APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

Posté par Patrice Guerin le 29 février 2012

APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY dans Images projetees AprEcole-02-122x150 AprEcole-01-150x114 dans Projections et EnseignementRevue N°108, septembre 1901

Cette revue illustrée d’enseignement populaire est fondée en 1895 par René LEBLANC (voir PORTRAITS). Elle répond au souhait formulé par les sociétés d’enseignement populaire lors du Congrès de Havre en août 1895 « Les projections lumineuses étant utiles pour mettre à la portée de toutes les intelligences la plupart des connaissances éducatives et professionnelles qui composent le bagage de l’instruction populaire à ses divers degrés, les sociétés d’instruction et les membres de l’Université devront faire, le plus possible, appel à ce mode d’enseignement ».

Voir : Aux origines des syndicats et de l’Enseignement Populaire - La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

C’est l’une des toutes premières publications laïques à répondre à ce besoin d’enseignement post-scolaire, comme le prouve « le témoignage qui nous a officiellement été rendu par le Ministère de l’Instruction publique… » – Ministère qui précise cependant que « la conférence ne constitue qu’une distraction instructive… » – ainsi que l’avis  du Ministre de la Guerre « frappé des résultats de cette action et qui en a propagé l’extension dans l’armée ».

AprEcole-03-99x150  Source : Musée National de l’Education dans “Images Lumineuses”  inventaire des collections 1995 par Annie Renonciat

De septembre 1895 à septembre 1897 la revue est éditée par “Larousse” comme en témoigne la lettrine du texte d’introduction du premier exemplaire. Quelques mois après se création “Après l’Ecole” lance un concours « ouvert à tous pour la rédaction de conférences illustrées destinées à l’enseignement des adolescents » dont le délai limite pour le remise des manuscrits est septembre 1896.

AprEcole-04-150x87N°218 novembre 1907 “La vie anglais”

En 1898, la revue est éditée par la librairie Edouard CORNELY située initialement au 35 bis rue de Fleurus à Paris. Elle entre dans sa troisième année et modifie son organisation. Le comité de rédaction se compose de René LEBLANC fondateur, inspecteur général de l’instruction Publique ; Edouard PETIT, propagandiste de l’œuvre ; Marcel DUBOIS, professeur à la faculté de Paris ; Mlle SAFFROY, inspectrice des écoles de la Seine. Le rédacteur en chef est Louis TRONCET, auteur de livres pour l’enseignement primaire.

La revue “Après l’Ecole” fait une place importante à l’instruction des jeunes filles et à l’enseignement ménager et « …s’attache à donner de l’attrait aux réunions de jeunes gens et aux fêtes du dimanche ».

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Chaque numéro est accompagné soit de vues pour projections lumineuses, soit de gravures tirées hors texte. Les principales rubriques sont : conférences illustrées – Lectures – Variétés – Poésies et Chansons – Comédies – Conseils pour les maîtres – Echos et informations.

AprEcole-14-150x101Septième année 1901-02, quatorzième année 1908-09 et treizième année 1907-08 avec couverture souple

18 numéros d’une trentaine de pages sont publiés chaque année « nous rappelons que l’abonnement est de 6fr à l’année et qu’il ne peut partir que du 1er octobre, quelle que soit la date à laquelle il a été souscrit ». En fin d’année scolaire, tous ces numéros sont regroupés pour former un livre relié de près de 300 pages environ (sans les vues pelliculaires). NB certaines pages des revues mensuelles n’apparaissent pas dans le livre.

AprEcole-08-130x150La librairie Edouard CORNELY semble exister de 1897 à 1913. Elle est spécialisée dans les publications historiques. CORNELY est un ardent défenseur d’une laïcité radicale « La production pédagogique de cette librairie était aussi bien connue des milieux enseignants du primaire et du secondaire se situant dans la mouvance socialiste ».

En 1901 cette librairie se situe au n°101 de la rue de Vaugirard à Paris VIe et fait valoir une médaille d’or (classe I) et une médaille de bronze (classe XIII) à l’Exposition Universelle de 1900.

AprEcole-09-150x114  AprEcole-10-150x93Conférence sur l’Intolérance avec 24 vues en couleurs

La librairie Edouard CORNELY édite des “tirés à part” de certaines conférences en regroupant l’ensemble des vues (24 ou 48) mises en couleurs et vernies, accompagnées d’un livret reprenant la totalité du texte de la conférence « prix franco, emballé dans un tube : 3 francs ».

Voir : La Révolution Française (sujet à venir)

AprEcole-12-150x117Elle publie aussi un certain nombre d’ouvrages scolaires et de conseils sur les projections lumineuses.

Vers 1907 il semble que la librairie ait rencontré certaines difficultés. Elle s’appelle dorénavant  la “Société nouvelle de librairie et d’édition Edouard CORNELY et Cie, éditeur”. Une nouvelle périodicité est mise en place pour la revue “Après l’Ecole” et six numéros sont envoyés simultanément sur trois périodes, en octobre, en décembre et fin janvier « de telle sorte que toutes les conférences puissent être faites avant la clôture des réunions du soir qui se font rares à partir du 15 mars ». Certaines conférences sont illustrées de vues photographiques, ce qui est nouveau dans le domaine des vues pelliculaires, mais existait depuis longtemps en vues sur verre.

Voir : Plaques photographiques pour la projection

En 1913, Frédéric RIEDER rachète la librairie de son patron Edouard CORNELY. Après la première Guerre Mondiale il la développe en mariant éditions savantes et fiction. Au début des années vingt, il se groupe avec les librairies ALCAN et LEROUX pour former une société coopérative, les “Presses Universitaires de France” tout en gardant chacun leur indépendance. Sous la pression économique des années trente, les éditeurs fusionnent au sein des P.U.F. “Presses Universitaires de France”. Il s’agit d’un « attelage ou quadrige d’Apollon qui réunit depuis 1939 les maisons Alcan, Leroux, Rieder et les Presses universitaires de France, nées en 1921 à l’imitation de leurs homologues anglaises et américaines ».

Voir : La Société Nationale des Conférences Populaires

 

 

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Projection de décors au théâtre et à l’opéra

Posté par Patrice Guerin le 3 février 2012

Dès le milieu du XIXe siècle, des lanternes de projection éclairées par des régulateurs à arc électrique sont utilisées pour créer des “effets spéciaux” dans certaines représentations à la mise en scène spectaculaire.

Voir : L’éclairage à arc électrique pour les décors de théâtres et d’opéras

Dans les années 1900 / 1930 on utilisait de grosses lanternes de projection dissimulées derrière la toile de fond de scène pour projeter des décors peints ou photographiques. Cela permettait d’éviter le matériel encombrant de certaines mises en scène et offrait la possibilité d’animer les décors grâce à l’utilisation de plusieurs lanternes de projection.

Voir : Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle

Projection de décors au  théâtre et à l’opéra dans Images projetees Theatre-02-75x150  Theatre-01-93x150 dans Lanternes projection

« Dans les années 1920, les décors lumineux sont adoptés par les principaux théâtres de France et de l’étranger, l’Opéra de Paris, celui de Monte-Carlo, de Londres, la Scala de Milan, la Monnaie de Bruxelles, pour ne citer que les plus importants. Ils ont été utilisés dans plus de cent ouvrages divers : “La damnation de Faust”, “La Walkyrie”, “Tannhauser”, “L’Or du Rhin”, “Le Crépuscule des Dieux”, “Quo Vadis”, “Les Contes d’Hoffmann”, “Don Juan”, “Orphée”, Le Roi Lahore”, Hélène”, “Mefistofele” et plus particulièrement dans tous les opéras ou ballets où le fantastique joue un rôle, dans les scènes à apparitions, à transformations lentes ou rapides, à changements à vue, etc ». Source : La Science et la Vie N°61 de mars 1922

Theatre-04-101x150 dans Projections pour Spectacles  Pour illustrer la chevauchée des Walkyries dans le 3e acte de l’opéra “La Walkyrie” de WAGNER, différentes techniques de projections on été utilisées pendant près d’un demi-siècle, soit à Bayreuth, soit à l’Opéra de Paris, soit à Monte-Carlo, etc.

Voir : Projection de la chevauchée des WALKYRIES

Theatre-03-129x150Projecteur sextuple fabriqué dans les années 30 par les établissements Paul BAUDIN constructeur au n°53 rue Vivienne, Paris IIe. Cet appareil a été utilisé à l’Olympia « où il sert à projeter la revue navale de Spithead, avec feux d’artifices ».

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

Dans les années 30, le créateur Mariano FORTUNY Y MADRAZO* (1871-1949) prenait des photos très étudiées afin de servir ensuite de décor pour des spectacles : scène d’orage pour les “Maîtres Chanteurs” de WAGNER, joué en décembre 1931 au théâtre  Royal de Rome, ou encore vues de Grenade pour les décors de “La Vie Brève” de Manuel DE FALLA présenté à la Scala de Milan.

Ces projections de décors ne sont pas sans rappeler les fameux spectacles de fantasmagorie du XVIIIe siècle.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

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* Mariano FORTUNY Y MADRAZO (1871-1949) fut l’un des artistes les plus créatifs de son temps.

Il est né en 1871 à Grenade, en Espagne. Son père, Mariano FORTUNY Y MARSAL, était un peintre et un collectionneur éclectique de tissus et tapis orientaux anciens, de céramiques et d’armoiries. Celui-ci mourut quand Mariano n’avait seulement que trois ans et sa mère, elle aussi très impliquée dans l’art, décida de déménager toute la famille à Paris où Mariano commença à peindre. En 1889, la famille  déménage pour Venise. Mariano établit son atelier laboratoire dans un magnifique palais vénitien (Palazzo Pesaro Orfei), qui plus tard s’appellera le Palazzo Fortuny, aujourd’hui le Musée Fortuny. Il meurt dans son palais vénitien en 1949 et est enterré dans le Cimetière de Verano à Rome.

Mariano FORTUNY dédia toute sa vie à l’Art : il fut un excellent créateur de vêtements et de tissus, mais il s’est aussi intéressé à de nombreuses disciplines artistiques, telles que le design d’intérieur et la scénographie, la peinture, la photographie, l’architecture et la création de lampes.

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Accessoires pour projections familiales

Posté par Patrice Guerin le 30 janvier 2012

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Après avoir fait le bonheur d’une ou deux générations d’enfants, les petites lanternes magiques n’étaient plus à la mode à la fin du XIXe siècle. On trouvait alors dans un certain nombre de journaux anglo-saxons des annonces proposant, en plus d’une petite lanterne magique, un lot d’accessoires permettant d’organiser des spectacles à la manière des professionnels.

Voir : MAGIC LANTERN EXHIBITIONS in the Ladies’ Home Journal

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« Les jeunes gens peuvent non seulement tirer beaucoup de plaisir en donnant des spectacles de lanterne magique, mais aussi se former aux affaires auxquelles ils auront à se confronter plus tard, dans divers domaines tels que la gestion, la pose d’affiches publicitaires, la vente de billets, etc. ce qui leur donnera quelques idées rudimentaires pour faire de l’argent et les mettre sur ​​la route de la réussite professionnelle ».

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Chaque kit de projection se compose d’une lanterne de projection avec sa lampe d’éclairage, d’un certain nombre de vues colorées et de plaques mécaniques accompagnées d’un livret avec les commentaires, d’affichettes pré-imprimées pour annoncer les spectacles et de tickets d’entée cartonnés.

Plank-17b-82x150La lanterne “Gloria” présentée sur l’annonce ci-dessus est fabriquée par la fameuse usine Ernst PLANK de Nuremberg. Elle est construite dans un solide acier russe et possède un objectif réglable à crémaillère. L’éclairage est fourni par une lampe à pétrole à double mèche qui offre une lumière exceptionnellement blanche et lumineuse.

Voir : Lanternes magiques Ernst PLANK - La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK

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La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

Posté par Patrice Guerin le 29 janvier 2012

La Ligue de l'Enseignement et l'Education Populaire dans Images projetees Enseignement-11-150x103  Une école de village au milieu du XIXe siècle. Tableau de Albert ANKER (1831-1910). Source : diapositive pédagogique Diastrex années 60.

Un grand mouvement d’éducation populaire, la “Ligue française de l’Enseignement”,  est créé en 1866 par Jean MACE (voir PORTRAITS) dans le but de promouvoir l’école « gratuite, obligatoire et laïque ». Avec l’arrivée de Jules FERRY (1832-1893) au ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-arts, et sous l’influence d’autres membres de la Ligue, le Parlement vote plusieurs lois scolaires fondamentales : gratuité de l’enseignement primaire le 16 juin 1881, obligation et laïcité le 28 mars 1882.

Enseignement-12-106x150 dans Projections et Enseignement  “L’instruction c’est la lumière” gravure caractéristique du mouvement d’enseignement populaire qui s’est développé durant la IIIe République. Imprimerie Leriche 1885. De chaque côté du temple de la connaissance surmonté par la locution “Fiat Lux*”, se trouvent les étendards des Associations ouvrières, Chambres syndicales, Sociétés coopératives, Sociétés de sauveteurs, Franc-maçonnerie, Ligue de l’Enseignement, etc. Source : diapositive pédagogique Diastrex années 60.

En Grande-Bretagne, un mouvement d’aide aux enfants déshérités “Band of Hope” s’est développé à partir du milieu du XIXe siècle.

Voir : Band of Hope – temperance slides

En 1886, plus du tiers des députés et des sénateurs français sont membres de la Ligue de l’Enseignement. Toutefois, les lois scolaires ne sont pas toujours appliquées.

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«  Tandis que dans les pays voisins, en Angleterre, en Belgique, en Allemagne, les projections sont d’un usage courant dans l’enseignement, en France elles n’ont qu’une application restreinte ; on dirait que l’Université a peur de la ridicule lanterne magique ! ». Manuel pratique de la lanterne de projection, par H. FOURTIER 1889 (voir PORTRAITS). Une trentaine d’années avant cette déclaration, l’abbé MOIGNO (voir PORTRAITS) fut l’un des premiers conférenciers à utiliser un appareil de projection.

Voir : L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifiqueProjection éducation populaire - L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école, d’après René LEBLANC

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Créée initialement pour instaurer l’école publique laïque et gratuite pour tous, la Ligue s’active ensuite à développer l’éducation hors de l’école – qui prendra par la suite le nom d’œuvres post-scolaires. Jean MACE affirme en 1894 « Parce qu’on a conquis l’Ecole, est-ce bien le moment de se croiser les bras ? Entre l’Ecole et le Régiment, l’adolescent traverse une période où la Loi ne l’atteint plus ».

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Ce grand mouvement d’éducation va se développer partout en France et dans les Colonies par le biais de nombreux “Cercles” locaux, reconnus d’utilité publique. Vers le milieu des années 1870, il existe plus de 200 sociétés et associations de toutes sortes (cercles politiques, d’éducation populaire,…) affiliés à la Ligue, regroupant plus de 30 000 adhérents. Ce mouvement connait un tel succès qu’il inspirera au gouvernement la loi de 1901 sur les associations.

Voir : La Société Nationale des Conférences Populaires - Aux origines des syndicats et de l’Enseignement Populaire

Quelques fabricants, tels que MOLTENI ou LAVERNE, commencent à mettre au point des lanternes de projection, bien plus puissantes et pratiques que les traditionnelles lanternes magiques. Associés à divers conférenciers, monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS) participe à de très nombreuses projections à travers la France, sur les sujets les plus variés.

Voir :Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Enseignement-21-150x110  « A l’occasion du passage à Paris des directeurs et directrices d’écoles normales et des inspecteurs primaires réunis en congrès pédagogique, le ministre de l’instruction publique a décidé qu’une séance de projections photographiques appliquées à l’enseignement (géologie, botanique, minéralogie, architecture, etc.) serait donnée dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, le 30 mars 1880. Cette séance, qui avait attiré une grande affluence, a offert le plus vif intérêt. Un des professeurs d’un grand établissement scientifique* a accompagné d’explications techniques les sujets scolaires qui étaient mis sous les yeux des assistants. » Source : L’Univers Illustré n°1307 du 10 avril 1880.

* Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Après la mort subite de Jean MACE, en décembre 1894, Léon BOURGEOIS (1851-1925) préside la Ligue avant de devenir Président du Conseil le 1er novembre 1895 (c’est à dire chef du gouvernement). Au congrès du Havre, qui se déroule en 1895, celui-ci confirme qu’il est nécessaire de doter le pays d’un ensemble d’institutions auxiliaires et complémentaires à l’école telles que « les cours de perfectionnement pour adultes, les bibliothèques, les cercles et les sociétés de lecture populaire, enfin les divers modes de patronage de l’enfant avant, pendant et après l’école ».

Voir : APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

Enseignement-17-150x101  Fête organisée par la Ligue de l’Enseignement, en juin 1904 en l’honneur de l’enseignement primaire et présidée par Emile LOUBET, président de la République. Départ du cortège au pied du Trocadéro.

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La séparation des Eglises et de l’Etat, en 1905, oblige les catholiques à réorganiser les structures cléricales pour des motifs financiers et pastoraux. Il existe une véritable émulation entre les organisations laïques des œuvres postscolaires et parascolaires et les œuvres religieuses. Dans les années 1905-1907, l’essor rapide de la “Société Républicaine des Conférences Populaires” amène les catholiques à répliquer avec “l’œuvre Diocésaine des Conférences Populaires”.

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Dans les années 20, la Ligue se restructure. Le principe fédératif est introduit dans l’organisation. Elle prend alors le nom de « Confédération générale des œuvres laïques scolaires, postscolaires, d’éducation et de solidarité sociale ».

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* Fiat Lux est une locution latine figurant au début de la Genèse. Il s’agit de la première parole divine associée à la création du monde, pouvant être traduite en français par « Que la lumière soit ».

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La Société Nationale des Conférences Populaires

Posté par Patrice Guerin le 22 janvier 2012

La Société Nationale des Conférences Populaires dans Images projetees Conference-01-150x91

En 1890, alors qu’il a un peu plus de 30 ans, Emile Jean GUERIN-CATELAIN (voir PORTRAITS) fonde la “Société nationale des Conférences Populaires” afin de « répandre gratuitement l’enseignement primaire supérieur parmi les adultes des deux sexes, dans toutes les communes de France, d’Algérie et des Colonies… ainsi que dans les Régiments et la Marine ».

Voir : Aux origines des syndicats et de l’Enseignement Populaire

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En 1895, le ministère de l’Instruction Publique met à la disposition des sociétés d’instruction populaire « les appareils de projections lumineuses et les collections de vues photographiques pouvant servir à l’enseignement dans les cours d’adultes et les conférences populaires ». L’année suivante, des collections de vues, dont il avait été fait don au ministère par deux sociétés d’enseignement, sont déposées au Musée pédagogique. La “Société nationale des Conférences Populaires” se charge d’assurer à ses frais l’expédition des vues, leur entretien et la correspondance. Celle-ci possède 50 appareils de projection qu’elle met gratuitement à la disposition des conférenciers. En 4 mois, du 1er octobre 1897 au 30 janvier 1898, la Société distribue gratuitement en France 85 618 conférences imprimées par ses soins. Les vues circulent dans toute la France en franchise postale, aller et retour, à destination des recteurs, des inspecteurs d’académie, des inspecteurs primaires, des instituteurs et institutrices publiques.

Conference-06-150x128  « Messieurs les conférenciers sont invités à projeter en début de chacune de leurs conférences une vue passe-partout en inscrivant sur la partie claire le titre du sujet du jour ».

Conference-03-150x101  Conference-04-150x101Ouvrage de 476 pages couvrant l’année scolaire 1909-1910. On y trouve l’ensemble des bulletins mensuels publiés par la Société Nationale des Conférences populaires. Les planches de vues illustrant les conférences ne sont pas incluses dans le livre.

Pour diffuser les connaissances professionnelles, cette Société crée, sous le nom de “Veillées rustiques”, des conférences  destinées à ses membres et correspondants des sections départementales. « Publiées primitivement à intervalles irréguliers et envoyées trois ou quatre fois par an, en bloc, ces conférences parurent à partir de 1906, en bulletins mensuels semblables à une véritable revue comprenant d’agréables causeries scientifiques, littéraires et récréatives accompagnées de dessins, puisque l’illustration est devenue un des modes les plus estimés de l’éducation populaire ».

conference-11-300x203  Salle du Quai du Port à Marseille – Vers 1908

Le service de projections prend un rapide essor : en 1908-1909, le chiffre des envois s’élève à 37 340. (Source : ifé – Institut français de l’Education) et la “Société nationale des conférences populaires” compte plus de 8 000 collaborateurs. De 1910 à 1920 elle édite une revue d’information intitulée “Les conférences et Lectures Populaires” envoyée à tous ses membres (Source : BNF).

conference-10-150x115  Cette enveloppe de 1906 donne de précieuses informations sur les différentes adresses de la « Société Nationale des Conférences Populaires”

Le siège social se trouve 13 place de la Bourse (Paris), le Secrétariat Général est situé 124 rue des Couronnes Paris, quant au service des Projections Lumineuses, il faut s’adresser au Musée Pédagogique de l’Etat, 41 rue Gay-Lussac, Paris. Elle précise aussi ses différentes activités : “Veillées Rustiques” – “Cours d’adultes” – Conférences régimentaires”.

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Durant l’année 1909-1910, le Conseil d’administration de la Société ouvre un concours pour la création d’une affiche destinée à annoncer les conférences, en reprenant les principaux termes figurant dans le document ci-dessus. La commission de Propagande choisira la meilleure œuvre dont l’auteur sera récompensé par une médaille de vermeil accompagnée d’un “module spécial”, le second aura une médaille d’argent et le troisième une médaille de bronze.

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Tous les ans au mois d’avril, chaque secrétaire des Sections départementales doit adresser au Secrétaire général de la Société un rapport sur la marche de sa section durant l’exercice écoulé (nombre de conférences, résultats acquis, desiderata), en y joignant un état de propositions de récompenses pour les conférenciers de la section. « La commission des récompenses s’est réunie pour étudier et arrêter la liste des candidats à proposer pour les médailles d’honneur de la “Société nationale des conférences populaires ».

Conference 12 Publicité découpée dans un journal, mais sans aucune référence

Dans les années 20, la maison Radiguet & Massiot publie cette publicité pour des « Appareils de projections spécialement construits pour la Socité Nationale des Conférences Populaires». Chaque appareil possède un nom relativement fantaisie que l’on ne retrouve pas dans les catalogues Radiguet & Massiot, de plus certains modèles semblent provenir d’autres fabricants comme le “Lucifer” très semblable à une lanterne vendue par la Maison de la Bonne Presse.

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

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Colorisation des plaques de verre

Posté par Patrice Guerin le 15 janvier 2012

Colorisation des plaques de verre dans Images projetees PlaqueCouleur-01-150x127  Panorama de Malaga

A la fin du XIXe siècle, les plaques photographiques en noir & blanc sont une première approche du réalisme en projection. Elles paraissent cependant bien ternes à côté des plaques de lanterne magique dessinées à la main et vivement colorées. Quelques procédés de photographies en couleurs se développeront progressivement mais il faudra attendre les années 1950 pour que la photographie couleur entre définitivement dans une majorité de familles par le biais de la fameuse diapositive Kodachrome.

Voir : Plaques photographiques pour la projectionLa projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME -

PlaqueCouleur-02-150x106 dans Images projetees  PlaqueCouleur-03-150x106  PlaqueCouleur-04-150x106  Exposition Universelle de Paris 1900

Une première possibilité de mise en couleur consistait à faire “virer” les plaques noir et blanc en sépia, bleu ou vert afin de leur donner un aspect plus doux. Ces colorations chimiques pouvaient même s’appliquer partiellement sur certaines parties de l’image « les ciels se colorent en bleu en trempant la plaque d’abord dans du ferrocyanure à 2 ou 3 %, puis dans une solution faible d’un sel de fer. Pour obtenir un certain modelé, on prend soin, avec un second pinceau imbibé d’eau, d’affaiblir la solution sur les nuages par exemple ».

PlaqueCouleur-05-148x150 Whisky au pub  PlaqueCouleur-06-148x150 Pigeons à Venise  PlaqueCouleur-07-150x127 Général Franchet d’Esperey

Un second procédé consistait à peindre à la main la photographie avec différentes couleurs  à l’aide de procédés variés : vernis colorés, peinture à l’aquarelle et au fiel de bœuf, couleurs anilines, etc. « Quel que soit le procédé employé, nous noterons que la gamme des tons doit être peu étendue et que les teintes doivent être très douces. Il y a lieu de noter cependant qu’elles devront être plus vives pour les tableaux destinés aux éclairages intensifs ».

PlaqueCouleur-08-131x150 PlaqueCouleur-09-150x106  PlaqueCouleur-10-118x150  PlaqueCouleur-11-139x150  PlaqueCouleur-12-150x126  PlaqueCouleur-13-95x150

Pour colorer les photographies on trouvait dans les catalogues des principaux fournisseurs de lanternes quelques accessoires permettant la mise en couleurs, tels que cette “Boîte pour le coloris des positifs sur verre garnie de 7 flacons de couleur, 1 flacon de préparation pour étendre les couleurs, 1 palette en porcelaine, 1 lave-pinceau et 2 pinceaux, prix 12 francs”. Certaines de ces boîtes comportaient même un pupitre avec verre dépoli pour retoucher les images. Il existait aussi des petits pupitres avec verre dépoli et miroir permettant d’obtenir une bonne luminosité par transparence.

Voir : Montage des vues sur verre

Il existait une solution simple pour faire des projections colorées : placer un filtre de couleur à l’avant de la lanterne.

Voir : Colorisation des projections lumineuses

 

 

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Montage des vues sous verres

Posté par Patrice Guerin le 9 janvier 2012

Montage des vues sous verres dans Images projetees PlaqueFoto-21-103x150

Lors du Congrès international de Photographie qui s’est déroulé durant l’Exposition Universelle de 1889, on a retenu le format de 85x100mm pour les plaques destinées à la projection. A la même époque les collections de vues anglaises ou américaines étaient généralement d’un format carré de 80x80mm.

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Ce format semblait beaucoup plus pratique et correspondait mieux à la fenêtre de projection dans la lanterne. C’est pourquoi, en France, il était recommandé de placer un cache en papier noir Aiguille (c’est à dire noir teinté dans la pâte) de format 70x70mm inséré entre 2 verres, en prenant bien soin que celui constituant la photographie ait son émulsion placé vers l’intérieur.

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« Quelle que soit la forme d’ouverture adoptée, nous conseillons à l’amateur d’employer des caches toujours de la même dimension… surtout lorsqu’on doit projeter les vues en dissolwing ».

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

PlaqueFoto-32-150x114  PlaqueFoto-31-122x150  PlaqueFoto-33-150x74 Publicité 1903 et appareil Demaria – Collection G.V.

Ces assemblages sont maintenus sur le pourtour par une bande de papier gommé, généralement noire, que l’on fixe à l’aide d’un petit appareil très ingénieux qui permet de faire tourner la vue librement. « On a proposé, en Angleterre, l’emploi de petits cadres métalliques, composé d’une lamelle de laiton que l’on rabat sur les bords avec un coupe papier ». Ce mode de montage donne une certaine solidité à l’ensemble mais n’empêche pas l’humidité et les poussières de pénétrer entre les deux verres.

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Pour faciliter le repérage des vues lors de la projection, monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS) a proposé, lors de ce Congrès de la Photographie, la résolution suivante « Pour permettre de reconnaître dans l’obscurité le sens de l’image des plaques pour projections, on appliquera sur le coin droit inférieur de ces plaques une étiquette destinée à se trouver placée sous le pouce de l’opérateur quand celui-ci saisit la plaque de façon à la voir telle qu’elle doit être placée dans le projecteur ».

Voir : Plaques photographiques pour la projectionLa collection de diapositives MOLTENI -

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Une fois préparées, les clichés sont conservés dans des boîtes spécialement adaptées avec des rainures ou, lorsqu’ils sont trop nombreux, dans des coffrets dans lesquels on a pris soin de fixer au fond et à l’intérieur du couvercle des bandes de caoutchouc ou de molleton destinées à amortir les chocs. Source : “La pratique des projections” par H. FOURTIER – Editions Gauthiers-Villars et fils 1893.

Voir : Les collections de vues pour projection MAZO

 

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Plaques photographiques pour la projection

Posté par Patrice Guerin le 4 janvier 2012

Vers 1848, les frères Frederick et William LANGENHEIM de Philadelphie (Etats-Unis), réalisent pour la première fois des photographies positives sur plaque de verre. Pour cela ils appliquent le procédé à l’albumine mis au point peu avant par NIEPCE DE SAINT-VICTOR (voir PORTRAITS) pour la fabrication de plaques de verre négatives destinées à la prise de vues photographiques. Ces vues positives sur verre pouvant être utilisées en projection, les premières épreuves sont présentées en 1851 à l’Exposition Universelle de Londres puis projetées à Paris en 1853 par DUBOSCQ.

Voir : Les opticiens SOLEIL, DUBOSCQ et PELLIN

Plaques photographiques pour la projection dans Images projetees PlaqueFoto-01-150x142PlaqueFoto-02-150x127 dans Images projetees  PlaqueFoto-03-150x127  PlaqueFoto-04-150x125  PlaqueFoto-05-150x127  PlaqueFoto-06-150x127 Série de vues sur verre datant des années 1870-1900.

PlaqueFoto-13-150x100 Cette utilisation de la photographie dans la production de vues transparentes destinées à la projection est capitale : non seulement elle permet d’obtenir des reproductions exactes des sujets photographiés, mais elle simplifie leur fabrication et facilite les copies. On obtient un tel réalisme et une telle finesse dans les détails qu’il devient possible d’effectuer des projections  de très grandes dimensions.

Voir : La collection de diapositives MOLTENI - L’enseignement par les yeux

 

PlaqueFoto-07-150x125 PlaqueFoto-08-150x124 Les nus “artistiques” sont très en vogue dès le début de la photographie et d’autant plus lors de projections privées.

Dès lors les constructeurs perfectionnent la qualité des optiques et la puissance des sources lumineuses afin de permettre une utilisation “professionnelle” des lanternes de projections qui n’étaient considérées, jusque là, que comme des sources de distraction un peu plus perfectionnées que les fameuses lanternes magiques.

Source : “La pratique des projections” par H. FOURTIER, Gauthier-Villars et fils imprimeurs libraires 1893.

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Le procédé à l’albumine est délicat à utiliser car il faut sensibiliser ses plaques juste avant la prise de vues, ce qui nécessite un matériel important. En 1871 MADDOX met au point les plaque au gélatino-bromure. L’émulsion déposée sur la plaque de verre est à base de gélatine, qui sert de liant, et de sels d’argent sensibles à la lumière. Dans les années 1880 on commence à trouver dans les boutiques spécialisées divers produits à base de gélatino-bromure d’argent beaucoup plus facile à utiliser par les “amateurs”. Les émulsions sont préparées en usine et vendues prêtes à l’emploi sur des plaques de formats différents. A partir de 1888 le support souple sur pellicule, mis au point par Kodak, remplace progressivement les plaques de verre.  elles demeurent encore employées de nos jours.

Dans son livre “Instructions Pratiques sur l’emploi des appareille projection”, 4e édition de 1892, Alfred MOLTENI précise « Lors des précédentes éditions de mon livre, les procédés en usage n’étaient guère pratiques que pour les photographes de profession. On n’avait alors à sa disposition que le collodion et l’albumine. Les amateurs ne s’occupaient guère de confectionner eux-mêmes leurs vues. Ce n’est que depuis l’apparition du gélatino bromure que l’obtention des positifs sur verre a pris un grand essor… Pour obtenir une photographie sur verre (pour projection), il faut un “phototype négatif”, qui peut être de la grandeur adoptée pour les projections ou d’une dimension différente. Dans le premier cas, on tire par contact et on obtient une “photocopie” sur verre. Dans le second cas, le tirage se fait à la chambre noire par reproduction, et l’on obtient un “phototype positif”, suivant les désignations adoptées par le Congrès de 1889 ».

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En 1893, René GUILLEMINOT, fils de Gustave, fondateur de la société en 1858, implante une toute nouvelle usine située à Chantilly (60) pour produire les nouvelles plaques au lactate d’argent pour “positifs sur verre et projections” qui connaissent rapidement un grand succès.

Deux ans plus tard, en 1895, l’américain IVES commercialise les premiers appareils permettant de faire de la photographie en couleurs par le procédé trichrome, puis en 1905, les frères LUMIERE déposent un brevet pour les plaques “autochromes”.

Voir : Montage des vues sur verreColorisation des plaques de verreLa projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

 

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Plaques de verre pour publicité lumineuse

Posté par Patrice Guerin le 31 octobre 2011

Dans les années 1930, l’évolution des lanternes de projection permet de disposer de projecteurs pouvant fonctionner seuls et de manière quasi continue.

Voir : Publicité par les projections lumineuses

Plaques de verre pour publicité lumineuse dans Images projetees pub02.vignette  pub04.vignette dans Images projetees  pub06.vignette  pub07.vignette  pub10.vignette

Ces plaques publicitaires sur verres, de format 8,4×9,8cm (couramment appelé 8½ x 10), sont composées de deux verres maintenus sur le pourtour par du papier gommé noir, sauf les vues “Ministère de la Marine” avec décor méditerranéen, “Dubonnet” fond jaune et “Chemins de fer Superbagnères” qui ne sont composées que d’un seul verre.

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Il semblerait qu’il s’agisse de tirages photos en noir, colorisés ensuite à la main ou au pochoir. « Les sujets sont mis en valeur par un cache en papier noir laissant au centre une ouverture de 7x7cm qui convient parfaitement aux projecteurs équipés des condensateurs les plus courants 103mm ou 115mm. Les vues sont doublées d’un verre mince qui protège la surface émultionnée et colorée. Pour faciliter le repérage lors de la projection, il convient d’examiner l’image telle qu’elle se présente dans la nature et coller au bas à droite une étiquette ronde en papier gommé. »

Voir : Colorisation des plaques de verre

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Illustrations des vues :
-       Dubonnet : d’après A.M.CASSANDRE* et de An. GIRARD ;
-       Naja : d’après DRANSY ;
-       Cigares Cigarettes : d’après Léon DUPIN ;
-       Chemin de fer Superbagnères : d’après Julien LACAZE ;
-       Chemin de fer Gavarnie : d’après E. Paul CHAMPSEIX ;
-       Ministère de la Marine méditerranéen : d’après Maurice REALIER-DUMAS ;
-       Ministère de la Marine Asie : d’après A. GALLANDY.

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Les plus belles publicités pour les projections lumineuses sont celles réalisées sur un fond totalement noir, comme les plaques St Galmier ci-dessus, car elles ne font paraitre sur l’écran que les parties colorées, à l’exclusion d’un fond blanc qui peut être relativement éblouissant en fonction de la puissance lumineuse du système de projection.

________________________

*CASSANDRE, pseudonyme d’Adolphe Jean Marie MOURON (1901-1968)

Artiste né en Ukraine de parents français. Il fut graphiste, affichiste, décorateur de théâtre, lithographe, peintre, modeleur 3D et créateur de caractères d’imprimerie français. Aujourd’hui on retient de lui ses affiches publicitaires très dépouillées pour l’“Étoile du Nord” et “Dubo – Dubon – Dubonnet”, ou la très belle affiche du paquebot “Normandie“, réalisée dans les années 1930.

En 1932 il crée l’affiche publicitaire de Dubo, Dubon, Dubonnet, dont le thème est encore quelquefois visible dans le métro parisien.

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Expédition CITROEN en Centre-Asie

Posté par Patrice Guerin le 24 septembre 2011

citroenasie.jpg Conservatoire CITROËN à Aulnay.

La troisième expédition CITROEN en Centre-Asie, aussi appelée Croisière Jaune, s’est déroulée du 4 avril 1931 au 12 février 1932.

NB Ces films sont muets.

Image de prévisualisation YouTube Expédition Citroën Centre Asie n°1

Image de prévisualisation YouTube Expédition Citroën Centre Asie n°2

Image de prévisualisation YouTube Expédition Citroën Centre Asie n°3

 

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