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Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

Posté par Patrice Guerin le 3 février 2013

Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives dans Lanternes projection kodak-20-150x115Eastman Lantern Slide Plates

L’entreprise KODAK a déjà trente ans et une notoriété mondiale dans la vente de pellicules et d’appareils photographiques lorsqu’elle commercialise sa première lanterne de projection.

Voir : Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

kodak-21-106x150 dans Projecteurs petit format  kodak-22-103x150  1913 – Commercialisation de la première lanterne de projection KODAK

KODAK présente dans son catalogue de 1914 sa première lanterne d’agrandissement, identifiée ainsi “Kodioption manufactured by Eastman Kodak C° Rochester N.Y.” Celle-ci provient cependant de l’entreprise  BAUSCH & LOMB C°, située elle aussi à Rochester.

Voir : Le KODIOPTICON, première lanterne de projection Kodak

kodak-23a-106x150  1923 : Apparition du cinéma amateur 16mm

Poursuivant son implantation dans le cinéma, KODAK commercialise le film inversible 16 mm sur un support d’acétate de cellulose sans danger, associé à la première caméra 16 mm CINE-KODAK et du projecteur KODASCOPE.

kodak-24a-105x150  kodak-24b-105x150  1927 : En France, fusion de KODAK et de PATHE

KODAK compte plus de 20 000 employés à travers le monde. En France, les sociétés KODAK et PATHE se regroupent pour donner naissance à la marque KODAK-PATHE. Deux ans plus tard, cette société commercialise sa première pellicule conçue pour la réalisation de films sonores.

kodak-25-150x60  1934 : création de KODAK A.G. en Allemagne

Cette nouvelle société présente son premier appareil photo 35mm de précision sous le nom de KODAK RETINA ainsi qu’un projecteur de diapositives au corps circulaire RETINA PROJEKTOR.

Voir : Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

kodak-26-150x96  1935 : KODAK invente la pellicule couleur Kodachrome

A l’origine, ce film est proposé au format 16 mm pour la réalisation cinématographique. Le format 35 mm pour diapositives suivra en 1936. Ce film avait une sensibilité de 10 ASA et son développement chez KODAK nécessitait 18 opérations successives pour une durée de 26 minutes. Les principes fondamentaux du Kodachrome dureront jusque dans les années 1970.

En 1939 la firme crée le service READY-MOUNT pour le Kodachrome 35 mm. Ces montures en carton permettent de projeter les diapositives dès leur retour d’un laboratoire de traitement KODAK.

kodak-27-103x150  1937 : KODAK commercialise le projecteur de diapositives KODASLIDE.

Il s’agit d’un modèle au corps carré, dans lequel les diapositives sont chargées une à une par le dessus.

Voir : Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

1946 : KODAK commercialise le film EKTACHROME.

Il s’agit du premier film couleur KODAK pouvant être traité par des laboratoires indépendants grâce à l’utilisation de nouveaux concentrés chimiques.

kodak-29-100x150  1953 : commercialisation en France du projecteur KODAK Junior.

Il s’agit du premier projecteur KODAK fabriqué et commercialisé en France. Il est accompagné d’une visionneuse Junior et sera suivi des projecteurs Senior 1 et 2.

kodak-30-150x102  1958 : premier projecteur de diapositives entièrement automatique KODAK.

Il s’agit du KODAK CAVALCADE, premier projecteur de la marque  muni d’un magasin droit de 40 vues et d’une minuterie permettant un fonctionnement automatique.

kodak-31-100x150  kodak-32-101x150  1961 : invention du projecteur Carousel

Il s’agit du premier KODAK CAROUSEL équipé d’un magasin circulaire pouvant contenir 80 diapositives : « Révolutionnaire ».

kodak-33-150x150  1964 : commercialisation du fameux projecteur Carousel S

Trois ans après le Carousel américain apparaît le fameux Carousel S, en fonte grise, fabriqué en Allemagne, qui est à l’origine d’une longue série de projecteurs professionnels.

A cette époque KODAK compte près de 100 000 employés.

kodak-34-150x1501980 – KODAK fête son 100e anniversaire.

Les ventes de la société dépassent la barre des dix milliards de dollars et la firme internationale est au sommet de son activité, avec un maximum de 145 300 employés en 1988.

En 1984 KODAK fait son entrée sur le marché de la vidéo avec la série de vidéos 8 mm “KODAVISION 2000”. C’est l’une des premières fois que l’entreprise est en retard par rapport à ses principaux concurrents :
-       1972 commercialisation du “VCR” par PHILIPS ;
-       1976 mise au point du format “VHS” par JVC ;
-       1981 invention du premier appareil photo numérique, le ”Mavica“ par SONY.
Les années 80 marques la fin de l’ère argentique et des projecteurs de diapositives. De plus KODAK doit faire face à une intense concurrence de la part des fabricants asiatiques, notamment de FUJI-film.

kodak-35-150x1382004 – KODAK arrête la production du projecteur Ektagraphic.

En vingt ans l’entreprise a perdu plus de 80% de son personnel. Le projecteur “Ektagraphic”, apparu en 1967, est l’évolution à destination du grand public de la série “Carousel S”. La fabrication de ces appareils se termine définitivement en 2004.

kodak-36-122x150  2012 KODAK dépose le bilan

Le 19 janvier 2012, KODAK dépose le bilan. L’entreprise et ses filiales américaines demandent à bénéficier de la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. Ce dépôt de bilan représente l’aboutissement de deux décennies de licenciements et de dégraissage qui ont transformées celui qui était jadis le premier fabricant mondial de matériel photographique, en l’ombre de lui-même.

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Le KODIOPTICON, première lanterne de projection Kodak

Posté par Patrice Guerin le 14 janvier 2013

Le KODIOPTICON, première lanterne de projection Kodak dans Lanternes projection kodiopticon-01-150x116  kodiopticon-02-104x150 dans Lanternes projection

En 1913, la firme américaine KODAK, créée en 1884 par George EASTMAN (Voir PORTRAITS), commercialise son premier projecteur de vues fixes à l’usage des amateurs, dénommé KODIOPTICON.

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« Avec le KODIOPTICON, vous pouvez revivre des journées immortalisées par votre appareil photo Kodak, lors de soirées à la maison durant lesquelles vos amis peuvent profiter de ces bons moments avec vous. Pas seulement un ou deux qui suivent les pages de votre album Kodak pendant que vous racontez l’histoire de ces images représentant de bons moments, mais toute une maisonnée… le plus sera le mieux ! »

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Le KODIOPTICON est essentiellement constitué d’un corps de lanterne en métal sans cheminée haute (il est exclusivement prévu pour fonctionner à l’électricité) de petites dimensions (52x10x15cm) devant lequel se trouvent deux lentilles formant condensateur. Une cuve à eau est placée entre les deux lentilles afin d’absorber la chaleur de l’éclairage

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La source lumineuse standard est une ampoule électrique ordinaire Mazda de 60w, qui permet « à une distance de 10 mètres entre le projecteur et la feuille, de projeter des images sur environ 36 cm. Une image plus grande peut être obtenue en plaçant le KODIOPTICON plus loin, mais plus on augmente la distance moins l’éclairage est puissant. »

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Le projecteur peut être équipé d’une lampe à arc électrique associée à un rhéostat «  nécessaire afin de contrôler le courant et fournir un éclairage constant ». Celle-ci permet d’obtenir à 12 mètres, une image d’environ 1 mètre. Bien qu’assez compact, cette lampe à arc (signée B & L.O.Co – 6778)  est très perfectionnée et possède différentes molettes permettant de régler la hauteur, l’inclinaison et l’avancement individuel de chaque charbon.

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La partie avant du projecteur est composée d’un passe-vues de 12,5cm de haut permettant de projeter des images standards de 7,5x10cm. A l’avant de celui-ci se trouve un soufflet d’agrandissement et un objectif à tirage hélicoïdal (sur cet appareil, il porte la mention “Eastman Kodak Compagny” ainsi que le logo “Bausch & Lomb Optical Co”).

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Le KODIOPTICON, “Manufactured by Eastman Kodak Co” a beaucoup de ressemblances avec le projecteur BALOPTICON fabriqué par Bausch & Lomb à la même époque. On peut supposer que les deux appareils ont la même origine.

Voir : le projecteur Balopticon (à venir)

kodiopticon-10-300x200  fichier pdf Instructions Kodiopticon

Voir : Pieds et supports pour lanterne de projection

Le prix du KODIOPTICON complet est de 20$ avec l’ampoule et 29$ avec l’arc, incluant une solide caisse en bois qui peut servir de support de projection. « Le KODIOPTICON est la lanterne la plus simple et la plus efficace du marché pour les divertissements à domicile. » Ce projecteur permet de nouvelles perspectives de développement pour Kodak, d’une part en lui ouvrant les portes de la projection et d’autre part en lui offrant la possibilité de vendre un nouveau produit, le film “Velox”, équivalent au papier “Velox” déjà très utilisé à l’époque. « L’amateur qui a fait des tirages sur papier “Velox”, et d’ailleurs celui qui n’en a pas fait, ne doit pas avoir peur de faire des diapositives de projection “Velox“ pour ses soirées de divertissement avec le KODIOPTICON. Le film, coupé à la bonne taille, est traité exactement de la même manière que le papier “Velox”. »

kodiopticon-12-101x150  Voir : Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

Par la suite KODAK commercialisera de nombreux autres projecteurs de diapositives, dont le fameux “Carousel S” créé en 1964.

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Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

Posté par Patrice Guerin le 12 septembre 2012

En consultant différents catalogues de la maison DUBOSCQ PELLIN, ainsi que certaines revues du XIXe siècle dont “La Nature”, on constate que la fameuse “lanterne photogénique” fabriquée par DUBOSCQ dans les années 1850, n’est pas le seul projecteur portant cette signature.

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQLa maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Il existe au moins trois ou quatre autres lanternes de projection, fort différentes de celle-ci, qui auraient été fabriquées par la maison DUBOSCQ PELLIN.

 Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN dans Lanternes projection Duboscq-71-85x150  “Catalogue des appareils employés pour la photographie sur plaques, sur verre, sur papier, construits dans les ateliers de M. J. DUBOSCQ opticien” de 1862, page 23

1 – l’appareil “Agrandisseur des épreuves microscopiques” est ainsi défini : « Les épreuves obtenues à l’aide du Polyconographe sont destinées à être agrandies. La question de l’amplification des positifs à l’aide de négatifs microscopiques ne pouvait être résolue qu’à l’aide d’un appareil grossissant, n’altérant nullement les détails du négatif. L’appareil amplificateur se compose d’une lentille convergente placée au delà du centre d’un miroir concave qui concentre les rayons lumineux sur le négatif à amplifier avant de traverser un système de lentilles convergentes afin de former à distance convenable une image renversée et agrandie sur l’écran qui porte le papier positif sensibilisé. La lentille convergente de 110 mm de diamètre est renfermée dans une boîte cylindrique en laiton de 25 cm de circonférence et de 70 cm de hauteur à l’intérieur de laquelle on peu placer une source de lumière électrique ».

Voir : Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

NB Ce catalogue ne présente pas d’autres lanternes de projection, on peut donc supposer que la “Lanterne Photogénique” est postérieure à cette date. Par contre à la même époque il existe une lanterne cylindrique assez similaire à ce modèle fabriquée par Newton en Grande-Bretagne.

Duboscq-72-114x150 dans Lanternes projectionLanterne Newton – Collection J-P.V.

La particularité de cette grosse lanterne est qu’elle possède trois types d’objectifs différents qui peuvent tourner autour de la lanterne centrale afin de se trouver dans l’axe de projection désiré.

Duboscq-73-104x150  Duboscq-74-104x150  Catalogue PELLIN de 1900, page 17 et page 18 – Collection G.V.

Dans ce catalogue de 1900, on découvre deux nouvelles lanternes en plus de la “Lanterne Photogénique”.

Duboscq-75-111x150Collection Antic-Photo

2 – La “Lanterne de M. PELLIN” qui contient un appareil électrique à charbons inclinés, dont le rapprochement se fait à la main, un bouton servant à avancer simultanément les deux charbons tandis que l’autre permet de centrer le point lumineux.

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3 – La “Lanterne de M. le Dr ROUX consiste principalement en un chalumeau vertical à gaz oxhydrique formé de deux tubes concentriques. Au centre se place une petite sphère de magnésie que la flamme entoure de toutes parts et qu’elle porte à l’incandescence. Cette source lumineuse est placée au centre d’une lanterne équipée d’un miroir, d’un condensateur et d’un objectif télescopique. Cette lanterne de projection est employée à l’Institut Pasteur, à l’Ecole de Médecine de Paris, etc.

Voir : Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

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Enfin il est écrit dans ce catalogue « Nous construisons sur demande des lanternes pour les différents régulateurs qui se trouvent dans le commerce. Dans ce cas nous adresser un croquis coté des dimensions des régulateurs ». La lanterne ci-dessus est un modèle de théâtre, fabriqué en bois et muni d’un réflecteur argenté, destiné à éclairer vivement une partie de la scène.

Voir : Projection de SPECTRES VIVANTS et de FANTOMES au théâtre

Duboscq-78-150x112

Il existe aussi un catalogue spécial concernant les « Lanternes diverses pour effets scéniques au théâtre ».

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Lanterne de projection DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 26 août 2012

Lanterne de projection DUBOSCQ dans Lanternes projection Duboscq-51-76x150  Duboscq-52-65x150 dans Projections scientifiques  Duboscq-53-79x150  Duboscq-54-78x150Collection G.V.

En 1850, « la lanterne en cuivre à 4 colonnes et le régulateur électrique » sont présentés par ARAGO à l’Académie des Science. Jules DUBOSCQ (voir PORTRAITS) fabrique cette grosse lanterne de projection ainsi que le régulateur à arc mis au point par monsieur FOUCAULT (voir PORTRAITS) en 1849. Ils obtiennent la grande médaille du Conseil à l’Exposition De Londres en 1851.

Voir : Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

Duboscq-55-85x150

« La lanterne photogénique de monsieur DUBOSCQ se compose d’une espèce de boîte de cuivre bronzé, qui enveloppe la partie supérieure du régulateur. Pour prendre moins de place, la colonne de ce dernier appareil est enfermée dans une espèce de cheminée qui termine la boîte, et le pied se trouve au-dessous, entre les quatre colonnes qui supportent la lanterne ».

Duboscq-56-150x100 Collection G.V.

« Pour que cette boîte ferme hermétiquement, de petits volets mus par des crémaillères viennent fermer le dessus et le dessous de la boîte en même temps qu’on en ferme la porte, de sorte que les coupures faites à l’instrument, pour qu’on puisse y introduire le régulateur, se trouvent bouchées. L’intérieur de cette lanterne est muni d’un miroir réflecteur et de deux tiges plongeantes sur lesquelles peuvent s’adapter deux autres miroirs pour renvoyer la lumière dans les lentilles d’un appareil particulier que l’on adapte à la lanterne pour certaines expériences, et que l’on appelle “polyorama” ».

Duboscq-57-150x58 Equipement à 2 miroirs et 2 objectifs pour polyorama

« Enfin sur le côté de la lanterne se trouve un petit œil de bœuf muni d’un verre violet par lequel on examine la marche de la lumière électrique. Afin de régler facilement la position du point lumineux qui, dans certaines expériences délicates, a besoin d’être déterminée d’une manière tout à fait rigoureuse, le régulateur se trouve posé sur un socle qui, au moyen de deux vis de rappel, peut être déplacé dans deux directions rectangulaires comme le miroir des porte-lumières ». Source : L’éclairage électrique par le comte Théodore Du MONCEL – Librairie Hachette et Cie Paris 1880

Duboscq-58-150x102  Duboscq-59-150x105  Duboscq-63-150x131

Cette lanterne est principalement destinée à des usages scientifiques. Pour cela elle peut être équipée de différents objectifs, microscope de projections, primes, polarisateurs et autres accessoires permettant d’effectuer de nombreuses expériences lumineuses telles que celles de BARTON, de GRIMALDI, d’ARAGO, du docteur GUERARD, etc.

Duboscq-61-150x86Polariscope de projection – Collection P.T. (GB)

Voir : Polariscope de projection PELLIN

« Les expériences de projection peuvent être faites à toute distance ; seulement, elles perdent de leur éclat et de leur netteté quand les distances ne sont pas en rapport avec l’intensité lumineuse : 5 mètres représentent ordinairement la distance la plus convenable pour la lumière d’une pile de cinquante éléments ».

Duboscq-60-150x105 Cône de projection

Cet accessoire se fixe à la place de l’objectif pour projeter des épreuves photographiques transparentes. Le cône contient un système de lentilles achromatiques. « Cette lanterne, si puissante qu’elle soit, ne peut cependant pas remplacer le microscope solaire, si utile pour la projection d’objets très petits. Mais si l’on prend d’abord une photographie déjà agrandie des objets microscopiques, et si l’on projette de nouveau ces photographies à l’aide du cône de projection, on obtient sur l’écran des images semblables à celles que donnerait directement le microscope solaire ».

Duboscq-62-150x126  Microscope de projection – Collection G.V.  scientifique01.vignette

Parmi les nombreuses expériences effectuées avec cette lanterne, l’une des plus marquantes est la projection de dépêches microscopiques à l’aide d’un microscope, durant le siège de Paris.

Voir : Le siège de Paris en 1870Introduction aux projections scientifiques

Pendant près de 50 ans, la lanterne Duboscq et ses nombreux accessoires destinés à la projection scientifique, va se retrouver dans de très nombreuses grandes écoles et facultés, comme en témoigne cette vue représentant le grand amphithéâtre de l’Institut d’Agronomie à Paris.

Duboscq-64-150x89  Duboscq-65-150x95  A côté de la lanterne Duboscq, on voit une seconde lanterne, peut-être une Molteni et de nombreux accessoires posés sur la table dont un spectroscope à 3 lunettes.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

En consultant différents catalogues de la maison DUBOSCQ PELLIN, ainsi que certaines revues du XIXe siècle dont “La Nature”, on constate que cette fameuse “lanterne photogénique” fabriquée n’est pas le seul projecteur portant la signature DUBOSCQ PELLIN.

Voir : Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

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La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Posté par Patrice Guerin le 19 juillet 2012

La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN dans Lanternes projection Duboscq-31-97x150  Planche d’Optique provenant de l’Encyclopédie Diderot et D’Alembert publiée entre 1751 et 1772 (collection G.V.). Cette publication aida à développer l’esprit scientifique de nombreux savants.

Epoque SOLEIL 1819-1849

Duboscq-30-115x150 dans Lanternes projection  Tête de lettre de 1829. Collection G.V.

En 1819, l’ingénieur-opticien Jean-Baptiste-François SOLEIL (1798-1878) fonde la maison SOLEIL “Opticien du roi, passage Vivienne, grande galerie N°23 et sa manufacture rue des Poissonniers N°21, près de la barrière Poissonnière”. Il fabrique “toutes sortes d’instrumens d’optique et de mathématiques” dont “Chambres noires, Fantasmagorie, Lanternes magiques, etc”.

En 1825, il s’installe au 21 rue de l’Odéon à Paris VIe. L’entreprise est spécialisée dans la fabrication “d’instruments d’optique et de précision” destinés  aux plus grands savants de l’époque FRESNEL, ARAGO, FOUCAULT, BABINET, etc.

Parmi ses nombreuses inventions, on trouve l’héliostat de SILBERMANN (1843) mais aussi « un phare lenticulaire de premier ordre à éclypses, destiné pour Belle-Ile (Morbihan), d’après le système de feu monsieur A. FRESNEL » ou encore « une grande lentille annulaire, ou verre ardent, au moyen duquel on peut fondre et volatiliser sous le ballon différentes substances et même le platine » et encore « divers objets d’optique tels que baromètres, thermomètres, lunettes de campagne, lorgnettes jumelles, cassettes de mathématiques, etc ».

Duboscq-32-120x150  Il obtient de nombreuses récompenses aux expositions nationales de 1839 et 1841 et par la Société d’Encouragement en 1841 et 1847. Lors de sa succession en 1849, la maison est divisée en deux branches confiées l’une à Henri SOLEIL son fils, et l’autre à Jules DUBOSCQ, son gendre.

Duboscq-33-107x150  Henri SOLEIL “Elève et successeur de son père” est située au 21 rue de l’Odéon «  fondée en 1825 sur le même emplacement et n’ayant jamais eu de succursale ».

Comme activité, il indique “Opticien-Mécanicien pour les pièces en cuivre des phares de Fresnel” et effectue diverses réalisations dans ce domaine. En 1852, l’atelier SOLEIL est racheté par Louis SAUTTER (1825-1912) qui fabrique des lentilles de Fresnel pour les phares. Il fonde l’entreprise Sautter et Cie, puis Sautter-Lemonnier et Cie, puis Sautter-Harlé. « L’origine de l’Etablissement de MM. Sautter père et fils, Lemonnier et Cie remonte à l’année 1825, où il fut fondé par l’opticien SOLEIL, pour la construction des phares lenticulaires que venait d’inventer Augustin FRESNEL. Mais le développement de cette industrie ne commença réellement qu’à partir de 1852 où elle passa aux mains de M. Louis SAUTTER, dont le concours important et l’autorité reconnue en cette matière, contribuèrent à l’adoption de ce nouveau système d’éclairage par la plupart des nations maritimes ». Présentation faite à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889. Après 1881, Louis SAUTTER se consacre aux œuvres philanthropiques et religieuses.

Duboscq-34-129x150  Etablissements Sautter & Lemonnier 1889

Voir : Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

Epoque DUBOSCQ 1849-1886

A partir de 1849, Jules DUBOSCQ (voir PORTRAITS) poursuit le développement de l’entreprise au 21 rue de l’Odéon “seule entrée au fond de la cour”. Il crée et construit, sous la direction des plus grands savants de l’époque : PASTEUR, JAMIN, DUPRE, FOUCAULT, BECQUEREL, etc. un grand nombre d’instruments d’optique et de précision employés dans les universités, les grandes écoles, les laboratoires scientifiques et industriels de France et de l’étranger. Durant cette période, les instruments sont marqués “Jules Duboscq”.

Duboscq-35-97x150  Publicité Jules Duboscq 1885

Parmi toutes ses inventions, il construit de nombreux appareils destinés à la projection et à de nombreuses expériences d’optique. « Il se fait en ce moment une heureuse révolution dans le mode d’enseignement public des sciences. En Angleterre et en France, on a compris l’immense avantage qu’il y a à substituer aux figures tracées sur le tableau noir des représentations agrandies des êtres, des phénomènes de la nature, obtenues par les procédés de la lanterne magique. M. Duboscq est entré le premier dans cette voie ; il a compris la nécessité absolue de substituer des images parfaites obtenues par la photographie sur verre transparent aux peintures grossières et informes seules usitées jusque dans ces derniers temps » Source : Histoire de la découverte de la photographie par G. Potonniée, publications Montel 1925.

Duboscq-36-150x111  duboscq04.vignette  duboscq05.vignette

Il construit le régulateur électro-magnétique et l’héliostat de Léon FOUCAULT, ainsi que diverses lampes électrique et lanternes de projection.

Voir : Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQEclairages DUBOSCQ PELLINLanterne de projection DUBOSCQ

A partir des années 1850, ses appareils d’éclairage et de projection sont utilisés dans les théâtres pour éclairer tout ou partie de la scène et pour réaliser de surprenants effets spéciaux.

Voir : Les EFFETS SPECIAUX au théâtre durant le XIXe siècle

En 1870, durant le siège de Paris, ses appareils rendent de nombreux services aux assiégés.

Voir : Le siège de Paris en 1870

Au début du XXe siècle les lanternes de projection scientifique Jules DUBOSCQ sont encore présentent dans les cabinets de physique de très nombreuses écoles.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

Duboscq-37-98x150 Publicité Pellin 1900

Epoque PELLIN 1886-1940

François Philibert PELLIN (voir PORTRAITS) entre chez Jules DUBOSCQ vers la fin des années 1870 et prend le contrôle de la Maison en 1886 lors du décès de son propriétaire. Il maintient la tradition de qualité pour de nombreux instruments comme ceux fabriqués pour FERY ou LE CHATELIER. En plus du magasin situé au 21 rue de l’Odéon à Paris VIe, il possède aussi des ateliers non loin de là, au 30 rue Monsieur Le Prince à Paris VIe.

Duboscq-38-150x119  Publicité Pellin 1906

Les sommaires de ses catalogues indiquent les très nombreuses spécialités de la Maison : Sources lumineuses – Appareils de projection – Photométrie – Interférences, Diffraction –Polarisation, double Réfraction – Réflexion, Réfraction, Vision – Spectroscopie – Appareils de Mesure – Polarimétrie, Saccharimétrie, Colorimétrie – Acoustique en Projection – Météorologie.

Voir : Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLINChalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Duboscq-39-114x150  Source BNF

Comme ses prédécesseurs, François Philibert PELLIN obtient de nombreuses récompenses, comme il le mentionne dans un courrier de 1912 : 4 médailles d’or dont Paris en 1889 ; diplômes d’honneur Anvers 1894, Amsterdam 1896 ; Grand Prix Paris 1900, Saint-Louis 1904, Liège 1905, Milan 1907, Londres 1908 ; Hors concours membre du jury Bruxelles 1897 et 1910 (vice-président) ; membre du jury de classe Milan 1911.

Son fils Félix (Marie Philibert) PELLIN (1877-1940) entre dans l’entreprise en 1900. Il est nommé directeur technique en 1901 et directeur général en 1903. Associé à son père en 1912, il poursuit l’activité de l’entreprise jusqu’en 1940, date à laquelle la Maison “Soleil-Duboscq-Pellin” fusionne avec la Maison Deleuil, fondée par Louis-Joseph DELEUIL en 1820.

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A la suite de ses prédécesseurs il obtient des grands prix à Saint-Louis 1904, Liège 1905, Milan 1906, Turin 1923, Gand 1925, Grenoble 1926, Madrid 1927, Athènes 1928, Liège 1930. Il est aussi hors concours et membre du jury à Londres 1908, Bruxelles 1910, Turin 1911, Gand 1913, Strasbourg 1919, Monaco 1921, Rio de Janeiro 1922, Strasbourg 1924, Arts Décoratifs 1925, Coloniale Paris 1931, etc.

Dans les années 30, les ateliers, magasins et bureaux sont situés au 59 avenue Jean Jaurès à Arcueil. Lors de l’Exposition Internationale de Liège en 1930, on peut lire « Anciens établissements Ph. et F. PELLIN, Félix PELLIN, ingénieur, successeur, 5 avenue d’Orléans Paris – Constructeur d’instruments d’optique et de précision pour les sciences et l’industrie ».

__________________

Chronologie des différentes appellations de la branche Duboscq :

Maison SOLEIL (1819 – 1849)
DUBOSCQ et SOLEIL (1849 – 1878)
J. et A. DUBOSCQ (1879 – 1880)
J. DUBOSCQ (1880- 1883)
Maison Jules DUBOSCQ et Ph. PELLIN (1883 – 1886)
Ph. PELLIN (1886 – 1900)
Etablissements PH. et F .PELLIN (1900 – 1911)

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Appareil de projection “Gros Modèle” MAZO

Posté par Patrice Guerin le 7 juillet 2012

Appareil de projection “Gros Modèle” MAZO dans Lanternes projection Mazo-grosse-01-97x150

Cette lanterne de projection “Gros modèle”  est présente dans les catalogues MAZO dès le début du XXe siècle. Elle est destinée aux professionnels « Spéciale pour les projections par transparence, elle peut aussi servir pour celles par réflexion ».

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

Mazo-grosse-02-127x150 dans Lanternes projection  Mazo-grosse-03-111x150Collection G.V.

Son corps en tôle russe pleine est monté sur un support en acajou verni et possède une porte en cuivre nickelé de chaque côté. Des regards munis de verres de couleur sont placés au centre de ces portes, à hauteur de la lumière, pour en faciliter le réglage. Elle est équipée d’un éclairage intensif soit par chalumeau oxhydrique, soit par arc électrique.

Mazo-grosse-04-114x150 Collection G.V.

Le dessus, revêtu d’une double enveloppe afin d’éviter toute déperdition de lumière, peut s’ouvrir en le basculant sur le côté et permet même l’utilisation d’un système d’éclairage à pétrole avec cheminée.

Mazo-grosse-05-150x116  Mazo-grosse-06-148x150  Mazo-grosse-07-150x123Collection G.V.

L’appareil “Gros modèle” est équipé d’un condensateur de 120mm de diamètre et d’un objectif de très grand diamètre (56mm) supporté par une monture en cuivre verni extrêmement solide.

Polyorama-09-97x150  Polyorama-08-129x150

Il existe une version double tout à fait semblable au modèle simple. Sa partie avant, entièrement en cuivre, est équipée d’un système de centrage rapide et précis qui permet de superposer parfaitement les deux images projetées.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

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Lanterne d’agrandissement EGBER

Posté par Patrice Guerin le 1 juin 2012

Lanterne d’agrandissement EGBER dans Lanternes projection Egber-01b-1024x432

Cette lanterne d’agrandissement, qui date des années 1920/30, est d’une apparence peu commune avec son rhéostat intégré et de construction particulièrement soignée.

Egber-02-150x123 dans Lanternes projectionEgber-03-150x119Egber-04-150x119     Egber-08-150x112

Elle est constituée d’un corps en métal peint, sans cheminée mais avec des lamelles de refroidissement placées sur le dessus. A l’arrière une porte s’ouvre vers le haut pour donner accès à l’ampoule. Un rideau en tissu noir peut se déployer pour permettre de reculer le système d’éclairage sans que la lumière ne puisse filtrer. Devant le condensateur de 110mm, la lanterne est équipée d’un soufflet en cuir à très grand tirage (30cm environ) dont le support coulisse dans le socle en bois.

Egber-11-150x100  L’objectif ne possède aucune marque. Il est composé de deux parties, l’avant coulissant par rotation guidée par un axe qui se déplace dans une fente.

Egber-09-150x100   Egber-10-150x100  Egber-13-104x150   La lanterne EGBER est conçue pour fonctionner avec un éclairage électrique. Elle possède un câblage intégré qui va de la prise d’alimentation latérale en passant par un voltmètre est un rhéostat.

Egber-12-150x114L’ampoule électrique de 110v 350w, montée sur un socle universel, se branche directement à l’intérieur de la lanterne.

Egber-05-150x95  Si vous possédez d’autres informations (articles, publicités, photos) sur cette marque ou sur cet appareil nous vous remercions de bien vouloir nous les communiquer pour compléter l’article.

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Lanterne “Universel” de la Maison de la BONNE PRESSE

Posté par Patrice Guerin le 23 mai 2012

Lanterne “Universel” de la Maison de la BONNE PRESSE dans Corps Opaques BonnePresse-31-150x106  Amphithéâtre du lycée le Likès à Quimper

« Notre enseignement a cessé depuis longtemps d’être livresque pour devenir de plus en plus concret en se servant de procédés démonstratifs, en particulier de la projection qui, en géographie, joue un rôle primordial ». Un représentant des agrégés d’histoire in BSPHG 1930 p. 203 (Bulletin de la Société des Professeurs d’Histoire-Géographie). Pour cela il fallait des appareils puissants, capables de projeter différents types de documents transparents et opaques, voir même de petits objets en volume.

BonnePresse-32-150x98 dans Lanternes projection   BonnePresse-33-150x126 dans Projections et Enseignement  Collection G.V.

En septembre 1924, la Maison de la BONNE PRESSE dépose un brevet  pour « un appareil de projection universel permettant de passer instantanément, par simple rotation des lampes d’éclairage… de la projection de tous les corps opaques à la projection de diapositives doubles dites “vues fondantes” et même à la projection des anaglyphes qui donnent une si saisissante impression de relief ».

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

BonnePresse-34-150x141  BonnePresse-35-150x108“La Science et la Vie” N°96 – Juin 1925     BonnePresse 42 Pub 1930

L’appareil, dénommé “L’universel Bonne Presse”, fut présenté de manière détaillée dans le N°96 de “La Science et la Vie” de juin 1925. Il possède trois objectifs : celui qui est au centre permet de projeter des vues ou des corps opaques, tandis que les deux latéraux, qui sont orientables, servent à la projection de diapositives sur un seul écran, en complément, ou non, de l’objectif central. Les objectifs latéraux sont équipés d’un système à “œil de chat”, permettant la réalisation de très beaux effets de “fondus”.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

BonnePresse-36-150x102  BonnePresse-37-150x122  BonnePresse-38-150x114  BonnePresse-39-150x126  BonnePresse-40-100x150  Collection G.V.

La lanterne est équipée de deux grosses lampes à miroir « à incandescence  intensive (filament en atmosphère gazeuse) qui exigent une intensité de 4 ampères sous une tension de 110 volts ; ce sont donc des lampes d’environ 600 bougies (soit 400 W environ) ». Ces lampes sont montées sur des supports réglables à la fois verticalement et horizontalement. Elles peuvent être orientées vers l’avant ou vers l’arrière suivant que l’on projette des vues transparentes ou des corps opaques.

BonnePresse-41-150x137  En 1936, la Maison de la BONNE PRESSE présente à la Foire de Paris un appareil semblable avec cependant quelques différences telles que l’absence des cheminées.

Voir : Autres appareils à venir

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Lanternes multiples ou POLYORAMAS

Posté par Patrice Guerin le 19 mai 2012

Lanternes multiples ou POLYORAMAS dans Lanternes projection Polyorama-01-108x150 Lanterne triple MOLTENI  Colporteur-115x150 dans Lanternes projection voir : Le colporteur d’images de Renaud PERRIN

La lanterne double ou triple, aussi appelé Polyorama (à ne pas confondre avec l’appareil Polyorama panoptique), ou “biunial” par les anglais, a été conçue pour assurer des spectacles de projection sans “trous noirs” entre les vues “fondantes” (Dissolwing views en Angleterre). Cette technique, connue aujourd’hui sous le nom de “fondu enchainé” a été très en vogue dans les années 1970-1980.

Il existe deux grandes familles de lanternes multiples.

Polyorama-02-125x150  Polyorama-03-124x150  Polyorama-04-83x150  Polyorama-08-129x150  Lanternes : MOLTENI – RADIGUET & MASSIOT – MAZO

Celles sous forme d’une seule grosse lanterne équipée de plusieurs objectifs et de plusieurs éclairages.

Polyorama-06-150x108  Polyorama-07-150x111  Lanternes : MOLTENI – RADIGUET & MASSIOT

Celles constituées par un assemblage de deux lanternes classiques placées côte à côte.

Ombre-12-150x82

Lors de la projection, les vues se superposent sur l’écran pour ne former qu’une seule image. Les lanternes triples permettaient par exemple de projeter un décor ou un paysage avec une lanterne tandis que les deux autres permettent d’enchainer des vues dans ce décor.

Voir : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Plaques animées et plaques à système pour projection - Projection de phénomènes météorologiques - Vues fondantes / Dissolving views - Petit spectacle de lanterne magique

Polyorama-16-102x150  Polyorama-09-97x150  Polyorama-10-94x150

En France, le premier à construire ce genre de lanterne est MOLTENI (voir PORTRAITS), dans les années 1880. Puis on trouve des “modèles français” dans les catalogues édités par MAZO et par la Maison de la BONNE PRESSE.

Voir :Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSEAppareil de projection “Gros Modèle” MAZO

Par la suite, RADIGUET & MASSIOT (successeur de MOLTENI), Paul BAUDIN, etc. fabriqueront aussi des lanternes multiples fonctionnant à l’électricité.

Voir : Projection de décors au théâtre et à l’opéra

Polyorama-11-94x150  La plupart des catalogues de l’époque présente aussi des “Modèle anglais” double ou triple, fabriquées en acajou verni avec dôme et cheminée en tôle russe et accessoires ainsi que les objectifs en cuivre.

Voir : article à venir

Il existe deux systèmes pour obtenir le “fondu” des images, c’est à dire assombrir l’une tandis que l’autre s’éclaire « afin d’offrir un effet très remarquable donnant l’impression que les images se fondent l’une dans l’autre ».

Polyorama-12-97x150  Polyorama-13-101x150

Soit en faisant varier l’intensité de la source lumineuse à l’aide de robinets dissolveurs, s’il s’agit d’un éclairage avec chalumeaux oxycalciques comme on peut le voir sur certains des projecteurs présentés ci-dessus. Plus tard les systèmes électriques à arcs ou à ampoules fonctionneront avec l’utilisation d’un simple rhéostat.

Polyorama-14-150x118Modèle primitif  Polyorama-15-150x93

Soit en équipant chaque lanterne d’un mécanisme, parfois appelé “œil de chat” ou “guillotine”, placé devant l’objectif. Celui-ci permet de fermer graduellement l’un des objectifs tandis que l’autre s’ouvre de la même quantité de lumière.

Dans les années vingt de nouveaux appareils fonctionnant avec de puissantes ampoules électriques vont apparaître pour répondre aux besoins de certains enseignants qui souhaitent projeter des documents transparents ou opaques.

Voir : Lanterne “Universel” de la Maison de la BONNE PRESSE -

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Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

Posté par Patrice Guerin le 7 mai 2012

Le service des projections de la Maison de la Bonne Presse est créé par Georges-Michel COISSAC (voir PORTRAITS) fin 1895, comme en témoigne les articles parus dans “Le Pélerin” du 17 novembre 1895 et du 23 février 1896 par exemple.

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Progressivement, la Maison de la Bonne Presse fabrique et commercialise un certain nombre de lanternes de projection répondant aux caractéristiques suivantes « volume et poids réduits – boîte à lumière simple en métal ne rouillant pas – chambre à air avec ventilation suffisante pour éviter l’échauffement – système optique donnant le maximum de luminosité ». Toutes ces lanternes – hormis la plus simple – sont livrées dans des coffrets en tôle fermant à clé avec poignée en cuir. Celle-ci peut servir de support de projection.

Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE dans Lanternes projection BonnePresse-21-98x150  Les appareils proposés dans le catalogue de 1908 vont du modèle le plus simple à 25 fr 50 (sans éclairage) au modèle le plus perfectionné à 200 francs, sans compter les appareils doubles qui peuvent coûter jusqu’à 435 francs.

BonnePresse-22-150x107 dans Lanternes projection  Appareil de Famille N°1

Appareil bon marché équipé d’un condensateur de 103mm « pour la vulgarisation de la lanterne de projection… qui n’est pas construit en fer blanc verni comme le sont généralement les articles d’un prix aussi réduit, mais bien en tôle lustrée (aussi appelée tôle russe) forte et très solide ».

BonnePresse-23-150x107  Appareil de Famille N°2

Lanterne économique et très simple destinée aux patronages « sans aucun ornement et avec un objectif moins puissant permettant cependant de projeter une image de 2m50 ». Elle est équipée d’un condensateur de 110mm.

BonnePresse-24-150x100  Appareil des Ecoles modèle de luxe

Appareil en tôle russe ajourée avec un corps de grand format pouvant recevoir tous types d’éclairage. Elle est équipée d’un condensateur de 110mm et d’un objectif à crémaillère « en monture cuivre verni or ».

BonnePresse-25a-150x106  Appareil le ”Bayard” dont il existe différentes versions

Modèle le plus répandu et le plus appréciés des appareils de projection de la Bonne Presse. Il est constitué d’un corps en tôle russe avec porte sur les deux côtés surmonté d’une cheminée avec chapeau à frise, d’un objectif de type Petzval, avec fente pour verres teinteurs, en cuivre poli et verni sur socle mobile avec vis de réglage et d’un condensateur de 110mm. Poids 6 kg. Il permet de projeter des clichés de grandes dimensions, mais aussi divers instruments de démonstrations scientifiques.

Voir : article à venir

BonnePresse-26a-150x116  Appareil “Bonne Presse” N°1 recommandé aux conférenciers

C’est un appareil « élégant et solide, à corps riche… ». Il est constitué d’un corps en épaisse tôle russe avec porte sur les deux côtés et double porte arrière surmonté d’un dôme conique ajouré avec cheminée à frise. L’avant est entièrement en cuivre verni avec plaque et contre-plaque carrées et très épaisses à ressort permettant d’introduire divers passe-vues et accessoires scientifiques.

Il existe un modèle N°2 « plus grand et plus fort » que le précédent avec condensateur de 115mm pouvant être équipé d’un objectif télescopique à trois tirages.

BonnePresse-27-139x150  Appareil double “Bonne Presse” modèle français

Ce nouvel appareil sorti en 1908 est « construit par les soins de notre service des Projections ». Il est entièrement en tôle russe avec garnitures en cuivre. Tous les systèmes d’éclairage peuvent y être introduits sans aune crainte d’échauffement. Il est équipé de deux condensateurs de 110mm, d’objectifs 43x53mm à crémaillère, orientables. Le tout est montée sur un socle en acajou.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

BonnePresse-28-131x150Il existe un dispositif « pour vue fondantes » qui permet d’utiliser deux lanternes simples de type “Bayard” ou “Bonne Presse”. « Ce dispositif a été présenté au Congrès Général des Projections de 1906 et a été chaleureusement accueilli par les projectionnistes ».

BonnePresse-29-150x113  Appareil d’agrandissement N°2

En plus des lanternes de projection classique, la Maison de la Bonne Presse propose différentes lanternes d’agrandissement, destinées plus particulièrement au travail de laboratoire. Leur particularité est d’avoir un corps étanche ne laissant filtrer aucune lumière. La lanterne de cet appareil possède les mêmes caractéristiques que le “Bayard”. Elle est équipée d’un chariot en noyer verni et d’un soufflet en cuir et repose sur un socle en noyer ou acajou.

BonnePresse-07b-150x101  « Tous ces modèles sont exposés dans nos salles des ventes situées au n°22 cours de la Reine, où se trouve aussi une chambre noire et des laboratoires pour les essais de toutes sortes.” Source : Assomption.org

« De plus la Maison de la Bonne Presse se charge de la construction de tous genres d’appareils ayant rapport aux projections lumineuses ainsi que tous les appareils de physique, modèles spéciaux et accessoires demandés par les clients ». Dans les années 30 d’autres appareils verront le jour.

Voir : Lanterne “Universel” - Projecteur Filmostop

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