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Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE

Posté par Patrice Guerin le 11 février 2013

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Film réalisé par un opérateur des frères LUMIERE en 1896. Il fut tourné en noir et blanc puis colorisé à la main, image par image.

Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE dans Projections pour Spectacles danserpentine-01-300x173  La “Danse serpentine” s’inspire du spectacle de Loïe FULLER (1862-1928), qu’elle crée au Park Theatre de Brooklyn à New-York, le 15 février 1892. « N’est-ce pas féérique que de voir cette femme se transformer sous nos yeux en orchidée, papillon ou peut-être même en serpent comme le nom de son spectacle l’indique ».

Cette chorégraphie spectaculaire est mise en valeur par les costumes et les jeux de lumières provenant de plusieurs projecteurs équipés de puissants systèmes d’éclairage fonctionnant avec un arc électrique. Loïe FULLER dépose une dizaine de brevets et copyright, principalement pour ses accessoires (sels phosphorescents qu’elle élabore elle-même et applique sur ses costumes) et pour ses dispositifs d’éclairage.

danserpentine-02-105x150 dans Projections pour Spectacles  En 1896, elle danse aux Folies Bergère, haut lieu de la vie parisienne à la Belle Epoque.

Loïe FULLER devient l’une des artistes les plus importantes et les mieux payées du spectacle. Elle est la muse de l’Art Nouveau, mouvement artistique de la fin du XIXe et début XXe siècle, qui met en valeur les lignes courbes. C’est la première à danser librement sans corset, avant sa compatriote Isadora DUNCAN qui révolutionna elle aussi la pratique de la danse par sa grande liberté d’expression. Son spectacle connaît un tel succès que de nombreuses imitatrices se l’approprièrent très rapidement. Peu de temps après, des danses serpentines à cheval sont  inaugurées au Cirque d’été par mademoiselle Hélène GIRARD. Par la suite cette danse est exécutée au milieu d’animaux féroces « le premier essai, tenté au théâtre de la Gaité, ne fut pas très heureux. Durant les répétitions, l’un des quatre lions, agacé par les changements d’éclairage, se jeta sur la danseuse, mademoiselle Bob WALTER, et mordit cruellement le dompteur MARK qui s’élança pour la protéger ».

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Dans la “Danse Serpentine”, Loïe FULLER utilise des voiles de soie accrochés au bout de longues baguettes de bois, qu’elle agite de manière très coordonnée. Durant le spectacle qui se déroule sur une scène entièrement tendue de velours noir, cette soie blanche prend diverses teintes grâce aux couleurs provenant de projections lumineuses. « Une dizaine de projecteurs, disposés dans les cintres, dans les coulisses et aux premières loges, dirigent sur la danseuse en mouvement, leurs faisceaux lumineux diversement colorés, qui produisent dans les étoffes agitées par l’extraordinaire artiste des effets absolument féeriques ».
Source : La Science & La Vie N°45 juillet 1919

danserpentine-09-91x150  danserpentine-10-91x150  Collection G.V.

Le catalogue “Clément & Gilmer” de 1900 présente dans ses pages une « Collection artistique de tableaux finement peints sur verre pour les projections dites : Manteau magique, Femme Papillon ou Loïe Fuller ». On y voit aussi des projecteurs équipés de grands disques de verres colorés, aussi appelés “Boîtes à lumière” destinés aux projections lumineuses dans les théâtres.

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« L’éclairage est obtenu par des lampes à incandescence munies de réflecteurs paraboliques. Chaque réflecteur est monté sur une planche noircie qu’une personne tient facilement de la main gauche, tandis que, de la main droite, elle fait tourner devant la source lumineuse un disque de verre divisé en secteurs de couleurs variées. L’appareil est très portatif, ce qui permet de suivre facilement les mouvements de la danseuse. »
« Aux Folies-Bergères, on employait huit lampes, quatre en avant et quatre en arrière, disposées comme le montre le schéma ci-dessus. Au Petit-Casino l’on se contentait de deux et dans les autres théâtres, on se servait de lampes à arc. »
Source : L’électricité au théâtre par J. Lefèvre vers 1894

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Voir : Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle - Colorisation des projections lumineuses

 

A la fin du XIXe siècle la puissance d’éclairage des lanternes de projection permet d’utiliser les projections lumineuses dans d’autres spectacles.

Voir : Projection de la chevauchée des WALKYRIES

 

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Projection de la chevauchée des WALKYRIES au XIXe siècle

Posté par Patrice Guerin le 10 novembre 2012

Projection de la chevauchée des WALKYRIES au XIXe siècle dans Images projetees walkyrie-00-150x94  Richard WAGNER composant “L’anneau du Nibelung” entre 1850 et 1860. Tableau de Lionello BALESTRIERI(1).

La Walkyrie est le deuxième des quatre drames lyriques qui constituent ”L’Anneau du Nibelung“ composés par Richard WAGNER (1813-1883) au milieu du XIXe siècle. La première de cet opéra est donnée à Munich le 26 juin 1870 et le roi LOUIS II de Bavière impose des chevaux et des écuyers de ses écuries pour figurer la chevauchée du 3e acte.

fichier mov Extrait musical

walkyrie-01-101x150 dans Projections pour Spectacles  Il faut attendre 1876 pour assister à la création de la tétralogie ”Der Ring des Nibelungen” à Bayreuth. Pour illustrer la chevauchée, le peintre Carl-Emil DOEPLER, responsable des costumes du “Ring”, propose de peindre des disques de verre à projeter au moyen d’une lanterne magique.

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Le 12 mai 1893, La Walkyrie est présentée pour la première fois en France, à l’Opéra de Paris, avec Mme Rose CARON (Sieglinde), Mlle BREVAL (2) (Brunehilde), Mme DESCHAMPS (Fricka), M. VAN DYCK (Siegmund), M. DELMAS (Wotan), M. GRESSE (Hunding) comme principaux acteurs.

walkyrie-03-150x103  Le décor du troisième acte, représentant la chevauchée des Walkyries, est d’un effet grandiose. Il concourt pour une large part à l’immense succès que remporte l’œuvre de ce grand compositeur allemand.

« Dans le 3e acte, au lieu des projections qui donnaient jusqu’alors et si médiocrement sur d’autres scènes, l’illusion de la chevauchée des Walkyries parmi les nuages, ce sont les Walkyries elles-mêmes que l’on voit s’envoler comme en rêve, emportées par de superbes chevaux dont les nuées enveloppent les silhouettes galopantes». Le Monde Illustré du 20 mai 1893.

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« Le régisseur de l’Opéra de Paris, monsieur LAPISSIDA, a fort bien réussi à nous présenter de véritables personnages animés, traversant les nuées tourmentées par la tempête. Pour y parvenir, il a mis en œuvre différents effets de lumière en arrière plan de la scène qui représente un site sauvage rempli de rochers. Les nuages sont obtenus par un moyen  déjà connu au théâtre, mais fort peu employé : ceux-ci sont peints sur des plaques de verres que l’on fait défiler dans une lanterne électrique à projection ».

Voir : Projection de décors au théâtre et à l’opéra

« Le principe est simple et l’application facile lorsqu’il s’agit de produire un effet de courte durée ; mais ici il y avait une difficulté : c’est que le défilé de nuages devait durer environ une demi-heure et la plaque de verre était bien trop courte pour cela. On a conçus de grands disques de verre de 60 cm de diamètre, montés sur un axe, portant des nuages peints sur tout le pourtour, si bien qu’en faisant tourner le verre, on voit les nuages marcher toujours dans le même sens, aussi longtemps qu’on le désire… Pour couvrir toute la surface de la toile de fond, il y a plusieurs lanternes qui sont cachés à la vue des spectateurs par les décors qui représentent les rochers ».

walkyrie-05-300x209 Source : “La Nature” du 24 juin 1893

« L’écran de fond, en tulle peint en bleu, est très transparent. Derrière lui règne une obscurité absolue. Il masque une immense charpente appelée “praticable”, mis au point par le chef machiniste VALLENOT. Celle-ci mesure de 6 à 9 mètres de haut et occupe toute la largeur de la scène soit plus de 30 mètres de long. Sur le haut de ce praticable, formant en réalité des montagnes russes, glissent des chevaux de bois sur lesquels montent des jeunes filles, doublures des actrices, qui figurent les Walkyries. Ils sont éclairés vivement par un puissant projecteur électrique qui lance sur eux, parallèlement à la toile de fond, son faisceau lumineux. La chevauchée des Walkyries devient ainsi visible par les spectateurs à travers la toile et les nuages et paraît suspendue dans le ciel.

Voir : L’éclairage à arc électrique pour les décors de théâtres et d’opéras

walkyrie-07-104x150  walkyrie-08-300x209  walkyrie-09-118x150 1 Walkyries attendant leur tour – 2 Préparatifs de la chevauchée – 3 Machiniste endormi dans les coulisses pendant un cœur

« Huit chevaux de bois, de la taille d’un poney des Shetlands… sont montés sur des roues s’adaptant à des rails qui courent le long du plan en suivant les inégalités. Huit jeunes garçons, portant l’armure complète des Walkyries, gravissent une échelle et s’installe sur les chevaux… qui sont rassemblés sur la partie la plus basse du plan. Au lever du rideau, on tire avec des cordes et un treuil, les cavaliers jusqu’à la partie supérieure du plan, dans la position voulue pour qu’ils descendent la pente sur les rails au signal donné… en se levant et en se baissant alternativement, selon les ondulations du plancher, imitant ainsi l’allure d’un cheval au galop. En même temps, un jet électrique est dirigé d’en haut sur les figures en marche et un autre illumine latéralement le rideau de gaze. On a l’illusion parfaite de Walkyries chevauchant à travers les nuages. Ce spectacle, combiné avec la musique, l’ensemble du décor, les autres guerrières s’agitant sur le rocher, produit vraiment un effet saisissant de grandeur et de beauté. » Source : Le théâtre wagnérien in “Le Monde Moderne” juillet-décembre 1901

Cet acte se termine par un incendie, fort bien réglé par l’habile artificier RUGGIERI.  De grandes flammes courent le long des rochers ou jaillissent du sol en tous points, pendant que d’épaisses fumées, teintes en rouge par des feux de Bengale, se répandent dans l’air ».

Source : La Nature N°1047 du 24 juin 1893

A la fin du XIXe siècle la puissance d’éclairage des lanternes de projection permet d’utiliser les projections lumineuses dans d’autres spectacles.

Voir : Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE

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(1) Lionello BALESTRIERI (1872-1958) est un peintre italien qui s’installa à Paris en 1894. Il est principalement connu pour ses œuvres illustrant les grands musiciens tels que BEETHOVEN, GOUNOD, VERDI ou WAGNER.

(2) Lucienne BREVAL (1869-1935) débute à l’Opéra de Paris en 1892. L’année suivante, sous la direction d’Édouard COLONNE, elle incarne Brunehilde, l’un de ses meilleurs rôles, dans la Walkyrie de WAGNER à l’Opéra de Paris. Henri de CURZON écrit à l’époque : « Son jeune talent s’épanouit [...] avec une flamme audacieuse, une passion, une harmonie de visage et de gestes qui sont vraiment de toute beauté ».

 

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Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi

Posté par Patrice Guerin le 24 septembre 2012

Dans son catalogue de 1910, MAZO annonce que « Les ombres artistiques MAZO rappellent les ombres si universellement connues du célèbre cabaret montmartois “Le Chat Noir” ».

Voir : Cabaret du Chat Noir (à venir)

«  L’avenir le plus brillant est réservé aux projections d’ombres, qui sont infiniment plus artistiques que le cinématographe. Elles résultent de l’intime collaboration de la poésie, de la musique et de la peinture ». Jusqu’au début du XXe siècle les spectacles d’ombres sont très répandus, aussi bien dans les salles de spectacle que chez les particuliers, sans oublier diverses institutions, organismes ou écoles.

Voir : Pièce d’ombres La Marche à l’Etoile - Les récréations lumineuses dans les GRANDES ECOLES au XIXe siècle

 

Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi dans Images projetees Ombres-01-300x165  Représentation d’une pièce d’ombres dans le grand salon d’une demeure bourgeoise.

Ce spectacle est présenté par des amateurs avec des moyens hétéroclites, mais assez complets, devant une assemblée d’une vingtaine de spectateurs composée à parts égales d’enfants  et d’adultes. L’écran peut aussi être placé dans l’embrasure d’une porte ouvrant sur deux pièces contigües dont l’une sert de “cabine de projection” tandis que l’autre devient “salle de spectacle” le temps de la représentation.

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Les deux lanternes de projection sont dissemblables ; peut-être l’une d’elles est empruntée ou louée. La lanterne du haut permet d’utiliser simultanément des plaques horizontales et verticales. Elles reposent sur un support réglable adapté à la projection. Il permet de décaler les lanternes afin de ne pas gêner la manipulation des plaques.

Voir : Plaques animées et plaques à système pour projection - Projection de phénomènes météorologiques

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L’écran est composé d’un bâti démontable, joliment décoré d’étoffes décoratives qui lui donnent l’aspect d’un petit théâtre. Sur le fronton est inscrit le type de spectacle “Ombres Lumineuses” ainsi que le nom de MAZO, ce qui laisse supposer que l’ensemble a pu être loué ou acheté chez ce fabricant “d’appareils, d’accessoires et de vues pour la projection”.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO - Les collections de vues pour projection MAZO

 

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Le présentateur et son accompagnatrice au piano possèdent chacun une petite lampe de conférencier permettant de voir dans l’obscurité leurs texte et partition.

Voir : Lampe “Eclipse” pour conférencier - SIGNAL LAMP pour conférencier

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Enfin la pièce d’ombres représentée est “L’Aigle” qui est décrite dans le catalogue MAZO de 1910. « Grande épopée en douze tableaux, poème et musique de G. FRAGEROLLE, dessins de E. COURBOIN. 1° La grotte d’Ajaccio ; 2° Le siège de Toulon ; 3° Les pyramides ; 4° Passage du saint-Bernard ; 5° Le sacre ; 6° La Grande Armée ; 7° Moscou ; 7°b La ville en flammes ; 8° La retraite de Russie ; 9° Calles, Grenoble ; 10° Le dernier Carré ; 11° Le Bellérophon ; 11°b La terre de France ; 12° Saint-Hélène.
Prix du matériel comportant 22 décors et 11 grands défilés militaires : 180 frs.
Cette pièce a trait aux faits importants de l’épopée napoléonienne. Elle se compose uniquement de chants et dure 28 minutes. Ce sujet a eu 150 représentations consécutives au Logis de la Lune Rousse, à Paris. »

De nombreuses autres “Pièces à grand spectacle, défilés, vues, transformations et apparitions” existaient à l’époque.

Voir : Ombres chinoises et silhouettes - Projection d’ombres pour le centenaire de Polytechnique

 

 

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L’éclairage à arc électrique pour les décors de théâtres et d’opéras

Posté par Patrice Guerin le 30 juillet 2012

L’éclairage à arc électrique pour les décors de théâtres et d’opéras dans Images projetees Regulateur-15-105x300  Le régulateur à arc électrique, inventé par Léon FOUCAULT en 1849, et fabriqué par Jules DUBOSCQ pendant près de cinquante ans, est le précurseur de la plupart des systèmes d’éclairage utilisés pour produire des “effets spéciaux” au théâtre et à l’opéra pendant une centaine d’années.

Voir : Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ - Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

 

Regulateur-13-101x150 dans Projections pour Spectacles Planche de physique sur les lampes à arc

Cet appareil, considéré comme le meilleur de son époque, a eu de nombreux concurrents, comme celui de monsieur SERRIN – le grand rival de DUBOSCQ -, ou encore ceux de messieurs SIEMENS (assez employé en Allemagne et en Angleterre), BRUSH, BÜRGIN, CARRE, CROMPTON, GAIFFE, GÜLCHER, DE MERSANNE, RAPIEFF, WESTON, etc.

Regulateur-14-300x95 dans Sources lumineuses  NB Les schémas de ces différents régulateurs ne sont pas tous à la même échelle

« Les effets les plus remarquables de lumière électrique qu’on ait produits au théâtre ont été combinés par monsieur Jules DUBOSCQ. Il a organisé pour cela, au nouvel Opéra (construit de 1861 à 1875), toute une salle où sont disposés les piles et autres engins nécessaires. Sans nous arrêter à l’effet du soleil levant du “Prophète” que tout le monde a admiré dans l’original créé en 1849 et qui n’était que le résultat d’un mouvement ascensionnel donné au régulateur… Sans parler encore de l’application de l’arc voltaïque à la projection d’une vive lumière sur certains points de la scène… Nous pouvons dire que les rayons intenses de la lumière électrique ont servi à reproduire sur la scène certains phénomènes physiques sous leur aspect tout à fait naturel , tels que les arcs-en-ciel, les éclairs, les clairs de lune, etc… ainsi que les apparitions fantasmagoriques qui impressionnent tant le public ». Source : L’éclairage électrique, par le comte Théodore Du Moncel – Librairie Hachette et Cie Paris 1880.

Voir : Projection de la chevauchée des WALKYRIES

Regulateur-11-300x183  Apparition de l’arc-en-ciel dans le 1er acte de Moïse et Pharaon ou le Passage de la mer Rouge en 1860 – Opéra en 4 actes de Gioachino ROSSINI (1792-1868), livret d’Étienne de JOUY, créé le 26 mars 1827 à l’Opéra de Paris.

« L’appareil électrique dont l’arc est alimenté par une pile de 100 éléments de Bunsen » dit monsieur SAINT-EDME* « est placé sur un échafaudage de hauteur convenable à 5 mètres du rideau et perpendiculairement à la toile qui figure le ciel sur lequel l’arc-en-ciel doit apparaître. Les premières lentilles de l’appareil donnent un faisceau parallèle qui passe ensuite par un écran découpé en forme d’arc. Ce faisceau est reçu par une lentille biconvexe à très court foyer, dont le double rôle est d’augmenter la courbure de l’image et de lui donner une extension plus considérable. C’est au sortir de cette dernière lentille que les rayons lumineux traversent le prisme qui doit les décomposer et par suite engendrer l’arc-en-ciel. »

Regulateur-12-150x132  Lanterne Duboscq équipée d’accessoires semblables à ceux utilisés pour créer un arc-en-ciel

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQ

Si l’on veut envoyer la lumière électrique sur de très larges surfaces, telles qu’un pan de mur ou un jardin, on peut supprimer la lanterne et placer simplement la lampe à arc sur un support articulé à l’arrière duquel se trouve un miroir argenté en verre de 30 cm de diamètre qui peut coulisser sur un support vertical.

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Dans ses catalogues de 1864 et 1877 Jules DUBOSCQ présente les diverses applications de la lumière électrique et plus particulièrement celles menées à l’Opéra. Il conclut ainsi son chapitre consacré la lumière électrique « Depuis lors, il est rare qu’un ballet ou un opéra, exigeant une mise en scène importante, ait été montré sans l’intervention d’un effet quelconque de lumière électrique. Les théâtres impériaux et ceux de premier ordre rebondirent sous l’impulsion partie de l’Opéra et l’arc voltaïque passa définitivement dans les coutumes scéniques ». Parmi les nombreux spectacles de l’Opéra, des décors lumineux ont été utilisés dans le ballet « Sylvia » de Léo DELIBES, créé en 1876,  l’opéra  « Esclarmonde » de MASSENET, créé en 1889 et « La Walkyrie », de WAGNER créé en 1893.

Voir : Projection de décors au théâtre et à l’opéraLes EFFETS SPECIAUX au théâtre durant le XIXe siècle

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* SAINT-EDME est le pseudonyme de E.Th. BOURG qui travailla à l’époque pour plusieurs journaux et plus particulièrement aux “Tablettes Universelles”.

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Les projections lumineuses dans les églises

Posté par Patrice Guerin le 5 juin 2012

Les projections lumineuses dans les églises dans Lanternes magiques Eglise-01-150x131

Dans de nombreuses paroisses, les projections servent tout d’abord au catéchisme de Première Communion. Par la suite certaines prêtres les utilisent dans les églises afin d’illustrer la prêche durant le Carème « pour faire aimer les vérités de la religion, et cela vaut mieux que les contes de fées d’autrefois qui laissaient de si fortes et sottes impressions ».

En 1903, on peut assister à ces spectacles en plusieurs églises de Paris, notamment à Sainte-Elisabeth et à Sainte-Anne de la Maison-Blanche, où l’auditoire est surtout composé d’hommes, afin de leur apporter un appoint considérable à l’attrait des instructions du soir.

Eglise-02-150x102 dans Projections et Enseignement  Déposition de la Croix, de FRA-BARTOLOMEO, galerie Pitti à Florence.

Durant la messe dominicale, la toile est déroulée devant le cœur tandis que la lanterne, placée près de l’orgue, « envoie dans un faisceau lumineux des tableaux de maîtres ou des scènes qui se rapportent au sujet enseigné ». A Sainte-Elisabeth, le chanoine GERBIER  achève d’abord son sermon et montre ensuite des tableaux de 5 mètres de diamètre. A Sainte-Anne, l’abbé POULIN évoque au fur et à mesure les tableaux de 8 mètres de base, en les expliquant « des deux côtés, l’auditoire nombreux, populaire et intelligent, suit avec respect et intérêt ». A la fin du sermon, la toile s’abaisse facilement en se roulant pour que la messe puisse continuer normalement.

Source : “Le Pèlerin” n° 1369 du 29 mars 1903. Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Déjà aux Etats-Unis à la fin des années 1870, on pouvait voir dans certains lieux de culte des pasteurs utiliser la lanterne magique pour intéresser leur auditoire.

Eglise-03-150x111 dans Projections pour Spectacles  Priere-01-150x150 Priere-02-150x150  Priere-03-150x150  Priere-04-150x150

Au Massachusetts, la lanterne magique remplace le livre de chants « Plus près de toi mon dieu, plus près de toi… ». Mars 1879.

Cependant, en 1912, La Vatican publie un décret interdisant les projections d’images fixes ou animées dans les églises, ce qui contraint la Maison de la Bonne Presse à modifier sa stratégie de production.

Voir : Séance de lanterne magique au Vatican, devant le Pape LEON XIII

 

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Projection de décors au théâtre et à l’opéra

Posté par Patrice Guerin le 3 février 2012

Dès le milieu du XIXe siècle, des lanternes de projection éclairées par des régulateurs à arc électrique sont utilisées pour créer des “effets spéciaux” dans certaines représentations à la mise en scène spectaculaire.

Voir : L’éclairage à arc électrique pour les décors de théâtres et d’opéras

Dans les années 1900 / 1930 on utilisait de grosses lanternes de projection dissimulées derrière la toile de fond de scène pour projeter des décors peints ou photographiques. Cela permettait d’éviter le matériel encombrant de certaines mises en scène et offrait la possibilité d’animer les décors grâce à l’utilisation de plusieurs lanternes de projection.

Voir : Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle

Projection de décors au  théâtre et à l’opéra dans Images projetees Theatre-02-75x150  Theatre-01-93x150 dans Lanternes projection

« Dans les années 1920, les décors lumineux sont adoptés par les principaux théâtres de France et de l’étranger, l’Opéra de Paris, celui de Monte-Carlo, de Londres, la Scala de Milan, la Monnaie de Bruxelles, pour ne citer que les plus importants. Ils ont été utilisés dans plus de cent ouvrages divers : “La damnation de Faust”, “La Walkyrie”, “Tannhauser”, “L’Or du Rhin”, “Le Crépuscule des Dieux”, “Quo Vadis”, “Les Contes d’Hoffmann”, “Don Juan”, “Orphée”, Le Roi Lahore”, Hélène”, “Mefistofele” et plus particulièrement dans tous les opéras ou ballets où le fantastique joue un rôle, dans les scènes à apparitions, à transformations lentes ou rapides, à changements à vue, etc ». Source : La Science et la Vie N°61 de mars 1922

Theatre-04-101x150 dans Projections pour Spectacles  Pour illustrer la chevauchée des Walkyries dans le 3e acte de l’opéra “La Walkyrie” de WAGNER, différentes techniques de projections on été utilisées pendant près d’un demi-siècle, soit à Bayreuth, soit à l’Opéra de Paris, soit à Monte-Carlo, etc.

Voir : Projection de la chevauchée des WALKYRIES

Theatre-03-129x150Projecteur sextuple fabriqué dans les années 30 par les établissements Paul BAUDIN constructeur au n°53 rue Vivienne, Paris IIe. Cet appareil a été utilisé à l’Olympia « où il sert à projeter la revue navale de Spithead, avec feux d’artifices ».

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

Dans les années 30, le créateur Mariano FORTUNY Y MADRAZO* (1871-1949) prenait des photos très étudiées afin de servir ensuite de décor pour des spectacles : scène d’orage pour les “Maîtres Chanteurs” de WAGNER, joué en décembre 1931 au théâtre  Royal de Rome, ou encore vues de Grenade pour les décors de “La Vie Brève” de Manuel DE FALLA présenté à la Scala de Milan.

Ces projections de décors ne sont pas sans rappeler les fameux spectacles de fantasmagorie du XVIIIe siècle.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

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* Mariano FORTUNY Y MADRAZO (1871-1949) fut l’un des artistes les plus créatifs de son temps.

Il est né en 1871 à Grenade, en Espagne. Son père, Mariano FORTUNY Y MARSAL, était un peintre et un collectionneur éclectique de tissus et tapis orientaux anciens, de céramiques et d’armoiries. Celui-ci mourut quand Mariano n’avait seulement que trois ans et sa mère, elle aussi très impliquée dans l’art, décida de déménager toute la famille à Paris où Mariano commença à peindre. En 1889, la famille  déménage pour Venise. Mariano établit son atelier laboratoire dans un magnifique palais vénitien (Palazzo Pesaro Orfei), qui plus tard s’appellera le Palazzo Fortuny, aujourd’hui le Musée Fortuny. Il meurt dans son palais vénitien en 1949 et est enterré dans le Cimetière de Verano à Rome.

Mariano FORTUNY dédia toute sa vie à l’Art : il fut un excellent créateur de vêtements et de tissus, mais il s’est aussi intéressé à de nombreuses disciplines artistiques, telles que le design d’intérieur et la scénographie, la peinture, la photographie, l’architecture et la création de lampes.

Pour plus d’informations cliquer ici

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Description et fonctionnement du Fantascope

Posté par Patrice Guerin le 21 janvier 2011

Fantascope11  Fantascope 12  Collection F.B.

Le fantascope est composé d’une lanterne de projection en bois, de forme assez simple, surmontée d’une cheminée en tôle et éclairée par une lampe à huile ou, plus tard, à pétrole . Elle est montée sur un chariot à quatre pieds équipé de roues en bois. A l’époque elles étaient recouvertes de morceaux de drap pour rendre les déplacements silencieux.

Fantascope 13 Collection F.B.

La lampe ci-dessous, appelé Quinquet du nom de son inventeur, est montée sur un pied en bois qui peut avancer ou reculer entre deux rails de bois pour le centrer exactement. Derrière le verre de cette lampe se trouve un réflecteur sphérique prolongé vers l’avant par un cône destiné à concentrer toute la lumière sur le condensateur.

quinquet2.jpg  quinquet.jpg  Document CNAM

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

Sur l’avant de l’appareil se trouve le tube de l’objectif de forme carré. A l’avant de celui-ci un volet métallique permet de fermer l’objectif pour obtenir une brusque disparition de l’image. A l’intérieur du tube, un peu en arrière, se trouve un œil de chat manœuvré de l’extérieur, à la main, pour obtenir des effets de crépuscule par exemple. Une  languette de cuivre permet de placer des verres de couleurs pour modifier ces effets. A l’intérieur du tube une planche sur laquelle se trouve une lentille bi-convexe, peut se déplacer perpendiculairement à l’axe de projection. Devant celle-ci se trouve un œil de chat spécial composé de deux secteurs maintenus écartés par un ressort en arc. Cet accessoire est relié à la planche porte objectif par un cordon. Lorsqu’elle s’avance ou recule l’œil de chat se ferme plus ou moins afin de maintenir un éclairage constant.

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L’essieu des roues avant porte parfois un excentrique en forme de cœur agissant, à l’aide de cordons ou d’un levier fendu, sur la planche porte objectif. Lorsque l’appareil se rapproche de l’écran, l’objectif s’éloigne du condensateur et l’œil de chat se ferme, afin d’avoir une mise au point et un éclairage constant. « On avait l’illusion d’un personnage vu dans les lointains et normalement peu éclairé et indécis ». Au fur et à mesure que la lanterne recule, l’objectif se rapproche du tableau et l’œil de chat s’ouvre « …le spectateur croit voir le fantôme s’avancer vers lui, jusqu’au moment où, devenu de taille énorme, il disparait subitement ».

Fantasmagorie 15

D’autres fantômes, des chauves-souris ou des têtes de mort vont et viennent en tous sens sur la toile. Ils proviennent de petites lanternes maintenues par des courroies sur le corps d’autres opérateurs. Une autre lanterne placée du côté des spectateurs projette un décor très chargé en couleurs.

A ces diverses combinaisons, ROBERTSON (voir PORTRAITS) avait ajouté de nombreux accessoires destinés à frapper l’imagination des spectateurs : roulement de tonnerre obtenu par une feuille de tôle, sifflement du vent, bruits de pluie, etc.  «  Quelquefois le fantôme s’élève sur un nuage de fumée obtenu en brûlant de l’encens sur un autel antique. Des masques de cire, renfermant une lanterne sourde, surgissent soudainement au milieu des spectateurs, tenues par des comparses revêtus d’un linceul blanc ».

Voir : Brevet d’invention du Fantascope - Lanterne magique vernie noir

 

 

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Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

Posté par Patrice Guerin le 19 novembre 2010

Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON dans Projections pour Spectacles fantasmagorie-11-150x119  Représentation de fantasmagorie au théâtre des Pantagoniens italiens – 1807 – Collection F.B .

La fantasmagorie est un type de spectacle apparu à la fin du XVIIIe siècle, en pleine période révolutionnaire (et de terreur !).  On considère qu’elle a été inventée par ROBERTSON (voir PORTRAITS) qui dépose un brevet en 1799, afin de « mettre son art à l’abri des utilisations dangereuses ».

Voir : Brevet d’invention du Fantascope

Malgré cela, différents lieux, animés par différentes personnes ou compagnies, furent, à la même époque, consacrés à ces représentations.

fantasmagorie-13-150x110 dans Projections pour Spectacles

Le grand succès de la fantasmagorie dura une dizaine d’années environ, tant que les procédés restèrent secrets. Il repose sur trois éléments clés : la naïveté des spectateurs ; le pouvoir suggestif du présentateur ; les nombreux “effets spéciaux” visuels et sonores. Voici comment ROBERTSON présente son spectacle : ’’Apparition de spectres, Fantômes et Revenants, tels qu’ils ont dû et pu apparaître dans tous les temps, dans tous les lieux et chez tous les peuples. Expériences sur le nouveau fluide connu sous le nom de galvanisme, dont l’application rend pour un temps le mouvement aux corps qui ont perdu la vie. Un artiste distingué par ses talents y touchera de l’harmonica. On souscrit pour la première séance qui aura lieu mardi 4 pluvîose, au Pavillon de l’Échiquier.’’ annonce datant du 20 janvier 1798.

Voir : Fantasmagorie dans l’antiquité

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L’élément essentiel, si ce n’est primordial, du spectacle est le secret  des manipulations. Il ne faut pas que les spectateurs puissent découvrir les appareils et leur fonctionnement. Les projections se font sur un écran transparent séparant la salle en deux parties : d’un côté se trouvent les spectateurs ; de l’autre sont disposés les appareils, accessoires et manipulateurs.  « Dans un lointain très reculé, un point lumineux semblait surgir. Une figure, d’abord petite, se dessinait, puis s’approchait à pas lents, et à chaque pas semblait grandir. Bientôt d’une taille énorme, le fantôme s’avançait jusque sous les yeux du spectateur, et au moment où celui-ci allait jeter un cri, disparaissait avec une promptitude inimaginable ». ROBERTSON “Mémoires”.

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«  Quelquefois le fantôme s’élève sur un nuage de fumée obtenu en brûlant de l’encens sur un autel antique. Des masques de cire, renfermant une lanterne sourde, surgissent soudainement au milieu des spectateurs, tenues par des comparses revêtus d’un linceul blanc… Des chauves-souris ou des têtes de mort vont et viennent en tous sens sur la toile. Elles proviennent de petites lanternes maintenues par des courroies sur le corps d’autres opérateurs. ».

fantasmagorie-14-117x150  fantasmagorie-16-131x150  A droite, dessin provenant du brevet de ROBERTSON

L’appareil clé du spectacle est le Fantascope. Il s’agit d’une grosse boîte de projection mobile contenant un système d’éclairage, un passage pour mettre des vues et un objectif réglable souvent muni d’un obturateur. Voilà comment ROBERTSON le décrit dans son brevet, page 04 : « J’ai fait construire un appareil de 5 pieds de haut sur 2 et ½ de largeur et 3 pieds de longueur, en bois de noyer. La partie supérieure est totalement fermée comme une chambre, on y communique par une porte. Sur le coté le moins large de l’appareil est une ouverture de 8 pouces en quarré dans laquelle doit s’ajuster à demeure un tuyau de même forme aussi en bois et long de 15 pouces (objectif) il entre dans la chambre de 4 pouces, l’intérieur doit être noirci à la détrempe afin qu’il n’y ait point de réflexions… »

Cette lanterne – ”Magique” puisqu’elle est cachée – permet d’effectuer deux manipulations : d’une part, grossir ou réduire l’image projetée en reculant ou avançant la lanterne par rapport à l’écran (travelling) et d’autre part varier l’intensité lumineuse à l’aide d’un volet ou “œil de chat” situé sur l’objectif.

Voir : Description et fonctionnement du FantascopeFantascope en forme de lanterne magique

fantasmagorie-18-97x150  Lorsque la lanterne est adaptée – lanterne à deux objectifs ou double lanterne – elle peut aussi  projeter des images en fondus enchaînés, appelés aussi “vues fondantes” (traduction de “dissolving views”). Par la suite on trouvera des fantascopes dans les catalogues de certains fabricants d’instruments d’optique.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

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« Pour faire servir ma lanterne aux démonstrations de physique, d’anatomie, d’histoire naturelle et même de botanique, j’ai imaginé le moyen d’imprimer sur le verre les gravures que l’on trouve dans les livres qui servent à l’explication des sciences ». Cf brevet Robertson page 09. Les sujets projetés sont très variés, mais les thèmes de prédilection de l’époque sont la mort, les squelettes, le diable, les monstres et autres sujets érotiques voir même scatologiques.

Tous ces sujets peuvent être de trois types.

fantasmagorie-19-150x150  Collection F.B.

1 Des plaques de verre simples dont les images sont peintes à la main sur un fond opaque.

fantasmagorie-20-150x93  fantasmagorie-21-300x125Collection F.B.

2 Des plaques à système permettant de transformer la figure, souvent de façon grotesque.

Voir : Plaques animées et plaques à système pour projection

fantasmagorie-23-300x188  Voir : Fantascope en forme de lanterne magique

3 Des sujets en cuivre mince découpé, munis de tiges servant à la faire bouger, voir même à les animer. Ces objets étant opaques ils ne sont pas projetés par transparence, mais par réflexion ou en ombre chinoise.

Pour voir d’autres vues de fantasmagorie cliquer ici

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Une cinquantaine d’années plus tard, vers les années 1850, on se servira de personnages vivants, travestis en fantômes ou autres personnages suivant le sujet de la pièce présentée, pour créer un nouveau type d’effets sur scène.

Voir : Projection de SPECTRES VIVANTS et de FANTOMES au théâtre - Projection de SPECTRES VIVANTS et de FANTOMES au théâtre

 

 

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