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Colorisation des plaques de verre

Posté par Patrice Guerin le 15 janvier 2012

Colorisation des plaques de verre dans Images projetees PlaqueCouleur-01-150x127  Panorama de Malaga

A la fin du XIXe siècle, les plaques photographiques en noir & blanc sont une première approche du réalisme en projection. Elles paraissent cependant bien ternes à côté des plaques de lanterne magique dessinées à la main et vivement colorées. Quelques procédés de photographies en couleurs se développeront progressivement mais il faudra attendre les années 1950 pour que la photographie couleur entre définitivement dans une majorité de familles par le biais de la fameuse diapositive Kodachrome.

Voir : Plaques photographiques pour la projectionLa projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME -

PlaqueCouleur-02-150x106 dans Images projetees  PlaqueCouleur-03-150x106  PlaqueCouleur-04-150x106  Exposition Universelle de Paris 1900

Une première possibilité de mise en couleur consistait à faire “virer” les plaques noir et blanc en sépia, bleu ou vert afin de leur donner un aspect plus doux. Ces colorations chimiques pouvaient même s’appliquer partiellement sur certaines parties de l’image « les ciels se colorent en bleu en trempant la plaque d’abord dans du ferrocyanure à 2 ou 3 %, puis dans une solution faible d’un sel de fer. Pour obtenir un certain modelé, on prend soin, avec un second pinceau imbibé d’eau, d’affaiblir la solution sur les nuages par exemple ».

PlaqueCouleur-05-148x150 Whisky au pub  PlaqueCouleur-06-148x150 Pigeons à Venise  PlaqueCouleur-07-150x127 Général Franchet d’Esperey

Un second procédé consistait à peindre à la main la photographie avec différentes couleurs  à l’aide de procédés variés : vernis colorés, peinture à l’aquarelle et au fiel de bœuf, couleurs anilines, etc. « Quel que soit le procédé employé, nous noterons que la gamme des tons doit être peu étendue et que les teintes doivent être très douces. Il y a lieu de noter cependant qu’elles devront être plus vives pour les tableaux destinés aux éclairages intensifs ».

PlaqueCouleur-08-131x150 PlaqueCouleur-09-150x106  PlaqueCouleur-10-118x150  PlaqueCouleur-11-139x150  PlaqueCouleur-12-150x126  PlaqueCouleur-13-95x150

Pour colorer les photographies on trouvait dans les catalogues des principaux fournisseurs de lanternes quelques accessoires permettant la mise en couleurs, tels que cette “Boîte pour le coloris des positifs sur verre garnie de 7 flacons de couleur, 1 flacon de préparation pour étendre les couleurs, 1 palette en porcelaine, 1 lave-pinceau et 2 pinceaux, prix 12 francs”. Certaines de ces boîtes comportaient même un pupitre avec verre dépoli pour retoucher les images. Il existait aussi des petits pupitres avec verre dépoli et miroir permettant d’obtenir une bonne luminosité par transparence.

Voir : Montage des vues sur verre

Il existait une solution simple pour faire des projections colorées : placer un filtre de couleur à l’avant de la lanterne.

Voir : Colorisation des projections lumineuses

 

 

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Montage des vues sous verres

Posté par Patrice Guerin le 9 janvier 2012

Montage des vues sous verres dans Images projetees PlaqueFoto-21-103x150

Lors du Congrès international de Photographie qui s’est déroulé durant l’Exposition Universelle de 1889, on a retenu le format de 85x100mm pour les plaques destinées à la projection. A la même époque les collections de vues anglaises ou américaines étaient généralement d’un format carré de 80x80mm.

PlaqueFoto-22-150x60 dans Images projetees    PlaqueFoto-14-150x103
Ce format semblait beaucoup plus pratique et correspondait mieux à la fenêtre de projection dans la lanterne. C’est pourquoi, en France, il était recommandé de placer un cache en papier noir Aiguille (c’est à dire noir teinté dans la pâte) de format 70x70mm inséré entre 2 verres, en prenant bien soin que celui constituant la photographie ait son émulsion placé vers l’intérieur.

PlaqueFoto-23-150x144  PlaqueFoto-24-95x150  PlaqueFoto-26-88x150  PlaqueFoto-12-150x114 

« Quelle que soit la forme d’ouverture adoptée, nous conseillons à l’amateur d’employer des caches toujours de la même dimension… surtout lorsqu’on doit projeter les vues en dissolwing ».

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

PlaqueFoto-32-150x114  PlaqueFoto-31-122x150  PlaqueFoto-33-150x74 Publicité 1903 et appareil Demaria – Collection G.V.

Ces assemblages sont maintenus sur le pourtour par une bande de papier gommé, généralement noire, que l’on fixe à l’aide d’un petit appareil très ingénieux qui permet de faire tourner la vue librement. « On a proposé, en Angleterre, l’emploi de petits cadres métalliques, composé d’une lamelle de laiton que l’on rabat sur les bords avec un coupe papier ». Ce mode de montage donne une certaine solidité à l’ensemble mais n’empêche pas l’humidité et les poussières de pénétrer entre les deux verres.

PlaqueFoto-25b-141x150

Pour faciliter le repérage des vues lors de la projection, monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS) a proposé, lors de ce Congrès de la Photographie, la résolution suivante « Pour permettre de reconnaître dans l’obscurité le sens de l’image des plaques pour projections, on appliquera sur le coin droit inférieur de ces plaques une étiquette destinée à se trouver placée sous le pouce de l’opérateur quand celui-ci saisit la plaque de façon à la voir telle qu’elle doit être placée dans le projecteur ».

Voir : Plaques photographiques pour la projectionLa collection de diapositives MOLTENI -

PlaqueFoto-28-150x118 PlaqueFoto-29-150x94  PlaqueFoto-27-150x119

Une fois préparées, les clichés sont conservés dans des boîtes spécialement adaptées avec des rainures ou, lorsqu’ils sont trop nombreux, dans des coffrets dans lesquels on a pris soin de fixer au fond et à l’intérieur du couvercle des bandes de caoutchouc ou de molleton destinées à amortir les chocs. Source : “La pratique des projections” par H. FOURTIER – Editions Gauthiers-Villars et fils 1893.

Voir : Les collections de vues pour projection MAZO

 

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Plaques photographiques pour la projection

Posté par Patrice Guerin le 4 janvier 2012

Vers 1848, les frères Frederick et William LANGENHEIM de Philadelphie (Etats-Unis), réalisent pour la première fois des photographies positives sur plaque de verre. Pour cela ils appliquent le procédé à l’albumine mis au point peu avant par NIEPCE DE SAINT-VICTOR (voir PORTRAITS) pour la fabrication de plaques de verre négatives destinées à la prise de vues photographiques. Ces vues positives sur verre pouvant être utilisées en projection, les premières épreuves sont présentées en 1850 à l’Exposition de Londres puis projetées à Paris en 1853 par DUBOSCQ.

Voir : Les opticiens SOLEIL, DUBOSCQ et PELLIN

Plaques photographiques pour la projection dans Images projetees PlaqueFoto-01-150x142PlaqueFoto-02-150x127 dans Images projetees  PlaqueFoto-03-150x127  PlaqueFoto-04-150x125  PlaqueFoto-05-150x127  PlaqueFoto-06-150x127 Série de vues sur verre datant des années 1870-1900.

PlaqueFoto-13-150x100 Cette utilisation de la photographie dans la production de vues transparentes destinées à la projection est capitale : non seulement elle permet d’obtenir des reproductions exactes des sujets photographiés, mais elle simplifie leur fabrication et facilite les copies. On obtient un tel réalisme et une telle finesse dans les détails qu’il devient possible d’effectuer des projections  de très grandes dimensions.

Voir : La collection de diapositives MOLTENI

PlaqueFoto-07-150x125 PlaqueFoto-08-150x124 Les nus “artistiques” sont très en vogue dès le début de la photographie et d’autant plus lors de projections privées.

Dès lors les constructeurs perfectionnent la qualité des optiques et la puissance des sources lumineuses afin de permettre une utilisation “professionnelle” des lanternes de projections qui n’étaient considérées, jusque là, que comme des sources de distraction un peu plus perfectionnées que les fameuses lanternes magiques.

Source : “La pratique des projections” par H. FOURTIER, Gauthier-Villars et fils imprimeurs libraires 1893.

PlaqueFoto-30-150x99

Le procédé à l’albumine est délicat à utiliser car il faut sensibiliser ses plaques juste avant la prise de vues, ce qui nécessite un matériel important. En 1871 MADDOX met au point les plaque au gélatino-bromure. L’émulsion déposée sur la plaque de verre est à base de gélatine, qui sert de liant, et de sels d’argent sensibles à la lumière. Dans les années 1880 on commence à trouver dans les boutiques spécialisées divers produits à base de gélatino-bromure d’argent beaucoup plus facile à utiliser par les “amateurs”. Les émulsions sont préparées en usine et vendues prêtes à l’emploi sur des plaques de formats différents. A partir de 1888 le support souple sur pellicule, mis au point par Kodak, remplace progressivement les plaques de verre.  elles demeurent encore employées de nos jours.

Dans son livre “Instructions Pratiques sur l’emploi des appareille projection”, 4e édition de 1892, Alfred MOLTENI précise « Lors des précédentes éditions de mon livre, les procédés en usage n’étaient guère pratiques que pour les photographes de profession. On n’avait alors à sa disposition que le collodion et l’albumine. Les amateurs ne s’occupaient guère de confectionner eux-mêmes leurs vues. Ce n’est que depuis l’apparition du gélatino bromure que l’obtention des positifs sur verre a pris un grand essor… Pour obtenir une photographie sur verre (pour projection), il faut un “phototype négatif”, qui peut être de la grandeur adoptée pour les projections ou d’une dimension différente. Dans le premier cas, on tire par contact et on obtient une “photocopie” sur verre. Dans le second cas, le tirage se fait à la chambre noire par reproduction, et l’on obtient un “phototype positif”, suivant les désignations adoptées par le Congrès de 1889 ».

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En 1893, René GUILLEMINOT, fils de Gustave, fondateur de la société en 1858, implante une toute nouvelle usine située à Chantilly (60) pour produire les nouvelles plaques au lactate d’argent pour “positifs sur verre et projections” qui connaissent rapidement un grand succès.

Deux ans plus tard, en 1895, l’américain IVES commercialise les premiers appareils permettant de faire de la photographie en couleurs par le procédé trichrome, puis en 1905, les frères LUMIERE déposent un brevet pour les plaques “autochromes”.

Voir : Montage des vues sur verreColorisation des plaques de verreLa projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

 

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Plaques de verre pour publicité lumineuse

Posté par Patrice Guerin le 31 octobre 2011

Dans les années 1930, l’évolution des lanternes de projection permet de disposer de projecteurs pouvant fonctionner seuls et de manière quasi continue.

Voir : Publicité par les projections lumineuses

Plaques de verre pour publicité lumineuse dans Images projetees pub02.vignette  pub04.vignette dans Images projetees  pub06.vignette  pub07.vignette  pub10.vignette

Ces plaques publicitaires sur verres, de format 8,4×9,8cm (couramment appelé 8½ x 10), sont composées de deux verres maintenus sur le pourtour par du papier gommé noir, sauf les vues “Ministère de la Marine” avec décor méditerranéen, “Dubonnet” fond jaune et “Chemins de fer Superbagnères” qui ne sont composées que d’un seul verre.

pub05.vignette  pub-01-150x129  pub03.vignette

Il semblerait qu’il s’agisse de tirages photos en noir, colorisés ensuite à la main ou au pochoir. « Les sujets sont mis en valeur par un cache en papier noir laissant au centre une ouverture de 7x7cm qui convient parfaitement aux projecteurs équipés des condensateurs les plus courants 103mm ou 115mm. Les vues sont doublées d’un verre mince qui protège la surface émultionnée et colorée. Pour faciliter le repérage lors de la projection, il convient d’examiner l’image telle qu’elle se présente dans la nature et coller au bas à droite une étiquette ronde en papier gommé. »

Voir : Colorisation des plaques de verre

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Illustrations des vues :
-       Dubonnet : d’après A.M.CASSANDRE* et de An. GIRARD ;
-       Naja : d’après DRANSY ;
-       Cigares Cigarettes : d’après Léon DUPIN ;
-       Chemin de fer Superbagnères : d’après Julien LACAZE ;
-       Chemin de fer Gavarnie : d’après E. Paul CHAMPSEIX ;
-       Ministère de la Marine méditerranéen : d’après Maurice REALIER-DUMAS ;
-       Ministère de la Marine Asie : d’après A. GALLANDY.

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Les plus belles publicités pour les projections lumineuses sont celles réalisées sur un fond totalement noir, comme les plaques St Galmier ci-dessus, car elles ne font paraitre sur l’écran que les parties colorées, à l’exclusion d’un fond blanc qui peut être relativement éblouissant en fonction de la puissance lumineuse du système de projection.

________________________

*CASSANDRE, pseudonyme d’Adolphe Jean Marie MOURON (1901-1968)

Artiste né en Ukraine de parents français. Il fut graphiste, affichiste, décorateur de théâtre, lithographe, peintre, modeleur 3D et créateur de caractères d’imprimerie français. Aujourd’hui on retient de lui ses affiches publicitaires très dépouillées pour l’“Étoile du Nord” et “Dubo – Dubon – Dubonnet”, ou la très belle affiche du paquebot “Normandie“, réalisée dans les années 1930.

En 1932 il crée l’affiche publicitaire de Dubo, Dubon, Dubonnet, dont le thème est encore quelquefois visible dans le métro parisien.

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Expédition CITROEN en Centre-Asie

Posté par Patrice Guerin le 24 septembre 2011

citroenasie.jpg Conservatoire CITROËN à Aulnay.

La troisième expédition CITROEN en Centre-Asie, aussi appelée Croisière Jaune, s’est déroulée du 4 avril 1931 au 12 février 1932.

NB Ces films sont muets.

Image de prévisualisation YouTube Expédition Citroën Centre Asie n°1

Image de prévisualisation YouTube Expédition Citroën Centre Asie n°2

Image de prévisualisation YouTube Expédition Citroën Centre Asie n°3

 

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Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Posté par Patrice Guerin le 24 septembre 2011

Le film souple 35mm a été créé par George EASTMAN en 1889, pour répondre à une demande de Thomas EDISON qui cherchait à mettre au point une visionneuse cinématographique.

Voir : Une visionneuse publique, la lanterne magique électrique

Son usage était dangereux car la pellicule en nitro-cellulose est extrêmement inflammable. Il faut attendre 1912 pour que KODAK commercialise le premier film “Safety” en acétate de cellulose. Pour plus de précisions sur les films souples cliquer sur le lien ci-dessous.

Pour en savoir plus sur les formats de films cliquer ici

patheorama06.jpg

L’usage de ce film souple dans la projection fixe date de 1923, lorsque PATHE met au point le Pathéorama, une petite visionneuse bon marché permettant de voir des sujets amusants, pédagogiques ou d’actualités.

Voir : Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

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Au début des années 30, La Photoscopie met au point et commercialise un petit projecteur conçu spécialement pour la projection de films standards en bande 35 mm.

Voir : La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

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Parmi tous ces films, il en est de remarquables et “exclusifs” comme ces films sur les expéditions Citroën en Centre-Afrique (28 octobre 1924 au 26 juin 1925) et en Centre-Asie (Croisière jaune du 4 avril 1931 au 12 février 1932). Pour voir ces films dans leur intégralité, cliquer sur le lien ci-dessous.

Voir : Expédition CITROEN en Centre-Asie

photoscopieb08.jpg Le catalogue présente aussi l’œuvre complète de CHRISTOPHE* avec textes et dessins, dans les séries suivantes : “La famille Fenouillard” (8 films en coffret carton) ; “Le sapeur Camember” (8 films en coffret carton) ; “L’idée fixe  du savant Cosinus” (8 films en coffret carton), “Les malices de Plick et Plock”(8 films en coffret carton).

___________________

*CHRISTOPHE, de son vrai nom Marie-Louis-Georges COLOMB, (1856-1945).

C’est un des précurseurs de la bande dessinée en France ainsi qu’un biologiste auteur de manuels scolaires. Il est surtout connu pour être l’auteur d’histoires illustrées parues en feuilleton à la fin du XIXe siècle, très riche en allusions culturelles, littéraires, historiques et géographiques autant que scientifiques.

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Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

Posté par Patrice Guerin le 8 septembre 2011

Maitrisant depuis plusieurs années la reproduction de documents sur films 35 mm, l’entreprise des Editions de la Photoscopie se spécialise, dès le début des années 30, dans les films fixes destinés à l’enseignement, avec de nouveaux projecteurs adaptés à cet usage.

Voir : La PHOTOSCOPIE et le microfilm
Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

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Son catalogue de 1934 précise bien la place que l’entreprise veut prendre dans l’enseignement « Si la projection fixe n’occupe pas encore toute la place à laquelle elle a droit, c’est que les moyens désuets connus jusqu’ici : plaques de verre, lanternes de projection, en rendaient l’emploi peu pratique. Dans sa classe même, sans qu’il soit nécessaire de faire l’obscurité, le maître doit pouvoir se servir de l’écran aussi facilement que le tableau noir. Il faut qu’il ait à sa disposition, à peu de frais, une documentation abondante »

photoscopeb05.jpg

C’est l’une des toutes premières entreprises à développer une collection de vues “économiques” pour l’enseignement sur film souple cinématographique. « Les films Photoscopiques sont établis sur film ininflammable, ils comprennent de 20 à 80 vues du format standard (35mm) et forment des séries complètes convenant aux différents enseignements primaire, secondaire, technique et post-scolaire ».

photoscopied04.jpg photoscopied06.jpg photoscopied07.jpg

Chaque film est contenu dans une petite boîte cylindrique, en aluminium, faisant 27 mm de diamètre et 38 mm de haut. Ces boîtes sont identifiées par une étiquette sur le couvercle portant l’indication • LA PHOTOSCOPIE • PARIS inscrite en lettres blanches et en relief, le numéro du film écrit à la plume. Les films sont identifiés par un numéro, suivi par une vue indiquant “Editions de la Photoscopie – Paris – Tous droits réservés “ puis par une troisième vue indiquant le titre de la bobine. Ils mesurent environ un mètre et comportent en 40 et 50 vues au format 18 x 24 mm. Chaque bobine comporte en son centre un axe métallique permettant de la fixer sur le passe-vues.

photoscopeb03.jpg photoscopeb04.jpg Il existe même des programmes d’enseignement qui associent émissions radiophoniques et projection de films, comme en témoigne ces annonces.

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En plus de la liste des films, le catalogue présente différents accessoires dont un « meuble à tiroirs, en acajou demi verni, pour le classement et la conservation des films ». Ce meuble existe avec 3, 6 ou dix tiroirs contenant chacun 50 boîtes rondes en aluminium.

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La collection de diapositives MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 16 février 2011

A partir de 1865, Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) développe, en collaboration avec l’astronome Camille FLAMMARION (voir PORTRAITS), une collection de diapositives dont les premières sont consacrées aux “Merveilles Célestes” qui illustrent les conférences que FLAMMARION donne tous les quinze jours boulevard des Capucines à Paris.

molt15730r.jpg molt15730v.jpg molt6979r.jpg molt6979v.jpg molt7223r.jpg molt7223v.jpg

Les 3 vues ci-dessus sont présentées recto-verso afin de voir leur mode d’identification. SOURCE : Colección placas linterna I.E.S. Bárbara de Braganza (Badajoz, Espagne).

Voir : Plaques photographiques pour la projectionFinition des vues sur verre

moltcataloguevues.jpg moltclassvues01.jpg moltclassvues02.jpg

Cette collection sera complétée par RADIGUET & MASSIOT pour atteindre 60 000 clichés sur verre au début du XXe siècle « le grand nombre et la variété infinie des sujets qui composent nos collections et qui s’augmentent encore chaque jour, nous ont amenés à établir un classement méthodique qui permette à chacun de trouver facilement la série qui l’intéresse plus particulièrement ».

moltenipub01.jpg moltenipub02.jpg

Des brochures d’accompagnement sont éditées progressivement avec certaines collections de vues afin « d’éviter aux conférenciers la peine de rechercher les informations propres à composer leurs commentaires ».

moltclassvues03.jpg

Pour accroître leurs collections, les Projections MOLTENI de RADIGUET & MASSIOT ont conclu un accord avec la librairie MASSON et Cie pour reproduire en diapositives tous les clichés paraissant dans le journal “La Nature” ainsi que dans d’autres volumes de la même librairie. Des droits de reproduction de gravures ont également été négociés avec d’autres librairies telles que Delagrave, Mame, Schleicher, Furne, Lahure, Société française d’Edition d’Art, Quantin, Baillière, Paul Dupont, Flammarion, Rothschild, Naud, etc. ainsi qu’avec la Société d’Encouragement pour les Sciences.

Les Projections MOLTENI sont aussi les dépositaires exclusifs pour la France des vues YORK & SON éditées à Londres.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

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Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Posté par Patrice Guerin le 15 février 2011

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« Doux, un peu rêveur, tous ceux qui ont connu celui que monsieur BARDY appelle “La projection faite homme” ont estimé en lui un caractère honnête et intègre. Il était des plus modestes et prodiguait des explications précises, pratiques, claires, toujours dites sur un ton aimable qui désire ne froisser personne. »* Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) consacre une grande partie de son temps à animer des conférences pour adultes ou dans le cadre de certaines manifestations. Durant 45 ans d’activité, il fit environ 12 000 séances ! Dans son livre intitulé “Instructions sur l’emploi des appareils de projection” MOLTENI indique en introduction « En projetant, on facilite l’enseignement d’une façon notable. Cela permet de mettre de la variété. Instruire en amusant, c’est ouvrir l’esprit de l’élève, lui donner le désir d’aller au-delà de ce qu’on enseigne… »

Molteni 14  Conférence à La Sorbonne en 1880

C’est ainsi qu’en 1880 il fait une conférence sur les projections lumineuses avec Stanislas MEUNIER (voir PORTRAITS) dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Tandis que MEUNIER parle, MOLTENI manipule les appareils. Devant un public de pédagogues, ils projettent des vues transparentes telles qu’une éclipse de soleil grâce à un tableau animé, les globules du sang ou des photos de paysages, mais aussi des documents opaques sur lesquels l’orateur dessine en cours de projection et même des objets physiques transparents ainsi que de petits animaux vivants contenus dans des cuves en verre !

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

projmoltenicuve2.jpg  Cuve sèche fabriquée en bois découpé en U avec deux plaques de verre et une fermeture à charnière sur le dessus pour contenir des animaux vivants : mouches, araignées, fourmis, etc. « Malheureusement la chaleur dégagée par le système d’éclairage faisait souvent griller les insectes ».

Molteni 12  Appareil aux deux gaz fonctionnant avec un chalumeau oxhydrique

« Sa grande pratique des conférences et des manipulations difficiles ont permis d’assurer le succès de tous les événements auxquels il participait. Jusqu’en 1890, il fallait, pour la plupart des projectionnistes, préparer sur place l’oxygène et même l’hydrogène nécessaire à l’éclairage intensif. Aussi est-il resté longtemps partisan de la lampe à pétrole à plusieurs mèches, si difficile à régler. Ne disait-il pas à ses contradicteurs qui lui conseillaient d’utiliser la lampe à acétylène que “pendant deux heures ma lampe à pétrole n’oserait fumer devant moi !” ».*

Voir pour exemple : Projection d’ombres pour le centenaire de Polytechnique

Molteni 13  Petites annonces parmi tant d’autres.  Source : Gallica

Pendant 45 ans, jusqu’en 1900, il n’y a pas eu de projections sans MOLTENI. Lorsqu’il ne pouvait aller partout, lorsque plusieurs séances avaient lieu le même jour et à la même heure, il allait à l’une d’elles en envoyant un homme expérimenté aux autres, après s’être assuré que les conférenciers seraient bien secondés par les projections. « Que de fois nous l’avons vu refaire de mauvais clichés qui n’étaient pas édités dans sa maison pour avantager un conférencier maladroit, étonné ensuite que la lumière de MOLTENI fut plus favorable que celle des autres projectionnistes. »*

* Source : Nécrologie parue dans “Le Moniteur de la photographie” du 31 décembre 1907, signée Charles GRAVIER directeur de la revue.

Voir : La collection de diapositives MOLTENIFinition des vues sur verre - SIGNAL LAMP pour conférencier - Les projections à l’école

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Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn

Posté par Patrice Guerin le 27 décembre 2010

chromofamille01.jpg

Lorsque la lanterne magique devint populaire à partir du milieu du XIXe siècle et fabriquée industriellement, elle entra dans de nombreuses familles au détriment des montreurs de lanterne magique.

Voir : Montreurs de lanterne magique  -  Une séance de lanterne magique chez les GrandpierreLa lanterne magique ou le spectacle amusant

chromofamille02.jpg chromofamille03.jpg chromofamille04.jpg

Des petits manuels furent édités pour donner des conseils et révéler les “trucs, astuces et secrets des grands projectionnistes”. Dans l’un de ces documents on peut lire les recommandations suivantes :

« D’un écran blanc te muniras
et d’une lampe mêmement.
L’obscurité demanderas,
Il te la faut absolument.
Devant l’écran te placeras,
Ou derrière indifféremment.
Le pétrole tu emploieras,
Ou l’oxhydrique plus brillant.
Lors la lumière allumeras,
La réglant minutieusement.
Cela faisant tu connaîtras,
Le juste point exactement.
Tes vues alors tu passeras,
Tête en bas sans manquement.
Tes sujets accompagneras,
D’un court texte les expliquant.
De ton public tu recevras,
De justes applaudissements.
Puis le lendemain tu feras,
Comme la veille absolument. »

Voir : Petit spectacle de lanterne magique

chromo29r.jpg chromo29v.jpg

Dans les décennies qui suivront et tout au long du XXe siècle, on trouvera de petits projecteurs économiques destinés aux enfants.
Voir : Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

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