Lanterne de projection automatique D.R.P.

Posté par Patrice Guerin le 28 octobre 2011

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Cette lanterne de projection, qui date des années 30, est spécialement conçue pour la projection publicitaire en continu.

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L’ensemble du mécanisme (système d’éclairage et vues) est enfermé sous un capot en tôle noir fermé par deux vis en cuivre. Seul l’objectif à crémaillère est apparent à l’avant du projecteur (Voigtlander Projectos V 120mm n°172317).

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Lorsque le capot est enlevé on voit parfaitement les 15 emplacements verticaux destinés à recevoir les vues format 6x6cm et le système d’éclairage composé principalement d’une ampoule 110 volts, à l’avant de laquelle se trouve un gros condensateur. Sur la partie droite du projecteur, se trouve le mécanisme permettant de faire tourner la cuvette supportant les vues en stoppant un certain temps chaque vue dans le fenêtre de projection.

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Publicité par les projections lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 25 octobre 2011

projpub08 Source Gallica

En 1875 déjà, on peut lire dans les colonnes de la revue “Fantaisie Parisienne” du 1er octobre, le texte suivant « Permettez-moi de vous demander la sympathique hospitalité de vos colonnes pour informer mes nombreux clients que je viens d’établir, au n°8 place du nouvel Opéra, à l’un des plus beaux emplacements de Paris, un système d’Annonces Lumineuses par les appareils d’optique de la maison Molteni. Cette publicité, illustrée et peinte sur verre, aura l’avantage d’offrir aux curieux un spectacle artistique et varié, où se déroule tour à tour, et de minute en minute, un panorama de tous les sujets d’attraction parisienne. Cette publicité est destinée je crois, à rendre d’excellents services à toux ceux qui ont besoin de se rappeler au public ou de lui faire connaître avec succès l’objet de leurs travaux, de leur industrie ou de leur art. » Signé A. BERR de TURIQUE rue du Bac 21 (régisseur de la revue “Fantaisie Parisienne”).

Voir : Histoire de la maison MOLTENI et Cie

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Dans les années 1930, le développement des projecteurs et la généralisation de l’électricité offrent la possibilité d’imaginer de nouvelles applications à la projection. « Aujourd’hui les applications scientifiques permettent de doter la publicité moderne des moyens les plus éclatants et les plus convaincants, pour fixer le choix du public parmi les multiples produits que le commerce international cherche à écouler chaque jour ».

Est-ce le développement de l’énergie électrique qui permit l’accroissement des publicités lumineuses ou l’accroissement des enseignes et journaux animés lumineux, toujours est-il que, dans les années 30, on s’extasie devant la Tour Eiffel en feu sur laquelle on peut lire en motifs lumineux le nom de CITROEN ?

projpub07.jpg  Le 4 juillet 1925, à la veille de l’ouverture de l’exposition internationale des Arts Décoratifs, la tour Eiffel s’embrase révélant le nom de CITROEN flamboyant parmi les étoiles. Pour cela il fallut 250 000 lampes électriques de six couleurs différentes donnant l’impression d’un gigantesque feu d’artifice, mais il ne s’agit pas encore de projection publicitaire.

projpub05.jpg  projpub04.jpg  projpub06.jpg Appareil automatique de projection lumineuse pour 100 vues sur verre de format 4x4cm.

Afin de permettre le développement des projections publicitaires, il fallut résoudre deux problèmes. D’une part permettre aux projecteurs de fonctionner automatiquement durant un certain temps, sans réglages ou ajustement de la lumière et du passage des vues ; d’autre part disposer d’une source d’éclairage suffisamment puissante et stable, ce que permettait enfin l’éclairage électrique.

dubonnet1.jpg Plaque publicitaire Dubonnet (format 8½ x 10 cm).

Voir : Plaques de verre pour publicité lumineuse

Dès le début du XXe siècle plusieurs constructeurs s’étaient déjà lancés dans la fabrication d’appareils automatiques, mais le réseau électrique n’était pas suffisant pour permettre une alimentation régulière et continue.

Voir : “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO - Lanterne de projection automatique D.R.P.Le projecteur automatique AUTOSCOPE de la Photoscopie -

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Quelques années avant, en 1893, les américains réalisent une expérience de projection publicitaire sur les nuages, pendant les derniers jours de l’exposition internationale de Chicago. Le projecteur se compose d’une puissante lampe à arc dont les rayons sont renvoyés par un réflecteur de 75cm vers un condensateur de 25cm qui les rendent parallèles. A l’avant du système, une lentille réglable à l’aide d’un volant et d’une chaine, permet de faire la mise au point de l’image découpée dans un morceau de carton.

projpub03.jpg  Gros projecteur extérieur utilisé dans les années 30.

Le numéro de “La Science et la Vie” cité plus bas en parle encore 1928 « Reconnaissons qu’il paraît peu probable que ce genre de publicité soit appliqué en France, à cause des impôts élevés qui frappe la publicité lumineuse ». Cependant  d’autres avaient imaginés d’utiliser ce système de projection durant la première Guerre Mondiale « On avait prévu de projeter sur des nuages artificiels créés au moyen de bombes fumigènes, toutes les nouvelles de nature à diminuer le moral de l’ennemi ». mais l’armistice fut signé avant que l’expérience ne soit tentée.

Sources : CNAM – Conservatoire NUMérique et “La Science et la Vie” février 1928.

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Histoire de la maison MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 21 octobre 2011

En 1782, la Maison MOLTENI est fondée à Paris, par B. MOLTENI ( probablement Joseph Antoine Balthazar MOLTENI dit MOLTENO, décédé en 1808). Ce constructeur d’instruments d’optiques, d’origine italienne, est contemporain de ROBERTSON et a probablement construit certains de ses fantascopes.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

Dans les années 1830, alors que la Maison MOLTENI est encore au 11 de la rue du Coq-saint-Honoré à Paris (future rue Marengo), monsieur Alphonse GIROUX, marchand « d’objets de curiosités, de jouets d’enfants, de bronzes et toutes sortes d’objets d’étrennes” au n°7 de la même rue, présente Louis DAGUERRE à Antoine MOLTENI. C’est ainsi que la maison MOLTENI fabriquera les premiers appareils utilisés par DAGUERRE. Leur collaboration durera jusqu’au déménagement, en 1846, de la Maison MOLTENI pour le n°36 rue neuve Saint-Nicolas (qui deviendra le n°62 rue du Château d’Eau en 1851).

Le 2 septembre 1841, création de la Société MOLTENI & Cie entre Antoine MOLTENI père, ancien opticien, Joseph MOLTENI fils, opticien, et Ferdinand SIEGER, opticien, pour l’exploitation d’un établissement de « fabrication d’instruments d’optique, de physique et de mathématiques ». Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) entre dans l’entreprise familiale en 1852, à la suite du décès subit de son père Joseph.

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En 1854, l’entreprise de MM. MOLTENI et Cie occupe la plus grande partie d’un immeuble situé au n°62 de la rue du Château d’eau à Paris. On y trouve une fonderie de cuivre, des ateliers de laminage, d’estampage, d’ajustage et de montage dans lesquels est distribué l’énergie mécanique provenant d’une importante machine à vapeur. « Le principal but auquel ont tendu les efforts des différents chefs de cette maison a été d’obtenir la plus grande somme d’économie dans la fabrication, sans léser toutefois les intérêts des ouvriers, dont le nombre s’élève à 350 environ, et sans nuire à la qualité des produits qui se sont au contraire toujours améliorés… Les moyens mécaniques ainsi employés permettent de remplacer avec une grande précision et une immense économie de temps le travail manuel et toujours lent des ouvriers dont toute l’habileté a pu être mise à profit pour l’exécution d’autres travaux inabordables aux machines. »

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Après le décès subit de Joseph MOLTENI 10 décembre 1852, son frère Jules MOLTENI dépose le 18 avril 1855, un acte sous signatures privées aux termes duquel sont fixés les statuts de la société l’ARCHIMEDE, Société en Nom Collectif à l’égard de Jules MOLTENI et en Commandite par actions à l’égard de A. Goldmid, Léon Halphen, Léon Letrange, Pierre Joseph Mornant et Valié. Cette société a pour objet « la fabrication et la vente d’instruments de précision et tout ce qui se rattache à cette industrie » sous la raison et la signature sociale Jules MOLTENI et Cie.

Molteni 16  Chronomètre solaire – Collection musée du Temps Besançon – Photo Pierre Guenat - Cliquer ici

A l’époque les principales productions de la maison MOLTENI et Cie concernent les instrument de marine, de mathématiques, de géodésie, de mesures linéaires, boussoles, ainsi que tous les instruments d’optique employés aux observations de toutes natures : longues-vues marines, lorgnettes de spectacles, verres de lunettes, lanternes de projection et d’agrandissement avec leurs systèmes d’éclairages, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Lanterne de projection MOLTENI télécommandée - Lanternes de projection scientifique MOLTENI - Lanterne d’agrandissement à chariot fixe MOLTENI - Support à réflexion horizontal MOLTENI - La visionneuse LANTERNOSCOPE de MOLTENI

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Le 21 janvier 1863, Alfred MOLTENI, âgé de 26 ans, demeurant au n°9 de la rue des Petits Hôtels et son oncle Louis Jules MOLTENI demeurant au n°62 de la rue du Château d’Eau, tous deux constructeurs d’instruments de précision, créent une Société en Nom Collectif « pour la fabrication et la vente d’instruments de précision et tout ce qui se rattache à cette industrie » sous la raison sociale J. & A. MOLTENI.

Alfred MOLTENI consacrera tout son temps à développer les projections lumineuses en créant de nombreux appareils, en participant à plus de 12 000 séances de projection, principalement lors de conférences publiques et en développant une collection de plus de 60 000 vues à la fin de sa carrière.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - La collection de diapositives MOLTENI

Après le décès de Jules MOLTENI le 26 mai 1876, Alfred MOLTENI dirige seul l’entreprise jusqu’en octobre 1899, date à laquelle la maison MOLTENI fusionne avec RADIGUET & MASSIOT pour devenir le plus important fabricant français de matériel scientifique. « Depuis longtemps il voulait se retirer, mais il tenait à laisser sa maison entre de bonnes mains. »

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

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“OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO

Posté par Patrice Guerin le 21 octobre 2011

Cette lanterne de projection, fabriquée par l’entreprise MAZO, date de 1929.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

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Elle permet d’assurer le fonctionnement automatique ou commandé à distance du projecteur, ce qui est particulièrement utile pour la publicité ou pour le conférencier qui veut passer les vues sans l’aide d’un opérateur.

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Inventé par M. MARCOU, le dispositif principal de l’appareil consiste en une chaine continue constituée d’éléments amovibles qui permettent de l’allonger ou de la raccourcir selon le nombre de vues à projeter (format 8,5×10 cm). Celle-ci est entrainée par un tambour polygonal animé par un petit moteur électrique à l’aide d’une bielle et d’un disque rotatif de manière à ce que la chaine n’avance que d’un maillon à la fois.

Le passage des vues peut être totalement automatique ou commandé à distance par une poire permettant de couper et de rétablir le courant électrique, ce qui provoque l’apparition de l’image suivante.

La lanterne est un modèle professionnel, à corps spacieux, permettant de recevoir les éclairages les plus variés et les plus puissants, comme un système électrique complet de 650 w. Elle repose sur un pied d’atelier en chêne massif, inclinable et réglable en hauteur, extrêmement stable et peu encombrant, ce qui occupe une place réduite dans une vitrine par exemple.

Différents projecteurs “automatiques” ont été fabriqués par d’autres constructeurs.

Voir : Lanterne de projection MOLTENI télécommandée

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Lanterne universelle ICA Dresden

Posté par Patrice Guerin le 9 octobre 2011

Issue de la fusion de plusieurs sociétés allemandes de photographie, l’entreprise ICA fabrique une gamme complète d’appareils et accessoires consacrés à la projection fixe ou animé.

Voir : Projektions Apparat – ICA Dresden

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En 1912, le journal ”Le Photographe” présente la Lanterne Universelle fabriquée par ICA.

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Celle-ci est composée de plusieurs parties : un corps de lanterne en épaisse tôle noir surmonté d’une cheminée au dessin particulier, fermée à l’arrière par un rideau de toile noir et complétée à l’avant par un gros condensateur de 14 cm. La source de lumière peut être électrique (arc ou ampoule) ou à gaz (chalumeau oxhydrique ou manchon de type Auer).

Cette lanterne est montée sur un socle en bois supportant le passe-vues. Il coulisse à l’avant pour ajuster différents équipements optiques. La présentation standard est composée d’un soufflet en cuir et d’un objectif à crémaillère.

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Il existe un système permettant de projeter à plat soit des documents opaques, soit des objets transparents, ainsi que des vues positives transparentes.

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Le système ICA possède de nombreux accessoires permettant d’effectuer des projections scientifiques avec ou sans microscope.

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L’appareil est fournit avec un équipement complet permettant de mettre en place un véritable stand de projection.

Voir : Les tables de projection

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Projektions Apparat – ICA Dresden

Posté par Patrice Guerin le 23 septembre 2011

En 1909, quatre fabricants d’appareils photo allemands s’unissent pour former la société “International Camera Actiengesellschaft” (ICA) à Dresde. Il s’agit de : Hüttig AG à Dresde fondée en 1862, Kamerawerk Krügener à Francfort, Wünsche AG à Reick près de Dresde et de Carl Zeiss AG à Iéna. A cette époque Ernemann ne souhaite pas s’associer à ce groupe et reste indépendant.

icalogo.jpg Le premier logo de l’entreprise est une étoile à cinq branches. Plus tard ce logo sera remplacé par un ange porteur de lumière.

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Peu avant la Première Guerre mondiale ICA AG possède les plus grandes usines en Europe destinée à fabriquer du matériel photographique et cinématographique. 1500 personnes y travaillent et près de 10 000 appareils sont fabriqués.

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ICA poursuit la fabrication de certaines séries d’appareils photos des sociétés fondatrices, mais développe aussi une gamme complète d’appareils et accessoires consacrés à la projection fixe ou animé.

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Dans son catalogue de 1915, consacré aux appareils de projection, on trouve diverses lanternes de projection ou d’agrandissement, ainsi que de nombreux accessoires tels que supports, écrans, objectifs, systèmes d’éclairage, passe-vues et masques pour diapositives,  ainsi qu’une série de projecteurs cinématographiques.

Voir : Lanterne universelle ICA DresdenProjecteur fixe 35mm ICA

ica31.jpg Prêt d’un collectionneur allemand P.S. !

En 1926, ICA fusionne avec les sociétés ERNEMANN à Dresde, GOERZ à Berlin et CONTESSA-NETTEL à Stuttgart pour former la société ZEISS IKON.

Voir : ZEISS IKON A.G.

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Lanterne de projection MOLTENI télécommandée

Posté par Patrice Guerin le 13 septembre 2011

molteniscient17.jpg Cette lanterne de projection “automatique” date de 1908/09 et complète la série de lanternes scientifiques MOLTENI présentée dans un précédent article.

Voir : Lanternes de projection scientifique MOLTENI

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Elle permet d’effectuer des projections lumineuses lorsqu’il n’y a pas de préparateur ou de garçon de laboratoire « indispensable pour assurer le service des projections pendant la leçon ». Le dispositif de passage de vues à distance, inventé par M. MOULIN, chef de travaux pratiques à l’école de Physique et de Chimie, permet de commander le passage des vues à l’aide d’un commutateur placé sur la table du professeur, relié par un fil électrique à un moteur à vitesse démultipliée situé sur le côté de l’appareil. « Il suffit pour provoquer le changement des clichés d’appuyer sur l’un ou l’autre des commutateurs si l’on veut passer d’un sujet au suivant ou même si l’on veut projeter à nouveau une vue qui a déjà été présentée ». Deux caissettes reçoivent les vues qui se classent en zigzag sans que les maillons de la chaine ne risquent de se coincer entre eux.

molteni08.jpg Elément de la chaîne, vu de face et de profil

Les clichés sont disposés les uns à la suite des autres dans une sorte de chaine entrainée par un tambour formé de deux disques reliés entre-eux à l’aide de six tiges rigides. Un petit moteur électrique, commandé par le professeur, fait tourner ce tambour. Chaque cliché est maintenu dans la chaine au moyen de ressorts verticaux reliant deux barrettes, l’une fixe et l’autre mobile. En inversant le courant dans l’induit, le conférencier peut à tout moment ramener sur l’écran une diapositive déjà projetée. Sur la table du professeur se trouve aussi un interrupteur commandant l’éclairage de l’amphithéâtre ainsi qu’un second permettant d’allumer l’arc électrique de la lanterne.

Source : CNAM – Conservatoire NUMérique http://cnum.cnam.fr

Différents projecteurs “automatiques” ont été fabriqués par d’autres constructeurs.

Voir : “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO

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Société des Etablissements GAUMONT

Posté par Patrice Guerin le 24 août 2011

Léon GAUMONT (1864-1946) crée en juillet 1895 la société en commandite “L. GAUMONT et Cie”. Pour cela, il reprend le Comptoir Général de Photographie des frères RICHARD, société de matériel optique et photographique, où il était employé. Son champ d’action s’étend à toutes les applications de la science se rapportant à la photographie. Dès l’avènement du cinéma, l’entreprise est capable de fournir les appareils et films nécessaires. Il fabrique alors des appareils de projection et des caméras, dont une caméra réversible, et commercialise le Chronophotographe de Georges DEMENY.

gaumontsociete01.jpgEn 1903, il prend l’image de la marguerite comme logo, en hommage à sa mère qui se prénommait Marguerite.

Le développement de l’entreprise est tel qu’en 1906, celle-ci est transformée en société anonyme. Son siège social est situé au 57-59 rue saint-Roch à Paris (1er arrondissement, près de l’avenue de l’Opéra). Elle a des agences à Londres, Barcelone, Berlin, Milan, Cleveland et Moscou. La production de appareils et des films se concentre dans les studios Elgé (d’après les initiales du fondateur) aux Buttes Chaumont.

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Dotée d’un capital de départ de 2.500.000 fr., celui-ci sera progressivement augmenté jusqu’à 12.000.000 fr. en 1927.

Au départ, les ateliers de fabrication occupaient un local de 200 m2 situé rue des Alouettes à Paris. Une douzaine d’ouvriers y travaillaient avec l’aide d’un moteur à gaz de 10 chevaux. Progressivement, ils se sont transformés en une vaste usine de 25.000 m2 occupant plus de 1.500 ouvriers et disposant d’une force motrice et de moyens d’éclairage de 1.300 Kw (1927).

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De gauche à droite, vues de 1906, 1907 et 1927. Sur le premier cliché on voit parfaitement le vaste bâtiment de 45 mètres de long et 34 mètres de haut, recouvert de lourdes dalles de verre armé, destiné à abriter les studios de tournage.

« En 1914, la Cité Elgé a l’allure d’un arsenal. A côté des chaines d’assemblage de projecteurs, on trouve les laboratoires pour le développement des pellicules, les ateliers de mécanique, ceux des peintres décorateurs, des menuisiers et des couturières, les plateaux de tournage, les entrepôts des décors, etc… Parmi les 2100 employés de l’époque, beaucoup partiront à la guerre et près de 200 seront tués ou blessés au combat. L’entreprise Gaumont sort amoindrie du conflit. »

gaumontenvelopr.jpg gaumontenvelopv.jpg Prêt d’un collectionneur français J-P.D.

L’entreprise de renommée mondiale, construit non seulement des appareils pour la photo, le cinéma et la projection, mais aussi des T.S.F. et des haut-parleurs, des dispositifs d’éclairage et de démarrage pour les automobiles, des goniomètres et divers appareils pour la marine.

Voir : Les lanternes de projection GAUMONT

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À l’arrivée du cinéma parlant, au début des années 1930, Léon GAUMONT abandonne les rênes de sa société. Diverses fusions amènent à la création de la société “Gaumont Franco-Film Aubert” (GFFA) et à la vente ou la fermeture des usines, des filiales et agences étrangères. Mise en liquidation en 1934 l’entreprise est reprise en 1938 sous le nom de “Société nouvelle des établissements Gaumont”.

Voir Musée Gaumont

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Les lanternes de projection GAUMONT

Posté par Patrice Guerin le 24 août 2011

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Durant le premier quart du XXe siècle, les Etablissements GAUMONT ont remportés de nombreux prix dans des expositions internationales pour la qualité de leurs appareils.

Voir : Société des Etablissements GAUMONT

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Dans le catalogue général de 1927, un chapitre est consacré aux lanternes de projection et d’agrandissement. On peut y voir 4 modèles relativement semblables, fabriqués en “tôle forte noircie dite inoxydable”.

gaumontlanterne03.jpg gaumontlanterne04.jpg gaumontlanterne05.jpg

Elles sont équipées d’objectif à crémaillère DARLOT, de 190, 240 ou 270 mm. avec diaphragme à vannes.

gaumontlanterne06.jpg Nouvelle lanterne Léon GIMPEL (voir PORTRAITS) & Em. TOUCHET pour projection en relief.

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Ces lanternes peuvent être équipées de systèmes d’éclairage électriques à ampoule ou à arc.

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CONTINSOUZA et les appareils de projection

Posté par Patrice Guerin le 18 août 2011

actioncontinsouza.jpg La société des Etablissements Continsouza est créée en 1909.  

Durant la première Guerre Mondiale CONTINSOUZA (voir PORTRAITS) s’installe dans l’usine de La Marque à Tulle, son pays d’origine, pour y fabriquer des fusées, obus et autres matériels de guerre. Après la guerre, il s’établit au 403 de la rue des Pyrénées Paris XXe (photo ci-dessous). Dans ces établissements, il fabrique des appareils pour Pathé, mais aussi pour d’autres entreprises dont GUILBERT et DEMARIA-LAPIERRE. L’usine de La Marque, quant à elle  fabrique le fameux Pathé Baby.

pathecine02.jpg  voir : Charles PATHE et les lanternes de projection

En 1929, de grandes manœuvres financières bouleversent l’industrie cinématographique. A cette époque, les Etablissements CONTINSOUZA dépendent de la Banque Nationale de Crédit (B.N.C.), tout comme la société GAUMONT ainsi qu’AUBERT et FRANCO FILM qui ont déjà fusionnés. Le 12 juin 1930, le rapprochement de ces sociétés donne naissance à GAUMONT-FRANCO-FILM-AUBERT.

Pierre Victor CONTINSOUZA s’occupe alors de la société Mécanique Industrielle de Précision (M.I.P.) qu’il a créée en mars 1928.

Pour en savoir plus sur MIP cliquer ici

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