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Lanterne universelle ICA Dresden

Posté par Patrice Guerin le 9 octobre 2011

Issue de la fusion de plusieurs sociétés allemandes de photographie, l’entreprise ICA fabrique une gamme complète d’appareils et accessoires consacrés à la projection fixe ou animé.

Voir : Projektions Apparat – ICA Dresden

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En 1912, le journal ”Le Photographe” présente la Lanterne Universelle fabriquée par ICA.

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Celle-ci est composée de plusieurs parties : un corps de lanterne en épaisse tôle noir surmonté d’une cheminée au dessin particulier, fermée à l’arrière par un rideau de toile noir et complétée à l’avant par un gros condensateur de 14 cm. La source de lumière peut être électrique (arc ou ampoule) ou à gaz (chalumeau oxhydrique ou manchon de type Auer).

Cette lanterne est montée sur un socle en bois supportant le passe-vues. Il coulisse à l’avant pour ajuster différents équipements optiques. La présentation standard est composée d’un soufflet en cuir et d’un objectif à crémaillère.

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Il existe un système permettant de projeter à plat soit des documents opaques, soit des objets transparents, ainsi que des vues positives transparentes.

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Le système ICA possède de nombreux accessoires permettant d’effectuer des projections scientifiques avec ou sans microscope.

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L’appareil est fournit avec un équipement complet permettant de mettre en place un véritable stand de projection.

Voir : Les tables de projection

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L’ONDOSCOPE et la projection stroboscopique

Posté par Patrice Guerin le 15 septembre 2011

« Chacun d’entre-nous a pu constater au cinéma ce phénomène bien curieux qui consiste à voir les roues d’une voiture tourner en sens inverse du mouvement normal ! » Il s’agit là d’un phénomène stroboscopique, utilisé dans l’industrie pour l’examen de pièces en mouvements. Il suffit d’éclairer de façon intense un objet en mouvement pendant un cent millième de seconde pour donner à notre rétine une image nette de cet objet, persistant elle-même dans notre œil durant un dixième de seconde.

En avril 1930, la présentation de cet appareil à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale fut très appréciée : « Les phénomènes généraux relatifs à la propagation des ondes prennent une place de plus en plus importante dans divers programmes d’enseignement. Tous les professeurs et élèves qui ont vu ces expériences ont été très vivement intéressés. »

ondoscope1.jpg Lanterne de projection Pathé grand modèle avec arc électrique

Voir : Charles PATHE et les lanternes de projection

L’Ondoscope, mis au point par E.  CHARRON professeur à l’université catholique de Lille, est destiné à projeter sur un écran le phénomène ondulatoire produit par un diapason à la surface d’une cuve pleine de mercure. Il est construit par les établissements Henry-Lepaute situées au 17 à 23 de la rue Desnouettes, Paris XVe.

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Le faisceau lumineux provenant d’une lanterne de projection passe à travers un condensateur puis une fente percée dans un disque tournant pour obtenir l’effet stroboscopique. Celui-ci poursuit son chemin à travers un prisme à réflexion totale et tombe sur la cuve à mercure (22×28 cm) dont le fond est constitué par une glace argentée qui le réfléchit. Un (ou plusieurs) diapason armé de pointes, fonctionnant sous 2 V, provoque des ondes à la surface du mercure. Les phénomènes d’interférence, de diffraction, de réfraction (mercure et eau), apparaissent sur l’écran.

ondoscope3.jpg A gauche ondes circulaires simples, à droites ondes stationnaires produites par l’interférence de deux trains d’ondes circulaires synchrones.

On peut ainsi observer, au ralenti, le mouvement et les déformations des ondes en marche. En réglant convenablement la vitesse du moteur stroboscopique, on voit les ondes s’épanouir lentement ou bien rester immobiles, ou enfin se rétrécir et s’engloutir dans leur centre.

Sources :
La Science et la Vie n°133 – Juillet 1928
CNAM – Conservatoire NUMérique

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Lanterne de projection MOLTENI télécommandée

Posté par Patrice Guerin le 13 septembre 2011

molteniscient17.jpg Cette lanterne de projection “automatique” date de 1908/09 et complète la série de lanternes scientifiques MOLTENI présentée dans un précédent article.

Voir : Lanternes de projection scientifique MOLTENI

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Elle permet d’effectuer des projections lumineuses lorsqu’il n’y a pas de préparateur ou de garçon de laboratoire « indispensable pour assurer le service des projections pendant la leçon ». Le dispositif de passage de vues à distance, inventé par M. MOULIN, chef de travaux pratiques à l’école de Physique et de Chimie, permet de commander le passage des vues à l’aide d’un commutateur placé sur la table du professeur, relié par un fil électrique à un moteur à vitesse démultipliée situé sur le côté de l’appareil. « Il suffit pour provoquer le changement des clichés d’appuyer sur l’un ou l’autre des commutateurs si l’on veut passer d’un sujet au suivant ou même si l’on veut projeter à nouveau une vue qui a déjà été présentée ». Deux caissettes reçoivent les vues qui se classent en zigzag sans que les maillons de la chaine ne risquent de se coincer entre eux.

molteni08.jpg Elément de la chaîne, vu de face et de profil

Les clichés sont disposés les uns à la suite des autres dans une sorte de chaine entrainée par un tambour formé de deux disques reliés entre-eux à l’aide de six tiges rigides. Un petit moteur électrique, commandé par le professeur, fait tourner ce tambour. Chaque cliché est maintenu dans la chaine au moyen de ressorts verticaux reliant deux barrettes, l’une fixe et l’autre mobile. En inversant le courant dans l’induit, le conférencier peut à tout moment ramener sur l’écran une diapositive déjà projetée. Sur la table du professeur se trouve aussi un interrupteur commandant l’éclairage de l’amphithéâtre ainsi qu’un second permettant d’allumer l’arc électrique de la lanterne.

Source : CNAM – Conservatoire NUMérique http://cnum.cnam.fr

Différents projecteurs “automatiques” ont été fabriqués par d’autres constructeurs.

Voir : “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO

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Lanternes de projection scientifique MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 6 mars 2011

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Il s’agit de la lanterne de projection la plus caractéristique fabriquée par MOLTENI (voir PORTRAITS) durant une trentaine d’année.

Voir : La maison MOLTENI et Cie

Elle peut être équipée de différents systèmes d’éclairage et d’accessoires de projection, mais le modèle de base est toujours resté le même. «  De nombreux perfectionnements ont été apportés depuis le début de leur fabrication, toutefois celles qui ont été vendues il y a plus de trente en (vers les années 1880) fonctionnent encore aujourd’hui à l’entière satisfaction de ceux qui les emploient ».

Toutes ces informations sont extraites du catalogue “Projection Molteni : RADIGUET & MASSIOT N°89” datant des années 1910.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

molteniscient06.jpgLa lanterne de projection

Cette lanterne est de construction particulièrement soignée pour satisfaire aux besoins particuliers des lycées, des salles de conférences, des facultés, universités, etc.

Ses principales caractéristiques sont :
- construction en tôle d’acier de 1mm d’épaisseur, avec des faces parfaitement planées et au rivures très soignées ;
- système optique et platines de support en cuivre massif avec des lentilles montées dans des barillets et contre-barillets à vis facilitant les remplacements et nettoyage ;
- optique de premier choix dont le foyer des condensateurs est exactement accordé à celui de l’objectif utilisé ;
- socle solide en acajou verni indéformable, permettant une assise stable.

Cette lanterne convient très bien la projection cinématographique. Elle peut être placée sur une table de projection parfaitement adaptée à un usage professionnel.

Voir : Les tables de projection

molteniscient04.jpg molteniscient05.jpg • Le système d’éclairage à arc électrique avec régulateur automatique

Le régulateur automatique permet de maintenir en permanence les charbons à la distance idéale pour obtenir un arc électrique, et cela quelque soit l’usure des charbons. De plus le point lumineux est rigoureusement fixe par rapport à l’axe de projection.

Ce système d’éclairage à arc électrique très puissant (de 10 à 50 ampères) fournit une lumière suffisamment intense pour obtenir une image de 3m50 de côté, sans qu’il soit utile de faire l’obscurité dans la salle.

Ces régulateurs sont construits spécialement pour fonctionner sur un courant déterminé, soit alternatif, soit continu. Leur intensité est variable dans des proportions moindres que les arcs à main qui peuvent aller jusqu’à 125 ampères.

molteniscient07.jpg Sur ce schéma, le bouton A permet le réglage en hauteur, le bouton B celui d’avant en arrière et le bouton C permet le centrage de gauche à droite.

molteniscient08.jpgAppareil de projection “Universel” grand modèle

Cet appareil de projection est constitué d’une partie fondamentale et d’accessoires annexes qui peuvent être acquis progressivement en fonction des besoins ou du niveau d’enseignement.

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La partie fondamentale comporte une lanterne en tôle forte montée entre deux glissières réglables placées sur un socle en acajou. Le système optique est adapté pour recevoir des condensateurs de 110mm ou 150mm. Il comporte en son centre une cuve à eau, placée après le condensateur, destinée à absorber la chaleur des rayons lumineux concentrés par les lentilles.

molteniscient09.jpg Système 1 adapté à la projection des diapositives ou à la projection microscopique

molteniscient10.jpg Système 2 adapté à la projection des corps transparents placés horizontalement

molteniscient11.jpg Système 3 adapté à la projection des corps opaques

A l ‘époque on parlait de projections mégascopiques, apédiascopiques ou épiscopiques. Cela consistait à éclairer très fortement un objet opaque (livre, dessin, gravure, herbier, pièce d’anatomie, etc.) et à recueillir son image au moyen d’un objectif à grande ouverture.

molteniscient13.jpgAppareil universel à transformations instantanées : modèle des Facultés de Médecines

Devant la lanterne de projection se trouve une boîte en acajou comportant un dispositif à miroir commandé par une manette destiné à obtenir diverses sortes de projections.

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1ère possibilité : le miroir est relevé vers l’arrière, permettant aux rayons lumineux de traverser la caisse en bois directement jusqu’à un condensateur qui focalise la lumière vers un microscope de projection. Cet équipement peut être remplacé par différents accessoires tels que lentilles, prismes, etc., destinés aux expériences d’optique.

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2ème possibilité : le miroir est incliné à 45°, ce qui dévie les rayons lumineux vers un objectif placé verticalement au dessus duquel se trouve un second miroir à 45°. Ce système permet de projeter des préparations transparentes placées horizontalement, sous l’objectif.

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3ème possibilité : le miroir est incliné à 13° par rapport à la verticale, ce qui permet d’envoyer les rayons lumineux vers le plateau inférieur réglable de la caisse en bois avant d’être renvoyés vers un autre objectif de focale différente au dessus duquel se trouve un second miroir à 45°. Ce système permet de projeter des documents opaques, tout comme le fait un Episcope.

Cet appareil a été spécialement étudié en collaboration avec le docteur KALT, pour son cours d’ophtalmologie à l’hospice des Quinze-Vingt. Il a été fabriqué en plusieurs exemplaires pour l’amphithéâtre de pharmacologie de la faculté de Médecine de Paris, pour l’hôpital des Enfants Malades, pour l’hôpital de la Maternité, etc.

En complément, voir : Lanternes de projection MOLTENI télécommandée

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Introduction aux projections scientifiques

Posté par Patrice Guerin le 25 février 2011

Les projections scientifiques permettent de pratiquer “en direct” des expériences physiques, chimiques ou naturelles pour faciliter l’enseignement de certaines matières. Pour cela on utilisait des accessoires placés devant la lanterne tels que des microscopes adaptés à la projection, divers types de cuves ou récipients, mais aussi des systèmes permettant de projeter des documents opaques ou même de petits objets.

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4e vue à droite, appareil de monsieur l’abbé LEVAUD DE LESTRADE destiné à démontrer la recomposition de la lumière.

A partir du milieu du XIXe siècle, certaines lanternes de projection purent être utilisées pour effectuer des projections scientifiques, à condition toutefois, de posséder une source lumineuse suffisamment puissante : tout d’abord le soleil, puis la lumière oxhydrique et enfin l’arc électrique.

scientifique01.jpg scientifique02.jpg Lanternes de projection DUBOSCQ

Voir : Les opticiens SOLEIL, DUBOSCQ et PELLIN

Le premier à s’intéresser au sujet est LIEBERKUYN, membre de l’académie royale des sciences de Berlin. En 1743 « il a recourt à la lumière du soleil pour éclairer un lanterne dans laquelle il monte, au lieu des plaques peintes, des préparations de laboratoire, qui se trouvent considérablement agrandies. On voit ainsi, paraît-il, les puces grosses comme des moutons. ».

Il faut attendre 1839, pour que SOLEIL et à l’abbé MOIGNO, effectuent les premières projections de réactions chimiques. Cependant, avant eux, Leonhard Paul EULER et l’abbé NOLLET avaient déjà fait des expériences dans ce sens.

Voir : Abbé NOLLET leçons de physique expérimentale

scientifique06.jpg scientifique07.jpg Lanterne de projection NEWTON & Co et mégascope solaire équipés de microscopes de projection

Vers 1848, CLARKE construit toute une série d’appareils destinés à faire des projections scientifiques au “Polytechnic Institution” de Londres. En France, DUBOSCQ, MOLTENI et CLEMENT & GILMER imaginent de nombreux dispositifs du même ordre pour les conférences de la Sorbonne et construisent des appareils adaptés aux projections scientifiques.

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQLa maison MOLTENI et Cie

MOLTENI précise même « nous avons voulu combler le fait que ces projections soient peu répandues dans les écoles primaires, en étudiant tout un matériel scientifique d’une construction ingénieuse et simple, dont les multiples transformations copiées de nos modèles plus sérieux permettraient de réaliser en projection les expériences fondamentales de la physique tout en restant dans les limites si restreintes d’un budget d’école primaire ».

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Ci-dessus, appareil de projection MOLTENI – RADIGET & MASSIOT datant du début du XXe siècle, destiné aux projections scientifiques et récréatives pour l’enseignement primaire. Cette vue montre l’appareil équipé pour les expériences d’électrolyse avec une pile de GRENET, les décompositions chimiques, la projection d’animalcules, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENIMicroscope de projection FLATTERS et GARNETT

Banc 07 Banc optique MASSIOT – Années 1930

Au début du XXe siècle, on voit apparaître des bancs optiques composé d’une lanterne d’éclairage et d’un rail sur lequel on fixe différents accessoires d’optique.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

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La collection de diapositives MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 16 février 2011

A partir de 1865, Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) développe, en collaboration avec l’astronome Camille FLAMMARION (voir PORTRAITS), une collection de diapositives dont les premières sont consacrées aux “Merveilles Célestes” qui illustrent les conférences que FLAMMARION donne tous les quinze jours boulevard des Capucines à Paris.

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Les 3 vues ci-dessus sont présentées recto-verso afin de voir leur mode d’identification. SOURCE : Colección placas linterna I.E.S. Bárbara de Braganza (Badajoz, Espagne).

Voir : Plaques photographiques pour la projectionFinition des vues sur verre

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Cette collection sera complétée par RADIGUET & MASSIOT pour atteindre 60 000 clichés sur verre au début du XXe siècle « le grand nombre et la variété infinie des sujets qui composent nos collections et qui s’augmentent encore chaque jour, nous ont amenés à établir un classement méthodique qui permette à chacun de trouver facilement la série qui l’intéresse plus particulièrement ».

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Des brochures d’accompagnement sont éditées progressivement avec certaines collections de vues afin « d’éviter aux conférenciers la peine de rechercher les informations propres à composer leurs commentaires ».

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Pour accroître leurs collections, les Projections MOLTENI de RADIGUET & MASSIOT ont conclu un accord avec la librairie MASSON et Cie pour reproduire en diapositives tous les clichés paraissant dans le journal “La Nature” ainsi que dans d’autres volumes de la même librairie. Des droits de reproduction de gravures ont également été négociés avec d’autres librairies telles que Delagrave, Mame, Schleicher, Furne, Lahure, Société française d’Edition d’Art, Quantin, Baillière, Paul Dupont, Flammarion, Rothschild, Naud, etc. ainsi qu’avec la Société d’Encouragement pour les Sciences.

Les Projections MOLTENI sont aussi les dépositaires exclusifs pour la France des vues YORK & SON éditées à Londres.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

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Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Posté par Patrice Guerin le 15 février 2011

projmolteni03.jpg  projmolteni1885.jpg

« Doux, un peu rêveur, tous ceux qui ont connu celui que monsieur BARDY appelle “La projection faite homme” ont estimé en lui un caractère honnête et intègre. Il était des plus modestes et prodiguait des explications précises, pratiques, claires, toujours dites sur un ton aimable qui désire ne froisser personne. »* Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) consacre une grande partie de son temps à animer des conférences pour adultes ou dans le cadre de certaines manifestations. Durant 45 ans d’activité, il fit environ 12 000 séances ! Dans son livre intitulé “Instructions sur l’emploi des appareils de projection” MOLTENI indique en introduction « En projetant, on facilite l’enseignement d’une façon notable. Cela permet de mettre de la variété. Instruire en amusant, c’est ouvrir l’esprit de l’élève, lui donner le désir d’aller au-delà de ce qu’on enseigne… »

Molteni 14  Conférence à La Sorbonne en 1880

C’est ainsi qu’en 1880 il fait une conférence sur les projections lumineuses avec Stanislas MEUNIER (voir PORTRAITS) dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Tandis que MEUNIER parle, MOLTENI manipule les appareils. Devant un public de pédagogues, ils projettent des vues transparentes telles qu’une éclipse de soleil grâce à un tableau animé, les globules du sang ou des photos de paysages, mais aussi des documents opaques sur lesquels l’orateur dessine en cours de projection et même des objets physiques transparents ainsi que de petits animaux vivants contenus dans des cuves en verre !

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

projmoltenicuve2.jpg  Cuve sèche fabriquée en bois découpé en U avec deux plaques de verre et une fermeture à charnière sur le dessus pour contenir des animaux vivants : mouches, araignées, fourmis, etc. « Malheureusement la chaleur dégagée par le système d’éclairage faisait souvent griller les insectes ».

Molteni 12  Appareil aux deux gaz fonctionnant avec un chalumeau oxhydrique

« Sa grande pratique des conférences et des manipulations difficiles ont permis d’assurer le succès de tous les événements auxquels il participait. Jusqu’en 1890, il fallait, pour la plupart des projectionnistes, préparer sur place l’oxygène et même l’hydrogène nécessaire à l’éclairage intensif. Aussi est-il resté longtemps partisan de la lampe à pétrole à plusieurs mèches, si difficile à régler. Ne disait-il pas à ses contradicteurs qui lui conseillaient d’utiliser la lampe à acétylène que “pendant deux heures ma lampe à pétrole n’oserait fumer devant moi !” ».*

Voir pour exemple : Projection d’ombres pour le centenaire de Polytechnique

Molteni 13  Petites annonces parmi tant d’autres.  Source : Gallica

Pendant 45 ans, jusqu’en 1900, il n’y a pas eu de projections sans MOLTENI. Lorsqu’il ne pouvait aller partout, lorsque plusieurs séances avaient lieu le même jour et à la même heure, il allait à l’une d’elles en envoyant un homme expérimenté aux autres, après s’être assuré que les conférenciers seraient bien secondés par les projections. « Que de fois nous l’avons vu refaire de mauvais clichés qui n’étaient pas édités dans sa maison pour avantager un conférencier maladroit, étonné ensuite que la lumière de MOLTENI fut plus favorable que celle des autres projectionnistes. »*

* Source : Nécrologie parue dans “Le Moniteur de la photographie” du 31 décembre 1907, signée Charles GRAVIER directeur de la revue.

Voir : La collection de diapositives MOLTENIFinition des vues sur verre - SIGNAL LAMP pour conférencier - Les projections à l’école

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L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

Posté par Patrice Guerin le 16 janvier 2011

moigno02.jpg Dans les années 1840 l’Abbé MOIGNO (voir PORTRAITS) s’intéresse à la projection en collaborant avec les inventeurs de lanternes de projection Jules DUBOSCQ et François SOLEIL.

Voir : Les opticiens SOLEIL, DUBOSCQ et PELLIN

Il est l’un des premiers sinon le premier à utiliser un appareil de projection dans ses conférences dans les années 1860. Mais la Ligue de l’Enseignement l’aurait contraint à suspendre les conférences qu’il organise à Saint-Denis en 1875, au nom de la laïcité !

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

«  Le contraste est significatif entre le déclin des séances de projections que l’abbé MOIGNO organise à Paris, dans un milieu bourgeois qui n’en a guère besoin, et le succès considérable des réunions qu’anine, entre 1874 et 1877, son élève Emile REYNAUD au Puy, devant une population ouvrière avide d’informations sur les progrès techniques ». D’après A. Toledo dans “Contribution à l’histoire de l’enseignement de projections lumineuses. Les travaux de l’Abbé Moigno” 1976.

Voir : Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

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En 1852, il participe à la fondation de la revue de vulgarisation scientifique Cosmos, lancée par l’Espagnol Benito R. de MONFORT. Dix ans plus tard il quitte cette revue, qui avait été reprise en 1854 par l’éditeur parisien A. Tramblay pour fonder son propre magazine “Les Mondes” revue hebdomadaire des Sciences.

Moigno 03Revue “Les mondes” de l’abbé MOIGNO. Tomes 1 à 47 (1863-1878). Collection de l’auteur.

La direction de “Cosmos” passe alors sous la tutelle du journaliste scientifique Victor MEUNIER qui en prend le contrôle en 1867, la requalifiant de “Revue Politique et Sociale”. Il se fait assister par son fils, Stanislas MEUNIER (voir PORTRAITS), jusqu’au 27 août 1870. Source Wikipedia

Pour plus d’informations, cliquer ici

 

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Projection et amphithéâtres

Posté par Patrice Guerin le 23 décembre 2010

Dans son catalogue de 1903 la maison Demaria frères indique :

« Fournisseur du ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, de la ligue de l’Enseignement, du ministère des Travaux Publics, de l’école des Ponts et Chaussées, des Observatoires de Paris et de Meudon, du ministère de la Guerre, du service géographique de l’Armée… de l’école Estienne, de l’école Normale Supérieure, de l’école des Mines, de l’école des Hautes Etudes Commerciales de la chambre de commerce de Paris, de l’école de Médecine et de Pharmacie de Marseille… et d’un grand nombre d’établissements scientifiques, militaires et industriels de France et de l’étranger ».

amphi01.jpg amphi02.jpg amphi03.jpg amphi04.jpg amphi05.jpg amphi06.jpg amphi07.jpg amphi08a.jpg

De gauche à droite : Ecole Commerciale Paris – Ecole des Mines et de Métallurgie faculté technique du Hainaut – Institut National Agronomique – La Sorbonne Paris amphi Guizot – Lycée Voltaire Paris – Lycée Camille Sée Paris – Le Likès Quimper – Institut des Sœurs de S.S. Cœurs Ninove

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Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Posté par Patrice Guerin le 20 novembre 2010

Comme il n’était pas toujours possible de disposer de courant électrique, très cher et trop compliqué à produire sur place pour des présentations limitées, monsieur le docteur ROUX conseilla en 1888* à monsieur PELLIN de mettre au point un nouveau modèle de lanterne dont la pièce principale consisterait en un chalumeau vertical à gaz oxhydrique fonctionnant sur le principe mis au point par monsieur DRUMMOND.

Voir : Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN dans Projections scientifiques Duboscq-81-82x150

Dans les premières expériences, la flamme échauffe une petite sphère de magnésie ayant un diamètre de 5 à 6 mm qui est supportée par un fil de platine engagé dans l’axe du chalumeau. « Lors de l’allumage, il faut prendre soin de chauffer progressivement la sphère de magnésie pour éviter qu’elle n’éclate. On obtient ensuite une lumière très intense, qui est constante et photogénique. La dépense d’oxygène ne dépasse guère les 30 litres à l’heure sous une pression de 10 centimètres d’eau. Une même sphère peut servir à l’éclairage pendant 60 à 70 heures ».

Voir : La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

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Par la suite, la lumière est produite par un fragment de chaux portée à très haute température par la flamme d’un chalumeau fonctionnant avec un mélange d’oxygène et d’hydrogène. Deux tubes en Y renversé permettent l’arrivée de l’oxygène et de l’hydrogène nécessaire à l’alimentation du chalumeau qui est formé de deux tubes concentriques permettant de mélanger les gaz au moment de la combustion.

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On trouve dans les catalogues DUBOSCQ – PELLIN du XIXe siècle, la description de la lanterne ci-dessus, ainsi que d’autres systèmes d’éclairages dont le fameux régulateur électrique de FOUCAULT.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN
Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

______________________________

* Rapport fait le 13 juillet 1888 par monsieur PRUNIER, au nom du Comité des arts économiques devant la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale.

 

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