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Band of Hope – temperance slides

Posté par diaprojection le 20 mars 2012

Au XIXe siècle, l’une des premières réponses aux problèmes de consommation excessive d’alcool en Grande-Bretagne a été la formation de “Temperance Societes”.

Band of Hope – temperance slides dans Images projetees Hope-04-150x82  North Wales Temperance Convention 1853

En novembre 1847 une réunion présidée par Ann Jane CARLILE a lieu à Leeds. Durant cette manifestation,  200 enfants signent pour la première fois un “Engagement” à ne plus boire. Ce petit groupe, nommé “Band of Hope”, se développe simultanément dans d’autres régions de Grande-Bretagne.

Hope-01-150x113 dans Images projetees Journaux de 1853  Hope-02-150x62

En 1855, la “UK Band of Hope Union” est créée avec Stephen SHIRLEY comme premier secrétaire. Son principal objectif consiste à mettre en place des activités pour les enfants afin de les aider à éviter les problèmes d’alcool. Une grande partie du succès de ce mouvement est dû à l’utilisation, novatrice pour l’époque, de techniques modernes telles que la publication de livres de chants pour les enfants, l’édition de petits livrets et dépliants et surtout l’organisation de spectacles de lanterne magique à la fois distrayants et éducatifs. Une grande partie des diapositives que l’on trouve dans les catalogues du début du XXe siècle provient des conférences “Band of Hope”.

Hope-05-98x150  Hope-06-150x99  Spectacle donné en 1889 devant près de 1500 enfants par le “Fulham Liberal Club and Institute”

En 1887, “Band of Hope” compte environ un million et demi de membres sur huit millions de jeunes en Grande-Bretagne. Ce chiffre n’est pas satisfaisant et pour le Jubilé, en 1897, on estime à près de 3,5 millions les membres enfants et adultes de “Band of Hope”. Lors de ce Jubilé du cinquantenaire, la reine Victoria devient la patronne de l’organisation et de nombreuses célébrations ont lieu.

Hope-03-116x150

En France, la “Ligue française de l’Enseignement”, créée en 1866, développe aussi tout un programme d’enseignement post-scolaire à destination des enfants.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

Les perturbations causées par les deux Guerres Mondiales ont provoqué la disparition de “Band of Hope” qui, comme de nombreuses organisations similaires, a eu du mal à s’adapter au monde chaotique du XXe siècle. Cependant à partir des cendres de l’ancienne organisation s’est développé en 1995 une nouvelle organisation appelée “Hope UK”.

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Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

Posté par diaprojection le 17 mars 2012

Flatters & Garnett est une entreprise anglaise qui fabriqua des préparations à projeter et du matériel  microscopique pour un usage éducatif durant la première moitié du XXe siècle.

Voir : Introduction aux projections scientifiques

Microscope de projection FLATTERS et GARNETT dans Projection et Enseignement Flatters-01-150x124  16-18 Church Road

En 1895, Abraham FLATTERS (voir PORTRAITS) crée une petite entreprise à son domicile situé au 16 Church Road à Longsight près de Manchester, dans laquelle il fabrique des préparations pour microscopes et pour lanternes de projection. Au début des années 1900, FLATTERS devient membre de la “Royal Microscopical Society” où il rencontre Charles GARNETT (voir PORTRAITS) qui fait parie de cette association depuis 1887.

Flatters-05-123x150 dans Projection scientifique Vues pour microscope fabriquées par Flatters & Garnett Ltd à Church Rd Longsight

En 1901, FLATTERS ayant des problèmes financiers, les GARNETT père et fils s’associent à lui pour fonder une entreprise dénommée Flatters & Garnett Ltd. Le fils, John B. GARNETT, qui est pharmacien, ouvre une pharmacie (chemists shop ou Drug store), au 46 Deansgate, tandis que FLATTERS continue à commercialiser des vues pour microscopes et lanternes fabriquées à son ancien domicile de Church Road. Pendant un certain temps, tout fonctionne bien, mais les coûts de la pharmacie ne sont pas justifiés et les activités effectuées aux deux anciennes adresses sont regroupées au 32 Dover Street, à proximité de l’Université et juste en face de la Manchester High School pour filles.

Flatters-06-150x94Vues pour microscope fabriquées par Flatters & Garnett Ltd à Deansgate

En 1906, Flatters & Garnett Ltd emploie une douzaine de personnes. L’entreprise vend un grand nombre de vues pour lanternes concernant tous les aspects des sciences naturelles. Les enseignants du monde entier s’adressent de plus en plus à elle afin d’obtenir ces vues pour microscope et divers accessoires pour la collecte et la préparation d’échantillons.

Quelques temps après, un important désaccord se développe entre FLATTERS et les autres dirigeants de l’entreprise. En 1909 les GARNETTS acceptent de racheter les parts de FLATTERS qui crée, avec d’autres membres de son équipe, Flatters, Milbourne & Mckechnie, une entreprise concurrente sur Church Road. Elle fabrique et commercialise des lanternes ainsi que des diapositives de micro-préparations et des accessoires jusqu’à son échec en 1913, car « FLATTERS n’était malheureusement pas un bon “business man” ! » Il continuera cependant à fabriquer des diapositives jusqu’à son décès à l’âge de 81 ans.

Flatters-02-150x115  309 Oxford Road

Après avoir eu certaines difficultés à surmonter le départ de FLATTERS, Flatters et Garnett Ltd déménage de nouveau en 1913 pour des locaux plus vastes au 309 Oxford Road à Manchester, face à l’Université. C’est là que l’entreprise commence à fabriquer des instruments pour la microscopie, mais le première Guerre Mondiale va de nouveau retarder son développement. Durant les années 1920, Flatters & Garnett Ltd accroit son activité de façon constante. La société possède une certaine réputation « pour la fabrication d’appareils bien conçus et fiables ». Elle vend ses produits partout dans le monde.

Flatters-07-148x150  Flatters-08-150x104  Flatters-09-150x85  Collection : http://www.leitzmuseum.org/getneatstuff.html

En 1927, l’entreprise agrandit ses locaux sur Oxford Road et Dover place qui se trouve à l’arrière du magasin d’Oxford road. Suite à cet agrandissement, il devient alors possible d’augmenter la gamme des produits fabriqués dans ses propres ateliers, dont le premier modèle du projecteur de micro-précision. La fabrication de cet appareil est très soignée et de grande qualité, il est totalement en cuivre sauf la base du pied qui est en fonte. Il sera produit durant plus de 20 ans avec peu de changements par rapport au modèle initial. Ce “Micro-projector” fut reconnu par de nombreux experts comme un instrument de premier plan dans sa catégorie. De très nombreux appareils ont été utilisés dans les écoles, les universités, les hôpitaux, etc. du monde entier.

Le 20 décembre 1937, un sérieux incendie survient dans les locaux de Wynnstay House, acquis en 1932. « Il a détruit complètement les laboratoires chimiques et microscopiques, mais un nombre considérable de diapositives a put être sauvé. Le département de photographie et de vues pour projection n’a été que légèrement touché et l’atelier de fabrication des microscopes et des micro-projecteurs a échappé au sinistre. Les stocks de la plupart des spécialités chimiques de l’entreprise ont été transportés au siège social, 309 Oxford Road, Manchester, qui est à deux miles des laboratoires ». La reconstruction des bâtiments n’a été achevée qu’un an à peine avant le déclanchement de la seconde Guerre Mondiale.

Flatters-10-109x150  Flatters-11-150x100  Flatters-13-150x100  Flatters-12-150x100

En 1948, l’entreprise participe pour la première fois au Salon des Industries britanniques. «  Bien que le stand soit loin d’être idéale, il a suscité un vif intérêt et a figuré sur la liste de la visite de la famille royale ». Deux ans plus tard Flatters & Garnett participe de nouveau au salon et projette sur son stand des vues microscopiques sur un écran de un mètre carré environ.

Flatters-03-150x100  Flatters-04-150x125

Pour son  cinquantième anniversaire, en 1951, Flatters & Garnett emploie 66 personnes et vend un quart de sa production à l’exportation, notamment vers les pays émergents où les musées et les écoles montent des collections de vues microscopiques. Dans les années 60, l’entreprise rencontre de graves problèmes financiers et Wilfred GARNETT, devenu Directeur Général, tombe gravement malade. La société fait faillite en 1967 et Wilfred GARNETT  décède en 1988.

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La lanterne magique dans les cabinets de physique

Posté par diaprojection le 8 mars 2012

La lanterne magique dans les cabinets de physique dans Gravures et Chromos Cabinet-13-150x95  Cabinet-14b-150x150 dans Lanternes magiques  Cette gravure de 1698 est l’œuvre la plus célèbre de Sébastien LE CLERC (voir PORTRAITS). Non content d’y installer une foule de personnages, de machines et d’instruments divers dont une lanterne magique, LE CLERC y inscrit des éléments retraçant sa propre carrière.

Au XVIIe siècle, l’Europe offre aux savants des conditions propices à l’étude des sciences et des mathématiques. La recherche passe de l’ère des spéculations à celle des inventions démontrées, comme en témoigne le “Discours de la méthode” de René DESCARTES. Des Académies des Sciences se créent dans différentes capitales européennes : l’académie dei Lincei à Rome en 1603, La Royal Society à Londres vers 1645, l’académie del Cimento à Florence en 1657 et l’académie royale des sciences de Paris en 1666.

En Allemagne, le jésuite Athanasius KIRCHER (voir PORTRAITS) publie en 1646 “Ars magna lucis et umbrœ, un traité d’optique et de gnomonique dans lequel il parle de la lanterne magique.

Voir : Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

Le français devient la langue diplomatique et s’avère un vecteur important de communication et d’échange. Les mathématiciens communiquent abondamment par lettres, confrontant leurs idées et annonçant leurs publications.

Cabinet-02-150x90 dans Projection scientifique  Cabinet-03-150x99   Cabinet-04-150x103  Cabinet de Géométrie de Mr LE CLERC dans laquelle il s’est mis en scène à l’intérieur d’un cabinet idéal empli d’objets dont il faisait collection, en train de faire une démonstration de physique à des savants venus le visiter. La première vue est le dessin original de M. LE CLERC vers 1710-1712, conservé au British Museum. Les suivantes représentent une vue d’optique du XVIIIe siècle.

Les avancées de GALILEE (1564-1642), de DESCARTES (1596-1650) et de NEWTON (1643-1727) – pour ne citer qu’eux – font leur chemin et vont provoquer un réel bouleversement de la pensée scientifique au XVIIIe siècle. Dans les principales villes d’Europe, des personnes “de qualité” collectionnent les curiosités naturelles, acquièrent des instruments de mesure et d’observation, tentent des expériences.

Cabinet-05-124x150  Lanterne magique Louis XV – Collection FB

En 1742, Paris compte dix-sept cabinets d’histoire naturelle, vingt et un en 1757 et soixante et un en 1780. Le développement est le même en province. Certains de ces cabinets de curiosités possèdent de véritables laboratoires dans lesquelles des physiciens-démonstrateurs exhibent toutes les applications nouvelles de la science, notamment celles qui permettent les effets les plus magiques : le magnétisme, l’électricité, l’optique, les propriétés de l’air et les encres invisibles.

Cabinet-12-97x150  Cabinet-06-100x150  Cabinet de physique de l’abbé NOLLET

L’un des premiers et des plus célèbres cabinets de physique de cette époque est celui de l’abbé NOLLET (voir Portraits). N’ayant pas de fortune personnelle pour acheter du matériel, il se constitue progressivement un cabinet de physique en construisant lui-même, avec l’aide de quelques ouvriers, le matériel dont il a besoin : « Il y a là une foule d’instruments de physique, les uns absolument nouveaux comme ses machines électriques, les autres ingénieusement appropriés à de nouvelles expériences… rehaussés de motifs floraux et de filets peints à l’or sur fond noir ». Ce cabinet sera saisi à la Révolution et transporté en 1799 au Conservatoire National des Arts et Métiers, où il est encore.

Cabinet-07-128x150  Démonstration d’électricité

Ouverts en 1738, ses cours de physique remportent un succès prodigieux. « On ne voit à sa porte que des carrosses de duchesses, de pairs, et de jolies femmes. Voilà donc la bonne philosophie qui va faire fortune à Paris. Dieu veuille que cela dure! » écrivait madame du CHATELET. L’abbé NOLLET a le talent d’intéresser des personnes de condition aux découvertes les plus récentes en électricité, en mécanique des fluides, en chronométrie.

Cabinet-08-89x150  Cabinet-09-150x97

Il publie de nombreux livres dont la série des “Leçons de Physique Expérimentale” en six volumes parmi lesquels le cinquième est consacré à la Lumière et à l’Optique. Il y explique que « La lanterne magique est un de ces instruments qu’une trop grande célébrité a presque rendu ridicule aux yeux de bien des gens. On la promène dans les crues, on divertit les enfants et le peuple, … ses effets sont curieux et surprenants, les trois quarts de ceux qui  les voient ne sont pas en état d’en comprendre les causes ».

Cabinet-10-115x150 Les effets comparés du microscope solaire et de la lanterne magique en 1775.

Le XVIIIe siècle voit aussi la publication de la fameuse Encyclopédie de DIDEROT et D’ALEMBERT s’échelonne sur plus de vingt ans (1751-1772).

Cabinet-11-118x150Source : Cabinet de physique SIGAUD DE LA FOND à Bourges

Pour plus d’informations : http://s.bourdreux.free.fr/cabinet_Sigaud/index.htm

En 1779, Joseph-Aignan SIGAUD DE LA FOND (1730-1810) installe un cabinet de physique à Bourges. Après avoir suivi les cours de l’abbé NOLLET, il devient démonstrateur de physique expérimentale, d’anatomie et de physiologie au collège Louis-le-Grand à Paris, avant de revenir à Bourges, sa ville natale. Il est souvent considéré comme son successeur. L’un de ses ouvrages les plus célèbres, “Description et usage d’un cabinet de sciences”, préfigure l’équipement nécessaire au sein de toute institution vouée à enseigner les sciences au plus grand nombre, comme on en trouvera au XIXe et XXe siècles.

Cabinet-15-150x96 Cabinet-16-150x150  Cabinet-17-150x96  Cabinet-18-150x150  Cabinet-19-150x94  Cabinet-20-150x150  Cabinet-21-150x150

Dans les trois cabinets de physique présentés ci-dessus, on trouve à chaque fois une lanterne de projection Duboscq.

Voir : Les opticiens SOLEIL, DUBOSCQ et PELLIN

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APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

Posté par diaprojection le 29 février 2012

APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY dans Images projetees AprEcole-02-122x150 AprEcole-01-150x114 dans Projection et EnseignementRevue N°108, septembre 1901

Cette revue illustrée d’enseignement populaire est fondée par René LEBLANC en 1895. Elle répond au souhait formulé par les sociétés d’enseignement populaire lors du Congrès de Havre en août 1895 « Les projections lumineuses étant utiles pour mettre à la portée de toutes les intelligences la plupart des connaissances éducatives et professionnelles qui composent le bagage de l’instruction populaire à ses divers degrés, les sociétés d’instruction et les membres de l’Université devront faire, le plus possible, appel à ce mode d’enseignement ».

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

C’est l’une des toutes premières publications laïques à répondre à ce besoin d’enseignement post-scolaire, comme le prouve « le témoignage qui nous a officiellement été rendu par le Ministère de l’Instruction publique… » – Ministère qui précise cependant que « la conférence ne constitue qu’une distraction instructive… » – ainsi que l’avis  du Ministre de la Guerre « frappé des résultats de cette action et qui en a propagé l’extension dans l’armée ».

AprEcole-03-99x150  Source : Musée National de l’Education dans “Images Lumineuses”  inventaire des collections 1995 par Annie Renonciat

De septembre 1895 à septembre 1897 la revue est éditée par “Larousse” comme en témoigne la lettrine du texte d’introduction du premier exemplaire. Quelques mois après se création “Après l’Ecole” lance un concours « ouvert à tous pour la rédaction de conférences illustrées destinées à l’enseignement des adolescents » dont le délai limite pour le remise des manuscrits est septembre 1896.

AprEcole-04-150x87N°218 novembre 1907 “La vie anglais”

En 1898, la revue est éditée par la librairie Edouard CORNELY située initialement au 35 bis rue de Fleurus à Paris. Elle entre dans sa troisième année et modifie son organisation. Le comité de rédaction se compose de René LEBLANC fondateur, inspecteur général de l’instruction Publique ; Edouard PETIT, propagandiste de l’œuvre ; Marcel DUBOIS, professeur à la faculté de Paris ; Mlle SAFFROY, inspectrice des écoles de la Seine. Le rédacteur en chef est Louis TRONCET, auteur de livres pour l’enseignement primaire.

La revue “Après l’Ecole” fait une place importante à l’instruction des jeunes filles et à l’enseignement ménager et « …s’attache à donner de l’attrait aux réunions de jeunes gens et aux fêtes du dimanche ».

AprEcole-05-118x150  AprEcole-13-110x150AprEcole-07-99x150

Chaque numéro est accompagné soit de vues pour projections lumineuses, soit de gravures tirées hors texte. Les principales rubriques sont : conférences illustrées – Lectures – Variétés – Poésies et Chansons – Comédies – Conseils pour les maîtres – Echos et informations.

AprEcole-14-150x101Septième année 1901-02, quatorzième année 1908-09 et treizième année 1907-08 avec couverture souple

18 numéros d’une trentaine de pages sont publiés chaque année « nous rappelons que l’abonnement est de 6fr à l’année et qu’il ne peut partir que du 1er octobre, quelle que soit la date à laquelle il a été souscrit ». En fin d’année scolaire, tous ces numéros sont regroupés pour former un livre relié de près de 300 pages environ (sans les vues pelliculaires). NB certaines pages des revues mensuelles n’apparaissent pas dans le livre.

AprEcole-08-130x150La librairie Edouard CORNELY semble exister de 1897 à 1913. Elle est spécialisée dans les publications historiques. CORNELY est un ardent défenseur d’une laïcité radicale « La production pédagogique de cette librairie était aussi bien connue des milieux enseignants du primaire et du secondaire se situant dans la mouvance socialiste ».

En 1901 cette librairie se situe au n°101 de la rue de Vaugirard à Paris VIe et fait valoir une médaille d’or (classe I) et une médaille de bronze (classe XIII) à l’Exposition Universelle de 1900.

AprEcole-09-150x114  AprEcole-10-150x93Conférence sur l’Intolérance avec 24 vues en couleurs

La librairie Edouard CORNELY édite des “tirés à part” de certaines conférences en regroupant l’ensemble des vues (24 ou 48) mises en couleurs et vernies, accompagnées d’un livret reprenant la totalité du texte de la conférence « prix franco, emballé dans un tube : 3 francs ».

Voir : La Révolution Française (sujet à venir)

AprEcole-12-150x117Elle publie aussi un certain nombre d’ouvrages scolaires et de conseils sur les projections lumineuses.

Vers 1907 il semble que la librairie ait rencontré certaines difficultés. Elle s’appelle dorénavant  la “Société nouvelle de librairie et d’édition Edouard CORNELY et Cie, éditeur”. Une nouvelle périodicité est mise en place pour la revue “Après l’Ecole” et six numéros sont envoyés simultanément sur trois périodes, en octobre, en décembre et fin janvier « de telle sorte que toutes les conférences puissent être faites avant la clôture des réunions du soir qui se font rares à partir du 15 mars ». Certaines conférences sont illustrées de vues photographiques, ce qui est nouveau dans le domaine des vues pelliculaires, mais existait depuis longtemps en vues sur verre.

Voir : Plaques photographiques pour la projection

En 1913, Frédéric RIEDER rachète la librairie de son patron Edouard CORNELY. Après la première Guerre Mondiale il la développe en mariant éditions savantes et fiction. Au début des années vingt, il se groupe avec les librairies ALCAN et LEROUX pour former une société coopérative, les “Presses Universitaires de France” tout en gardant chacun leur indépendance. Sous la pression économique des années trente, les éditeurs fusionnent au sein des P.U.F. “Presses Universitaires de France”. Il s’agit d’un « attelage ou quadrige d’Apollon qui réunit depuis 1939 les maisons Alcan, Leroux, Rieder et les Presses universitaires de France, nées en 1921 à l’imitation de leurs homologues anglaises et américaines ».

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Les images d’Epinal et la lanterne magique

Posté par diaprojection le 24 février 2012

Généralement, on appelle “Image d’Epinal” une feuille de moyen format sur laquelle sont imprimées, en couleurs, plusieurs images formant une petite histoire. Aujourd’hui ce terme désigne aussi des images naïves qui « montrent les choses sous leur bon côté ».

Les images d’Epinal et la lanterne magique dans Gravures et Chromos singe06.vignette  Fable de Florian : “Le singe qui montre la lanterne magique”

Voir : FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique”

Les “Images d’Épinal” doivent leur nom à la ville d’Epinal dans les Vosges où Jean-Charles PELLERIN (voir PORTRAITS), cartier, fut le premier imprimeur à éditer vers 1809, sous l’ère Napoléonienne, ces images en série. Par la suite on prit l’habitude de nommer ce type de représentation des “Images d’Épinal”, même si certaines furent fabriquées ailleurs et par d’autres éditeurs. Au départ, il s’agissait d’un tableau unique, fort semblable à une “vue d’Optique” puis les images se multiplièrent sur la même planche pour composer de petites histoires.

Voir : Vues d’optique (sujet à venir)

singe09.vignette dans Gravures et Chromos

En 1822 Jean-Charles PELLERIN cède son entreprise à son fils Nicolas qui continue à la développer. Plus tard, le petit-fils, Charles-Nicolas, lance la collection des “constructions” qui sont des planches en carton à découper et à monter.

En 1860, François-Charles PINOT, qui est dessinateur-graveur à l’Imagerie Pellerin, quitte l’entreprise et fonde avec SAGAIRE une nouvelle imagerie, la manufacture ”Pinot et Sagaire“, qui fonctionne jusqu’en 1888, date à laquelle elle est rachetée par Pellerin.

Epinal-2-113x150 Histoire de France vue à travers la lanterne magique

Les sujets représentés sur les “Images d’Epinal” sont très variés mais illustrent surtout des faits historiques tels que la Révolution française et l’épopée Napoléonienne, ou des fables, des légendes et des récits à succès.

FABRICATION

Au départ ces images étaient gravées sur une planche de bois (xylographie) et l’impression s’effectuait à l’aide d’une presse à bras dite de “Gutenberg”. Elles étaient ensuite mises en couleur à la main au moyen de pochoirs.

Vers le milieu du XIXe siècle, on utilise la lithographie, qui permet des dessins plus fins accompagnés de petits textes. Ce procédé d’impression de qualité attire de nombreux artistes qui contribuent au grand succès de ces images.

Epinal-3-115x150  Emprunt National, illustration Marcel CAPY (1865-1941) – Imp. Crété Paris

A la fin du XIXe siècle les “Images d’Epinal” inspirent les nombreuses planches de vues pour projection imprimées sur du papier “pelliculaire”.

Voir : (sujet à venir)

Pour plus d’informations : http://www.museedelimage.fr/joom/

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Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle

Posté par diaprojection le 6 février 2012

Au début du XXe siècle, les lanternes de projection et leurs systèmes d’éclairage sont suffisamment puissants pour être utilisés dans les salles de théâtre et d’opéra. Il existe trois sortes d’appareils optiques employés sur scène ou dans les salles de spectacle :

Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle  dans Lanternes de projection MolteniTheatre-01-82x1501 – les projecteurs de lumière à lentilles ou à miroir, très puissants, pour éclairer la scène, soit par le côté, soit de face, soit sur le dessus ;

MolteniTheatre-02-148x150 dans Lanternes de projection2 – les boîtes à lumière de petit format et portatives, qui servent à créer des effets lumineux tels que rayons de soleil ou clair de lune ou à éclairer les danses serpentines et autres fontaines lumineuses ;

MolteniTheatre-03-150x863 – les lanternes de projection qui servent à projeter des décors, permettant ainsi d’obtenir des animations ou effets colorés qu’il serait impossible d’obtenir autrement. « Nous les recommandons par exemple pour les couchers de soleil dans “L’Africaine”, le lever de lune dans “Salomé”, ou encore l’incendie de Rome dans “Quo Vadis” réalisés au théâtre de la Gaité ».

Source : “Appareils et Accessoires de Projection” catalogue N°89 des projections MOLTENI, publié par Radiguet & Massiot au début du XXe siècle.

Voir : Projection de décors au théâtre et à l’opéra

Seules ces dernières lanternes concernent notre sujet puisqu’elles possèdent les quatre éléments nécessaires à la projection fixe : un corps de lanterne, une source lumineuse, un système optique et un passage destiné à recevoir des vues.

Voir : Lanternes de projection et d’agrandissement

Le projecteur universel mis au point par Radiguet & Massiot dans les années 1900 répond à ces trois usages.

MolteniTheatre-04-150x150  MolteniTheatre-05-117x150Projecteur de lumière à lentille muni d’un régulateur à arc électrique manuel de 50 ampères.

MolteniTheatre-06-150x150Dispositif s’adaptant sur la lanterne de base afin d’augmenter la divergence du faisceau lumineux, ce qui permet d’obtenir un éclairage uniforme pour l’ensemble de la scène.

MolteniTheatre-07-150x150Miroir inclinable permettant de diriger le faisceau lumineux verticalement. Une tringle située à la base du miroir permet à l’électricien de le manipuler très facilement tout en restant à l’arrière de la lanterne.

MolteniTheatre-08-150x113Combinaison des deux dispositifs précédent permettant d’orienter en tous sens une lumière uniforme.

MolteniTheatre-09-150x150Cône de projection avec porte-chassis et objectif permettant  projeter diverses vues colorées ou pour le décor.

MolteniTheatre-10-85x150Il existe aussi des appareils multiples verticaux, appelés polyorama, utilisés dans les grandes salles pour la projection des autochromes en vues fondantes « telle que les “Visions d’Orient” de M. Gervais COURTELLEMONT à la salle Charras ou les spectacles de la Maison Lumière à Lyon, la société photographique de Touraine, le Collège de France, etc. ».

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

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Projection de décors au théâtre et à l’opéra

Posté par diaprojection le 3 février 2012

Dans les années 1920 / 1930 on utilisait de grosses lanternes de projection dissimulées derrière la toile de fond de scène pour projeter des décors peints ou photographiques.

Voir : Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle

Projection de décors au  théâtre et à l’opéra dans Images projetees Theatre-02-75x150  Theatre-01-93x150 dans Lanternes de projection

Cela permettait d’éviter le matériel encombrant de certaines mises en scène et offrait la possibilité d’animer les décors grâce à l’utilisation de plusieurs lanternes de projection.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

Theatre-03-129x150Projecteur sextuple fabriqué dans les années 30 par les établissements Paul BAUDIN constructeur au n°53 rue Vivienne, Paris IIe. Cet appareil a été utilisé à l’Olympia « où il sert à projeter la revue navale de Spithead, avec feux d’artifices ».

Theatre-04-101x150  Système imaginée par le peintre Eugène FREY (1864-1930), permettant de projeter des plaques sur lesquelles il avait finement peint les sujets à projeter. En combinant le mouvement des appareils et le passage successif d’une série de plaques, on obtenait sur la toile de fond que le public voyait par transparence, des effets de décor et des scènes animées.

Dans les années 30, le créateur Mariano FORTUNY Y MADRAZO* (1871-1949) prenait des photos très étudiées afin de servir ensuite de décor pour des spectacles : scène d’orage pour les “Maîtres Chanteurs” de Wagner, joué en décembre 1931 au théâtre  Royal de Rome, ou encore vues de Grenade pour les décors de “La Vie Brève” de Manuel De Falla présenté à la Scala de Milan.

Ces projections de décors ne sont pas sans rappeler les fameux spectacles de fantasmagorie du XVIIIe siècle.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

 

* Mariano FORTUNY Y MADRAZO (1871-1949) fut l’un des artistes les plus créatifs de son temps.

Il est né en 1871 à Grenade, en Espagne. Son père, Mariano FORTUNY Y MARSAL, était un peintre et un collectionneur éclectique de tissus et tapis orientaux anciens, de céramiques et d’armoiries. Celui-ci mourut quand Mariano n’avait seulement que trois ans et sa mère, elle aussi très impliquée dans l’art, décida de déménager toute la famille à Paris où Mariano commença à peindre. En 1889, la famille  déménage pour Venise. Mariano établit son atelier laboratoire dans un magnifique palais vénitien (Palazzo Pesaro Orfei), qui plus tard s’appellera le Palazzo Fortuny, aujourd’hui le Musée Fortuny. Il meurt dans son palais vénitien en 1949 et est enterré dans le Cimetière de Verano à Rome.

Mariano FORTUNY dédia toute sa vie à l’Art : il fut un excellent créateur de vêtements et de tissus, mais il s’est aussi intéressé à de nombreuses disciplines artistiques, telles que le design d’intérieur et la scénographie, la peinture, la photographie, l’architecture et la création de lampes.

Pour plus d’informations : http://www.museiciviciveneziani.it/frame.asp?musid=2&sezione=musei

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Accessoires pour projections familiales

Posté par diaprojection le 30 janvier 2012

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Après avoir fait le bonheur d’une ou deux générations d’enfants, les petites lanternes magiques n’étaient plus à la mode à la fin du XIXe siècle. On trouvait alors dans un certain nombre de journaux anglo-saxons des annonces proposant, en plus d’une petite lanterne magique, un lot d’accessoires permettant d’organiser des spectacles à la manière des professionnels.

Voir : MAGIC LANTERN EXHIBITIONS in the Ladies’ Home Journal

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« Les jeunes gens peuvent non seulement tirer beaucoup de plaisir en donnant des spectacles de lanterne magique, mais aussi se former aux affaires auxquelles ils auront à se confronter plus tard, dans divers domaines tels que la gestion, la pose d’affiches publicitaires, la vente de billets, etc. ce qui leur donnera quelques idées rudimentaires pour faire de l’argent et les mettre sur ​​la route de la réussite professionnelle ».

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Chaque kit de projection se compose d’une lanterne de projection avec sa lampe d’éclairage, d’un certain nombre de vues colorées et de plaques mécaniques accompagnées d’un livret avec les commentaires, d’affichettes pré-imprimées pour annoncer les spectacles et de tickets d’entée cartonnés.

Plank-17b-82x150La lanterne “Gloria” présentée sur l’annonce ci-dessus est fabriquée par la fameuse usine Ernst Plank de Nuremberg. Elle est fabriquée dans un solide acier russe et possède un objectif réglable à crémaillère. L’éclairage est fourni par une lampe à pétrole à double ou triple brûleur qui offre une lumière exceptionnellement blanche et lumineuse.

Voir : Lanternes magiques Ernst PLANK

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La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

Posté par diaprojection le 29 janvier 2012

La Ligue de l'Enseignement et l'Education Populaire dans Images projetees Enseignement-11-150x103  Une école de village au milieu du XIXe siècle. Tableau de Albert ANKER (1831-1910). Source : diapositive pédagogique Diastrex années 60.

Un grand mouvement d’éducation populaire, la “Ligue française de l’Enseignement”,  est créé en 1866 par Jean MACE (voir PORTRAITS) dans le but de promouvoir l’école « gratuite, obligatoire et laïque ». Avec l’arrivée de Jules FERRY (1832-1893) au ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-arts, et sous l’influence d’autres membres de la Ligue, le Parlement vote plusieurs lois scolaires fondamentales : gratuité de l’enseignement primaire le 16 juin 1881, obligation et laïcité le 28 mars 1882.

Enseignement-12-106x150 dans Projection et Enseignement  “L’instruction c’est la lumière” gravure caractéristique du mouvement d’enseignement populaire qui s’est développé durant la IIIe République. Imprimerie Leriche 1885. De chaque côté du temple de la connaissance surmonté par la locution “Fiat Lux*”, se trouvent les étendards des Associations ouvrières, Chambres syndicales, Sociétés coopératives, Sociétés de sauveteurs, Franc-maçonnerie, Ligue de l’Enseignement, etc. Source : diapositive pédagogique Diastrex années 60.

En Grande-Bretagne, un mouvement d’aide aux enfants déshérités “Band of Hope” s’est développé à partir du milieu du XIXe siècle.

Voir : Band of Hope – temperance slides

En 1886, plus du tiers des députés et des sénateurs français sont membres de la Ligue de l’Enseignement. Toutefois, les lois scolaires ne sont pas toujours appliquées.

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«  Tandis que dans les pays voisins, en Angleterre, en Belgique, en Allemagne, les projections sont d’un usage courant dans l’enseignement, en France elles n’ont qu’une application restreinte ; on dirait que l’Université a peur de la ridicule lanterne magique ! ». Manuel pratique de la lanterne de projection, par H. FOURTIER 1889.

Une trentaine d’années avant cette déclaration, l’abbé MOIGNO fut l’un des premiers conférenciers à utiliser un appareil de projection.

Voir : L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifiqueEnseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIERProjection éducation populaire

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Créée initialement pour instaurer l’école publique laïque et gratuite pour tous, la Ligue s’active ensuite à développer l’éducation hors de l’école – qui prendra par la suite le nom d’œuvres post-scolaires. Jean MACE affirme en 1894 « Parce qu’on a conquis l’Ecole, est-ce bien le moment de se croiser les bras ? Entre l’Ecole et le Régiment, l’adolescent traverse une période où la Loi ne l’atteint plus ».

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Ce grand mouvement d’éducation va se développer partout en France et dans les Colonies par le biais de nombreux “Cercles” locaux, reconnus d’utilité publique. Vers le milieu des années 1870, il existe plus de 200 sociétés et associations de toutes sortes (cercles politiques, d’éducation populaire,…) affiliés à la Ligue, regroupant plus de 30 000 adhérents. Ce mouvement connait un tel succès qu’il inspirera au gouvernement la loi de 1901 sur les associations.

Voir : La Société Nationale des Conférences Populaires

Enseignement-21-150x110  « A l’occasion du passage à Paris des directeurs et directrices d’écoles normales et des inspecteurs primaires réunis en congrès pédagogique, le ministre de l’instruction publique a décidé qu’une séance de projections photographiques appliquées à l’enseignement (géologie, botanique, minéralogie, architecture, etc.) serait donnée dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, le 30 mars 1880. Cette séance, qui avait attiré une grande affluence, a offert le plus vif intérêt. Un des professeurs d’un grand établissement scientifique* a accompagné d’explications techniques les sujets scolaires qui étaient mis sous les yeux des assistants. » Source : L’Univers Illustré n°1307 du 10 avril 1880.

* Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Après la mort subite de Jean MACE, en décembre 1894, Léon BOURGEOIS (1851-1925) préside la Ligue avant de devenir Président du Conseil le 1er novembre 1895 (c’est à dire chef du gouvernement). Au congrès du Havre, qui se déroule en 1895, celui-ci confirme qu’il est nécessaire de doter le pays d’un ensemble d’institutions auxiliaires et complémentaires à l’école telles que « les cours de perfectionnement pour adultes, les bibliothèques, les cercles et les sociétés de lecture populaire, enfin les divers modes de patronage de l’enfant avant, pendant et après l’école ».

Voir : APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

Enseignement-17-150x101  Fête organisée par la Ligue de l’Enseignement, en juin 1904 en l’honneur de l’enseignement primaire et présidée par Emile LOUBET, président de la République. Départ du cortège au pied du Trocadéro.

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La séparation des Eglises et de l’Etat, en 1905, oblige les catholiques à réorganiser les structures cléricales pour des motifs financiers et pastoraux. Il existe une véritable émulation entre les organisations laïques des œuvres postscolaires et parascolaires et les œuvres religieuses. Dans les années 1905-1907, l’essor rapide de la “Société Républicaine des Conférences Populaires” amène les catholiques à répliquer avec “l’œuvre Diocésaine des Conférences Populaires”.

Dans les années 20, la Ligue se restructure. Le principe fédératif est introduit dans l’organisation. Elle prend alors le nom de « Confédération générale des œuvres laïques scolaires, postscolaires, d’éducation et de solidarité sociale ».

 

* Fiat Lux est une locution latine figurant au début de la Genèse. Il s’agit de la première parole divine associée à la création du monde, pouvant être traduite en français par « Que la lumière soit ».

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La Société Nationale des Conférences Populaires

Posté par diaprojection le 22 janvier 2012

La Société Nationale des Conférences Populaires dans Images projetees Conference-01-150x91

En 1890, alors qu’il a un peu plus de 30 ans, Emile Jean GUERIN-CATELAIN (voir PORTRAITS) fonde la “Société nationale des Conférences Populaires” afin de « répandre gratuitement l’enseignement primaire supérieur parmi les adultes des deux sexes, dans toutes les communes de France, d’Algérie et des Colonies… ainsi que dans les Régiments et la Marine ». Pour cela, il s’est probablement inspiré des fameux “dîners Magny” très en vogue sous la IIIe République*.

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En 1895, le ministère de l’Instruction Publique met à la disposition des sociétés d’instruction populaire « les appareils de projections lumineuses et les collections de vues photographiques pouvant servir à l’enseignement dans les cours d’adultes et les conférences populaires ». L’année suivante, des collections de vues, dont il avait été fait don au ministère par deux sociétés d’enseignement, sont déposées au Musée pédagogique. La “Société nationale des Conférences Populaires” se charge d’assurer à ses frais l’expédition des vues, leur entretien et la correspondance. Celle-ci possède 50 appareils de projection qu’elle met gratuitement à la disposition des conférenciers.

Conference-06-150x128  « Messieurs les conférenciers sont invités à projeter en début de chacune de leurs conférences une vue passe-partout en inscrivant sur la partie claire le titre du sujet du jour ».

Conference-03-150x101  Conference-04-150x101Ouvrage de 476 pages couvrant l’année scolaire 1909-1910. On y trouve l’ensemble des bulletins mensuels publiés par la Société Nationale des Conférences populaires. Les planches de vues illustrant les conférences ne sont pas incluses dans le livre.

Pour diffuser les connaissances professionnelles, cette Société crée, sous le nom de “Veillées rustiques”, des conférences  destinées à ses membres et correspondants des sections départementales. « Publiées primitivement à intervalles irréguliers et envoyées trois ou quatre fois par an, en bloc, ces conférences parurent à partir de 1906, en bulletins mensuels semblables à une véritable revue comprenant d’agréables causeries scientifiques, littéraires et récréatives accompagnées de dessins, puisque l’illustration est devenue un des modes les plus estimés de l’éducation populaire ». En 4 mois, du 1er octobre 1897 au 30 janvier 1898, la Société distribue gratuitement en France 85 618 conférences imprimées par ses soins. Les vues circulent dans toute la France en franchise postale, aller et retour, à destination des recteurs, des inspecteurs d’académie, des inspecteurs primaires, des instituteurs et institutrices publiques. Le service de projections prend un rapide essor : en 1908-1909, le chiffre des envois s’élève à 37 340. (Source : ifé – Institut français de l’Education) et la “Société nationale des conférences populaires” compte plus de 8 000 collaborateurs.

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Durant l’année 1909-1910, le Conseil d’administration de la Société ouvre un concours pour la création d’une affiche destinée à annoncer les conférences, en reprenant les principaux termes figurant dans le document ci-dessus. La commission de Propagande choisira la meilleure œuvre dont l’auteur sera récompensé par une médaille de vermeil accompagnée d’un “module spécial”, le second aura une médaille d’argent et le troisième une médaille de bronze.

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Tous les ans au mois d’avril, chaque secrétaire des Sections départementales doit adresser au Secrétaire général de la Société un rapport sur la marche de sa section durant l’exercice écoulé (nombre de conférences, résultats acquis, desiderata), en y joignant un état de propositions de récompenses pour les conférenciers de la section. « La commission des récompenses s’est réunie pour étudier et arrêter la liste des candidats à proposer pour les médailles d’honneur de la “Société nationale des conférences populaires ».

Pour plus d’informations voir : http://cnum.cnam.fr/CGI/sresrech.cgi?8XAE565/0299

 

* Au XIXe siècle, les “hommes d’élites” se retrouvaient entre-eux dans des cercles, des restaurants ou des cafés ou l’on débâtait d’art et de littérature. « Il s’agissait de réunions périodiques entre hommes prenant la forme de repas, la plupart du temps au restaurant, parfois chez un membre du groupe, qui se sont multipliées à partir des années 1860 et qui ont constitué une convivialité à la mode sous la Troisième République ».

Source : http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2004-1-page-21.htm

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