Lanternes de projection HELIOS de Mazo

Posté par Patrice Guerin le 20 décembre 2011

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« Et puis il y a les célèbres HELIOS… Le modèle préféré des cabinets de physique » catalogue Mazo de 1938.

Cette lanterne de projection fabriquée par les établissements Mazo “Opticien Constructeur” depuis la fin du XIXe siècle existe en différents modèles.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

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Sa principale qualité réside dans un système optique en cuivre massif, à écartement variable, pouvant être réglé par une vis hélicoïdale située à l’avant de l’appareil. Cela permet d’introduire à la place du classique passe-vues, divers objets tels que cuves à eau, verres d’expériences, éprouvettes, objets divers, silhouettes, etc.

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Il existe plusieurs objectifs avec différents foyers pouvant être associés à tes tubes télescopiques, ce qui permet de couvrir tous types d’écrans à des distances variées. « Tous nos appareils sont livrés avec la marque HELIOS déposée, gravée dans le métal même ».

Mazo-Helios-05-150x148Modèle A

Cet appareil de projection se compose d’un double corps en tôle perforée pouvant recevoir différents systèmes d’éclairage : lampe à pétrole à 4 mèches, mais aussi chalumeau oxhydrique, bec Auer, lampe électrique, à arc ou à incandescence. A l’avant de celui-ci, le système optique décrit précédemment est fixé  sur des rails réglables. Entre les deux se trouve un condensateur de 103 ou 110 mm composé de deux lentilles plan convexe enserrées dans une monture en cuivre dite à lentilles libres. Prix 85 fr.

« Cet appareil jouit d’une considération toute particulière dans le monde de l’Enseignement, car, à ses qualités optiques et à sa fabrication solide et soignée, il possède des équipements particuliers qui permettent de nombreux usages ».

Premier usage (voir image ci-dessus) : Projection de vues sur verres à l’aide d’un passe-vues va et vient classique.

Mazo-Helios-06-150x120Deuxième usage

Projection de corps opaques tels que photos sur papier, cartes postales, plans, dessins, médailles, etc. grâce à un accessoire appelé “Aphengoscope” se plaçant entre le système optique et l’objectif.

Mazo-Helios-07-150x142Troisième usage

En écartant le système optique, on peut intercaler différents accessoires permettant de reproduire des expériences scientifiques comme l’électrolyse, les mélanges et diffusions de liquides, la formation des gaz, la capillarité, etc. On peut également projeter dans une cuve adaptée des petits animaux vivants.

Mazo-Helios-08-130x150Quatrième usage

On remplace le système optique par une boîte équipée d’un miroir qui permet de projeter des documents transparents placés à plat sur le dessus de celle-ci. Il est même possible de dessiner sur un verre  légèrement dépoli au fur et à mesure des explications.

Mazo-Helios-09-150x105Cinquième usage

En supprimant l’objectif on peut effectuer l’expérience de décomposition de la lumière en plaçant un prisme devant une lentille convergente spéciale.

Il existe même un sixième usage qui consiste à placer un appareil de projection cinématographique à l’avant du système optique.

Mazo-Helios-10-150x141Modèle B

Ce projecteur possède le même système optique que le modèle A, mais il bénéficie d’une fabrication et d’un travail supplémentaire nécessité par une finition très soignée qui en fait un appareil de luxe « de premier ordre ». Prix 100 fr.

Mazo-Helios-11-150x118Modèle C

Il s’agit d’un appareil de grand luxe semblable au modèle B, mais avec un système optique différent. Il est équipé d’un condensateur de 109 ou 120 mm et d’un objectif de grand diamètre (60mm) possédant une luminosité remarquable et une belle planitude de champ. Prix 140 fr.

Mazo-Helios-12-114x150Modèle télescopique

Il diffère un peu dans sa forme extérieure du modèle courant  (A), mais en possède tous les avantages. Le corps de l’appareil est en tôle russe tandis que tout le système optique, y compris le condensateur, est contenu dans des pièces en cuivre massif, polies et vernies. Prix 150 fr.

Mazo-Helios-13-150x112Modèle spécial pour projection des clichés du Verascope

Cet appareil, construit sur le même principe que les autres projecteurs HELIOS, est en tôle russe avec un système optique en cuivre verni. Il est équipé d’un condensateur double plan convexe de 102 mm et d’un objectif à crémaillère muni de lentilles 43×52 mm avec un diaphragme à iris. Prix 110 fr.

Mazo-Helios-14-150x114  Mazo-Helios-17-150x111  Mazo-Helios-18-150x112  Gros modèle pour théâtre

Ce projecteur est en tout point semblable aux autres modèles HELIOS et de forme identique au modèle B avec un dôme arrondi. Par contre il est beaucoup plus gros afin de recevoir de puissantes lampes à arc. Le corps de l’appareil est en tôle épaisse vernie noir « d’une rigidité et d’une solidité à toute épreuve ». Il est équipé du même système optique que les autres modèles HELIOS et possède un condensateur de 110 mm.

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La “Toute Puissante” est une variante du “gros modèle”, avec un condensateur de 121 mm et un système optique à 3 ou 4 tirages aboutissant sur un objectif équipé de lentilles de 68 mm. Il peut atteindre 1 mètre de long et 46 cm de hauteur. Prix 350 fr.

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Histoire de l’entreprise MAZO

Posté par Patrice Guerin le 27 novembre 2011

Histoire de l’entreprise MAZO dans Lanternes projection Mazo-11-150x80  Mazo-21-150x113 dans Lanternes projection

Elie Xavier MAZO (voir PORTRAITS) crée en 1892 une entreprise spécialisée dans la construction et la commercialisation de matériel pour la photographie et la projection ainsi que l’édition de vues et publications destinées à “alimenter ” ces projections. Elie MAZO, tient à préciser dans l’un de ses catalogues que « notre présence constante à la direction de la Maison et à la fabrication nous permettent d’offrir en toute sûreté des appareils biens établis, bien étudiés et bien compris et aussi bien vérifiés, toujours à des prix très raisonnables ».

Voir : Les publications MAZO et les principaux titres - Les collections de vues pour projection

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La Maison E. MAZO est située au n°8 du boulevard Magenta, Paris Xe. Elle se compose de différents ateliers.
-       Des ateliers destinés à la fabrication des instruments d’optique et de projection comportant des postes de tôlerie, de ferblanterie, de mécanique et d’ajustage de précision.
-       Des ateliers pour l’édition des vues de projection avec des postes de tirage et de mise en couleurs des vues et tableaux animés.
-       Des ateliers d’édition ou sont imprimés les différentes publications périodiques ou spécialisées de l’entreprise.
-       De plus une chambre obscure pour l’essai des appareils est à la disposition des clients « toute la journée ».

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En plus des appareils et vues destinés à la projection fixe, on trouve aussi chez E. MAZO des appareils photographiques ainsi que des phonographes et du matériel d’optique.

Voir : “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO Lanterne de projection HELIOS de Mazo - Appareil de projection “Gros Modèle” MAZO - Lampe à pétrole “Maxima” de MAZO

 

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Dès 1896, E. MAZO fabrique et commercialise aussi des projecteurs de cinéma utilisant comme source d’éclairage les lanternes employées pour la projection fixe. Cette entreprise est la grande rivale laïque de la Maison de la Bonne Presse, institution créée une vingtaine d’années auparavant par une congrégation religieuse.

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Mazo-14-105x150  Immeuble du boulevard Saint-Martin construit en 1909.

Dans les années vingt on peut constater un certain nombre de modifications. L’entreprise s’appelle simplement MAZO (sans le E.) car Elie et son fils Gaston (voir PORTRAITS) travaillent ensemble. Elle se situe au 33 boulevard Saint Martin, Paris IIIe ainsi qu’au 40bis rue Meslay Paris IIIe. L’entreprise vend aussi du matériel d’optique et d’électricité médicale ainsi que des microscopes et des appareils cinématographiques. Toujours spécialisée dans la projection fixe et les vues destinées à cet usage elle propose une large gamme de pièces pour le théâtre d’ombres.

Voir : Ombres chinoises et silhouettesSpectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi

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A la fin des années trente, l’entreprise s’appelle G. MAZO et se situe toujours au 33 boulevard Saint Martin. Dans le texte d’introduction du catalogue G. MAZO de 1938 il est écrit « nous avons été en 1889 les premiers fournisseurs de votre Ministère (Education Nationale) pour les projections lumineuses … Cependant, depuis de longues années, nous voyons systématiquement écarter notre nom de vos faveurs, de vos commandes, de vos listes de fournisseurs agréés ». D’ailleurs ce catalogue ne comporte que 36 pages pour présenter l’ensemble des vues, projecteurs et accessoires consacrés à “L’enseignement lumineux par l’aspect”.

mazo-22-150x121  mazo-23-150x121  Enveloppe de 1945Mazo-20-150x132

La Maison MAZO subsistera quelques années après la seconde Guerre Mondiale à cette même adresse du boulevard Saint Martin. Cependant son catalogue de 1947 ne comporte plus que 16 pages et présente encore des lanternes de projections et des vues  sur papier « légères, plus économiques et beaucoup plus lumineuse que les vues sur films fixes » alors qu’on est en plein essor de la diapositive et des petits projecteurs adaptés.

 

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Lanterne de projection TIRANTY Gnome

Posté par Patrice Guerin le 11 novembre 2011

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Vers 1918/1919 les “Ets Ph. Tiranty Constr. Paris” fabriquent une toute nouvelle lanterne de projection “d’aspect assez élégant pour figurer dans un salon, de faible volume et de transport facile. Le GNOME est d’un réglage presque automatique et son fonctionnement ne présente aucun danger”. Celui-ci a beaucoup ,de ressemblances avec les modèles suivants : 
Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE des établissements UNION
Les projecteurs L. KORSTEN

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Il s’agit d’une lanterne de projection de format tout à fait nouveau, particulièrement bien adaptée à l’éclairage électrique et à la projection des clichés de petit format obtenus avec le Vérographe ou le Vest-Pocket par exemple. Le passe-vues peut recevoir différents formats de plaques jusqu’à 8½x10cm, y compris les formats stéréoscopiques, permettant de présenter “l’univers tout entier, les merveilles de la nature, les explorations lointaines. Vos souvenirs personnels eux-mêmes peuvent, à votre gré, défiler sur l’écran… Il n’existe pas de distraction plus intéressante que le projection, ni de méthode d’enseignement plus attrayant et plus efficace”.

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Le corps de la lanterne, en tôle lustrée, est monté sur un socle en bois, son objectif à crémaillère est un Petzal extra-lumineux et le condensateur de 109mm est pourvu d’une monture à griffes évitant la buée et les risques de bris du à l’échauffement. Un couvercle en tôle laqué protège la lanterne et permet de la transporter facilement “comme un instrument de musique… lorsqu’on désire donner une séance de projection hors de chez soi”. 

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L’éclairage consiste en une simple lampe à filaments métalliques de 200 bougies montée sur un support à rotule qui permet de la centrer facilement. Elle peut se brancher directement sur le réseau électrique sans avoir besoin d’intercaler un rhéostat ou autre transformateur “Elle est d’une manipulation tellement facile que même un enfant peut sans danger la faire fonctionner aussi aisément qu’on allume une lampe électrique”.

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Pour démontrer les qualités de son projecteur, les Etablissements Tiranty organisent des séances de projections gratuites tous les jours au 91 rue La Fayette à Paris Xe. En 1927, son prix est de 310 frs.

Voir : Histoire de l’entreprise TIRANTY

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Il exista plusieurs lanternes de projection semblables à celle fabriquée par Tiranty, telle que ce “Petit appareil de projection” dénommé “Torpédo”, commercialisée vers 1928 par E. Zimmermann – Leipzig Berlin.

Voir :  Lanternes cylindriques horizontales des années 30

 

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Histoire de l’entreprise TIRANTY

Posté par Patrice Guerin le 9 novembre 2011

Histoire de l’entreprise TIRANTY dans Lanternes projection tiranty09-300x95  tiranty05.jpg Carte postale datée de 1923

En 1907, Philippe TIRANTY (voir PORTRAITS), alors âge de 24 ans, renonce à entrer à l’Université pour créer le “Photo Comptoir” à Nice, au n°1 de l’avenue de la Gare. Passionné par la photographie, son entreprise se développe rapidement si bien qu’il crée à Paris, en 1915, un magasin en gros de matériel photographique et d’optique. Il s’agit des “Etablissements Philippe Tiranty” situé au n°91 de la rue Lafayette.

tiranty01.jpg tiranty02.jpg  Cependant on découvre sur deux documents datant de 1912, que les “Etablissements Philippe Tiranty” se situaient initialement au 3 rue de l’Entrepôt et au 20 rue des Marais, situées dans le Xe arrondissement de Paris, non loin de la place de la République.

Dans son catalogue “Photo Cinéma de 1933”, TIRANTY indique “Anciennes maisons : AUGUIN fondée en 1885, GUILLON fondée en 1895, TIRANTY fondée en 1907”.

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Dans les années 20, l’entreprise se développe à tel point qu’elle possède différentes adresses dans Paris : une maison de vente au 91 rue La Fayette dans le Xe et des bureaux de direction au 103 rue La Fayette ainsi qu’une usine de mécanique au 10 rue de la Vacquerie dans le XIe et une boutique au n°1 de la rue de la Victoire à Nice.

Voir : Lanterne de projection TIRANTY Gnome

La maison Tiranty est fournisseur des Ministères de la Guerre et de la Marine, des Beaux-Arts, de nombreuses compagnies de Chemins de fer, des grandes Administrations et Banques, etc. Elle a obtenu de nombreuses récompenses dans des expositions à Gand (1923), à Paris (1925) dont le diplôme d’Honneur à l’exposition des Arts Décoratifs, à Paris en 1931 (Exposition Coloniale), etc.

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Dans les années 50, on trouve encore des traces de Tiranty à Paris, non loin de la place Saint Augustin dans le VIIIe. L’entreprise dispose d’un local donnant sur deux rues, d’une part au n° 25 rue de la Pépinière pour le matériel et d’autre part au n° 108 boulevard Hausmann pour l’Edition. D’ailleurs les Editions TIRANTY existent de manière autonome sous forme d’une société anonyme au capital de 2 500 000  frs dénommée “Société d’Edition de Publicité et d’Impression”. Philippe TIRANTY est alors âgé de 70 ans et l’entreprise semble ne pas avoir subsisté après le décès de son fondateur en 1973.

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Chargeur automatique pour lanterne de projection

Posté par Patrice Guerin le 7 novembre 2011

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Généralement, les lanternes de projection possèdent un passe-vues va-et-vient qui oblige à changer chaque plaque après sa projection, ce qui nécessite bien souvent un assistant chargé de ce travail « opération qui se passe dans l’obscurité et ne s’exécute guère sans qu’on ait à regretter le bris de quelques plaques ».

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Le châssis automatique “Le Génie”, construit par M. DUCHENNE en 1899, apporte une grande simplification dans la pratique des projections. Il sert à la fois de magasin pour la conservation et le transport des diapositives et de passe-clichés pour la lanterne. Les magasins, qui peuvent contenir chacun cinquante vues, sont interchangeables, ce qui permet de préparer à l’avance toutes les vues d’une projection dans quelques magasins.

Les clichés sont empilés à l’avance dans l’ordre et le bon sens de projection. Sous l’action d’un ressort situé dans chaque boîte, le cliché vient se positionner dans le passe-vues manipulé à la main avant d’être placé dans l’espace vide ménagé dans l’axe de projection. Sa projection terminée on ramène la tirette en arrière pour prendre la vue suivante qui poussera la précédente jusque dans le second magasin.

Source : La Vie Scientifique N°219 du 9 décembre 1899

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Lanterne de projection automatique D.R.P.

Posté par Patrice Guerin le 28 octobre 2011

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Cette lanterne de projection, qui date des années 30, est spécialement conçue pour la projection publicitaire en continu.

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L’ensemble du mécanisme (système d’éclairage et vues) est enfermé sous un capot en tôle noir fermé par deux vis en cuivre. Seul l’objectif à crémaillère est apparent à l’avant du projecteur (Voigtlander Projectos V 120mm n°172317).

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Lorsque le capot est enlevé on voit parfaitement les 15 emplacements verticaux destinés à recevoir les vues format 6x6cm et le système d’éclairage composé principalement d’une ampoule 110 volts, à l’avant de laquelle se trouve un gros condensateur. Sur la partie droite du projecteur, se trouve le mécanisme permettant de faire tourner la cuvette supportant les vues en stoppant un certain temps chaque vue dans le fenêtre de projection.

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Publicité par les projections lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 25 octobre 2011

projpub08 Source Gallica

En 1875 déjà, on peut lire dans les colonnes de la revue “Fantaisie Parisienne” du 1er octobre, le texte suivant « Permettez-moi de vous demander la sympathique hospitalité de vos colonnes pour informer mes nombreux clients que je viens d’établir, au n°8 place du nouvel Opéra, à l’un des plus beaux emplacements de Paris, un système d’Annonces Lumineuses par les appareils d’optique de la maison Molteni. Cette publicité, illustrée et peinte sur verre, aura l’avantage d’offrir aux curieux un spectacle artistique et varié, où se déroule tour à tour, et de minute en minute, un panorama de tous les sujets d’attraction parisienne. Cette publicité est destinée je crois, à rendre d’excellents services à toux ceux qui ont besoin de se rappeler au public ou de lui faire connaître avec succès l’objet de leurs travaux, de leur industrie ou de leur art. » Signé A. BERR de TURIQUE rue du Bac 21 (régisseur de la revue “Fantaisie Parisienne”).

Voir : Histoire de la maison MOLTENI et Cie

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Dans les années 1930, le développement des projecteurs et la généralisation de l’électricité offrent la possibilité d’imaginer de nouvelles applications à la projection. « Aujourd’hui les applications scientifiques permettent de doter la publicité moderne des moyens les plus éclatants et les plus convaincants, pour fixer le choix du public parmi les multiples produits que le commerce international cherche à écouler chaque jour ».

Est-ce le développement de l’énergie électrique qui permit l’accroissement des publicités lumineuses ou l’accroissement des enseignes et journaux animés lumineux, toujours est-il que, dans les années 30, on s’extasie devant la Tour Eiffel en feu sur laquelle on peut lire en motifs lumineux le nom de CITROEN ?

projpub07.jpg  Le 4 juillet 1925, à la veille de l’ouverture de l’exposition internationale des Arts Décoratifs, la tour Eiffel s’embrase révélant le nom de CITROEN flamboyant parmi les étoiles. Pour cela il fallut 250 000 lampes électriques de six couleurs différentes donnant l’impression d’un gigantesque feu d’artifice, mais il ne s’agit pas encore de projection publicitaire.

projpub05.jpg  projpub04.jpg  projpub06.jpg Appareil automatique de projection lumineuse pour 100 vues sur verre de format 4x4cm.

Afin de permettre le développement des projections publicitaires, il fallut résoudre deux problèmes. D’une part permettre aux projecteurs de fonctionner automatiquement durant un certain temps, sans réglages ou ajustement de la lumière et du passage des vues ; d’autre part disposer d’une source d’éclairage suffisamment puissante et stable, ce que permettait enfin l’éclairage électrique.

dubonnet1.jpg Plaque publicitaire Dubonnet (format 8½ x 10 cm).

Voir : Plaques de verre pour publicité lumineuse

Dès le début du XXe siècle plusieurs constructeurs s’étaient déjà lancés dans la fabrication d’appareils automatiques, mais le réseau électrique n’était pas suffisant pour permettre une alimentation régulière et continue.

Voir : “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO - Lanterne de projection automatique D.R.P.Le projecteur automatique AUTOSCOPE de la Photoscopie -

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Quelques années avant, en 1893, les américains réalisent une expérience de projection publicitaire sur les nuages, pendant les derniers jours de l’exposition internationale de Chicago. Le projecteur se compose d’une puissante lampe à arc dont les rayons sont renvoyés par un réflecteur de 75cm vers un condensateur de 25cm qui les rendent parallèles. A l’avant du système, une lentille réglable à l’aide d’un volant et d’une chaine, permet de faire la mise au point de l’image découpée dans un morceau de carton.

projpub03.jpg  Gros projecteur extérieur utilisé dans les années 30.

Le numéro de “La Science et la Vie” cité plus bas en parle encore 1928 « Reconnaissons qu’il paraît peu probable que ce genre de publicité soit appliqué en France, à cause des impôts élevés qui frappe la publicité lumineuse ». Cependant  d’autres avaient imaginés d’utiliser ce système de projection durant la première Guerre Mondiale « On avait prévu de projeter sur des nuages artificiels créés au moyen de bombes fumigènes, toutes les nouvelles de nature à diminuer le moral de l’ennemi ». mais l’armistice fut signé avant que l’expérience ne soit tentée.

Sources : CNAM – Conservatoire NUMérique et “La Science et la Vie” février 1928.

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Histoire de la maison MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 21 octobre 2011

En 1782, la Maison MOLTENI est fondée à Paris, par B. MOLTENI ( probablement Joseph Antoine Balthazar MOLTENI dit MOLTENO, décédé en 1808). Ce constructeur d’instruments d’optiques, d’origine italienne, est contemporain de ROBERTSON et a probablement construit certains de ses fantascopes.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

Dans les années 1830, alors que la Maison MOLTENI est encore au 11 de la rue du Coq-saint-Honoré à Paris (future rue Marengo), monsieur Alphonse GIROUX, marchand « d’objets de curiosités, de jouets d’enfants, de bronzes et toutes sortes d’objets d’étrennes” au n°7 de la même rue, présente Louis DAGUERRE à Antoine MOLTENI. C’est ainsi que la maison MOLTENI fabriquera les premiers appareils utilisés par DAGUERRE. Leur collaboration durera jusqu’au déménagement, en 1846, de la Maison MOLTENI pour le n°36 rue neuve Saint-Nicolas (qui deviendra le n°62 rue du Château d’Eau en 1851).

Le 2 septembre 1841, création de la Société MOLTENI & Cie entre Antoine MOLTENI père, ancien opticien, Joseph MOLTENI fils, opticien, et Ferdinand SIEGER, opticien, pour l’exploitation d’un établissement de « fabrication d’instruments d’optique, de physique et de mathématiques ». Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) entre dans l’entreprise familiale en 1852, à la suite du décès subit de son père Joseph.

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En 1854, l’entreprise de MM. MOLTENI et Cie occupe la plus grande partie d’un immeuble situé au n°62 de la rue du Château d’eau à Paris. On y trouve une fonderie de cuivre, des ateliers de laminage, d’estampage, d’ajustage et de montage dans lesquels est distribué l’énergie mécanique provenant d’une importante machine à vapeur. « Le principal but auquel ont tendu les efforts des différents chefs de cette maison a été d’obtenir la plus grande somme d’économie dans la fabrication, sans léser toutefois les intérêts des ouvriers, dont le nombre s’élève à 350 environ, et sans nuire à la qualité des produits qui se sont au contraire toujours améliorés… Les moyens mécaniques ainsi employés permettent de remplacer avec une grande précision et une immense économie de temps le travail manuel et toujours lent des ouvriers dont toute l’habileté a pu être mise à profit pour l’exécution d’autres travaux inabordables aux machines. »

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Après le décès subit de Joseph MOLTENI 10 décembre 1852, son frère Jules MOLTENI dépose le 18 avril 1855, un acte sous signatures privées aux termes duquel sont fixés les statuts de la société l’ARCHIMEDE, Société en Nom Collectif à l’égard de Jules MOLTENI et en Commandite par actions à l’égard de A. Goldmid, Léon Halphen, Léon Letrange, Pierre Joseph Mornant et Valié. Cette société a pour objet « la fabrication et la vente d’instruments de précision et tout ce qui se rattache à cette industrie » sous la raison et la signature sociale Jules MOLTENI et Cie.

Molteni 16  Chronomètre solaire – Collection musée du Temps Besançon – Photo Pierre Guenat - Cliquer ici

A l’époque les principales productions de la maison MOLTENI et Cie concernent les instrument de marine, de mathématiques, de géodésie, de mesures linéaires, boussoles, ainsi que tous les instruments d’optique employés aux observations de toutes natures : longues-vues marines, lorgnettes de spectacles, verres de lunettes, lanternes de projection et d’agrandissement avec leurs systèmes d’éclairages, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Lanterne de projection MOLTENI télécommandée - Lanternes de projection scientifique MOLTENI - Lanterne d’agrandissement à chariot fixe MOLTENI - Support à réflexion horizontal MOLTENI - La visionneuse LANTERNOSCOPE de MOLTENI

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Le 21 janvier 1863, Alfred MOLTENI, âgé de 26 ans, demeurant au n°9 de la rue des Petits Hôtels et son oncle Louis Jules MOLTENI demeurant au n°62 de la rue du Château d’Eau, tous deux constructeurs d’instruments de précision, créent une Société en Nom Collectif « pour la fabrication et la vente d’instruments de précision et tout ce qui se rattache à cette industrie » sous la raison sociale J. & A. MOLTENI.

Alfred MOLTENI consacrera tout son temps à développer les projections lumineuses en créant de nombreux appareils, en participant à plus de 12 000 séances de projection, principalement lors de conférences publiques et en développant une collection de plus de 60 000 vues à la fin de sa carrière.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - La collection de diapositives MOLTENI

Après le décès de Jules MOLTENI le 26 mai 1876, Alfred MOLTENI dirige seul l’entreprise jusqu’en octobre 1899, date à laquelle la maison MOLTENI fusionne avec RADIGUET & MASSIOT pour devenir le plus important fabricant français de matériel scientifique. « Depuis longtemps il voulait se retirer, mais il tenait à laisser sa maison entre de bonnes mains. »

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

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“OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO

Posté par Patrice Guerin le 21 octobre 2011

Cette lanterne de projection, fabriquée par l’entreprise MAZO, date de 1929.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

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Elle permet d’assurer le fonctionnement automatique ou commandé à distance du projecteur, ce qui est particulièrement utile pour la publicité ou pour le conférencier qui veut passer les vues sans l’aide d’un opérateur.

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Inventé par M. MARCOU, le dispositif principal de l’appareil consiste en une chaine continue constituée d’éléments amovibles qui permettent de l’allonger ou de la raccourcir selon le nombre de vues à projeter (format 8,5×10 cm). Celle-ci est entrainée par un tambour polygonal animé par un petit moteur électrique à l’aide d’une bielle et d’un disque rotatif de manière à ce que la chaine n’avance que d’un maillon à la fois.

Le passage des vues peut être totalement automatique ou commandé à distance par une poire permettant de couper et de rétablir le courant électrique, ce qui provoque l’apparition de l’image suivante.

La lanterne est un modèle professionnel, à corps spacieux, permettant de recevoir les éclairages les plus variés et les plus puissants, comme un système électrique complet de 650 w. Elle repose sur un pied d’atelier en chêne massif, inclinable et réglable en hauteur, extrêmement stable et peu encombrant, ce qui occupe une place réduite dans une vitrine par exemple.

Différents projecteurs “automatiques” ont été fabriqués par d’autres constructeurs.

Voir : Lanterne de projection MOLTENI télécommandée

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Lanterne universelle ICA Dresden

Posté par Patrice Guerin le 9 octobre 2011

Issue de la fusion de plusieurs sociétés allemandes de photographie, l’entreprise ICA fabrique une gamme complète d’appareils et accessoires consacrés à la projection fixe ou animé.

Voir : Projektions Apparat – ICA Dresden

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En 1912, le journal ”Le Photographe” présente la Lanterne Universelle fabriquée par ICA.

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Celle-ci est composée de plusieurs parties : un corps de lanterne en épaisse tôle noir surmonté d’une cheminée au dessin particulier, fermée à l’arrière par un rideau de toile noir et complétée à l’avant par un gros condensateur de 14 cm. La source de lumière peut être électrique (arc ou ampoule) ou à gaz (chalumeau oxhydrique ou manchon de type Auer).

Cette lanterne est montée sur un socle en bois supportant le passe-vues. Il coulisse à l’avant pour ajuster différents équipements optiques. La présentation standard est composée d’un soufflet en cuir et d’un objectif à crémaillère.

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Il existe un système permettant de projeter à plat soit des documents opaques, soit des objets transparents, ainsi que des vues positives transparentes.

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Le système ICA possède de nombreux accessoires permettant d’effectuer des projections scientifiques avec ou sans microscope.

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L’appareil est fournit avec un équipement complet permettant de mettre en place un véritable stand de projection.

Voir : Les tables de projection

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