Colorisation des plaques de verre
Posté par diaprojection le 15 janvier 2012
A la fin du XIXe siècle, les plaques photographiques furent une première approche du réalisme en projection. Elles paraissaient cependant bien ternes à côté des plaques de lanterne magique dessinées à la main et vivement colorées.
Voir : Plaques photographiques pour la projection - -
Exposition Universelle de Paris 1900
Une première possibilité de mise en couleur consistait à faire “virer” les plaques noir et blanc en sépia, bleu ou vert afin de leur donner un aspect plus doux. Ces colorations chimiques pouvaient même s’appliquer partiellement sur certaines parties de l’image « les ciels se colorent en bleu en trempant la plaque d’abord dans du ferrocyanure à 2 ou 3 %, puis dans une solution faible d’un sel de fer. Pour obtenir un certain modelé, on prend soin, avec un second pinceau imbibé d’eau, d’affaiblir la solution sur les nuages par exemple ».
Whisky au pub
Pigeons à Venise
Général Franchet d’Esperey
Un second procédé consistait à peindre à la main la photographie avec différentes couleurs à l’aide de procédés variés : vernis colorés, peinture à l’aquarelle et au fiel de bœuf, couleurs anilines, etc. « Quel que soit le procédé employé, nous noterons que la gamme des tons doit être peu étendue et que les teintes doivent être très douces. Il y a lieu de noter cependant qu’elles devront être plus vives pour les tableaux destinés aux éclairages intensifs ».
Pour colorer les photographies on trouvait dans les catalogues des principaux fournisseurs de lanternes quelques accessoires permettant la mise en couleurs, tels que cette “Boîte pour le coloris des positifs sur verre garnie de 7 flacons de couleur, 1 flacon de préparation pour étendre les couleurs, 1 palette en porcelaine, 1 lave-pinceau et 2 pinceaux, prix 12 francs”. Certaines de ces boîtes comportaient même un pupitre avec verre dépoli pour retoucher les images. Il existait aussi des petits pupitres avec verre dépoli et miroir permettant d’obtenir une bonne luminosité par transparence.
Un autre moyen de colorer artificiellement les vues projetées consistait à placer à devant l’objectif un teinteur ; les anglais, très friand de ce procédé, l’appelait “tinter”. C’est une sorte de bouchon d’objectif ouvert en son centre et comportant des volets articulés sur lesquels on peut placer des plaques de gélatine colorée : bleu en haut pour le ciel et vert en bas pour la nature par exemple. On peut aussi utiliser des verres colorés, mais si l’on incline à demi le volet, le verre a tendance à refléter une partie de la lumière. Il existe aussi un système à disque permettant d’avoir plus de couleurs, mais chacune d’elle couvre l’ensemble de l’image.
Enfin on pouvait placer dans une fente située sur l’objectif divers verres colorés.
Voir : Montage des vues sur verre
















