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Le livre : Projections MOLTENI, les appareils et accessoires

Posté par Patrice Guerin le 23 octobre 2017

Molteni livre 01Livre : Projections MOLTENI 1 Appareils et Accessoires – Décembre 2017

Ce beau livre, qui sortira en décembre 2017, présente tous les appareils en rapport avec les Projections Lumineuses, fabriqués et commercialisés par la Maison MOLTENI puis par ses repreneurs RADIGUET & MASSIOT, depuis la création de l’entreprise familiale en 1782 jusqu’aux années 1930.

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Molteni livre 10Catalogue général MOLTENI de 1859 et lanterne magique

Cette “Maison” d’appareils scientifiques est relativement méconnue, et pourtant, c’est la première et la plus importante en France dans le domaine de l’optique et des Projections Lumineuses. « Le plus ancien constructeur de lanterne est M. Molteni… Il apporta successivement de nombreux perfectionnements à ses appareils. » “Traité Général des Projections” tome 1er par Eugène TRUTAT, Editions Charles Mendel 1897.

Molteni livre 03  Molteni livre 04Brevet MOLTENI de 1873 et lanterne correspondant à ce brevet

Les classifications et appellations d’origine ont été respectées dans la mesure du possible et sous réserve d’avoir accès  au maximum de catalogues anciens pour effectuer des recoupements. Celles-ci sont à l’origine des trois grands chapitres du livre.

Molteni livre 05  Pages 16 et 17 du livre MOLTENI

Le premier chapitre concerne les “Articles du Commerce” vendus par la Maison MOLTENI, principalement dans les premiers temps. Il s’agit d’appareils fabriqués par d’autres, souvent même en Angleterre que la Maison commercialise.

Molteni livre 06  Pages 74 et 75 du livre, représentant les principales familles d’appareils MOLTENI

Le deuxième chapitre concerne les appareils fabriqués par la Maison MOLTENI qui sont particuliers à cette entreprise et possèdent quelques caractéristiques communes : lanternes solides en forte tôle peinte en noir avec filets dorés, cheminée circulaire, optique de grande qualité entièrement en cuivre, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Molteni livre 07  Pages 158 et 159 du livre, représentant les principales familles d’appareils RADIGUET & MASSIOT

Le troisième chapitre concerne les appareils construits par les successeurs RADIGUET & MASSIOT à partir de 1900, on y voit à la fois une certain nombre de lanternes reprenant les caractéristiques des appareils conçus MOLTENI, hormis la cheminée qui devient rectangulaire et l’apparition de la tôle de Russie lustrée, et aussi des appareils complètement nouveaux répondants à d’autres besoins et à une clientèle plus variée.

Voir : Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

Molteni livre 08 Appareil de projection “Universel” RADIGUET & MASSIOT, type Lycées 1930

On ne trouve dans cet ouvrage que des lanternes de projection, c’est à dire des appareils possédant trois éléments essentiels : une boîte à lumière contenant l’éclairage, un système optique fixe ou mobile et, entre les deux, un passage ou un support destiné à positionner des vues transparentes ou opaques, ainsi que des objets utilisés pour les démonstrations scientifiques ou pour l‘enseignement.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Par contre les éclairages, qu’Alfred MOLTENI utilisait et maitrisait parfaitement, ne sont pas abordés ici, car le sujet est trop vaste et mérite un ouvrage à lui seul. Il en est de même pour les vues de projection qui étaient l’autre grande spécialité de la Maison MOLTENI à la fin du XIXe siècle.

fichier pdf Flyer Molteni à télécharger

 

 

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Le Polyorama de DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 17 avril 2017

Duboscq 02

Cette planche édité par la maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN représente les systèmes optiques pouvant s’adapter à l’avant de la fameuse lanterne “photogénique“. Ces accessoires sont destinés à projeter « les principaux phénomènes d’optique par la lumière solaire ou artificielle ».

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQ

Duboscq 91

Parmi tous ces systèmes optiques, trois sont destinés à projeter de vues transparentes : 8 le microscope ; 9 le cône d’agrandissement ; 10 l’objectif double pour polyorama.

Duboscq 94  Gravure provenant de “L’Art des Projections”, publié par l’Abbé MOIGNO en 1872.

Dans le livre intitulé “L’Art des Projections”, figure une gravure explicite de ce système de projection : « ces mêmes effets sont obtenus plus simplement avec la lanterne unique à une seule lumière, mais à deux corps ou deux jeux d’objectifs TT’, de monsieur Jules DUBOSCQ» (page 67). On y voit parfaitement les deux miroirs M entourant la source d’éclairage, les objectifs doubles et et le système de “fondu enchaîné” placé à l’avant. 

Duboscq 92  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Le Polyorama est un accessoire tout à fait particulier composé de deux objectifs placé côte à côte qui permet de projeter deux images complémentaires à l’aide d’une seule source lumineuse. Un système de diaphragme à œil de chat placé à l’avant des objectifs permet de passer progressivement d’une vue à l’autre : effet jour / nuit ; été / hiver ou succession de tableaux astronomiques.

Voir : Vues fondantes – Dissolving views

Duboscq 93  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Afin d’orienter la lumière vers chaque objectif, deux miroirs sont placé de part et d’autre de la source lumineuse. Ensuite on fixe le polyorama à la place de la face avant de la lanterne et, après avoir orienté correctement les miroirs on peut effectuer les projections. C’est ce que l’on peut voir sur cette vidéo provenant de la “Fondazione Scienza e Tecnica” de Florence (voir colonne de gauche lien n°11).

Video de démonstration : cliquer ici

 

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Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

Posté par Patrice Guerin le 22 novembre 2015

Photomicrographies

Le 22 mai 1881 est inauguré officiellement le laboratoire municipal de la Préfecture de Police, créé quelques mois auparavant dans le but d’étudier la falsification des produits alimentaires. Celui-ci occupe tout le rez-de-chaussée de la police municipale, ainsi que les sous-sols.

Prefecture 01

Après une rapide visite des diverses parties du laboratoire, monsieur WURTZ, doyen de la Faculté de médecine, prend la parole pour louer chaudement l’installation du laboratoire et exprimer le vœu que cet heureux essai devienne le point de départ de toute une organisation scientifique et utilitaire.

Prefecture 02

L’obscurité faite dans la salle, monsieur Jules GIRARD (1839-1921), secrétaire adjoint de la Société de Géographie, fait passer, sous les yeux de l’assistance, une série de projections d’animalcules microscopiques absolument saisissantes. Trichines, vers du fromage, végétations des biberons, cristaux du sang dans ses divers états, tout y a passé suscitant le plus vif intérêt.

Source : “L’Illustration” N°1999 du samedi 18 juin 1881.

Prefecture 03  “Photomicrographie” en cent tableaux pour projection, par Jules GIRARD. 1872

Presque dix ans plus tôt, l’abbé MOIGNO (voir PORTRAITS) publiait dans la collection “Actualités Scientifiques” un petit volume consacré à la “Photomicrographie” fait par monsieur Jules GIRARD. Ce document servait de texte à l’un des cours qu’il dispensait à la Salle du Progrès. En 1877, Jules GIRARD publie “Les plantes étudiées au microscope” sous la direction d’Edouard CHARTON (deuxième édition).

Empreintes digitales

Prefecture 04

En 1902 Alphonse BERTILLON (1853-1914) est le premier en France à identifier un criminel grâce aux empreintes digitales. Durant longtemps, cet examen se fit à la loupe  en comparant les empreintes conservées sur des fiches à celles du suspect. « La loupe est peu indiquée pour cet usage, car il faut un instrument ayant un vaste champ pour embrasser l’ensemble du dessin et un assez fort grossissement pour en découvrir les détails. »

En 1922 la Maison MASSIOT dépose un brevet pour un appareil dénommé “Epidactyloscope”, conçu selon les indications de monsieur BAYLE, directeur du service de l’Identité Judiciaire de la Seine. Cet appareil facilite l’examen des empreintes digitales en projetant celle-ci avec un agrandissement de 10 fois.

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Prefecture 07  Epidactyloscope Massiot – Catalogue Barbier & Thierry 1925 Document G.V.

L’appareil se compose essentiellement d’un projecteur spécial et de forme appropriée, éclairant puissamment une fenêtre en face de laquelle se déplace un chariot porte-fiche dans lequel on place le document à étudier. Un objectif, muni d’un miroir redresseur, permet une projection agrandie de l’empreinte sur le plan horizontal qui sert de support à l’appareil. La source lumineuse est constituée par une lampe à incandescence à filament ponctuel fonctionnant sur 110  volts « l’appareil est vivement éclairé par une lampe à réflecteur de 1000 bougies environ… ce qui permet l’examen des empreintes sans qu’il soit nécessaire d’être plongé dans l’obscurité ».

Prefecture 08  Prefecture 09  Source : service de la Mémoire et des Affaires Culturelles Préfecture de police de Paris

Pour identifier l’empreinte digitale laissée par le suspect, on place sa photographie sur une deuxième platine, située en regard du premier chariot sur lequel se situe la fiche signalétique destinée à être comparée à l’empreinte relevée. « L’opérateur, en comparant les empreintes tout à loisir, peut les identifier beaucoup plus vite et avec moins de fatigue qu’à la loupe. »

Prefecture 05  Prefecture 06

Il existe deux types d’appareils qui se différencient par la forme de leur chariot. Ils permettent soit la projection des fiches dactyloscopiques françaises, soit la projection des fiches du format anglais par un système de rouleau analogue à celui des machines à écrire. En 1925 l’appareil de type français avec objectif et lampe valait 1320 frs, tandis que l’appareil de type anglais valait 2600 frs. « Spécialement construit pour l’étude des empreintes digitales, l’épidactyloscope ne tardera sans doute pas à trouver d’autres applications scientifiques et industrielles, car il permet d’observer, considérablement agrandi, n’importe quel dessin ou objet ».

Source : “La Nature”  N°2536 du 11 novembre 1922.

 

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Recomposition de la lumière

Posté par Patrice Guerin le 12 janvier 2015

Prisme 21  Page de garde de “L’Optique” par Fulgence MARION

De même que l’on peut séparer les couleurs primaires composant la lumière à l’aide d’un prisme, on peut tout aussi bien les réunir de nouveau pour obtenir de la lumière blanche en faisant passer les rayons colorés à travers un autre prisme ayant le même angle, mais tourné en sens inverse.

Voir : Les prismes et l’étude de la lumière

Il existe d’autres procédés permettant de recomposer la lumière blanche, facilement réalisables avec un banc optique et quelques accessoires tels qu’une loupe ou un miroir, voir même autant de miroirs que de rayons colorés.

Voir : Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

Prisme 22

Cette expérience consiste à recevoir les rayons colorés sur une lentille biconvexe d’assez grand diamètre derrière laquelle on place un petit écran de verre ou de métal dépoli, ou plus simplement un carton ou une feuille de papier blanc. « En avançant ou en reculant cet écran on trouve facilement le point sur lequel convergent tous les rayons lumineux pour former une lumière d’une éclatante blancheur. »

Prisme 23

Dans cette expérience on remplace la lentille de verre par un miroir concave de grand diamètre devant lequel on place le même petit écran récepteur que précédemment. En ajustant la distance on obtient de nouveau cette « lumière d’une éclatante blancheur ».

Prisme 24

Cette autre expérience, plus délicate à réaliser mais très démonstrative, nécessite un support sur lequel sont placés sept petits miroirs articulés. En dirigeant de manière très précise ces miroirs vers un point unique situé si possible dans la pénombre, on observe de nouveau cette « lumière d’une éclatante blancheur ». Avec ce procédé il est possible de décaler ou de masquer certains miroirs pour observer la superposition de quelques couleurs seulement.

Prisme 25  Disque de Newton

Un disque de Newton est une surface plate et circulaire sur laquelle figure sept secteurs représentant les sept couleurs primaires. Cet ensemble de couleurs peut être répété un certain nombre de fois. « Lorsque l’on fait rapidement tourner ce cercle coloré, les couleurs disparaissent devant l’œil et l’ensemble du disque devient blanc. » Dans la réalité le blanc est plutôt gris car les couleurs figurant sur le disque ne sont pas aussi pures que celles provenant directement de la lumière.

Prisme 26  Plaque de lanterne magique chromatrope – Coll. Cinémathèque française

Le disque de Newton tient son nom du fait que Isaac NEWTON (1643-1727) fut le premier à définir et à nommer les sept (comme les sept intervalles de la gamme musicale) couleurs primaires composant l’arc-en-ciel.

Source : “L’Optique” par Fulgence MARION – Bibliothèque de Merveilles, Librairie L. Hachette et Cie – Paris 1869

 

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Les prismes et l’étude de la lumière

Posté par Patrice Guerin le 5 janvier 2015

Prisme 01

Un prisme est un bloc de verre d’une grande pureté taillé de telle manière qu’il puisse réfracter la lumière, la réfléchir ou la disperser. Il est généralement composé de trois faces rectangulaires assemblées en triangle, mais peut adopter des formes plus complexes suivant les besoins. Des prismes spéciaux peuvent servir à diffracter la lumière, la polariser, séparer les polarisations ou encore créer des interférences.

Prisme 02  Costumes et bijoux barbares

Dès l’antiquité, les prismes formés par de perles de verre taillés sont utilisés pour leur aspect magique et décoratif. A l’époque de la Rome Antique il est Appelés “vitrum trigonum”. SENEQUE (vers 1-65) et PLINE l’ANCIEN (23-79) mentionnent un verre ou un cristal taillé en prisme capable de transformer la lumière du soleil en “arc-en-ciel”.

Prisme 03

Il faut attendre les expériences d’Isaac NEWTON (1643-1727) au XVIIIe siècle pour comprendre la décomposition du faisceau lumineux sortant d’un prisme. « Ayant obscurci ma chambre et fait un petit trou dans les volets, pour laisser entrer une quantité convenable de rayons de soleil, je plaçai mon prisme contre ce trou, pour projeter les rayons sur une grande feuille placée à l’opposé. Ce fut très plaisant de contempler les couleurs vives et intenses ainsi produites. »

Prisme 04  Pendant longtemps on pensait que le prisme contenait des couleurs visibles seulement lorsque la lumière le traversait.

En plaçant un deuxième prisme sur le chemin de la lumière décomposée, NEWTON démontra que ces lumières colorées formaient de nouveau un faisceau de lumière blanche. C’est donc la lumière qui est composée de “couleurs cachées”, et non le prisme ! Poussant plus loin ses recherches, il plaça un diaphragme à la sortie du prisme pour isoler une seule couleur et l’envoyer vers un autre prisme. Mais la lumière ne se décomposait plus, elle était “monochromatique” dirions-nous aujourd’hui. NEWTON publia les résultats de ses recherches dans “Philosophiae Naturalis Principia Mathematica” en 1687 et dans “Opticks” de 1704.

Prisme 05  Planche extraite du livre Opticks de NEWTON – 1740

Pour étudier la lumière, il existe différentes sortes de prismes. Le prisme simple qui disperse la lumière selon les longueurs d’onde ; le prisme composé à vision directe qui décompose la lumière sans trop dévier les rayons permettant ainsi une observation plus facile ; et enfin le prisme à angle variable qui offre la possibilité d’une étude plus approfondie en faisant varier les angles des deux faces principales. Afin d’en faciliter l’usage avec un banc d’optique, ces prismes son généralement posés sur un pied vertical dont la hauteur est réglable avec un socle lourd pour en assurer la stabilité.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Le prisme simple

Prisme 06  Prisme 07  Polyprisme à 5 verres Duboscq-Pellin

Le prisme simple est composé d’un bloc de verre à trois facettes. Il est souvent équilatérale ou rectangulaire. Ce verre est dit dispersif parce qu’il décompose la lumière blanche en différentes lumières colorées en fonction de leurs fréquences et donc de leurs longueurs d’onde. A chaque radiation correspond un indice de réfraction différent qui permet de former ce magnifique arc-en-ciel.

Le polyprisme est constitué de plusieurs prismes d’indices différents (crown et flint) accolés les uns à côté autres. Il permet de montrer très simplement la relation entre dispersion et indice.

NB le verre crown, ou verre à vitre, a un indice faible d’environ 1,50. Le verre flint, ou cristal, a un indice élevé allant 1,5 à 2 ; il dévie de manière importante les rayons lumineux.

Le prisme composé

Prisme 08  Prisme 11  Prisme d’Amici Lemardeley Paris

Un prisme composé à vision directe, appelé prisme d’Amici*, est formé de trois prismes faits en verres différents (Crown et Flint), accolés dans le prolongement les uns aux autres. Il permet de former simplement le spectre de la lumière qui le traverse en évitant la dispersion des rayons. Il existe un prisme d’Amici à grand pouvoir dispersif, composé de cinq éléments dans une même monture.

Ce prisme est généralement monté dans un tube qui peut être installé soit dans un disque porte lentilles sur pied (comme le modèle présenté), soit à l’extrémité d’un objectif de projection.

Pour en savoir plus : cliquer ici

Le prisme à angle variable

Prisme 09  Prisme à angle variable Duboscq-Pellin

Un prisme à angle variable est composé d’une cuve étanche possédant deux faces mobiles munies de verres. Il permet de montrer la réfraction à travers les liquides, sous différents angles, la dispersion des couleurs, la réflexion totale successive des rayons différemment réfrangibles. Le meilleur liquide pour la projection des raies du spectre est un liquide dense et volatil très toxique, le sulfure de carbone. Ce prisme peut être divisé en plusieurs compartiments pour montrer en une seule fois la réfraction et la dispersion à travers différents liquides.

Pour voir une animation sur les effets d’un prisme : cliquer ici

Prisme 10

Cette expérience de “physique enfantine” permettant de décomposer la lumière est souvent citée dans les livres de Science Amusante, très en vogue au XIXe siècle. « On ferme les volets de telle sorte qu’un seul rayon de soleil pénètre dans la chambre. On le fait passer par une ouverture coupée en carré dans une feuille de carton. Le rayon traversant un verre de forme cylindrique à moitié rempli d’eau et tenu à l’inclinaison voulue, arrive perpendiculairement sur le dessus de la table et montre alors les brillantes couleurs de l’arc-en-ciel. Si l’on pratique dans le carton une seconde ouverture à quelque distance de la première et si l’on y fait passer le rayon en partie, on s’apercevra qu’il reste incolore. »

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*Giovanni Battista AMICI (1786-1863) est un astronome italien qui dirigea l’observatoire de Florence dans les années 1840/50. Son nom nous est parvenu grâce aux améliorations qu’il apporta aux miroirs utilisés dans les télescopes et à la construction de microscopes.

 

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Histoire de l’entreprise Optique Commerciale OPTICO

Posté par Patrice Guerin le 27 décembre 2014

Optico 11

La société “L’Optique Commerciale” est issue de l’ancienne maison A. DECAIX, fondée en 1858 par M. MILLION. A l’époque elle fabriquait principalement des compte-fils, des loupes et des niveaux à bulle d’air. Monsieur DECAIX, successeur de monsieur MILLION, avait installé une usine à vapeur pour le travail du verre à Nogent-l’Artaud, au sud de Château-Thierry dans l’Aisne. Il fit breveter un grand nombre de dispositifs de loupes. La maison de vente se situait au N° 120 de la rue Saintonge à Paris IIIe.

Optico 12

En 1900, la société anonyme  “L’Optique Commerciale” est créée, suite au rachat de la maison DECAIX par Amédée COUESNON* (1850-1931). Le siège social est situé au N°94 de la rue d’Angoulème à Paris XIe. Elle est hors concours à l’Exposition Universelle de 1900 car Amédée COUESNON est membre du jury et obtient une médaille d’or à l’Exposition Universelle de Liège en 1905.

En 1904 le capital initial de 500 000 francs est porté à 750 000 francs et le siège social est transféré au N°7 de la rue de Malte à Paris XIe. En 1912, René DENOUX (1882-1962), gendre d’Amedé COUESNON, prend la direction de la société. L’entreprise continue les fabrications en cours, mais y ajoute celle des objectifs pour la projection et pour la photographie et principalement celle des condensateurs de lumière allant de 80 jusqu’à 305 millimètres de diamètre.

Optico 13

Dans les années 30, la Manufacture d’Objets d’Optique & de Lunetterie diversifie ses activités et obtient de nombreuses récompenses dont le “Grand Diplôme d’Honneur” à l’Exposition Coloniale de Paris, en 1931. En plus de son usine de Nogent-l’Artaud (à gauche), elle possède une usine hydraulique à Souppes, en Seine-et-Marne (à droite).

Optico 14  Optico 15

Sous l’intitulé “Fabrication Spéciale”, elle propose des loupes, compte-fils, hygromètres, chambres claires, condensateurs, objectifs, demi-boules, prismes, microscopes, longues-vues, stéréoscopes, jumelles, ainsi que des lentilles & miroirs pour phares automobiles, des rétroviseurs, des miroirs de chirurgie, des niveaux à bulles d’air, etc. La manufacture est aussi spécialisée dans les verres de lunettes et la lunetterie en tous genre.

Voir : Microscope de projection OPTICO

optico 16  Optico 17

Pendant longtemps l’identification des appareils (lorsqu’elle existe) est un coq tourné vers la gauche, reposant sur une paire de lunettes formée par les lettres O et C. A l’intérieur de ces lettres est inscrit Optico et Paris. La marque “Optico” sert aussi d’adresse télégraphique (voir TdL 1919). Le second logo “Phonoptic”, est destiné à la production de phonographes “brevetés”, d’électrophones et de postes de T.S.F. « René DENOUX voulait concurrencer la société Couesnon, spécialisée en instruments de musique, qui était administrée par sa belle famille. Les phonographes ont été abandonnés après guerre. Il ne restait plus que quelques bâtis en bois dans l’ancienne menuiserie de l’usine. »

Optico 19

Après la Seconde Guerre mondiale, et jusqu’en 2008, le siège et les services commerciaux de l’entreprise sont situés au n° 7 de la rue de Malte. Elle continue à produire des appareils d’optique et plus particulièrement du matériel pour tests d’acuité visuel, des jumelles, des loupes, des niveaux à bulle et des appareils scolaires tels que ces petits microscopes utilisés par plusieurs générations d’élèves. La marque “Optico”, abréviation de OPTIque COmmerciale, identifie la plupart des appareils.

Optico 18  Optico 21

En 1962 René DENOUX est remplacé par son fils Pierre DENOUX (1921-2001), puis celui-ci part en retraite en 1967 pour laisser la direction de l’entreprise à son fils Michel qui lui succède jusqu’en 2005. La société “L’Optique Commerciale” est ainsi restée plus de 100 ans dans la famille COUESNON DENOUX avant d’être vendue  en 2005 à la société  “Lumen Partner”. La nouvelle entreprise quitte le 7 rue de Malte en 2008. Elle développe ses activités en fabricant des optiques de phare de voiture, des microvisionneurs et trichinoscopes, etc.

L’usine de Nogent l’Artaud ferme définitivement le 30 novembre 2013. « On se souvient de la Marne qui coulait “rouge” et des sorties d’usine impressionnantes avec plus d’une centaine d’ouvriers. Les commerçants nogentais restaient mêmes ouverts jusqu’à 13 heures afin de permettre au personnel de l’Optique de faire ses courses. Certains y ont effectué toute leur carrière. Que de souvenirs pour celles et ceux qui en ont assuré la pérennité aussi bien dans les bureaux que dans les ateliers. Les cheminées de l’Optique, aujourd’hui abattues, étaient le symbole industriel de la commune. » Source Le Pays Briard 16/12/2013.

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Optico 20

*Lorsqu’il crée “L’Optique Commerciale” en 1900, Auguste Amédée COUESNON (fils de Félix COUESNON et de Alexandrine Victorine Augustine PARISOT) est “chef” de la maison Couesnon & Cie, fabricants d’instruments de musique à Paris et à Château-Thierry, où il « dirige une manufacture dans laquelle il occupe 500 ouvriers… et a organisé des caisses de secours en faveur du personnel et institué la participation aux bénéfices ». Il a obtenu une médaille d’or lors de l’Exposition Universelle de 1889 et une médaille d’or de la Société d’Encouragement. Amédée COUESNON est officier de la Légion d’Honneur (1919), officier d’Académie, chevalier du Mérite Agricole. Il a été conseiller général du canton de Château-Thierry et Député de l’Aisne de 1907 à 1924.

Pour en savoir plus : cliquer ici

 

 

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Microscope de projection OPTICO

Posté par Patrice Guerin le 26 décembre 2014

Optico 01  Optico 02

Ce microscope de projection est tout à fait particulier et ne possède aucune identification. Il date probablement des années trente. Le corps de la lanterne, ainsi que le socle, sont en tôle peinte en noir. Il possède un système d’éclairage rudimentaire composé d’un support fixé sur le haut, d’une douille à vis et d’une ampoule 110 volts. Le microscope placé horizontalement à l’avant se compose d’un tube chromé équipé de deux lentilles de grossissement amovibles et d’un support en fonte démontable possédant une molette de mise au point par friction sur le tube. Celui-ci peut être installé sur un statif complémentaire en fonte ayant la forme d’un fer à cheval.

Optico 03  Optico 04  Optico 05

Ces deux microscopes montés sur leurs statifs sont en tous points identiques. Celui de gauche est le modèle provenant de la lanterne de projection tandis que celui de droite, identifié “Optico”, date des années 50. Il est plus complet, avec ses pinces et son miroir, mais sa forme et son mécanisme sont les mêmes que sur l’autre appareil. Son aspect est plus « beau », avec une peinture noire d’aspect martelé et des chromes plus blancs ; le modèle de gauche est probablement nickelé.

Voir : Histoire de l’entreprise OPTICO

optico 06

En complément de ce microscope de projection et du statif en fonte se trouve un petit microscope de poche ayant des caractéristiques assez semblables. Il possède une mise au point hélicoïdale.

Voir : Microscopes solaires de projection

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Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

Posté par Patrice Guerin le 17 août 2014

Chevalier 31  Brevet Arthur CHEVALIER N°49 326 du 20 avril 1861 - Source INPI

Le 20 avril 1861, Louis Arthur CHEVALIER (1830-1874), opticien à Paris, au Palais-Royal galerie de Valois n°158, dépose un brevet de quinze ans (N°49 326) pour des perfectionnements au mégascope réfracteur achromatique de son père Charles CHEVALIER.

Voir : Microscope solaire de CHEVALIER

Chevalier 32  Source INPI

Cet appareil, destiné à amplifier les images transparentes photographiques ou autres, se compose d’une glace étamée G qui renvoie les rayons solaires dans le tube T et par suite sur l’image I. Celle-ci est placée et maintenue entre deux plaques de cuivre, soit au moyen de ressorts, soit avec des vis. L’agrandissement de l’image sur l’écran est produite par la combinaison trois lentilles achromatiques A, B et C. Les deux lentilles A et B sont fixes, tandis que la lentille C est mobile au moyen d’un système de tubes qui coulissent l’un dans l’autre. Les différentes possibilités d’agrandissement s’obtiennent soit en éloignant ou en rapprochant le mégascope de l’écran, soit en changeant la lentille C. On peut donc avoir à cet effet plusieurs lentilles de rechange.

Chevalier 37  Chevalier 38  Mégascope Arthur CHEVALIER N°74 breveté SGDG années 1860

« Je réclamerai comme ma propriété dans cet appareil l’arrangement des lentilles qui est tout à fait nouveau. Premièrement le système fixe des deux lentilles A et B est composé d’une lentille achromatique périscopique A ayant son côté bombé tourné vers l’objet que l’on veut grandir et d’une lentille bi-convexe achromatique B. La lentille C, mobile, est bi-convexe. Les deux lentilles A et B ont 80mm de diamètre, celle C 54mm. L’appareil ainsi disposé peut agrandir des images de 75mm. En employant des lentilles plus grandes, toujours faites sur le même principe, on peut agrandir des images ayant les dimensions que l’on désire. La mise au point de l’appareil se fait à l’aide de tubes à frottement, cependant on peut pour cela y joindre une vis de rappel ou un engrenage. Nous nous réservons l’application de ce système de lentilles aux lanternes magiques ou fantasmagories, aux divers appareils amplifiants déjà connus. Nous disons aussi qu’en mettant à la place de la lentille C un système composé de deux lentilles on pourrait augmenter les qualités de l’appareil, ceci est encore notre propriété. »

Chevalier 34   Source INPI

Le miroir de cet appareil se meut en tous sens à l’aide de pignons et engrenages mis au point antérieurement par Charles CHEVALIER. Par contre le porte objet fig. 4 est nouveau, car il est muni de vis permettant de centrer l’image et de l’amener dans l’axe des lentilles.

Chevalier 35  Additif en date du 7 août 1863 – Source INPI

Dans un additif en date du 7 août 1863, Arthur CHEVALIER présente trois combinaisons différentes de lentilles composée de deux verres fixes B et de deux verres A qui peuvent se rapprocher ou s’éloigner de la combinaison B. « Ces combinaisons donnent d’excellentes images amplifiées de 5 à 15 fois. »

 

 

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Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 13 août 2014

Banc 19  Banc 02  GALILEE et NEWTON

Les premiers instruments optiques apparaissent aux XVIIe siècle pour étudier l’astronomie. En 1609, GALILEE (1564-1642) utilise une lunette grossissante pour observer les astres et en 1671 Isaac NEWTON (1643-1727) se sert d’un télescope particulier composé de deux miroirs. Cependant l’étude de l’optique a commencé dès l’Antiquité. Les notions de rayons lumineux ainsi que les lois de la réflexion sont déjà connues d’EUCLIDE et de PTOLEMEE. Mais il faut attendre plusieurs siècles et le mathématicien et physicien arabe ALHAZEN (965-1039) pour que les lois de la réfraction soient énoncées.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

Banc 03  Planche de physique provenant de l’encyclopédie F. A. Brockhaus à Leipzig – Début XIXe

Au XIXe siècle, plusieurs opticiens fabriquent des appareils d’optique destinés à observer l’infiniment grand (télescope) ou l’infiniment petit (microscope). A partir de 1850, la Maison DUBOSCQ développe des appareils et accessoires destinés à composer des ensembles optiques pour étudier les principaux phénomènes d’optique.

Voir : Introduction aux projections scientifiques

Banc 04  Eléments optiques DUBOSCQ

« Tous mes efforts, depuis quelques années, ont eu pour but la construction d’instruments que je pourrais appeler populaires, car ils sont destinés à produire les expériences sur une grande échelle et devant un nombreux auditoire. Toute cette partie de l’optique expérimentale était à créer, car, depuis l’abbé NOLLET, SIGAUD DE LA FOND et CHARLES, les physiciens avaient abandonné la voie des expériences amusantes, comme étant contraire à la dignité de la science et au but que l’on se propose en l’expliquant aux élèves. » Avant-propos de Jules DUBOSCQ, dans son catalogue  “Appareils d’optique” publié en 1870.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Banc 05  Banc 06

Un banc d’optique est un instrument scientifique principalement composé d’une source lumineuse et d’un rail suffisamment long pour y placer divers accessoires d’optique. Ceux-ci doivent être parfaitement alignés et peuvent être déplacés ou pivotés afin d’observer et de vérifier de nombreuses expériences. Ces accessoires peuvent être complétés par d’autres éléments plus mobiles placés sur des supports indépendants.

Banc 07  Banc optique construit dans les années 1930 par la Maison MASSIOT, successeur de RADIGUET & MASSIOT et de MOLTENI

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Banc 08   Banc 09 Lanterne MASSIOT – Années 1930

La lanterne de projection est montée sur une colonne à hauteur variable, fixée sur un socle en bois adapté pour recevoir le rail du banc d’optique. Elle possède un condensateur amovible de 110mm et peut recevoir divers éclairages tels qu’un arc électrique de 15 à 20 ampères ou une ampoule à incandescence de 20 volts, 20 ampères. Pour évacuer la chaleur, la lanterne est surmontée d’une cheminée rectangulaire caractéristique des modèles RADIGUET & MASSIOT. On la trouve aussi avec une cheminée ronde typique des modèles MOLTENI. A l’avant, cette lanterne peut être équipée d’un système optique de projection avec emplacement pour passe-vues et objectif à crémaillère.

Banc 10

Le rail métallique, en forme de U d’une longueur de 150cm, est supporté par quatre pieds à vis réglables. Il est équipé sur le côté d’une règle graduée permettant de positionner parfaitement les divers accessoires d’optique nécessaires aux expériences à effectuer. Celui-ci est équipé de cinq accessoires signés “LEMARDELEY PARIS”, montés sur patins et colonnes standards. Pour la présentation, l’ensemble est installé sur le rail, mais pour les expériences, seule une combinaison de deux ou trois accessoires suffit.

Banc 11  Diaphragme à fente, réglable par vis micrométrique, et diaphragme à trous de divers diamètres dans un disque tournant.

Banc 12  Lentille plan concave de 68mm montée sur disque pivotant.

Banc 13  Miroir convexe et miroir plan, tous deux de 92mm, montés sur disques pivotants.

Banc 14  Banc d’optique LEMOINE

« Cet appareil, très complet, bien que d’un prix raisonnable, est constitué de très nombreux éléments tous interchangeables. Pour les budgets qui ne permettraient pas une acquisition totale en une seule commande, il est possible de procéder par étapes. C’est pour cela que nous avons constitué plusieurs combinaisons complémentaires. » Les organes essentiels permettant la réalisation d’expériences d’optique géométrique sont : un rail muni d’une règle graduée ; de six patins ; de deux porte lentilles avec huit lentilles de différents foyers ; d’un porte miroir avec trois miroirs (plan, concave, convexe) ; de deux diaphragmes, l’un à fente, l’autre à trous ; de trois tiges, d’un porte lampe à douille et de quatre vues (flèche, réticule, quadrillage, divisions). A ces éléments de base il est possible d’ajouter des accessoires pour la photométrie et l’autocollimation, des accessoires pour la polarisation et l’analyse spectrale, des accessoires pour l’interférence et la diffraction, ainsi qu’un dispositif d’éclairage plus puissant avec lanterne sur colonne et source lumineuse à arc ou à incandescence.

Banc 15  Banc 16  Banc 17

Souvent utilisés dans l’enseignement, il est nécessaire de pouvoir disposer d’une variété de supports permettant le montage de diaphragmes, lentilles, miroirs, prismes, etc.  « Afin de réduire les dépenses, la maison MASSIOT s’est efforcée d’en limiter le nombre en unifiant le diamètre des tiges (10mm et 18mm) qui viennent se fixer soit sur un trépied soit sur un patin de banc. »

Voir : Les prismes et l’étude de la lumière

Banc 18 Petit banc RADIGUET & MASSIOT – 1907

En complément de ces bancs d’optique, assez encombrants et onéreux, plusieurs fabricants de lanternes de projection développent, dès la fin du XIXe siècle, des lanternes à l’avant desquelles il est possible de placer divers accessoires permettant d’effectuer certaines expériences. En 1907, RADIGUET & MASSIOT commercialisent une petite lanterne peu onéreuse parfaitement adaptée à la pratiques d’expériences scientifiques telles qu’elles sont décrites dans un livre intitulé “Les Projections Scientifiques et Amusantes”.

Voir : Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

 

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Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 13 mai 2014

Duboscq 111  Le coffret comprend plusieurs disques montés sur pivot, pour montrer divers phénomènes d’optique dont un disque de Newton pour la recomposition de la lumière blanche – Collection Frédéric Hoch

La maison SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN est l’une des plus importante fabrique d’instruments d’optique du XIXe siècle.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

« L’habitude qui a prévalu en France, depuis quelques années, de borner l’activité de chacun à un petit nombre d’objets, de manière à constituer ce qu’on appelle des “spécialités”, a été très utile aux progrès des sciences et de l’industrie de l’optique en particulier. Pour mon compte, j’ai cru ne devoir me charger que de cette partie de la physique qui concerne l’étude de la lumière ; et même, de ce qu’on pourrait appeler “l’optique supérieure”… Aussi j’ose dire que les instruments sortis de mes ateliers sont aussi parfaits que le permettent les meilleurs procédés en usage dans les arts de précision et l’outillage mécanique le plus perfectionné. »

Duboscq 112

« On doit à mon habile prédécesseur, SOLEIL père, une innovation qui a rendu de grands services à l’enseignement en général et à celui des sciences en particulier. Je veux parler de l’usage des Projections Lumineuses et de la construction des appareils propres à cet usage. Grâce aux projections, les expériences que pouvaient voir quelques personnes seulement sont aujourd’hui montrées dans les cours à un millier d’auditeurs à la fois, ce qui a permis de donner un enseignement profitable des interférences, de la diffraction et de la polarisation. »

Source : catalogues des appareils d’optique Jules DUBOSCQ 1870 & 1885

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQ

Duboscq 113Projection des principaux phénomènes de l’optique à l’aide des appareils de M. DUBOSCQ – Th. Du MONCEL Hachette Editeur Paris – 1855

Dans ce fascicule, Théodose Du MONCEL (1821-1884) apporte des précisions quant aux projections Lumineuses de l’époque. « Les difficultés que présentaient les expériences d’optique avec la lumière tenaient à deux choses : d’abord aux caprices de la lumière solaire qui, le plus souvent, manquait précisément aux moments où il en était besoin et, en second lieu, à la difficulté de faire passer tout un auditoire devant l’oculaire d’une lunette, pour observer le phénomène que l’on démontrait. Monsieur Jules DUBOSCQ, gendre et successeur de M. SOLEIL, est parvenu à suppléer à ces deux inconvénients, en se servant d’abord de la lumière électrique pour remplacer le soleil, et en projetant sur un grand écran, visible pour tous les spectateurs, les divers phénomènes de l’optique. »

Duboscq 114  Duboscq 115  Lentille biconvexe SOLEIL

Cette lentille de 20 cm de diamètre est utilisée pour la démonstration en projection des aberrations de sphéricité et de réfrangibilité. On montre les aberrations de sphéricité au moyen d’un diaphragme percé de trous suivant deux diamètres et les aberrations de réfrangibilité au moyen d’un diaphragme ouvert suivant une bande circulaire près du bord de la lentille.

Duboscq 120  Duboscq 121  Duboscq 122Cette lentille bi-convexe porte le n°525

Le catalogue présente aussi une lentille semblable de 17 cm et de 10 cm. Elle était vendue au prix de 120 frs.

Duboscq 116  Duboscq 117  Lentilles articulées sur pieds télescopiques. Celle de droite est signée “Maison Jules Duboscq Ph. Pellin Paris”

A gauche, lentille bi-concave ayant 95mm de diamètre, pour étudier l’action des milieux à surface courbe sur la lumière. A droite, porte-lentilles démontable d’un diamètre de 60mm. L’ensemble optique est composé d’un verre plan de 6mm d’épaisseur, d’un élément plan transparent rouge foncé de 4mm d’épaisseur et d’un verre plan de 2mm d’épaisseur.

Duboscq 118  Duboscq 119   Prisme à angle variable

Prisme à angle variable permettant de montrer la réfraction à travers les liquides sous différents angles, la dispersion des couleurs et la réflexion totale successive des rayons différemment réfrangibles. Il est composé de deux parois latérales en cuivre, dont l’une est graduée et de deux parois articulées en verre, pouvant prendre différents angles.

Autre accessoire, voir : Polariscope de projection PELLIN

 

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