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Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

Posté par Patrice Guerin le 27 février 2013

Les origines de cette entreprise remontent aux années 1740, époque à laquelle Richard WRIGHT crée une entreprise d’orfèvrerie sur Maiden Lane à Londres. C’est là que John JOHNSON devient apprenti avant de reprendre l’affaire.

Vers 1839 JOHNSON & SONS commence à fabriquer les sels d’argent et d’or nécessaires pour le nouveau procédé photographique inventé par William Henry FOX TALBOT (1800-1877) – il s’agit du procédé négatif-positif tel que nous le connaissons aujourd’hui. C’est à ce moment-là, que JOHNSON commence son activité dans le domaine de la photographie.

Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY dans Projecteurs jouet johnson-01-150x95  © English Heritage

Pendant la seconde Guerre Mondiale, JOHNSON fournit la plus grande partie des produits chimiques nécessaires au traitement des photographies aériennes, surtout après la destruction, en septembre 1940, de “Ensign Ltd” l’entreprise de HOUGHTON-BUTCHER, créée en 1834. Le mois suivant cette destruction, le stock restant des agrandisseurs, épidiascopes et caméras cinéma est repris par JOHNSON & SONS. « Bien que Ensign Ltd doit être fermé, nous sommes heureux d’apprendre que des dispositions ont été prises permettant à monsieur Stanley HOUGHTON, le directeur général sortant et monsieur Fred BUTCHER, le directeur technique ainsi qu’aux membres du personnel de rejoindre JOHNSON & SONS, de Hendon, qui ouvrira prochainement un nouveau service dans ces domaines d’activité ».

johnson-02-106x150 dans Projecteurs jouet Collection M.F.

Ayant déménagé les bureaux et l’entrepôt de produits chimiques en 1927, de Finsbury-Londres à Hendon, l’entreprise change de nom en 1948. “JOHNSON & SONS Manufacturing Chemists Ltd”, devient alors “JOHNSONS of HENDON Ltd”, mais ce nom est déjà utilisé sur certaines publicités depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale. En 1972, JOHNSONS of HENDON est acquis par la Société Hestair ; puis en 1977, l’entreprise est rachetée par Eumig qui donne son nom à cette nouvelle structure : “Eumig (UK) Limited”.

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Dans les années 1950, JOHNSONS of HENDON Ltd fabrique et commercialise un petit projecteur pour enfants fonctionnant avec une simple pile de lampe de poche. Cet appareil permet de commercialiser des films en bande (Film Strip) sous license “Walt-Disney Mickey Mouse Ltd”. « Le projecteur de films JOHNSON DISNEY est un vrai petit projecteur qui produit des images en couleurs claires et nettes jusqu’à 2 pieds (0m60) de côté représentant de véritables illustrations de Walt-Disney provenant des célèbres films de dessins animés. Un système optique bien conçu garantit des résultats étonnamment clairs et nets ».

A la même époque, d’autres projecteurs sont vendus avec des films Walt Disney sous licence.
Voir : Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

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L’appareil se compose d’une boîtier de pile électrique en tôle peinte avec une porte articulée à l’arrière permettant d’introduire la pile de 4,5 volts. A l’avant, un système optique très simple vient s’emboiter sur le boîtier. Il est composé d’une petite lentille condensateur, placée juste derrière le passe-film et d’un objectif coulissant équipé d’une lentille frontale.

johnson-09-150x111 Collection T.A.

Ce projecteur est tout d’abord présenté dans une version noire fort semblable à une lampe de poche dont il a conservé la poignée supérieure. Sur l’emballage, de couleur jaune, l’inscription Walt Disney et prépondérante tandis que l’indication “Johnson of Hendon” apparaît en petit. L’appareil est présenté comme une “Lanterne” – Collection T.A.

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La seconde version de ce projecteur possède une finition grise argentée réalisée en peinture émaillée. La poignée a disparue mais l’interrupteur reste le même. L’emballage, en carton assez léger, est de couleur bleue. L’appareil est dénommé “Johnson-Disney film strip Projector”. Le terme “Projecteur” en fait un appareil beaucoup plus moderne que le précédent.

johnson-12-150x98  johnson-13-104x150  A droite collection M.F.

La troisième version de ce projecteur,  possède aussi une finition grise argentée. L’interrupteur, en plastique blanc, est placé sur le dessus de l’appareil. L’emballage, en carton rigide avec couvercle amovible, est de couleur rouge. En plus de l’appellation précédente dont la typographie a été modernisée, il y a l’indication “N°2 Outfit” ce qui signifie qu’il s’agit d’une nouvelle version.

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L’appareil est livré complet dans un emballage en carton très attrayant conçu par les studios DISNEY et imprimé en 6 couleurs. Il est accompagné d’un mode d’emploi, d’une ampoule, d’une pile électrique de 4,5v et d’un certain nombre de films (N°1 : 1 film – N°2 : 6 films – N°3 : 12 films) ; de plus il est possible d’acheter des films individuellement ou par séries de six.

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Chaque film contient 24 vues couleurs plus le titre. Il est enroulé autour d’un axe en bois qui se place directement dans le projecteur. Le film est rangé dans une petite boîte en carton de couleurs différentes suivant les séries. De plus chaque boîte contient une petite notice sur laquelle sont imprimés les commentaires de chaque vue.

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Les boîtes de films peuvent être regroupées par couleurs dans des petits coffrets en carton contenant 6 boîtes. Par exemple, le coffret bleu foncé correspond à la “SERIES 51”, le coffret rouge foncé à la “SERIES 52”, le coffret vert à la “SERIES 53”, etc.

johnson-23-300x157 Collection T.A.

Pour plus de renseignements sur JOHNSON of HENDON cliquer ici

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Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

Posté par Patrice Guerin le 24 février 2013

Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino dans Projecteurs jouet optimar-05-129x150

OPTIMAR est une entreprise autrichienne située à Salzbourg, spécialisée dans l’optique et la mécanique de précision.

optimar-01-150x100 dans Projecteurs petit format  optimar-02-150x86  optimar-03-150x104

Dans les années 1950 OPTIMAR fabrique un petit projecteur en tôle pour enfant. Celui-ci est très facile d’utilisation et à la portée de n’importe quel utilisateur. Le déroulement horizontal du film se fait à l’aide d’une petite manivelle.

optimar-04-128x150  Ce petit projecteur existe en différentes couleurs.

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La lanterne magique OPTIMAR permet de projeter « de jolis contes de fée colorés » dont certains sont csont édités sous copyright Walt Disney, comme “Les trois petits cochons”, “Cendrillon”, “Dumbo, l’éléphant volant”, “Bambi le cerf”, “Blanche-Neige et les sept nains”, “Mikey-Mouse et la balade en fusée”, etc.

optimar-08-150x88  Film N°7 – “Les trois petits cochons”

optimar-09-150x84  Film N°9 – “Dumbo, l’éléphant volant”

optimar-10-150x85 Film N°12 – « Mickey-Mouse et la balade en fusée”

Les films, tirés sur pellicule Agfa-Color, sont au format 35mm et comportent une douzaine de vues chacun plus le titre. Chaque bande raconte une petite histoire. Elle est emballée dans une pochette en plastique au dos de laquelle sont imprimés de courts textes correspondant à chaque vue.

optimar-13-150x34  Il existe aussi d’autres sujets présentés sur des films en noir et blanc.

A la même époque, d’autres projecteurs sont vendus avec des films Walt Disney sous licence.
Voir : Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

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La lanterne magique ou le spectacle amusant

Posté par Patrice Guerin le 23 février 2013

La lanterne magique ou le spectacle amusant dans Gravures et Chromos lanterne-1815-01-150x99  lanterne-1815-02-99x150 dans Lanternes magiques  Livre de 1815
“Spectacle amusant donné par un Père à ses Enfans”, tel est le sous-titre de ce petit livre traduit de l’anglais, datant de 1815. Edité à Paris à la librairie du Lys d’or chez H. Vauquelin.

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« Mon oncle a été très content de nous cette semaine, et il nous a promis que si nous continuions de nous bien comporter, il nous montrerait la “Lanterne Magique” qu’il a été si longtemps à faire. Je me persuade que ce sera une  chose très amusante ; car, non seulement nous verrons les figures danser au mur, non seulement nous verrons un éléphant baisser et relever sa trompe ; mais il nous racontera les histoires des petits garçons et des petites filles dont il a dessiné les portraits ».

lanterne-1815-04-150x92  Chromo début du XXe siècle

Voir d’autres chromos : Chromos lanterne magique enfants

Le lendemain soir, monsieur Manly prépare la lanterne magique ; mistriss Manly met un écran devant le feu ; Frédéric, Caroline, Sophie et Edouard rangent des chaises d’une manière convenable, et éteignent les lumières.

lanterne-1815-05-150x94  « Ce que vous voyez est une mascarade d’enfants »

« Messieurs, mesdames, vous allez voir ce que vous allez voir… Ce que vous voyez est un bal composé de masques pour les fêtes de Noël… Il fut convenu qu’on formerait une mascarade à laquelle tous les enfans du voisinage seraient invités.  »

Le spectacle familial pour enfants est un thème récurent des projections lumineuses qui durera bien au delà du XIXe siècle avec ses fameuses lanternes magiques en tôle multicolore.  Dans les années 1950, il est encore largement exploité pour promouvoir les bandes dessinées et autres produits destinés aux enfants.

Voir les articles suivants publiés sur ce site :

 

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Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE

Posté par Patrice Guerin le 11 février 2013

Image de prévisualisation YouTube

Film réalisé par un opérateur des frères LUMIERE en 1896. Il fut tourné en noir et blanc puis colorisé à la main, image par image.

Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE dans Projections pour Spectacles danserpentine-01-300x173  La “Danse serpentine” s’inspire du spectacle de Loïe FULLER (1862-1928), qu’elle crée au Park Theatre de Brooklyn à New-York, le 15 février 1892. « N’est-ce pas féérique que de voir cette femme se transformer sous nos yeux en orchidée, papillon ou peut-être même en serpent comme le nom de son spectacle l’indique ».

Cette chorégraphie spectaculaire est mise en valeur par les costumes et les jeux de lumières provenant de plusieurs projecteurs équipés de puissants systèmes d’éclairage fonctionnant avec un arc électrique. Loïe FULLER dépose une dizaine de brevets et copyright, principalement pour ses accessoires (sels phosphorescents qu’elle élabore elle-même et applique sur ses costumes) et pour ses dispositifs d’éclairage.

danserpentine-02-105x150 dans Projections pour Spectacles  En 1896, elle danse aux Folies Bergère, haut lieu de la vie parisienne à la Belle Epoque.

Loïe FULLER devient l’une des artistes les plus importantes et les mieux payées du spectacle. Elle est la muse de l’Art Nouveau, mouvement artistique de la fin du XIXe et début XXe siècle, qui met en valeur les lignes courbes. C’est la première à danser librement sans corset, avant sa compatriote Isadora DUNCAN qui révolutionna elle aussi la pratique de la danse par sa grande liberté d’expression. Son spectacle connaît un tel succès que de nombreuses imitatrices se l’approprièrent très rapidement. Peu de temps après, des danses serpentines à cheval sont  inaugurées au Cirque d’été par mademoiselle Hélène GIRARD. Par la suite cette danse est exécutée au milieu d’animaux féroces « le premier essai, tenté au théâtre de la Gaité, ne fut pas très heureux. Durant les répétitions, l’un des quatre lions, agacé par les changements d’éclairage, se jeta sur la danseuse, mademoiselle Bob WALTER, et mordit cruellement le dompteur MARK qui s’élança pour la protéger ».

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Dans la “Danse Serpentine”, Loïe FULLER utilise des voiles de soie accrochés au bout de longues baguettes de bois, qu’elle agite de manière très coordonnée. Durant le spectacle qui se déroule sur une scène entièrement tendue de velours noir, cette soie blanche prend diverses teintes grâce aux couleurs provenant de projections lumineuses. « Une dizaine de projecteurs, disposés dans les cintres, dans les coulisses et aux premières loges, dirigent sur la danseuse en mouvement, leurs faisceaux lumineux diversement colorés, qui produisent dans les étoffes agitées par l’extraordinaire artiste des effets absolument féeriques ».
Source : La Science & La Vie N°45 juillet 1919

danserpentine-09-91x150  danserpentine-10-91x150  Collection G.V.

Le catalogue “Clément & Gilmer” de 1900 présente dans ses pages une « Collection artistique de tableaux finement peints sur verre pour les projections dites : Manteau magique, Femme Papillon ou Loïe Fuller ». On y voit aussi des projecteurs équipés de grands disques de verres colorés, aussi appelés “Boîtes à lumière” destinés aux projections lumineuses dans les théâtres.

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« L’éclairage est obtenu par des lampes à incandescence munies de réflecteurs paraboliques. Chaque réflecteur est monté sur une planche noircie qu’une personne tient facilement de la main gauche, tandis que, de la main droite, elle fait tourner devant la source lumineuse un disque de verre divisé en secteurs de couleurs variées. L’appareil est très portatif, ce qui permet de suivre facilement les mouvements de la danseuse. »
« Aux Folies-Bergères, on employait huit lampes, quatre en avant et quatre en arrière, disposées comme le montre le schéma ci-dessus. Au Petit-Casino l’on se contentait de deux et dans les autres théâtres, on se servait de lampes à arc. »
Source : L’électricité au théâtre par J. Lefèvre vers 1894

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Voir : Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle - Colorisation des projections lumineuses

 

A la fin du XIXe siècle la puissance d’éclairage des lanternes de projection permet d’utiliser les projections lumineuses dans d’autres spectacles.

Voir : Projection de la chevauchée des WALKYRIES

 

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Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

Posté par Patrice Guerin le 8 février 2013

Histoire de KODAK : 1 - Les débuts dans Brevets et inventeurs kodak-51-135x150

En avril 1880, George EASTMAN (voir PORTRAITS), loue le troisième étage d’un petit bâtiment de la state Street à Rochester et commence à fabriquer des plaques sèches destinées à la vente. « L’idée m’est petit à petit venue à l’esprit », dira-t-il plus tard, « de rendre l’appareil photo aussi pratique que le stylo. » Ses premières expériences ont pour objectif de mettre au point un support photographique plus léger et plus flexible que le verre. En 1883, il transfert ses bureaux dans un immeuble de quatre étages au 343 State street, aujourd’hui encore le siège social de cette entreprise multinationale.

kodak-42-111x150 dans Brevets et inventeurs  Les locaux vers 1890 – Document G.V.

1884 – Création de “Eastman Dry Plate and Film Co”

En 1884, George EASTMAN fonde “Eastman Dry Plate and Film Co”, société au capital de 200 000 $ qui comptait 14 actionnaires.

1888 – Commercialisation du premier appareil photo KODAK

George EASTMAN dépose la marque “KODAK” : « J’ai inventé ce nom moi-même. La lettre « K » a toujours été l’une de mes préférées… ». Il veut un mot simple, frappant et prononçable dans toutes les langues.

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Son fameux slogan « You press the button, we do the rest » (Vous appuyez sur le bouton, nous nous chargeons du reste) marque la naissance de la photographie pour tous. Il décrit parfaitement le positionnement de KODAK : fabriquer des appareils simples d’utilisation permettant de commercialiser “en masse” de la pellicule et les services qui vont avec : développement, tirage, etc.

1889 – Invention de la pellicule souple

Après 3 ans de recherches, avec l’aide du chimiste H.M. REICHENBACH, George EASTMAN met au point une pellicule photographique révolutionnaire, composée d’un support en celluloïd* sensibilisé par une émulsion argentique « aussi transparente que le verre et suffisamment souple pour en faire un rouleau ». Ce film, découpé en bandes de 35mm, permet à Thomas EDISON (voir PORTRAITS) de mettre au point, en 1891, le “Kinetographe”, caméra pouvant enregistrer instantanément plusieurs photographies successives sur une pellicule photographique. Cinq ans plus tard, en 1896, EASTMAN-KODAK produit 100 000 appareils et plus de 70 kms de film souple.
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* Le celluloïd (nitrate de cellulose plastifié par du camphre) fut inventé en 1869 par John Wesley HYATT (1837-1920) , un imprimeur du New-Jersey qui cherchait une matière synthétique pour fabriquer… des boules de billard ! Cette matière – malheureusement extrêmement inflammable – pouvait être facilement utilisée dans des moulages ou pour la préparation de peintures et de vernis. Elle fut introduite en France vers 1875 sous l’impulsion de la Compagnie Française de Celluloïd située à Stains.
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kodak-44-150x90  Les premiers bâtiments à Rochester Park – Document G.V.

1891 : installation à Rochester Park

Tout en gardant les locaux de State street, la fabrication de films et de papier photographique est transférée dans quatre nouveaux immeubles construit à Rochester Park « Etablis dans un parc de 7 hectares, les bâtiments, qui pour la plupart n’ont qu’un seul étage, sont construits en briques avec garnitures en pierre de taille de couleur sombre. Le bâtiment principal, dominé par une monstrueuse cheminée, mesure 16 mètres de large par 63 mètres de long. Il contient les machines motrices et les ateliers de construction. »

L’année suivante la société devient la “Eastman Kodak Company”.

kodak-45-150x61  Usine KODAK à Harrow (GB)

La même année KODAK installe une première usine de fabrication en dehors du territoire américain. Elle se situe à Harrow, près de Londres en Angleterre. « A Harrow on revoit les mystérieuses chambres noires de Rochester. Un grand nombre d’ouvriers fabriquent des centaines de bobines de pellicules tous les jours. Il y a aussi un atelier immense où sont fabriqués en grande quantité les papiers au bromure et au chlorure ».

kodak-46a-150x104  Le “Palais de cristal”– Document G.V.  kodak-46b-150x104

1893 : Construction d’un immeuble de 6 étages, rue State à Rochester

Cet immeuble est perpendiculaire au premier. Il est destiné à la fabrication des boîtiers et appareils photos à pellicules en bobine. « Ce nouveau bâtiment mesure 20 mètres de large, 48 mètres de long et a une hauteur de 6 étages. 224 fenêtres donnent une lumière parfaite dans tout le bâtiment, y compris les soubassements ». 100 000 appareils photos et 70 kms de films sont fabriqués dès 1896.

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1899 : KODAK rachète les droits d’exploitation du papier “Velox”

En 1891, un chimiste américain d’origine belge, installé aux Etats-Unis en 1889 invente le papier “Velox”. Il s’agit de Leo BAEKELAND (1863-1944) qui laissera par la suite son nom à la “Bakélite”, mise au point en 1907. Ce papier photographique a la particularité de pouvoir être exposé à la lumière artificielle, alors que jusque là on ne pouvait utiliser que la lumière solaire, ce qui facilite grandement le travail de laboratoire. Il connaît un tel succès qu’EASTMAN-KODAK entreprend d’en acquérir les droits. En 1899, le jeune chimiste belge souscrit à la proposition de l’industriel et lui vend son invention pour une somme phénoménale à l’époque (il s’agirait de 750 000 $ à 1 000 000 $). Néanmoins, ce contrat de vente présente l’inconvénient d’exiger de BAEKELAND qu’il renonce, pendant vingt ans, à commercialiser toute invention dans le domaine de la photographie.

kodak-48-99x150  Catalogue français N°2 – Janvier 1894 – Document G.V.

1900 : développement international.

KODAK est présent dans de nombreux pays. En Europe la firme possède une usine à Harrow et des bureaux à Londres au 115 Oxford Street et à Paris au 4 place Vendôme.  En 1901 la “Eastman Kodak Company of New Jersey”, est fondée. C’est la société mère de toutes les entreprises KODAK. En 1907 l’entreprise compte plus de 5 000 employés dans le monde.

EASTMAN est un fervent défenseur de la publicité. Il est convaincu de son pouvoir, à la fois pour l’entreprise et vers le public. La société participe aux plus grandes expositions mondiales.

kodak-49a-150x97  kodak-49b-150x97  Rare vue aérienne du parc EASTMAN-KODAK en 1910, tirée sur papier “Velox”. Au verso on peut lire : Exposition Eastman Kodak Company Rochester. Exposition industrielle 1910.

« Les employés se souviennent de lui sur le toit de l’usine, libérant ses cerfs-volants, parfois emportés par de brusques rafales….. Son intérêt pour les débuts de la photographie aérienne était important. C’est ainsi qu’il fit, vers 1909, des vues aériennes « officielles » de Kodak Park. Elles ont clairement été identifiées comme étant des photos “kite” (cerf-volant). Eastman s’est rendu compte que ces applications pour Kodak iraient bien au-delà que de simples vues pour cartes postales de son usine. »
Source : “George Eastman : A Biography” par Elizabeth Brayer 2006.

kodak-50-150x150Premier logo KODAK, vers 1907

1908 – Commercialisation du premier film ininflammable

KODAK produit et commercialise la première pellicule sans danger en utilisant un support d’acétate de cellulose plutôt que le support de nitrate de cellulose très inflammable. La firme ouvre une usine en Australie. Le nombre d’employés dans le monde dépasse les 5000.

kodak-16-150x91  Eastman KODAK building la nuit « la plus haute tour de Rochester”

1914 – Construction de la tour KODAK

Dans le prolongement des bâtiments précédents, KODAK construit un immeuble de bureaux de 16 étages sur son emplacement du 343 rue State, à Rochester. Trois étages supplémentaires seront ajoutés en 1930.

C’est à cette époque que l’entreprise KODAK commercialise sa première lanterne de projection.

Voir : Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

Dans les années 1920 KODAK détient un monopole quasi complet de l’industrie photographique aux Etats-Unis.

Pour plus d’informations cliquer ici

 

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Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

Posté par Patrice Guerin le 3 février 2013

Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives dans Lanternes projection kodak-20-150x115Eastman Lantern Slide Plates

L’entreprise KODAK a déjà trente ans et une notoriété mondiale dans la vente de pellicules et d’appareils photographiques lorsqu’elle commercialise sa première lanterne de projection.

Voir : Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

kodak-21-106x150 dans Projecteurs petit format  kodak-22-103x150  1913 – Commercialisation de la première lanterne de projection KODAK

KODAK présente dans son catalogue de 1914 sa première lanterne d’agrandissement, identifiée ainsi “Kodioption manufactured by Eastman Kodak C° Rochester N.Y.” Celle-ci provient cependant de l’entreprise  BAUSCH & LOMB C°, située elle aussi à Rochester.

Voir : Le KODIOPTICON, première lanterne de projection Kodak

kodak-23a-106x150  1923 : Apparition du cinéma amateur 16mm

Poursuivant son implantation dans le cinéma, KODAK commercialise le film inversible 16 mm sur un support d’acétate de cellulose sans danger, associé à la première caméra 16 mm CINE-KODAK et du projecteur KODASCOPE.

kodak-24a-105x150  kodak-24b-105x150  1927 : En France, fusion de KODAK et de PATHE

KODAK compte plus de 20 000 employés à travers le monde. En France, les sociétés KODAK et PATHE se regroupent pour donner naissance à la marque KODAK-PATHE. Deux ans plus tard, cette société commercialise sa première pellicule conçue pour la réalisation de films sonores.

kodak-25-150x60  1934 : création de KODAK A.G. en Allemagne

Cette nouvelle société présente son premier appareil photo 35mm de précision sous le nom de KODAK RETINA ainsi qu’un projecteur de diapositives au corps circulaire RETINA PROJEKTOR.

Voir : Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

kodak-26-150x96  1935 : KODAK invente la pellicule couleur Kodachrome

A l’origine, ce film est proposé au format 16 mm pour la réalisation cinématographique. Le format 35 mm pour diapositives suivra en 1936. Ce film avait une sensibilité de 10 ASA et son développement chez KODAK nécessitait 18 opérations successives pour une durée de 26 minutes. Les principes fondamentaux du Kodachrome dureront jusque dans les années 1970.

En 1939 la firme crée le service READY-MOUNT pour le Kodachrome 35 mm. Ces montures en carton permettent de projeter les diapositives dès leur retour d’un laboratoire de traitement KODAK.

kodak-27-103x150  1937 : KODAK commercialise le projecteur de diapositives KODASLIDE.

Il s’agit d’un modèle au corps carré, dans lequel les diapositives sont chargées une à une par le dessus.

Voir : Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

1946 : KODAK commercialise le film EKTACHROME.

Il s’agit du premier film couleur KODAK pouvant être traité par des laboratoires indépendants grâce à l’utilisation de nouveaux concentrés chimiques.

kodak-29-100x150  1953 : commercialisation en France du projecteur KODAK Junior.

Il s’agit du premier projecteur KODAK fabriqué et commercialisé en France. Il est accompagné d’une visionneuse Junior et sera suivi des projecteurs Senior 1 et 2.

kodak-30-150x102  1958 : premier projecteur de diapositives entièrement automatique KODAK.

Il s’agit du KODAK CAVALCADE, premier projecteur de la marque  muni d’un magasin droit de 40 vues et d’une minuterie permettant un fonctionnement automatique.

kodak-31-100x150  kodak-32-101x150  1961 : invention du projecteur Carousel

Il s’agit du premier KODAK CAROUSEL équipé d’un magasin circulaire pouvant contenir 80 diapositives : « Révolutionnaire ».

kodak-33-150x150  1964 : commercialisation du fameux projecteur Carousel S

Trois ans après le Carousel américain apparaît le fameux Carousel S, en fonte grise, fabriqué en Allemagne, qui est à l’origine d’une longue série de projecteurs professionnels.

A cette époque KODAK compte près de 100 000 employés.

kodak-34-150x1501980 – KODAK fête son 100e anniversaire.

Les ventes de la société dépassent la barre des dix milliards de dollars et la firme internationale est au sommet de son activité, avec un maximum de 145 300 employés en 1988.

En 1984 KODAK fait son entrée sur le marché de la vidéo avec la série de vidéos 8 mm “KODAVISION 2000”. C’est l’une des premières fois que l’entreprise est en retard par rapport à ses principaux concurrents :
-       1972 commercialisation du “VCR” par PHILIPS ;
-       1976 mise au point du format “VHS” par JVC ;
-       1981 invention du premier appareil photo numérique, le ”Mavica“ par SONY.
Les années 80 marques la fin de l’ère argentique et des projecteurs de diapositives. De plus KODAK doit faire face à une intense concurrence de la part des fabricants asiatiques, notamment de FUJI-film.

kodak-35-150x1382004 – KODAK arrête la production du projecteur Ektagraphic.

En vingt ans l’entreprise a perdu plus de 80% de son personnel. Le projecteur “Ektagraphic”, apparu en 1967, est l’évolution à destination du grand public de la série “Carousel S”. La fabrication de ces appareils se termine définitivement en 2004.

kodak-36-122x150  2012 KODAK dépose le bilan

Le 19 janvier 2012, KODAK dépose le bilan. L’entreprise et ses filiales américaines demandent à bénéficier de la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. Ce dépôt de bilan représente l’aboutissement de deux décennies de licenciements et de dégraissage qui ont transformées celui qui était jadis le premier fabricant mondial de matériel photographique, en l’ombre de lui-même.

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