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La bougie dans les lanternes magiques

Posté par Patrice Guerin le 1 février 2011

Les chandelles utilisant des matières naturelles (suif d’animal ou cire d’abeilles) furent progressivement remplacées par des bougies stéariques inventées en 1825 par Eugène CHEVREUL (1786-1889).

Voir : Bougies de suif ou stéarique

bougie08.jpg Fantôme dans un nuage de fumée de Johann Georg KRÜNITZ (1728-1796) « Oekonomisch Technologische Encyklopädie” 1794

bougie01.jpg bougie07.jpg Le nom bien connu de “Bougie de l’Etoile”, par lequel on désigna longtemps toutes les bougies stéariques, provenait de l’emplacement de la première usine de monsieur de MILLY, près de la barrière de l’Etoile, à Paris.

bougie02.jpg bougie03.jpg bougie04.jpg bougie05.jpg bougie06.jpg

Les bougies stéariques donnaient une lumière plus belle que celle des chandelles, sans répandre de mauvaises odeurs en brûlant. Elles furent utilisées dans les premières lanternes magiques mais elles procuraient une lumière blafarde et irrégulière qui donnait aux images une impression irréelle accentuée par le léger tremblement de la flamme. Diverses astuces permettaient d’en améliorer la combustion.

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Introduction à l’éclairage dans les projections lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 31 janvier 2011

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Ce qui retarda longtemps les progrès de la projection lumineuse, ce fut la difficulté de produire une source lumineuse à la fois très vive et de petit volume. Le père KIRCHER, par exemple, se servait de la primitive lampe à huile composée d’une mèche en coton trempant dans un godet plein d’huile (voir : Athanasius KIRCHER et la lanterne magique). Il avait cherché à en augmenter son pouvoir lumineux en mettant un réflecteur à l’arrière et un condensateur à l’avant mais le pouvoir éclairant restait relativement faible.

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

« L’éclairage est la question fondamentale de l’art des projections. Avoir une lumière vive, intense, du plus petit volume possible, ne donnant pas lieu à un trop fort dégagement de chaleur, facilement maniable ; voilà les conditions exigées et que la pratique réunit difficilement ». H. FOURTIER (voir PORTRAITS) – Editions Laverne 1889.

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Cette évolution peut se répartir en cinq grandes familles : L’éclairage naturel donné par la clarté plus ou moins forte du SOLEIL ; L’éclairage par combustion de matières SOLIDES : résine, suif, cire, magnésium, etc ; l’éclairage par combustion de LIQUIDES : huiles végétales et minérales, alcool, essence, etc ; l’éclairage par combustion de GAZ, éther, oxygène, acétylène, seul ou composé ; et enfin l’éclairage ELECTRIQUE, arc électrique ou ampoule à incandescence ou à décharge.

Eclairage acétylène : cliquer ici

Voir : Invention de l’ampoule électrique  – Ampoules à incandescence NERNST

eclairage03.jpg eclairage04.jpg Vers 1900, le catalogue Radiguet & Massiot, projections Molteni, édite un catalogue de 62 pages uniquement consacré aux différents systèmes d ‘éclairage existant à l’époque.

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« Entre la lumière de l’arc électrique et celle de la bougie, il y a une place pour une infinité de degrés » G.-M. COISSAC, rédacteur en chef du “Fascinateur” et directeur du service des projections de la Maison de la Bonne Presse au début du XXe siècle. « Néanmoins, les lumières faibles, comme celles de la bougie et de la lampe à huile, sont tout à fait insuffisantes pour les projections, et l’on n’emploie plus aujourd’hui de lumière artificielle inférieure comme intensité à celle du pétrole ».

Voir : Les saturateurs d’éclairage intensif LAWSON et MAZO - Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

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Lampes à arc électrique Pathé

Posté par Patrice Guerin le 29 janvier 2011

Dans les années 1920, “Pathé Consortium Cinéma”, fabrique et commercialise des appareils de projection cinématographique et tous les accessoires qui vont avec, dont ces lampes à arc électrique de forte puissance.

Voir : Charles PATHE et les lanternes de projection

pathecine12.jpg pathecine11.jpg pathecine10.jpg Modèle standard

Ces lampes étaient équipées de nombreuses vis de rappel situées sur l’arrière des appareils afin de régler l’emplacement de l’arc électrique et l’écartement des charbons au fur et à mesure de leur usure.

pathecine06.jpg Modèle standard à ciseaux grand modèle (90 ampères) et petit modèle (45 ampères)

pathecine09.jpg Modèle “anglais” avec charbons verticaux

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Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Posté par Patrice Guerin le 9 janvier 2011

Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN dans Lanternes projection tournesolpub02.vignette Lampe Sol A

Le 9 juillet 1902, l’ingénieur Paul Albert DILLEMANN (voir PORTRAITS) dépose un brevet (n°323.872) pour « une lampe à incandescence à l’alcool pour projections ». Elle est composée d’un brûleur Bunsen avec bac vaporisateur alimenté par gravité avec de l’alcool dénaturé provenant d’un réservoir placé en hauteur et à une distance suffisamment éloignée du brûleur pour éviter tout danger, car le réservoir reste froid en permanence.

tournesol05.vignette dans Sources lumineuses

Cette lampe à incandescence par l’alcool offre « le plus fort pouvoir éclairant » du moment. Elle consomme 33 grammes environ par heure pour une intensité lumineuse de 100 bougies. L’appareil obtient diverses récompenses dont une médaille d’argent à Conegliano-Venise en 1902 et une médaille d’or à Reims en 1903. Il est entièrement construit en cuivre jaune, nickelé pour certaines pièces, le vaporisateur est en cuivre rouge serti et le socle est en fonte moulée avec l’empreinte du brevet Dillemann.

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Le fonctionnement de la lampe Sol est très simple, il suffit d’ouvrir le robinet S pour que l’alcool contenu dans le réservoir surélevé R s’écoule par le tube en caoutchouc C dans le compartiment métallique E où il est transformé en vapeur par la chaleur d’une veilleuse V. Un tube rigide F amène ensuite le gaz dans le brûleur B surmonté d’un manchon Auer M.

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En élevant le réservoir R le long de la tige rigide T, l’alcool arrive au brûleur avec « une vaporisation plus active », ce qui permet d’accroitre l’intensité lumineuse. Par contre si l’on n’attends pas, pour élever le récipient, que les vapeurs d’alcool se forment en E, un jet d’alcool pourrait jaillir du brûleur Bunsen et s’enflammer au contact de la veilleuse.

Tournesol-14-93x150  Document G.V.  Tournesol-15-116x150       Tournesol-18-68x150

Le 20 avril 1903, DILLEMANN dépose un nouveau brevet (n°331.350) pour une « Lampe à incandescence ». Celle-ci permet, avec une pression relativement faible, d’obtenir une intensité lumineuse très grande et constante pendant toute la durée de l’éclairage. Le compartiment E disparaît au profit d’un tube rigide “vaporisateur” qui passe au dessus du manchon pour faciliter l’évaporation et simplifier le fonctionnement. La veilleuse V disparaît aussi, elle est remplacée par un accessoire mobile qui se fixe sur le brûleur pour démarrer la vaporisation et la combustion.

Ce procédé peut être appliqué à des lampes utilisées pour la projection (Sol) ou pour l’éclairage domestique (Lux-Sol).

tournesol-20-150x148  tournesolpub04.vignette  tournesolpub03.vignette   Tournesol-19-150x105

Cette lampe Sol B est parfaitement adaptée aux lanternes courantes, ainsi qu’à la nouvelle lanterne de projection brevetée par DILLEMANN en 1906.

Voir : Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN

Tournesol-08-94x150  Tournesol-17-93x150 Au recto : lampe Sol B et lanterne TaxiSol – Au verso : écran et lampe domestique Lux-Sol

Les appareils fabriqués par DILLEMANN sont distribués par E. BRINKMAN, situé tout d’abord au 132 faubourg saint Denis puis au 40 rue Louis Blanc à Paris Xe.

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Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Posté par Patrice Guerin le 20 novembre 2010

Comme il n’était pas toujours possible de disposer de courant électrique, très cher et trop compliqué à produire sur place pour des présentations limitées, monsieur le docteur ROUX conseilla en 1888* à monsieur PELLIN de mettre au point un nouveau modèle de lanterne dont la pièce principale consisterait en un chalumeau vertical à gaz oxhydrique fonctionnant sur le principe mis au point par monsieur DRUMMOND.

Voir : Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN dans Projections scientifiques Duboscq-81-82x150

Dans les premières expériences, la flamme échauffe une petite sphère de magnésie ayant un diamètre de 5 à 6 mm qui est supportée par un fil de platine engagé dans l’axe du chalumeau. « Lors de l’allumage, il faut prendre soin de chauffer progressivement la sphère de magnésie pour éviter qu’elle n’éclate. On obtient ensuite une lumière très intense, qui est constante et photogénique. La dépense d’oxygène ne dépasse guère les 30 litres à l’heure sous une pression de 10 centimètres d’eau. Une même sphère peut servir à l’éclairage pendant 60 à 70 heures ».

Voir : La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

Duboscq-82-66x150 dans Sources lumineuses  Duboscq-83-123x150  Duboscq-84-150x112

Par la suite, la lumière est produite par un fragment de chaux portée à très haute température par la flamme d’un chalumeau fonctionnant avec un mélange d’oxygène et d’hydrogène. Deux tubes en Y renversé permettent l’arrivée de l’oxygène et de l’hydrogène nécessaire à l’alimentation du chalumeau qui est formé de deux tubes concentriques permettant de mélanger les gaz au moment de la combustion.

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On trouve dans les catalogues DUBOSCQ – PELLIN du XIXe siècle, la description de la lanterne ci-dessus, ainsi que d’autres systèmes d’éclairages dont le fameux régulateur électrique de FOUCAULT.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN
Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

______________________________

* Rapport fait le 13 juillet 1888 par monsieur PRUNIER, au nom du Comité des arts économiques devant la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale.

 

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