Protégé : Dossier de presse LUMINEUSES PROJECTIONS

Posté par Patrice Guerin le 30 avril 2016

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Le Rétroprojecteur ou Overhead projector

Posté par Patrice Guerin le 21 avril 2016

Retroproj 01  Retroproj 02  Vues sur verre anglaises fin XIXe siècle

Au XIXe siècle, certains accessoires peuvent se placer à l’avant du projecteur pour dévier le rayon lumineux verticalement avant de le renvoyer à l’horizontal vers l’écran. Cela permet de placer des solutions liquides dans une cuvette en verre ou toute autre préparation devant être placée à plat. Occasionnellement on pouvait écrire mais la surface lumineuse était très réduite (10 cm de diamètre).

Voir : Support à réflexion horizontal MOLTENI

Retroproj 03  Couverture du catalogue ZEISS Belsazar – 1935

«  Suite aux suggestions appropriées de professeurs en Allemagne, nous avons été amenés à concevoir un “Appareil de Projection d’Ecriture” qui met fin aux tableaux noirs avec ses craies et la poussière qui en résulte. Un des premiers utilisateurs de ce nouvel instrument, à l’Université de Göttingen, l’a nommé « Belsazar”* : nous avons nous-mêmes adopté ce nom pour l’appareil. »
Source notice Carl ZEISS Jena – Septembre 1935

Voir : ZEISS IKON A.G.

Grace à cet appareil, Le conférencier ou l’enseignant, reste toujours face à son public. Il écrit de manière habituelle sur une surface horizontale recouverte de Cellophane, et aussitôt son écriture apparaît en grandes dimensions sur l’écran de projection. Au lieu d’avoir à nettoyer le tableau noir, il tourne la bande de Cellophane à l’aide d’un bouton et une nouvelle surface vierge apparaît. De plus ce système permet de conserver les textes précédents et de pouvoir y revenir le cas échéant.

Retroproj 04  Rétroprojecteur ZEISS Belsazar – 1935

« La projection de vues fixes sur un écran peut sembler parfois incomplète pour illustrer parfaitement certains cours dans lesquels on doit faire ressortir les uns après les autres les éléments qui composent l’ensemble projeté. Dans ce cas, au fur et à mesure de ses explications, l’animateur déplace en général sur l’écran, une longue baguette de bois… ce qui nécessite la présence de celui-ci près de l’écran et le partage de son attention entre celui-ci, son commentaire et son auditoire. »
Source : “Moyens audio viduels d’enseignement” publié par l’Association Française pour l’Accroissement de la Productivité – Novembre 1953

Retroproj 05

Avec l’Omniscope (ou rétroprojecteur), l’animateur fait face à son auditoire et présente sur la tablette éclairée de l’appareil les documents ou un point particulier de celui-ci sans avoir à se déplacer ni à se retourner, la projection se faisant sur un écran placé derrière lui, d’où le nom anglais “Overhead projector” traduit par “Projecteur par dessus la tête”.

Retroproj 06

Le rétroprojecteur est un appareil muni d’une forte lampe à miroir (1 & 2), parfois ventilée, dont la lumière est dirigée à la verticale vers un condensateur (3) et une plaque de verre (4) sur laquelle on pose le transparent de rétroprojection. Une tête de projection composée d’un objectif (5) et d’un miroir (6), maintenu au dessus du transparent par un bras articulé, permet de renvoyer l’image à l’horizontal vers l’écran situé derrière le manipulateur (ou formateur). « Il est équipé d’une lampe à incandescence de 750w en 110v ou d’une lampe à vapeur d’iode qui permet avec un très faible encombrement, une luminosité bien supérieure à celle obtenu par les lampes à incandescence. Le haut rendement de luminosité de l’appareil permet de travailler en salle complètement éclairée. »
Source : “Les moyens audio-visuels au service de la formation et de l’information” numéro spécial d’Inter Productivité n°100 décembre 1964

A ne pas confondre avec l’épiscope, beaucoup plus ancien, qui permet de projeter des documents opaques.

Retroproj 07  North Carolina State University – NCSU Libraries

Cet appareil fut largement employé par les américains à la fin de la deuxième Guerre Mondiale pour faire de la formation de masse à l’armée. Il est développé dans les années 1960 par un ingénieur de la société 3M qui deviendra par la suite le leader de ce marché tant en ce qui concerne les appareils que les fournitures.

Retroproj 08

De gauche à droite : “Belshazar” de J. Chotard – “Vu-Graph” de Audio Vision France – “Diareflet” de O.G.C.F. – “LME 500” de Le Matériel d’Enseignement. NB Les deux derniers appareils sont agréés par le Ministère de l’Education Nationale.

Arrivés en France avec le plan Marshall, le rétroprojecteur est utilisé dès le milieu des années 1950 sous le nom de “Omniscope” ou de “rétroscripteur”. Il permet de projeter des supports transparents de grand format (généralement A4) sur lesquelles on peut écrire, dessiner, compléter des tableaux, voir même décomposer le sujet à l’aide de divers caches opaques. « Un rouleau de cellophane, se déplaçant dans les deux sens sur la plage lumineuse permet, à l’aide d’un crayon gras facilement effaçable, soit d’écrire comme sur un tableau noir au fur et à mesure de l’exposé, soit de préparer ses textes ou dessins à l’avance comme sur le tableau papier. Enfin si le document doit être utilisé plusieurs fois, il est conseillé de le réaliser sur cellophane séparée, entourée d’un cache en carton comme celui des diapositives. Dans ce cas on utilise un stylo à encre à alcool avec pointe de feutre dont les coloris sont fidèlement respectés à la projection et qui ne s’effacent qu’à l’aide de certains produits. »
Source : “Les moyens audio-visuels au service de la formation et de l’information” numéro spécial d’Inter Productivité n°100 décembre 1964

Retroproj 11

Dans les années 1970, des entreprises se spécialisent dans la production et l’édition de transparents pour rétroprojection. Les documents sont d’abord créés en noir et blanc ou en couleur sur papier format A4 puis reproduit sur films de différentes qualités suivant les besoins : films négatifs (texte en jaune sur fond bleu foncé par exemple), films positifs, ou films couleurs de type Cibachrome. « en superposant des transparents les uns après les autres, il est possible de faire apparaître successivement les différentes parties d’un sujet (construction progressive d’une carte de géographie, d’un schéma complexe, etc.). Les caches mobiles sont utiles pour dérober à la vue, sur l’image, certains éléments que l’on désire faire apparaître progressivement… Il est même possible d’employer un support transparent enduit de noir de fumée ou de vernis opaque, qu’il suffit de gratter avec une pointe sèche pour faire apparaitre certaines parties du document. »
 Source : “Audio visuel, moyens, arts et techniques” Publications Photo-Revue Paris – 1972

Dans les années 90, le rétroprojecteur est connecté à l’ordinateur pour la projection de vues fixes, tandis que les premiers vidéoprojecteurs permettent de projeter des vidéos animées.

retroproj 12  retroproj 14   Cet article a été remarqué par la presse qui s’en est fait l’écho.

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* D’après l’Ancien Testament, livre de Daniel, Belshazzar (Balthazar, dernier roi de Babylone) aurait demandé à ses savants de traduire et d’interpréter une écriture “fantomatique” figurant sur les murs de son palais de Babylone. Celle-ci annonçait une catastrophe imminente. La nuit suivant Belshazzar est tué et le royaume de Babylone divisé entre les Perses et les Mèdes.

 

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Exposition : Lumineuses Projections !

Posté par Patrice Guerin le 5 mars 2016

Avril 2016 à janvier 2017 au Musée National de l’Education à Rouen

Munae 1

A la fin du XIXe siècle les Projections Lumineuses entrent dans l’enseignement scolaire français et témoignent de la capacité de l’instruction publique à intégrer des innovations techniques. Elément significatif du développement de la “pédagogie par l’image”, ce dispositif novateur participe pleinement à la révolution pédagogique qui s’opère sous la IIIe République.

Voir : Les projections à l’école

Munae 2

A travers un ensemble de collections patrimoniales publiques et particulières (appareils de projections, vues sur verres, vues sur papier, films fixes et diapositives, iconographie, archives) et de dispositifs multimédia d’accompagnement (vidéos, bornes connectées), l’exposition couvre toute l’histoire des Projections Lumineuses, de la lanterne magique du XVIIIe siècle aux projecteurs de diapositives des années 60, à travers 8 espaces clairement identifiés.

1 – Colportage et fantasmagorie au XVIIIe siècle CLIQUER ICI
2 – La lanterne magique en famille au milieu du XIXe siècle CLIQUER ICI
3 – Education Populaire et sociétés philantropiques dans les années 1860 / 1880 CLIQUER ICI
4 – Les collections de vues sur verre à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
5 – Les différents appareils et constructeurs à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
6 – Usage scientifique des projections CLIQUER ICI
7 – Le cinéma d’enseignement dans les années 30 CLIQUER ICI
8 – Films fixes et projecteurs de diapos des années 50 CLIQUER ICI

Munae 3  Affiche de l’exposition composée à partir d’une illustration de Mucha

Voir : Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

Cette exposition conçue par Anne Quillien, commissaire principale, et Patrice Guérin, commissaire adjoint, se déroulera au Musée National de l’Education (MUNAE) à Rouen, 185 rue Eau de Robec, du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017.

Voir : Lumineuses Projections : les dispositifs multimédias

Visites guidées : 11 mai, 22 juin, 10 août à 15 h.
Ateliers jeune public : 13 avril, 20 juillet, 17 août à 14 h 30.
Conférences-projections : 27 avril, 2 mai, 22 juin, 7 juillet.

Programme pour le second semestre à venir ultérieurement.

Pour plus d’informations sur le Musée : CLIQUER ICI
Pour voir d’autres visuels : CLIQUER ICI

LES CONFERENCES

Munae 12  LA CONQUÊTE DE LA LUMIÈRE

Durant des millénaires, l’homme a cherché à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fil des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil. Patrice Guérin, collectionneur et auteur du livre intitulé “Du Soleil au Xénon”, reviendra sur l’histoire de la conquête de la lumière et des projections lumineuses.

• Conférence au centre d’expositions, le mercredi 27 avril à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 11  LE FILM FIXE : UNE RÉVOLUTION POUR LE MONDE DE L’ENSEIGNEMENT

Mis en place dès le milieu des années 1920, le film fixe d’enseignement a introduit une nouvelle culture à l’école et à côté de l’école : la culture de l’image. Avec de nombreux exemples illustrés, Didier Nourrisson, professeur d’histoire contemporaine à l’université Claude-Bernard (Lyon-I) et à l’ESPE de Lyon, évoquera les fondements de cet apprentissage pour tous.

• Conférence au centre de ressources le lundi 2 mai à 18 h 30, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Conf. Molteni Munae  MOLTENI, LA PROJECTION FAITE HOMME

L’histoire des projections lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi-siècle, il assurera de multiples projections, fabriquera des appareils de grande qualité et développera une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection. Patrice Guérin, qui prépare une monographie illustrée sur la Maison Molteni présentera ses plus récentes recherches sur ce grand nom de la projection au XIXe siècle.

• Conférence au centre d’expositions le mercredi 22 juin à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Munae 10  EN BATEAU, EN CHAR À BOEUFS, EN AÉROPLANE…

Grâce aux vues sur verre, les maîtres d’école faisaient voir l’ailleurs et la modernité : comme leurs auditeurs, venez découvrir la grande diversité des moyens de transport en usage vers 1900.

• Conférence au centre de ressources le jeudi 7 juillet à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 9Livre / Catalogue de l’exposition largement illustré

Un ouvrage en rapport avec l’exposition est publié par Canopé éditions. Il approfondit un certains nombres de sujets présentés dans l’exposition grâce à des articles écrits par différents auteurs : Delphine Diaz, Yves Gaulupeau, Patrice Guérin, Thierry Lefebvre, Laurent Mannoni, Didier Nourisson, Anne Quillien, Annie Renonciat, Isabelle Saint Martin, Christel Taillibert.

Disponible sur le Réseau Canopé

 

 

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La Pastorale de Noël

Posté par Patrice Guerin le 22 décembre 2015

Pastorale 01

La Pastorale de Noël, est un oratorio de 22 minutes en cinq parties (La veille de Noël – La nuit de Noël – La crèche – L’Etoile et les mages* – Les rois mages à la crèche) avec prologue, le tout accompagné de projections lumineuses en 30 tableaux. La date de la composition remonterait à 1904, cependant, dans une lettre écrite en 1970, Paul PARAY (1886-1979) précise qu’il l’aurait écrite en 1907 et publiée la même année à la MAISON DE LA BONNE PRESSE. Dans une lettre de janvier 1955, PARAY écrit à sa fille Monique : « ce que tu dis de ton adaptation en anglais de quelques passages de ma “Nativité” m’intéresse vivement. J’avais composé cette œuvrette en une nuit, dans ma petite chambre de bonne de la rue Rougemont. J’avais 18 ans…  comme c’est loin ! » . Cette œuvre fut sans doute inspiré par “L’Enfance du Christ” de Berlioz « cette pure musique vocale s’inscrit résolument dans la tradition romantique de Berlioz ».

Source : http://www.paulparay.fr/lintegrale_grotto.html

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Pastorale 02Catalogue Maison de la Bonne presse “Séries de vues” 1911

Classée dans les “Grandes pièces d’ombres” du catalogue de la MAISON DE LA BONNE PRESSE, cette œuvre originale, d’un genre distinct des pièces d’ombres, est un tableau vivant dans un vrai décor. «C’est la reconstitution de la Nativité, présentée avec une vérité et une vie touchantes, rehaussés par une partition d’un charme exquis.» Le scénario est de H. LE SABLAIS*, la musique de Paul PARAY et les décors de BAROZZIO.

* “LE SABLAIS” est le pseudonyme de Honoré (Auguste) BROCHET (1870-1947) : cliquer ici

Pastorale 20 Prologue

Pastorale 11  I – La veille de Noël

Pastorale 12  II – La nuit de Noël

Pastorale 13 III – La Crèche

Pastorale 14  IV – L’Etoile et les Mages

Pastorale 16  V – Les Rois Mages à la Crèche

La Pastorale de Noël fut écrite pour chant et chœur à l’unisson (avec une seconde voix par intermittence) et un simple accompagnement de piano. Une copie de cette édition est conservée à la BNF. Plus tard, une adaptation pour voix mixtes a été réalisée par d’anciens élèves de la maîtrise Saint-Evode à Rouen.

Pastorale 07  Pastorale 08  Pastorale 09  Livret musical édité par les éditions Jobert à Paris © 2004

Cette publication fait suite à la partition publiée et à la photocopie du manuscrit d’un copiste, aux mains de la propre fille du compositeur. La partie chorale est un arrangement pour chœur mixte empruntant certaines idées à la version de la maîtrise de Rouen. La Pastorale de Noël a été jouée le 24 décembre 2000, peu avant la Messe de Minuit, dans l’Eglise de l’Assomption Grotto Church (l’Eglise de la Grotte) à Détroit (Michigan) sous la direction du révérend Eduard Perrone.

Pastorale 17

Sources : partition publiée par les Editions Jobert en 2004 et catalogue de la Maison de la Bonne Presse de 1911.

* Quelques années auparavant, la Maison MAZO éditait une pièce d’ombres intitulée “La Marche à l’Etoile”, mystère en 10 tableaux sur un poème et une musique de Georges FRAGEROLLE et des dessins de Henri RIVIERE.

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Originaire du Tréport, Paul PARAY disait volontiers que « toute musique digne de ce nom doit pouvoir être chantée », et ce n’est pas un hasard si ses compositions privilégient la mélodie.

Biographie de Paul PARAY : http://www.paulparay.fr/paray_biographie.html

 

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L’éclairage électrique pour lanternes familiales

Posté par Patrice Guerin le 7 décembre 2015

Electricite 01

Le  catalogue RADIGUET & MASSIOT consacré aux “Eclairages usités en projection”, édité au début du XXe siècle, présente plusieurs systèmes d’éclairage pour une « utilisation dans les appartements possédant des canalisations inférieures à 5 ampères ».

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Il existe trois systèmes d’éclairage pouvant être proposés à toute personne possédant le courant électrique.

Electricite 02Ampoule à filament carbone pour la projection

1° – L’éclairage par lampe à incandescence, aussi appelé incandescence dans le vide (ampoule électrique) modèle ordinaire de 16 bougies ou lampes dites “Focus” de 50 à 100 bougies. Cet éclairage permet d’obtenir une image de 1,50 mètre au maximum, « c’est une sorte de lanterne magique pour amuser les enfants ».

Voir : Invention de l’ampoule électrique

Electricite 03Lampe borne NERNST pour le projection

2° – L’éclairage par lampe à incandescence à l’air libre de marque “Nernst”, dont le principe consiste à chauffer jusqu’à l’incandescence une matière très résistante dans laquelle passe le courant électrique. Cet éclairage dégage l’utilisateur de tout soucis de réglage et donne une image bien éclairée de 2 mètres environ.

Voir : Ampoules à incandescence NERNST

Electricite 04Petit arc électrique pour la projection

3° – L’éclairage par arc électrique à faible débit pouvant être directement branché sur un circuit domestique ordinaire. Cet éclairage offre « aux personnes ne craignant pas un réglage un peut délicat » une image “éclatante” proportionnellement comparable à celles obtenues dans les salles de conférences. Il existe aussi des arcs à haut débit, jusqu’à 50 ampères, utilisés par les professionnels et nécessitant une installation électrique particulière.

Voir : Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

« Nous n’avons pas crû devoir créer un type spécial pour arc à faible débit exclusivement. Indépendamment de la fragilité, il n’y aurait eu qu’un avantage très minime en prix par rapport à nos modèles qui peuvent supporter une intensité de 10 ampères. Il faut donc que l’utilisateur dispose d’une canalisation convenable pour ce débit. Jusqu’à ce jour le courant alternatif ne permettait pas le fonctionnement d’un arc de faible intensité. Dans ce cas, l’arc a une tendance incessante à “tourner” autour des charbons, même en substituant au rhéostat ordinaire une bobine de self-induction. »

Electricite 05

Pour contourner ce problème, RADIGUET & MASSIOT met au point un dispositif nouveau permettant de “fixer” l’arc électrique du côté de la projection. « Pour bien maintenir celui-ci dans une direction fixe, vers le système optique, il suffit de placer contre les deux extrémités actives des charbons une gaine demi-circulaire en chaux très réfractaire. Celle-ci constitue une véritable paroi s’opposant au mouvement de l’arc. Elle devient incandescente et forme même un très utile réflecteur. » Cette gaine en chaux est insérée dans un support métallique terminé par une tige permettant de la fixer au support de projection.

 

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Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

Posté par Patrice Guerin le 22 novembre 2015

Photomicrographies

Le 22 mai 1881 est inauguré officiellement le laboratoire municipal de la Préfecture de Police, créé quelques mois auparavant dans le but d’étudier la falsification des produits alimentaires. Celui-ci occupe tout le rez-de-chaussée de la police municipale, ainsi que les sous-sols.

Prefecture 01

Après une rapide visite des diverses parties du laboratoire, monsieur WURTZ, doyen de la Faculté de médecine, prend la parole pour louer chaudement l’installation du laboratoire et exprimer le vœu que cet heureux essai devienne le point de départ de toute une organisation scientifique et utilitaire.

Prefecture 02

L’obscurité faite dans la salle, monsieur Jules GIRARD (1839-1921), secrétaire adjoint de la Société de Géographie, fait passer, sous les yeux de l’assistance, une série de projections d’animalcules microscopiques absolument saisissantes. Trichines, vers du fromage, végétations des biberons, cristaux du sang dans ses divers états, tout y a passé suscitant le plus vif intérêt.

Source : “L’Illustration” N°1999 du samedi 18 juin 1881.

Prefecture 03  “Photomicrographie” en cent tableaux pour projection, par Jules GIRARD. 1872

Presque dix ans plus tôt, l’abbé MOIGNO (voir PORTRAITS) publiait dans la collection “Actualités Scientifiques” un petit volume consacré à la “Photomicrographie” fait par monsieur Jules GIRARD. Ce document servait de texte à l’un des cours qu’il dispensait à la Salle du Progrès. En 1877, Jules GIRARD publie “Les plantes étudiées au microscope” sous la direction d’Edouard CHARTON (deuxième édition).

Empreintes digitales

Prefecture 04

En 1902 Alphonse BERTILLON (1853-1914) est le premier en France à identifier un criminel grâce aux empreintes digitales. Durant longtemps, cet examen se fit à la loupe  en comparant les empreintes conservées sur des fiches à celles du suspect. « La loupe est peu indiquée pour cet usage, car il faut un instrument ayant un vaste champ pour embrasser l’ensemble du dessin et un assez fort grossissement pour en découvrir les détails. »

En 1922 la Maison MASSIOT dépose un brevet pour un appareil dénommé “Epidactyloscope”, conçu selon les indications de monsieur BAYLE, directeur du service de l’Identité Judiciaire de la Seine. Cet appareil facilite l’examen des empreintes digitales en projetant celle-ci avec un agrandissement de 10 fois.

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Prefecture 07  Epidactyloscope Massiot – Catalogue Barbier & Thierry 1925 Document G.V.

L’appareil se compose essentiellement d’un projecteur spécial et de forme appropriée, éclairant puissamment une fenêtre en face de laquelle se déplace un chariot porte-fiche dans lequel on place le document à étudier. Un objectif, muni d’un miroir redresseur, permet une projection agrandie de l’empreinte sur le plan horizontal qui sert de support à l’appareil. La source lumineuse est constituée par une lampe à incandescence à filament ponctuel fonctionnant sur 110  volts « l’appareil est vivement éclairé par une lampe à réflecteur de 1000 bougies environ… ce qui permet l’examen des empreintes sans qu’il soit nécessaire d’être plongé dans l’obscurité ».

Prefecture 08  Prefecture 09  Source : service de la Mémoire et des Affaires Culturelles Préfecture de police de Paris

Pour identifier l’empreinte digitale laissée par le suspect, on place sa photographie sur une deuxième platine, située en regard du premier chariot sur lequel se situe la fiche signalétique destinée à être comparée à l’empreinte relevée. « L’opérateur, en comparant les empreintes tout à loisir, peut les identifier beaucoup plus vite et avec moins de fatigue qu’à la loupe. »

Prefecture 05  Prefecture 06

Il existe deux types d’appareils qui se différencient par la forme de leur chariot. Ils permettent soit la projection des fiches dactyloscopiques françaises, soit la projection des fiches du format anglais par un système de rouleau analogue à celui des machines à écrire. En 1925 l’appareil de type français avec objectif et lampe valait 1320 frs, tandis que l’appareil de type anglais valait 2600 frs. « Spécialement construit pour l’étude des empreintes digitales, l’épidactyloscope ne tardera sans doute pas à trouver d’autres applications scientifiques et industrielles, car il permet d’observer, considérablement agrandi, n’importe quel dessin ou objet ».

Source : “La Nature”  N°2536 du 11 novembre 1922.

 

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Spectacle de lanterne magique “Le fantôme de Robinson Crusoé”

Posté par Patrice Guerin le 20 octobre 2015

Vendredi 13 novembre 20 h au théâtre impérial de Compiègne

Compiegne 07 Filage de la projection au théâtre Impérial de Compiègne – A gauche le comédien Nathan Willcocks, au centre Laure Parchomenko et Laurent Mannoni, à droite la harpiste Aliénor Mancip - Photo PG

La lanterne magique, apparue au XVIIe siècle, est une machine d’optique qui a permis pour la première fois de projeter sur un écran, dans une salle obscure, des images peintes, fixes ou animées, représentant des fantômes, des voyages, des portraits, des illusions et visions oniriques, etc. « Ces appareils, conduits par des mains habiles, permettent en un mot d’élever la projection à un art véritable, lorsqu’ils font apparaître les tableaux et les défilés qui composent la mise en scène de ces épopées si connues des Cabarets Montmartrois à la fin du XIXe siècle ! » Citation d’Alfred MOLTENI, catalogue N°89 vers 1900.

Compiegne 02

La séance exceptionnelle proposée par la Cinémathèque française consistait à ressusciter cet art perdu. Durant 1h15, un public très nombreux a découvert, ébahi, les aventures de Robinson Crusoé, les fantômes et squelettes en tous genres de la fantasmagorie, ainsi que de jolies vues sur Napoléon avant de terminer par quelques séries humoristiques et les traditionnels chromatropes de toute beauté, le tout aux sons de la harpe et des commentaires du “bonimenteur”. Pour clore la projection, de surprenantes volutes ont envahi l’écran durant quelques minutes déclenchant des applaudissements extrêmement nourris.

Voir : Vues fondantes – Dissolving views - Projection de phénomènes météorologiques

Compiegne 04  Lanterne triple Riley Brothers à Bradford 1887 – Collection Cinémathèque Française

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

Ce spectacle, réalisé “à l’ancienne” grâce à une triple lanterne de projection est une création originale et n’a été représenté qu’une seule fois à Compiègne. Il a été rendu possible grâce aux collections de la Cinémathèque française et du Centre national de la cinématographie qui comprennent 25 000 plaques de verre de lanterne magique du XVIIIe siècle aux années 1900 – l’une des plus belles collections au monde.

Compiegne 08  Projection au théâtre Impérial de Compiègne – Photo PG

Deux “lanternistes” sont aux commandes de l’appareil de projection : Laurent Mannoni et Laure Parchomenko. Les projections sont accompagnées par le comédien Nathan Willcocks, la harpiste Aliénor Mancip et le bruiteur Zak Mahmoud.

Compiegne 09  Projection au théâtre Impérial de Compiègne – Photo PG

Ce spectacle constitue l’ouverture du Festival du film de Compiègne, sous la direction artistique de Laurent Véray.
Office de Tourisme de l’Agglomération de Compiègne place de l’Hôtel de ville 60200 Compiègne. Tél. 03 44 40 01 00.
Captation : Travel(l)ing Audiovisuel – 2015.

Pour en savoir plus : http://festivaldufilm.compiegne.fr/Comite%20d%20organisation.html

 

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Trousse d’objectifs Molteni

Posté par Patrice Guerin le 13 août 2015

En 1896, Alfred MOLTENI présente à la Société Française de Photographie une trousse d’objectifs destinée aux projectionnistes qui ont à intervenir dans différentes salles ou à projeter des épreuves de tailles différentes. « La trousse que j’ai l’honneur de présenter ce soir permet d’obtenir 15 grossissements différents variant de 28 à 110 cm de diamètre pour une distance de 10 mètres entre l’objectif et l’écran. »

Molteni trousseTrousse d’objectifs MOLTENI

Le coffret se compose d’un porte objectif à crémaillère à l’intérieur duquel se trouve un tube dans lequel s’adaptent les 5 lentilles-objectifs de diamètre indentique mais de focales différentes. La combinaison de ces lentilles permet d’obtenir les 15 combinaisons différentes de grossissements. Un diaphragme à iris permet d’employer l’ouverture convenable pour chaque combinaison. Une bague se fixant à l’avant du projecteur permet de monter ou démonter l’objectif suivant les besoins.

Voir : Trousse d’objectifs de projection

AVIS DE RECHERCHE
Merci de laisser un commentaire en bas de cet article si vous avez ou si vous connaissez cette trousse d’objectifs.

 

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Les projections à l’école

Posté par Patrice Guerin le 26 juillet 2015

Molteni 14  1880 – Conférence dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne

En 1880 Stanislas MEUNIER et Alfred MOLTENI font une conférence dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne pour “démontrer” l’intérêt des projections lumineuses dans les écoles. Ils ont un public de choix, ce sont les « directeurs et directrices d’écoles normales et des inspecteurs primaires réunis en congrès pédagogique à Paris ». Y assistent aussi des représentants d’académies et même du ministère de l’Instruction Public. « Cette séance, qui avait attiré une grande affluence, a offert le plus vif intérêt. Un des professeurs d’un grand établissement scientifique a accompagné d’explications techniques les sujets scolaires qui étaient mis sous les yeux des assistants. » Source : L’Univers Illustré n°1307 du 10 avril 1880

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Ecole 01

Depuis, l’utilisation des projections lumineuses dans les écoles, les lycées et les facultés s’est progressivement développée au grés des institutions, des enseignants et de ce que proposaient les fabricants de matériel et de vues.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE - Lanternes de projection HELIOS de Mazo - Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE - La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

Leblanc 07

Les projections se sont même largement développées auprès des adultes dans des conférences populaires données le soir après l’école ou le dimanche. « … Il faut avoir été au village, il faut avoir assisté à une conférence illustrée, dans un préau d’école, souvent dans une grange où l’on s’entasse à s’étouffer, pour comprendre combien l’on aurait tort de marchander leur joie et aux auditeurs et aux conférenciers. La conférence, pour le paysan, devient le journal parlé… pittoresque et explicatif ». Témoignage d’Edouard PETIT, inspecteur d’enseignement primaire dans un rapport datant de la fin du XIXe siècle.

Voir : L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école

AprEcole 04  Voir : APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

Il y eut la période des vues sur verres et des vues pelliculaires sur papier dans les années 1900, puis celle des films en bandes ou films-strip, des années 1930 aux années 1950, et enfin la grande époque de la diapositive dans les années 60… Certains s’en souviennent peut-être ! Il y eut aussi les séances de cinéma “pédagogique” plus ou moins bien animées par des professeurs qui n’étaient projectionnistes.

Voir : Les collections de vues pour projection MAZO - La collection de diapositives MOLTENI - Spectacle de lanterne magique : TROPHONIUS et Geneviève de BRABANT - Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm - Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

Ecole 02

Les témoignages sont rares, les appareils disséminées et les vues pour la plupart oubliées, hormis ce qu’ont pu conserver certains musées et passionnés faisant preuve d’abnégation car le sujet n’est pas “collector”.

Geo Gironde 04 Voir : Une leçon de géographie en 1905, par Henry MIRANDE

Aujourd’hui nous aimerions monter une belle exposition sur ce sujet inédit et demandons à toute personne qui aurait des objets, illustrations, documents ou témoignages, de nous laisser un message en bas de cet article afin que nous puissions documenter au mieux ce passionnant sujet.

Voir : Exposition : Lumineuses Projections !

 

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Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

Posté par Patrice Guerin le 23 juillet 2015

Huile 11  Depuis l’antiquité, l’huile végétale a été utilisée comme combustible dans les lampes d’éclairage.

Quelque soit le modèle, les lampes à huile ont toujours connu trois difficultés :
- L’huile était trop visqueuse et montait difficilement dans la mèche par capillarité ;
- la mèche avait tendance à charbonner et à s’éteindre à cause d’une mauvaise combustion :
- l’utilisation dégageait de la fumée et des mauvaises odeurs.

A la fin du XVIIIe siècle, on en est encore à « …des lampions pétillants et crâchants, qui possédaient une ou plusieurs mèches grossièrement tordues buvant une huile extrêmement visqueuse à même le vase, ce qui répandait dans toute la pièce une odeur détestable ! » Il faut attendre les nouvelles théories de la combustion, élaborées par LAVOISIER (1743-1794) dans les années 1770, pour qu’un certain intérêt envers cet éclairage, lié à un besoin accru de lumière se fasse ressentir.

Huile 02  A partir de 1780 plusieurs inventions vont permettre d’améliorer l’écoulement de l’huile et le fonctionnement du brûleur et de la mèche.

Vers 1780, le chimiste français Joseph Louis PROUST (1754-1826) invente une lampe à huile équipée d’un réservoir latéral placé un peu plus haut que le brûleur. L’huile descend naturellement jusqu’au bec par simple effet de pesanteur.

Huile 03  Huile 04  Brevet Argand – Source : archives INPI

En 1782, le physicien et chimiste suisse Aimé ARGAND (1750-1803) invente la lampe à huile à double courant d’air équipée d’une mèche cylindrique et d’une cheminée en tôle. Celle-ci est, paraît-il, « dix à douze fois plus puissante qu’une simple chandelle ». Quelques années plus tard, il fonde une manufacture de lampes à Versoix près de Genève.

Huile 05  Lampe Quinquet murale avec réflecteur plaqué argent

En 1784, le pharmacien Antoine QUINQUET (1745-1803), s’inspirant des inventions précédentes, commercialise une nouvelle lampe connue sous le nom de lampe Quinquet. Elle est équipée d’un réservoir latéral et d’un bec surmonté d’une cheminée en verre. Cette lampe peut être murale ou montée sur une longue tige verticale fixée sur un socle cylindrique.

Voir : Lanterne magique vernie noir

QUINQUET entreprend la fabrication de cette lampe en s’associant avec un ferblantier-épicier, spécialisé dans la vente d’huiles épurées. Parfaitement mise au point, celle-ci restera d’usage courant jusqu’à l’avènement du pétrole dans les années 1860. En 1872, l’abbé MOIGNO précise, dans son livre intitulé “L’art des projections” : « Si l’on veut que la lanterne donne le maximum de lumière, il faut l’armer d’une mèche neuve et sèche, et la remplir d’huile de baleine camphrée chaude ». En 1788, l’épuration de l’huile de colza, par LEROY-DE-LILLE, permet d’obtenir une lumière plus blanche et dépourvue de fumée.

Huile 12 Huile 15   Huile 14 Brevet d’invention N°140 du 4 brumaire an IX

Le 4 brumaire an IX (26.10.1800) l’horloger Guillaume CARCEL et le négociant Louis CARREAU déposent un brevet d’invention de 5 années « pour lampe nouvelle quils appellent« Lycnomena«  ». Pour cette invention, CARCEL obtient en 1854 un prix de l’Académie des Sciences. Cette lampe servit à FRESNEL pour ses travaux sur les phares et fut utilisée par DUMAS et REGNAULT en 1860 pour les essais photométriques du gaz de la ville de Paris. Le règlement qu’ils établirent resta en vigueur jusqu’en 1920. « La lampe Carcel rendu de grands services en photométriejusquaupremières années du XXe siècleElle fut presque le seul étalon photométrique employé en France et cest elle qui permit de définir la bougie décimale ». (1 bougie décimale = 0,104 unité Carcel).

La lampe Carcel possède un mécanisme composé d’une pompe actionnée par un moteur à ressort que l’on remonte avec une clé située au bas de la lampe. Elle est plus compliquée et plus coûteuse que la lampe Quinquet, mais beaucoup plus esthétique. On verra de nombreux modèles en métal, en bronze, en porcelaine, en verre, etc.

Huile 06Huile 07Huile 08 Lampe à modérateur FRANCHOT

Par la suite beaucoup de lampistes déposent des brevets pour améliorer ce système de lampes à pression : GAGNEAU en 1819, RIMBERT 1826, CARREAU 1834, FRANCHOT 1837. Certaines de ces lampes ont été réutilisées pendant la guerre de 1914-1918, car le pétrole se faisait rare.

Elles sont généralement équipée d’un mouvement d’horlogerie qui met l’huile sous pression afin qu’elle monte jusqu’au brûleur. Celui-ci est équipé d’un côté d’une clé pour remonter le mécanisme et de l’autre côté d’une molette pour régler la flamme.

Huile 09  Petite lampe à huile de lanterne magique

Quelque soit le type de lampe utilisée, son intensité pouvait varier du simple au double en fonction de la qualité de l’huile, de la préparation de la mèche et de son réglage en cours de combustion. L’huile devait être de bonne qualité, surtout dans les  les lampes Carcel ou les lampes à modérateurs. On pouvait améliorer le rendement lumineux en ajoutant à l’huile 100 grammes de camphre par litre, ce qui, pour une lampe de 8 à 10 lignes (ancienne mesure de longueur), permettait d’atteindre 13 à 16 bougies. Malgré ces artifices, la luminosité était faible et la chaleur dégagée faisait souvent claquer les plaques de verres sur lesquelles étaient peintes les images.

Huile 10  Fantascope équipé d’une lampe à huile de type Quinquet avec réflecteur parabolique

Les lampes QUINQUET et CARCEL ont été utilisées comme sources lumineuses dans la projection, comme on peut le voir en cliquant sur les liens ci-dessous. Monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS) précise, dans son livre “Instructions pratiques pour l’emploi des appareils de projections” : « les lanternes magiques communes sont munies de lampes simples, comprenant un godet en fer-blanc rempli d’huile dans lequel trempent une, deux ou trois mèches, brûlant à l’air libre, sans verre. Elles donnent, en général, plus de fumée que de lumière… Il existe aussi des lampes à double courant d’air, brûlant à blanc. Ces lampes peuvent être à réservoir inférieur ou à réservoir supérieur. »  Et MOLTENI de conclure « pour les personnes qui ne craignent pas d’introduire l’éclairage au pétrole dans leur intérieur, c’est parmi les éclairages ordinaires, celui qui donne le meilleur résultat ».

Voir : Appareils de famille MOLTENI, premiers modèles - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanterne magique Lampascope - Description et fonctionnement du Fantascope

 

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