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Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Posté par Patrice Guerin le 27 avril 2012

Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE dans Lanternes projection BonnePresse-02-150x107   BonnePresse-01-150x102 dans Lanternes projection

La Maison de la Bonne Presse est créée en juillet 1873 sous l’impulsion du père Emmanuel d’ALZON (1810-1880) fondateur, en 1845, de la congrégation religieuse catholique des Augustins de l’Assomption, spécialisée dans l’organisation de pèlerinages. Le but de cette fondation est de « grouper dans une œuvre commune, un ensemble de journaux, de publications, de livres, d’écrits de toute nature, capables de servir à l’apostolat catholique » afin du faire face à la montée des républicains anticléricaux incarné par Jules FERRY (1832-1893), ministre de l’Instruction Public, puis président du Conseil en 1880 et 1883.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

BonnePresse-03b-150x136Le Pèlerin N°187 – 31 juillet 1880 – 4e année

Dès sa création, la Maison de la Bonne Presse édite “Le Pèlerin” puis, en 1880, la revue mensuelle “La Croix” qui devient un quotidien en 1883. “Le Pèlerin” du 22 juillet 1882 publie la lettre d’un certain DELAFOREST, curé de Saint Hilaire à Poitiers, qui fait remarquer que la nouvelle loi Ferry sur l’école laïque (18 mars 1882) va « obliger les paroisses à prendre en charge le catéchisme dès 8 ans et qu’elles ont besoin pour cela de s’appuyer sur des images… N’y a-t-il pas dans le personnel artistique du Pèlerin, quelqu’un de bonne volonté qui consentit à entreprendre une suite de grandes images à l’usage des catéchismes ? ».

BonnePresse-04-121x150  Le père Vincent de Paul BAILLY (1832-1912) est la grande figure des premières années de cette œuvre.

Pour plus d’informations cliquer ici

BonnePresse-05-150x102  Bâtiment rue François 1er en 1883

En quelques années il met en place une véritable entreprise qui deviendra près d’un siècle plus tard, en 1969, le groupe Bayard Presse. En 1882, il comprend avant beaucoup d’autres le rôle que va jouer l’image dans l’éducation et en édite par milliers. Lors du congrès de “La Croix” qui se déroule en septembre 1895, le comité de diffusion du Mans signale le succès d’une nouvelle méthode pour toucher le public potentiel du quotidien : les conférences avec projections lumineuses « 1200 personnes étaient venues à la soirée de recrutement de lecteurs, mais il est clair qu’elles avaient surtout été attirées par l’annonce de projections sur la Terre Sainte ». Certains prêtes utilisent même les projections lumineuses pour illustrer leur prêche.

Voir : Les projections lumineuses dans l’Eglise

BonnePresse-06-150x100

A la suite de cela, le père BAILLY charge Georges-Michel COISSAC (voir PORTRAITS) de mettre sur pied le service des projections au sein de la Maison de la Bonne Presse. En novembre de la même année, on peut lire dans “Le Pèlerin” que La Bonne Presse fait construire elle-même « une lampe à projections qui n’est rien moins qu’une petite merveille et dont les résultats dépassent de beaucoup ce que l’on avait atteint jusqu’ici ».

fascinateur01.vignette

En mars 1899 paraît à Lyon le premier numéro de “L’ange des projections lumineuses”, premier périodique catholique consacré aux projections lumineuses. La Maison de la Bonne presse édite, quant à elle en 1898, une petite revue “Les Conférenciers” qui propose, sous forme de fascicules, des conférences sur des sujets les plus divers écrites par des spécialistes. Le 1er janvier 1903 paraît “Le Fascinateur”, organe des récréations instructives de La Bonne Presse destiné à accompagner le développement des projections fixes puis cinématographiques. Michel COISSAC en sera le rédacteur en chef durant près de vingt ans.

bonnepresse-07a-150x143  Salle de vente des Projections

Sous l’impulsion de Michel COISSAC, le service des projections va se développer durant toute la première moitié du XXe siècle, en associant trois éléments complémentaires.

BonnePresse-17-106x150  BonnePresse-08-150x911 – La création d’une collection de vues dessinées ou photographiques sur de multiples sujets, la religion bien sûr, mais aussi sur l’histoire, les voyages et l’éducation.

Voir : La Pastorale de Noël

BonnePresse-09-150x942 – Le développement et la commercialisation d’appareils de projections fixes puis cinématographiques et tous les accessoires qui vont avec dont les différents systèmes d’éclairage inventé à l’époque.

Voir : Les premières lanternes de projection  -  Projecteur Filmostop - Lanterne “Universel”

 

BonnePresse-10-150x1123 -  L’édition de divers fascicules de conférences et publications dont il est le rédacteur en chef.

Voir : article à venir

BonnePresse-11-139x150  Paul FERON-VRAU

Le 1er avril 1900, Paul FERON-VRAU (1864-1955), héritier de Philibert VRAU et intime des Augustins, prend la direction de cette œuvre après l’avoir rachetée à ses propriétaires quinze mois avant le vote de la Loi sur les Associations qui dépouille les congrégations religieuses. Avec l’aide d’autres industriels du Nord, il fonde en 1904  la société de la Presse Régionale qui a pour objectif d’aider financièrement des journaux catholiques de province à se développer afin de s’opposer à la politique gouvernementale dans le contexte du “Bloc des gauches” et de la crise créée par la loi de séparation de 1905.

BonnePresse-12-150x150  BonnePresse-13-150x150 Pour voir le film de l’INA cliquer ici

Malgré la cession de la Maison de la Bonne Presse à une personne privée et sans tenir compte des preuves matérielles de cette vente, la justice donne tous droits au liquidateur des Assomptionnistes. Les immeubles et le matériel sont vendus en 1908 et rachetés par la société civile La Jeanne d’Arc. Le 23 décembre 1909, M. Paul FERON-VRAU rachète au cours d’une vente, le fonds de commerce, les marchandises et tous les titres de la Maison de la Bonne Presse.

BonnePresse-14-150x122  BonnePresse-15-150x122   BonnePresse-16-21x150  Collection G.V.

En 1927, la Maison de la Bonne Presse commence à diffuser sa collection d’images sur des petites bobines de films fixes « 50 images tiennent sur un film de 25 grammes si bien qu’une poche de soutane peut contenir 50 bobines ! »

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

bonnepresse-18-300x218  Action de la Maison de la Bonne Presse au capital de quatre millions de francs – 1929

Aujourd’hui la Maison de la Bonne Presse, devenue Bayard Presse en 1969, reste toujours la propriété exclusive des Augustins de l’Assomption.

Pour en savoir plus cliquer ici

 

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Le colporteur d’images de Renaud PERRIN

Posté par Patrice Guerin le 14 avril 2012

Le colporteur d'images de Renaud PERRIN dans Gravures et Chromos Colporteur-231x300  Linogravure originale 2/5 sur papier d’art (35 x 45 cm) de Renaud PERRIN, artiste français contemporain.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMASMontreurs de lanterne magique

Renaud PERRIN est né dans le nord de la France en 1977. Elève à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg, il suit les cours de Claude LAPOINTE et obtient son diplôme en 2000. Après avoir dessiné pour la presse (Le Monde, Historia, Le Nouvel Observateur…) durant quelques années, il s’installe à Marseille et se lance dans l’illustration de livres pour enfants. En 2003, il commence à travailler en linogravure, une technique proche de la gravure sur bois et s’installe en atelier avec d’autres illustrateurs et dessinateurs. Parallèlement à cela, il travaille comme scénographe et réalise des films d’animation dont «Devoïko» et «Ispaïtché» avec le groupe de musique Boya , et «Yapétole» pour une création de la compagnie de marionnettes «Latypique». Ce jeune artiste aux multiples talents a participé à de nombreuses expositions et publié plusieurs albums illustrés personnels.

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Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

Posté par Patrice Guerin le 10 avril 2012

Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN dans Lanternes projection Tournesol-GV-01-150x123     Tournesol-GV-02-88x150 dans Lanternes projectionCollection G.V.

En 1906, l’ingénieur DILLEMANN (voir PORTRAITS), invente une lanterne d’agrandissement et de projection « rompant complètement avec la tradition et répondant à tous les besoins de l’amateur et du  professionnel tout en offrant le maximum de sécurité et de garantie ».

Voir : Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN

Tournesol-GV-03-150x150   Tournesol-GV-04-88x150   Tournesol-GV-05-98x150  Collection G.V.

Cette lanterne “Tournesol” a une forme toute nouvelle permettant une importante ventilation entre la source lumineuse et le condensateur grâce à une colonne d’air froid qui entre par l’arrière, pénètre à l’intérieur par un certain nombre de perforations et sort par le haut de l’appareil. Elle est équipée pour recevoir le système d’éclairage à l’alcool breveté par DILLEMANN.

Voir : Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Tournesol-GV-06-150x130  Tournesol-GV-07-150x120  Vue de gauche, on voit très bien la forme conique du support de condensateurs

Outre sa forme originale, la particularité de la lanterne “Tournesol” réside dans un passe-vues tout à fait original. Ce passe-vues rotatif permet de projeter les clichés sans avoir besoin de les inverser tête en bas. Les diapositives sont introduites dans une petite fenêtre située à l’avant de la partie inférieure de l’appareil. Le mouvement de rotation du passe-vues amène le cliché à l’envers dans l’axe de projection entre le condensateur et l’objectif. « Cette disposition donne à l’opérateur une liberté de mouvement beaucoup plus grande et elle évite la projection de vues retournées, incident qui se produit assez fréquemment avec les châssis va-et-vient de type courant ».

Tournesol-GV-08-150x150 Collection G.V.

La lanterne “Tournesol” grand modèle à la particularité de comporter un double système optique. L’un de court foyer (condensateur de 103mm) pour obtenir le maximum de rendement lumineux en projection ; l’autre de foyer plus long (condensateur de 130mm) pour offrir le maximum de netteté des négatifs et une répartition uniforme de la lumière pour des clichés allant jusqu’au format 9x12cm. Les grandes dimensions de la boîte à lumière permettent d’employer un arc électrique avec le condensateur de 103mm afin d’obtenir un grossissement considérable.

DILLEMANN a fabriqué deux autres lanternes d’agrandissement et de projection semblables à celle-ci :
- un modèle standard : Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN
- un modèle “Simplifié” : Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN

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Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN

Posté par Patrice Guerin le 8 avril 2012

En janvier 1907, “L’Information Photographique” publie un article concernant les nouveautés figurant au catalogue DILLEMANN « nous devons mentionner divers perfectionnements apportés au brûleur de la lampe “Sol” à incandescence par l’alcool ».

Voir : Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN dans Lanternes projection Tournesol-09-300x243

Ce catalogue présente aussi une lanterne simplifiée pour agrandissements et projections, commercialisée sous le nom de “Taxisol”. Cette lanterne absolument étanche à la lumière et à grande aération, comporte un condensateur de 110mm permettant l’agrandissement et la projection de clichés 6½x9cm. L’objectif double, à combinaison Petzval, est muni d’un iris démontable. Elle semble équipée d’un passe-vues normal,  à la place de l’original passe-vues rotatif.

Tournesol-mire-150x119 dans Lanternes projection Collection G.V.

« Enfin signalons un positif sur verre pour la mise au point des agrandissements, qui est la réduction du tableau d’essai des objectifs de la maison Krauss. Il permet, grâce aux lignes d’épaisseurs diverses qu’il comporte, d’effectuer une mise au point précise et rigoureuse du cliché à agrandir ».

DILLEMANN (voir PORTRAITS) a fabriqué deux autres lanternes d’agrandissement et de projection semblables à celle-ci :
- un modèle standard : Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN
- un modèle “Grand format” : Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

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Une séance de lanterne magique chez les Grandpierre

Posté par Patrice Guerin le 4 avril 2012

Une séance de lanterne magique chez les Grandpierre dans Images projetees GrandPierre-01-150x124  Vue provenant de la conférence illustrée n° 252 – Après l’Ecole février 1909

« Le capitaine Grandpierre n’avait que trente-cinq ans lorsqu’une blessure reçue devant Sébastopol le força de renoncer au service. Mais une douce consolation lui était réservée, il devait épouser à la fin de la guerre, Hélène Lebrun, une jeune fille, bonne, aimable et bien élevée qui lui avait inspiré autant d’estime que d’affection…

Le jeune ménage vivait largement et faisait des économies, même après la naissance d’un joli bébé, dont monsieur Grandpierre se promit de faire un maréchal de France ou tout au moins un colonel. Une petite sœur naquit l’année suivante, puis une autre, et celle-ci fut suivie de deux gros garçons… Monsieur Grandpierre, absorbé dans une lecture intéressante, ne faisait attention ni à la mauvaise humeur d’Alfred, le petit dernier, ni aux joyeux propos qui, de temps à autre, rompaient la monotonie du jeu choisi par ses autres enfants.

GrandPierre-02-99x150 dans Lanternes magiques  GrandPierre-03-105x150 dans Projecteurs jouet

La porte s’ouvrit doucement, et un inconnu s’arrêta sur le seuil. Sa haute taille, ses yeux brillants, ses dents blanches dont un teint de mulâtre faisait ressortir l’éclat, son costume de velours noir constellé de broderies et son chapeau pointu, orné de rubans aux vives couleurs, annonçaient une profession bizarre et une origine étrangère ; toutefois son visage disparaissait presque entièrement sous d’épais favoris et une longue barbe noire.

chromoenfants08.vignette  Voir : Chromos lanterne magique enfants

Berthe et Anna eurent un petit mouvement de frayeur, mais Louis et Henri battirent des mains, avant même que le nouveau venu eût prononcé, d’une voix vibrante, ces mots qu’ils attendaient :

- « Lanterne magique ! Pièce curieuse ! Demandez, mesdames et messieurs. Voici la lanterne magique du signor Verdini.
- « Oh ! Papa, papa, fais-nous voir la lanterne magique » dirent à la fois les deux fillettes.
- « Il y a si longtemps que tu nous as promis de nous donner ce plaisir quand l’occasion s’en présenterait » poursuivit Louis, l’ainé des enfants.
- « Entrez, signor Verdini, et placez ici votre merveilleux instrument » dit monsieur Grandpierre.
- « C’est justement ce qu’il me faut, si vous me permettez d’ouvrir la pièce contiguë. Je me tiendrai sur le seuil et je ferai défiler mes tableaux sur le rideau que je vais placer en face. »

soleil-lune-300x79 Plaque peinte à la main – XIXe

« Attention, mesdames et messieurs » dit le signor Verdini « Voici d’abord monsieur le Soleil qui sort de son lit de nuages et qui s’avance majestueusement… Il est suivi de madame la Lune au pâle visage qui éclaire les nuits d’une lumière douce et paisible… » Les enfants battirent des mains. De jeunes paysannes couronnées de fleurs et portant des guirlandes formaient une ronde sur l’écran à laquelle les sons d’un orgue de Barbarie servaient d’accompagnement… Les personnages, d’abord très distincts, grandirent en s’effaçant graduellement et firent place à une scène différente…

- « Si vous le permettez, mesdames et messieurs » reprit l’italien, dès que l’orgue eut cessé de faire entendre ses airs les plus joyeux « nous terminerons cette première partie de la représentation en vous faisant voir les principales villes de l’Europe avec les costumes de leurs habitants. »

GrandPierre-04-150x40  Plaque peinte à la main – XIXe

Voir : Montreurs de lanterne magique

GrandPierre-05b-123x150Lanterne de colporteur. Collection F.B.

Après le spectacle, on s’entretint du merveilleux instrument, et Henri put en expliquer le mécanisme à ses sœurs.
- « La lanterne magique » leur dit-il, « renferme une lumière dont les rayons frappent vivement des figures placées sur une lame de verre. Une lentille grossissante, comme celle d’un microscope, est fixée dans un petit tube qui fait suite à la lame de verre. Cette lentille développe énormément les figures, qui viennent ainsi se projeter sur le rideau. Vous avez dû remarquer que plus ces images grandissent, moins elles sont nettes. »
- « Oui ; mais comment grandissent-elles ? » demanda Berthe. « C’est sans doute le secret du signor Verdini ? »
- « C’est un secret simple ; plus il éloigne son instrument du rideau, plus les tableaux prennent de développement ; mais comme ils deviennent confus, il les remplace par d’autres au moment où ils sont sur le point de disparaître. »

Extrait du livre “La Lanterne Magique” par Eugène ROSARY à Rouen, Mégard et C°, libraires-éditeurs – 1876.

Voir : Lanterne magique et projections familiales – ToverlantaarnLa lanterne magique ou le spectacle amusant

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Invention de l’ampoule électrique

Posté par Patrice Guerin le 3 avril 2012

Le principe de l’ampoule électrique consiste à porter un filament conducteur à une température assez élevée pour qu’il devienne lumineux.

Invention de l’ampoule électrique dans Sources lumineuses Edison-01-150x112  Lampe De CHANGY

En 1858, monsieur De CHANGY, ingénieur français travaillant en Belgique, construit la première lampe à incandescence avec une baguette de charbon de cornue enfermée dans un œuf de verre. Par la suite, il remplace le charbon par un fil de platine auquel il fait subir une sorte de cémentation par chauffage avec de la poussière de charbon avant de le faire passer à la filière.

A la fin des années 1870, l’anglais Joseph SWAN (1828-1914) met au point une ampoule électrique à incandescence avec filament de coton sans prendre la précaution de déposer un brevet, ce qu’il ne fait qu’en 1880, en Grande-Bretagne uniquement (n°4933). Il est aussi l’inventeur du culot à baïonnette.

Edison-09-150x131 dans Sources lumineuses  3 lampes présentées à l’exposition internationale d’Electricité de Paris en 1881.

Les premières expériences montrent que le fil de platine fond assez souvent. Thomas EDISON (voir PORTRAITS), remplace le fil métallique par des fibres de bambou japonais, après avoir testé 6 000 substances végétales qu’il fait chercher dans le monde entier, avec un budget de 40 000 dollars. Ce filament, carbonisé à haute température, est fixé aux extrémités de deux fils de platine soudés dans le verre et formant électrodes. Le tout est enfermé dans une ampoule où l’on fait le vide avec une pompe à mercure. Par la suite le bambou fut remplacé par une pâte de cellulose qu’une filière transformait en filament du diamètre voulu avant de le carboniser en vase clos.

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Le comte Théodore Du MONCEL, membre de l’Institut, écrit en 1880 « La réputation que monsieur EDISON  s’est acquise par l’invention du phonographe, a été la cause d’importants désastres financiers, lorsqu’il annonça, il y a quelques mois, qu’il avait résolu définitivement le problème si longtemps cherché de la lumière électrique… Les actions des compagnies de gaz tombèrent dans une proportion énorme… La vérité est que l’invention de monsieur EDISON n’était au début que très peu de chose, elle pourra peut-être acquérir un jour de l’importance ».

Edison-02-112x150 Edison-03-83x150  Edison-04-150x150 Lampes Edison  Edison-11-93x150

En 1878, EDISON fonde l’Edison Electric Light Co. à New York. L’année suivante, il dépose le brevet de la première lampe électrique à incandescence (avec filaments de carbone) qui reste allumée 45 heures. En 1882, en Angleterre, Thomas EDISON fusionne avec Joseph SWAN pour fonder la société “Edison & Swan United Co” aussi appelée “Ediswan”.

Edison-05-150x143  Edison-06-150x114  Edison-07-150x82  Edison-08-150x93

Utilisée pour la projection, l’ampoule électrique à incandescence ne rencontre guère de succès malgré une grande facilité d’utilisation en toute sécurité. D’une part à cause de la rareté du réseau électrique à la fin du XIXe siècle ; d’autre part à cause de son faible pouvoir éclairant qui en réserve l’usage au particulier. Le catalogue Radiguet & Massiot propose « à toute personne possédant le courant électrique, un éclairage par lampe à incandescence modèle ordinaire de 16 bougies ou lampes dites “Focus” de 50 à 100 bougies… Ce mode d’éclairage est recommandé toutes les fois qu’on se contentera d’une image de 1m25 à 1m50 au plus ; sorte de lanterne magique pour amuser les enfants et confier au besoin l’instrument à leurs mains inhabiles ».

Edison-10-150x104Lampe à incandescence adaptée sur un ancien brûleur à gaz

En 1895, le physicien allemand Walther Hermann NERNST dépose le brevet d’une lampe électrique fonctionnant à l’air libre.

Voir : Ampoules à incandescence NERNST

En 1898, Carl AUER VON WELSBACH parvient à remplacer le filament de carbone des lampes électriques par un filament métallique beaucoup plus lumineux et durable. En 1906, il met au point le filament osmium-tungstène.

Pour en savoir plus cliquer ici

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