La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

Posté par Patrice Guerin le 12 septembre 2011

photoscopec01.jpg Publicité parue dans “L’imprimerie à l’Ecole, Le Cinéma, La Radio” en décembre 1931.

Outre le petit projecteur mis au point pour projeter des microfilms sur films 35mm, La Photoscopie a construit un projecteur de petit format dont on connaît trois versions. En effet, le principal problème consistait à évacuer la chaleur provenant de l’ampoule électrique pour éviter de brûler les films.

photoscopec02.jpg Photoscope Modèle B Type II.

Ce premier modèle ne dispose d’aucun dispositif de refroidissement.

photoscopec03.jpg photoscopec04.jpg Photoscope Modèle M.P. Type I.

Ce deuxième modèle est équipé d’un miroir censé absorber la chaleur, impliquant une projection à 90°.

photoscopec05.jpg Photoscope 3e version.

Ce troisième modèle, sorti en 1936, comme en atteste un article paru dans “La Nature”, est équipé d’un condensateur de projection à circulation d’eau associé à un radiateur de refroidissement.

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« L’accroissement de la lumière nécessaire à une projection de grande surface correspond à un accroissement de la chaleur dégagée. Celle-ci est nuisible à la bonne tenue du film et présente de sérieux dangers d’incendie… Les souffleries sont efficaces mais exigent un moteur encombrant, coûteux et souvent bruyant, inadapté à la projection fixe. La cuve à eau classique est adoptée depuis longtemps dans les lanternes de projection.  La masse de liquide interposée entre le condensateur et la surface éclairée atténue l’échauffement produit par la lampe, mais au bout d’un temps très court, dans les appareils à grande puissance, l’eau de la cuve s’échauffe et l’action réfrigérante disparaît. Ce nouveau système à condensateur noyé et à circulation d’eau dans un radiateur, présente des avantages notables par rapport au système classique. Il permet en particulier, d’utiliser en lumière directe une lampe de 250 w placée devant un miroir réflecteur. Le système optique comprend en réalité 5 lentilles, 3 lentilles de verre et 2 lentilles d’eau comme on le voit sur ce schéma. Après une heure de projection, on peut ainsi maintenir, à l’emplacement du film, une température de l’ordre de 47°, alors que la température postérieure, du côté de la lampe, est de 128°.»

Source : CNAM – Conservatoire NUMérique http://cnum.cnam.fr

photoscopec09.jpg photoscopec08.jpg photoscopec10.jpgPhotoscope B Type II

Chaque appareil était vendu dans un coffret parfaitement adapté, qui pouvait servir de support le cas échéant. Les deux premiers modèles existaient dans deux “Types” différents : Type I monté sur un socle en chêne avec pieds caoutchouc ; Type II en coffret ébénisterie formant socle, avec fermeture et poignée en cuivre.

NB Sur le dessin du centre, on peut voir qu’il y avait une télécommande à fil permettant de faire passer les vues.

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Il existait aussi un coffret de luxe contenant deux petits coffrets, l’un pour l’objectif et les passe-vues, l’autre pour les films. On le trouve souvent associé aux films Citroën.

Voir : Expédition CITROEN en Centre-Asie

photoscopea14.jpgEn plus de ces trois modèles, La Photoscopie proposait un accessoire permettant d’utiliser des films 35mm sur une lanterne de projection traditionnelle.

photoscopec11.jpg Il y a aussi un appareil dénommé “Autoscope n°126”, mentionné sur cette lettre de la Commission de l’Enseignement Technique.

Voir : Le projecteur automatique AUTOSCOPE de la Photoscopie

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Pour qu’il n’y ait aucune confusion sur son matériel, l’entreprise précise dans son catalogue « Exigez la marque “La Photoscopie-Paris”, vous aurez une garantie sérieuse et l’assurance d’acquérir le véritable “Photoscope”» ; ce qui laisse supposer qu’il existerait un autre “Photoscope” à l’étranger, peut-être en Belgique.

Voir : La PHOTOSCOPIE et le microfilm

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Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

Posté par Patrice Guerin le 8 septembre 2011

Maitrisant depuis plusieurs années la reproduction de documents sur films 35 mm, l’entreprise des Editions de la Photoscopie se spécialise, dès le début des années 30, dans les films fixes destinés à l’enseignement, avec de nouveaux projecteurs adaptés à cet usage.

Voir : La PHOTOSCOPIE et le microfilm
Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

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Son catalogue de 1934 précise bien la place que l’entreprise veut prendre dans l’enseignement « Si la projection fixe n’occupe pas encore toute la place à laquelle elle a droit, c’est que les moyens désuets connus jusqu’ici : plaques de verre, lanternes de projection, en rendaient l’emploi peu pratique. Dans sa classe même, sans qu’il soit nécessaire de faire l’obscurité, le maître doit pouvoir se servir de l’écran aussi facilement que le tableau noir. Il faut qu’il ait à sa disposition, à peu de frais, une documentation abondante »

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C’est l’une des toutes premières entreprises à développer une collection de vues “économiques” pour l’enseignement sur film souple cinématographique. « Les films Photoscopiques sont établis sur film ininflammable, ils comprennent de 20 à 80 vues du format standard (35mm) et forment des séries complètes convenant aux différents enseignements primaire, secondaire, technique et post-scolaire ».

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Chaque film est contenu dans une petite boîte cylindrique, en aluminium, faisant 27 mm de diamètre et 38 mm de haut. Ces boîtes sont identifiées par une étiquette sur le couvercle portant l’indication • LA PHOTOSCOPIE • PARIS inscrite en lettres blanches et en relief, le numéro du film écrit à la plume. Les films sont identifiés par un numéro, suivi par une vue indiquant “Editions de la Photoscopie – Paris – Tous droits réservés “ puis par une troisième vue indiquant le titre de la bobine. Ils mesurent environ un mètre et comportent en 40 et 50 vues au format 18 x 24 mm. Chaque bobine comporte en son centre un axe métallique permettant de la fixer sur le passe-vues.

photoscopeb03.jpg photoscopeb04.jpg Il existe même des programmes d’enseignement qui associent émissions radiophoniques et projection de films, comme en témoigne ces annonces.

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En plus de la liste des films, le catalogue présente différents accessoires dont un « meuble à tiroirs, en acajou demi verni, pour le classement et la conservation des films ». Ce meuble existe avec 3, 6 ou dix tiroirs contenant chacun 50 boîtes rondes en aluminium.

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La PHOTOSCOPIE et le microfilm

Posté par Patrice Guerin le 6 septembre 2011

Cette entreprise est en partie liée à une société de Bruxelles portant le même nom ou un nom approchant, fondée en 1924 par Robert GOLDSCHMIDT.

Voir : Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

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Elle est située à Paris, comme mentionné sur un de ses catalogues « La Photoscopie, Ets Pierre GUERLAIS, 61 rue Jouffroy, Paris XVIIe ».

photoscopea11.jpg En 1927 la Photoscopie est déjà très active, avec « une machine qui projette des images fixes à partir de films cinématographiques standard, et une collection d’images sur film pour soutenir des cours en histoire de l’art ».

En 1928, La Photoscopie reçoit la visite du comité d’experts de la bibliothèque de la Société des Nations (Comité international de coopération intellectuelle), qui enquêtent sur le potentiel de la microphotographie pour la reproduction textes : « Ce procédé donne aux images microphotographiques une netteté et une finesse parfaites. Les négatifs sont obtenus par des appareils de prise de vues d’un type spécial. En partant de ces négatifs, un outillage approprié permet de tirer à grande vitesse les bandes pelliculaires positives. ». A cette époque, l’entreprise possède 13 000 illustrations et 5500 textes ou notices dans ses collections.

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En mars 1930, une présentation du “Procédé Photoscopique” est faites à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale : « La photoscopie, application des procédés longuement étudiés et mis au point par M. R.-B. GOLDSCHMIDT, consiste dans la reproduction microphotographique de tous documents (textes imprimés, manuscrits, œuvres d’art, dessins, etc.) sur bandes pelliculaires de même dimensions que les films cinématographiques (format normalisé). Ces documents sont ensuite agrandis par projection lumineuse à l’aide d’un petit appareil, ou Photoscope, permettant la lecture individuelle horizontalement sur une simple feuille de papier ou la lecture collective sur écran vertical. La photoscopie offre ainsi un nouveau procédé de reproduction… avec de nombreux avantages : prix de revient extrêmement bas ; encombrement nul ; poids insignifiant ; conservation, transport et circulation faciles. » Lors du débat qui s’en suivit un certains nombres de problèmes furent évoqués : dispositions empêchant l’échauffement du film ? (pas d’écran calorifique !) ; durée de vie des films en acétate de cellulose ? (une vingtaine d’années !) ; type de lampe électrique ? (tributaire des fabricants qui n’ont pas réussi à construire une bonne lampe !) ; durée de vie de la lampe et coût de remplacement ? (40 à 45 heures , avec un prix de 12 fr !)

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“La machine qui projette des images fixes” citée plus haut est ce petit Photoscope qui sert aussi bien à la lecture individuelle ou collective. Il est équipé d’une lampe « qui se branche sur tous les courants électriques » et d’un système optique à crémaillère très perfectionné (objectif cinéma Hermagis Paris – pas de focale indiquée). Il existe cependant un appareil sensiblement différent avec cette inscription sur l’objectif : Photoscope – Bruxelles !  D’ailleurs, le Mode d’emploi du Photoscope, collé à l’intérieur du couvercle de la valise est signé “Société Anonyme La Photoscopie, 29 rue aux Laines Bruxelles”.

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De nombreuses similitudes existent entre les marques française et belge, y compris la forme de la valisette ! Différentes versions de l’appareil ont pu se côtoyer sans compter ce photoscope de lecture par réflexion sur un verre dépoli (ancêtre des visionneuses à microfilms actuelles).

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La Photoscopie n’ayant pas trouvé sa place sur le marché du microfilmage dans les bibliothèques, elle orienta ses activités dans le matériel pédagogique.

Voir : Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

Hypothèse : l’entreprise française “Ets Pierre GUERLAIS” s’est “inspirée” (en attente d’autres informations) des travaux de Robert GOLDSCHMIDT pour commercialiser son propre matériel en France. Ce dernier ne semble pas s’être beaucoup investi dans son entreprise, se préoccupant plus, dès la fin des années 1920, de ses plans pour développer les communications télégraphiques dans le Congo belge. Pierre GUERLAIS abandonne le marché du microfilm et le petit appareil correspondant pour développer ses propres projecteurs sous la marque “La Photoscopie”. D’ailleurs, dans le catalogue de 1934, ce premier petit projecteur ne figure plus.

Sources : CNAM – Conservatoire NUMériqueBinkley

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Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

Posté par Patrice Guerin le 31 août 2011

cinescopetdl.jpg Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie dans Projecteurs petit format cinescope09.vignette cinescope06.jpg cinescope03.jpg

La marque Cinescope (ou Cinescopie) est apparue dans les années 1920/30 et aurait été créée en 1924 par Robert GOLDSCHMIDT (voir PORTRAITS). Cette entreprise, située en Belgique, à Bruxelles et à Gand, fabriquait des projecteurs de vues fixes et de cinéma ainsi que des appareils photographiques utilisant le film 35mm.

cinescope05.jpg  Cinescope-10-117x150 dans Projecteurs petit format

Ces documents sont à l’en-tête d’une “Manufacture d’appareils de précision pour la projection” située rue de l’arbre à Gand (puis 260 avenue de la Libération). Elle est spécialisée dans des « Appareils pour projection fixe de corps opaques, diapositives, films, préparations microscopiques, etc. Postes cinématographiques, fournitures générales pour projection fixe et animée ». Le carton montre même une vue du Cinescope. On peut supposer que Bruxelles est une adresse commerciale alors que Gand correspond à la fabrication des appareils, mais aussi à des bureaux, salles d’exposition, magasins et imprimerie.

cinescope01.jpg cinescope02.jpg cinescope04.jpg

Le projecteur de vues fixes est monté sur une longue tige métallique fixée à un étau. Il est équipé d’une ampoule 110 v  100 w à culot à vis (Philips  typ. 6067 E/99). Sur l’avant de l’objectif est inscrit “O.I.P. GAND MELIOR  - F 3.5 – F 7.5“

Il est muni de deux passe-films (fenêtre 18x24mm ou 24x24mm) pouvant être utilisés verticalement ou horizontalement.

cinescope08.jpg   cinescope07.jpg  Film : L’élevage du vexin normand par Désiré Lanneau conférencier

Chaque film “incombustible” édité par l’entreprise (Safety Gevaert Belgium) est référencé par un numéro et possède une quarantaine de vues. Il est équipé en son centre d’une bague métallique qui vient se fixer sur l’un des axes du passe-films. Ils étaient contenus dans des boîtes cylindriques en carton ou en métal. 

cinescopetimbre.jpg Une rareté philatélique de 1932, prêt d’un collectionneur français J-P.D. !

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Projecteurs NORIS

Posté par Patrice Guerin le 20 mars 2011

En 1935 l’entreprise de lanternes magiques Ernst PLANK est achetée par les frères Hans et Fritz SCHALLER, peut-être à cause de l’anti-sémitisme qui se développait en Allemagne à l’époque, mais surtout à cause de la crise économique mondiale qui plonge de très nombreuses entreprises dans la faillite.

Fritz SCHALLER, travaille dans une grande banque et son frère Hans dirige une usine de lunettes de protection. Fritz, le marchand, et Hans le technicien, s’associent pour fabriquer sur des projecteurs de diapositives.

Voir : Lanternes magiques Ernst PLANK

Le département projection (photo et cinéma familial) prend alors le nom de NORIS.

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Noris Junior, équipé d’un passe-vues pour diapositives.

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Noris Trumph, équipé d’un passe-vues pour pellicule 35mm et d’un second pour diapositives.

Projecteurs NORIS dans Projecteurs petit format planknoris09-150x116  Publicité associant les noms de Ernst PLANK et NORIS – 1955

Après la seconde Guerre Mondiale, l’entreprise est connue sous le nomNoris Projektion GmbH”.

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ZEISS IKON A.G.

Posté par Patrice Guerin le 12 mars 2011

ica31.jpg Prêt d’un collectionneur allemand P.S. !

La société allemande ZEISS IKON a été créée le 1er octobre 1926. Elle est issue du regroupement  de quatre grosses sociétés allemandes qui, elle-même, ont été formées par la fusion antérieure d’autres sociétés. Il s’agit de ICA  à Dresde fondée en 1909, Heinrich ERNEMANN à Dresde, C.P. GOERZ de Berlin et les usines CONTESSA à Stuggart ainsi que NETTEL à Sontheim.

Voir : Projektions Apparat – ICA Dresden

Dès la fin de la seconde Guerre Mondiale le siège de la société est transféré dans l’ancienne usine CONTESSA à Stuggart, qui est réaménagé avec la construction de nouveaux bâtiments permettant d’accueillir près de 2000 personnes. La fabrication du matériel cinématographie issu de la maison ERNEMANN est poursuivie dans une nouvelle usine située à Kiel. Ils furent les premiers à utiliser la lampe au Xénon pour équiper des projecteurs modernes destinés au cinéma professionnel et aux salles de projection.

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Ce projecteur pour film 35mm possède différents passe-vues permettant de projeter des films en bande ou des diapositives avec un passe-vues coulissant horizontal ou vertical et fonctionnant avec un petit levier.

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Le Mirax est une boîte à lumière fabriquée par ZEISS IKON dans les années 30 permettant de transformer un folding en agrandisseur utilisable horizontalement ou verticalement. Eventuellement, cet équipement permet de projeter les images sur un écran avec un taux d’agrandissement correspondant à l’objectif du folding.

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Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

Posté par Patrice Guerin le 11 mars 2011

En 1928 l’allemand August NAGEL, fondateur de Contessa et co-fondateur de Zeiss Ikon, crée sa propre usine d’appareils photos dans sa ville natale de Stuttgart. Il devient vite célèbre grâce à un appareil photo de petit format “Nagel-Pupille”.

Voir : ZEISS IKON A.G.

Trois ans plus tard, en 1931, Kodak fait l’acquisition de la société “Nagel Camera Company” afin de s’implanter en Allemagne. L’entreprise devient Kodak A.G., site de fabrication d’équipements Kodak pendant des décennies. Plus de 150 modèles différents seront fabriqués par Nagel et son successeur Kodak AG.

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Le “Retina Projektor Kodak” est le premier projecteur de cette marque fabriqué en Europe. Le corps cylindrique de l’appareil abrite une ampoule tube à ailettes (sans ref.). Il est muni d’un passe-vues pour diapositives 24x36mm qui peut se placer horizontalement ou verticalement. Celui-ci étant amovible, on peut supposer que l’appareil pouvait aussi être équipé d’un passe-vues pour films 35mm. L’objectif à vis est référencé “ Kodak Projecktionsanastigmat f:3,5 F=7,5cm N°1256372”.

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En 1937, Kodak commercialise aux Etats-Unis son premier projecteur de diapositives 24x36mm, le “KODASLIDE Model A”. Il s’agit d’un projecteur dans lequel les diapositives sont chargées une à une par le dessus et passent à l’aide d’un petit levier placé sur le côté de l’objectif.

En 1939, Kodak ajoute un service READY-MOUNT pour le film Kodachrome 35 mm. Ces montures en carton permettent de projeter les diapositives dès leur retour d’un laboratoire de traitement Kodak. A la même époque l’entreprise commercialise une jolie visionneuse sur pied, en métal chromé, fonctionnant avec une petite ampoule à baïonnette.

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Pour en savoir plus sur Kodak cliquer ici

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Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

Posté par Patrice Guerin le 28 janvier 2011

En 1923, Pathé, qui s’implante depuis quelques années auprès des particuliers avec le fameux Pathé-Baby, lance un nouveau produit, le Pathéorama.

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Il s’agit d’une visionneuse pour films fixes 35mm qui peut s’adapter sur des petites lanternes de projection afin de former une sorte de lanterne magique des temps modernes. Le but est principalement de pouvoir commercialiser un catalogue de films et d’actualités très riche (350 titres environ) provenant du département cinéma, donc déjà amorti et fabriqué à moindre coût. D’ailleurs les prix de vente confirment bien cet objectif commercial, en 1926 la visionneuse Pathéorama est vendue 14fr.80 pour le modèle laqué noir et 24fr.80 pour le modèle en matière moulé et le film de 2 à 4 frs, quant à la lanterne Cocorico, elle ne valait que 96 francs !

patheorama03.jpg patheorama05.jpgpatheorama06.jpg Les visionneuses Pathéorama

Le premier modèle de visionneuse est en carton bouilli laqué noir, avec un objectif constitué d’une lentille convexe servant de loupe pour visionner le film à la lumière du jour « qui en augmente les dimensions et le relief ». Une porte latérale permet d’introduire le film que l’on déroule ensuite à l’aide d’une grosse molette placée sur le côté opposé à la porte. Au dos de cette porte se trouvent les instructions pour charger le film.

patheoramapub.jpg patheorama07.jpg patheorama11.jpg patheorama12.jpg patheorama13.jpg

Sur ces pages, on voit que le modèle 1924 est laqué noir (mais aussi bleu, tango ou vert) tandis que celui de 1927 est en matière moulée. Par la suite ces visionneuses seront en tôle emboutie et même entièrement en bakélite pour la dernière visionneuse produite après la seconde Guerre Mondiale.

patheorama02.jpg patheorama04.jpg  Les lanternes Cocorico

Afin de permettre la projection familiale, Pathé commercialise une petite lanterne fonctionnant à l’électricité, à l’avant de laquelle se place la visionneuse (ci-dessus à gauche Cocorico n°3). Le système est très simple et permet d’accroître l’usage du Pathéorama à toute la famille, car elle « amène la joie dans les familles en amusant les petits, en intéressant les grands et en instruisant tout le monde ». Il existe différents modèles de lanterne de projection, construite en tôle. Elle est composé d’un socle, d’une boîte à lumière surmontée d’une petite cheminée et d’un emplacement permettant de placer la visionneuse à l’avant duquel se trouve un objectif de moindre qualité qui coulisse dans un tube métallique afin de faire la mise au point.

Voir : La lanterne Pathé Cocorico n°6

patheoramafilm04.jpg patheoramafilm01.jpg patheoramafilm02.jpg patheoramafilm03.jpg Les Films 

Contenu dans des petites boîtes carrées de couleur rose, chaque film mesure un mètre environ et contient entre 35 et 40 vues. Il est constitué par du film 35mm ininflammable dont une des deux rangées de perforations a été supprimé pour le rendre moins large. Ces films existaient en noir, en sépia, coloré (peints à la main) ou en bleu.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

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La lanterne Pathé Cocorico n°6

Posté par Patrice Guerin le 28 janvier 2011

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Parmi les différentes lanternes pour films Pathéorama, il existe un modèle très rare (n°6) et souvent en mauvais état, car la partie qui supporte l’objectif est fabriquée dans une bakélite (ou plutôt zamac) qui a mal résisté à la dégradation et au temps. Cet accessoire est très important car il permet de faire passer les films sans utiliser la traditionnelle visionneuse Pathéorama.

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La source lumineuse est une ampoule électrique de 110/120 volts d’une intensité de 65 watts. Elle est dotée d’un culot particulier à 3 ergots qui permet de positionner l’ampoule dans un seul sens. Le branchement au réseau électrique se fait grâce à une douille en buis qui se met à la place d’une ampoule d’éclairage normale.

 

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Le premier projecteur 24×36 LEITZ Uleja

Posté par Patrice Guerin le 4 décembre 2010

En 1925, LEITZ invente un nouvel appareil photo de petit format utilisant du film 35mm jusqu‘alors réservé au cinéma. Le LEICA est présenté au public lors de la foire de Leipzig. Il est fabriqué dans les usines d’optique de Ernst LEITZ situées à Wetzlar.

 uleja01.jpg uleja02.jpg uleja03.jpg

En 1926, apparaît le premier projecteur pour petit format, dénommé ULEJA. Il possède un objectif de 80mm, un condensateur à 3 lentilles et deux possibilités de source lumineuse : soit une lampe bas voltage de 30v : 100w, soit une ampoule de 100w à branchement direct.

uleja04.jpg  Extrait du catalogue Tiranty de 1927, représentant exclusif de la marque en France.

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