconde trappe en abaissant progressivement la première, les deux images se fondent l’une dans l’autre jusqu’à ce que la deuxième apparaisse seule et nettement. On change alors pour une autre le porte-chromos de la première glissière et l’on opère inversement, puis on recommence pour la seconde et ainsi de suite autant de fois que l’on aura d’images.

Les dessins, introduits dans chaque petite chambre noire de l’appareil, sont inclinés à 45°. Ils sont réfléchies vers l’objectif par des miroirs à 25°. Pour que la vision soit nette, il faut que l’appareil soit bien éclairé sur le dessus.

1892 – Disponible chez Em. Vatone, 105 av. Parmentier à Paris.

Voir : Visionneuse MONOCLE ou MAGNASCOPE avec plaques de projection MAZO

 

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Projecteur Filmostop Maison de la BONNE PRESSE

Posté par Patrice Guerin le 16 octobre 2011

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En 1926 “L’œuvre des Projections Lumineuses” de la Maison de la LA BONNE PRESSE commercialise un “nouvel appareil complet avec accessoires pour la projection et la vision monoculaire des Films-Stop”. Cet appareil existe en deux modèles. Le premier fonctionne sur courant alternatif et contient dans son socle un petit transformateur réducteur.

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

filmostop01.jpg Petite coffret en chêne (H 35cm, L 24cm, P 13cm) avec serrures et poignée en cuivre, contenant le second modèle avec son rhéostat et quelques films.

Le second est destiné à ceux qui disposent du courant continu, mais son fonctionnement nécessite l’emploi d’un rhéostat et d’un voltmètre. Pour ceux qui ne disposent pas de l’électricité, le FILMOSTOP peut être alimenté avec une batterie d’accumulateurs de 12 v 60 ampères.

BonnePresse 44

A la fin de 1927, une nouvelle version apparaît, dénommée FILMOSTOP B .P . qui fonctionne directement sur courant alternatif 110v ou 220v sans transformateur.

filmostop02.jpg  Projecteur Filmostop Maison de la BONNE PRESSE dans Projecteurs petit format Filmostop-36-150x150  Filmostop-39-150x150 dans Projecteurs petit format  Filmostop-41-150x150

Il s’agit d’un petit projecteur électrique, robuste et bon marché, destiné “uniquement à la projection de vues fixes groupées sur des bandes de film à deux rangées de perforation de même format que le film employé pour la projection cinématographique…  Grâce à sa tête pivotante, le Filmostop peut projeter tous les films, même ceux qui comprennent sur la bande des vues placées horizontalement et verticalement ”.

filmostop04.jpg Le prix d’un modèle complet va de 310 à 650 francs suivant les équipements et le type de courant utilisé.

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Il existe un dispositif sans source lumineuse, qui s’adapte sur toutes les lanternes de projection traditionnelles. Celui-ci permet d’utiliser des films 35mm à la place des vues sur verre de moyen format.

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L’autre version du STOP-FILM ou FILMOSTOP existe en différentes couleurs. Cet appareil est intégralement en fonte et possède l’avantage d’avoir un transformateur intégré sous son socle. La particularité de cet appareil est d’être équipé d’une lampe argentée à bas voltage de 12 v 3,5 ampères qui dégage peu de chaleur tout en étant très lumineuse. Ce projecteur fonctionne sur tous types de courants, grâce à un transformateur réducteur pour le courant alternatif et d’un rhéostat pour le courant continu.

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Le cordon d’alimentation se fixe à l’arrière sur des broches soit en 120 v, soit en 230 v.

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Le film est enroulé sur une bobine métallique amovible qui se fixe à l’extrémité de l’axe de la molette permettant de le faire défiler. Une seconde encoche permet de projeter des films Phathéorama. La fenêtre de projection est constituée de deux plaques de verre entre lesquelles le film glisse.

Voir : Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

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Projecteur fixe 35mm ICA

Posté par Patrice Guerin le 12 octobre 2011

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Dans les années 20, ICA commercialise ce petit projecteur pour films fixes 35mm en bande.

Voir : Projektions Apparat – ICA Dresden

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L’appareil est en épaisse tôle noire, le support vertical est en fonte et le socle en bois. L’objectif chromé ne comporte aucune indication.

Le film s’enroule sur des bobines amovibles équipées de deux petites tiges permettant de les faire tourner.

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Son passe-vues est équipé d’un cache au format 18x24mm horizontal à l’arrière duquel se trouve un condensateur à lentille simple. Lorsque ce cache est retiré, on peut y glisser horizontalement des diapositives de format standard 5x5cm.

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L’éclairage électrique provient d’une ampoule à vis. L’appareil est alimenté par un simple cordon qui se branche sous la partie arrière du projecteur.

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