Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

Posté par Patrice Guerin le 22 novembre 2015

Photomicrographies

Le 22 mai 1881 est inauguré officiellement le laboratoire municipal de la Préfecture de Police, créé quelques mois auparavant dans le but d’étudier la falsification des produits alimentaires. Celui-ci occupe tout le rez-de-chaussée de la police municipale, ainsi que les sous-sols.

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Après une rapide visite des diverses parties du laboratoire, monsieur WURTZ, doyen de la Faculté de médecine, prend la parole pour louer chaudement l’installation du laboratoire et exprimer le vœu que cet heureux essai devienne le point de départ de toute une organisation scientifique et utilitaire.

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L’obscurité faite dans la salle, monsieur Jules GIRARD (1839-1921), secrétaire adjoint de la Société de Géographie, fait passer, sous les yeux de l’assistance, une série de projections d’animalcules microscopiques absolument saisissantes. Trichines, vers du fromage, végétations des biberons, cristaux du sang dans ses divers états, tout y a passé suscitant le plus vif intérêt.

Source : “L’Illustration” N°1999 du samedi 18 juin 1881.

Prefecture 03  “Photomicrographie” en cent tableaux pour projection, par Jules GIRARD. 1872

Presque dix ans plus tôt, l’abbé MOIGNO (voir PORTRAITS) publiait dans la collection “Actualités Scientifiques” un petit volume consacré à la “Photomicrographie” fait par monsieur Jules GIRARD. Ce document servait de texte à l’un des cours qu’il dispensait à la Salle du Progrès. En 1877, Jules GIRARD publie “Les plantes étudiées au microscope” sous la direction d’Edouard CHARTON (deuxième édition).

Empreintes digitales

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En 1902 Alphonse BERTILLON (1853-1914) est le premier en France à identifier un criminel grâce aux empreintes digitales. Durant longtemps, cet examen se fit à la loupe  en comparant les empreintes conservées sur des fiches à celles du suspect. « La loupe est peu indiquée pour cet usage, car il faut un instrument ayant un vaste champ pour embrasser l’ensemble du dessin et un assez fort grossissement pour en découvrir les détails. »

En 1922 la Maison MASSIOT dépose un brevet pour un appareil dénommé “Epidactyloscope”, conçu selon les indications de monsieur BAYLE, directeur du service de l’Identité Judiciaire de la Seine. Cet appareil facilite l’examen des empreintes digitales en projetant celle-ci avec un agrandissement de 10 fois.

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Prefecture 07  Epidactyloscope Massiot – Catalogue Barbier & Thierry 1925 Document G.V.

L’appareil se compose essentiellement d’un projecteur spécial et de forme appropriée, éclairant puissamment une fenêtre en face de laquelle se déplace un chariot porte-fiche dans lequel on place le document à étudier. Un objectif, muni d’un miroir redresseur, permet une projection agrandie de l’empreinte sur le plan horizontal qui sert de support à l’appareil. La source lumineuse est constituée par une lampe à incandescence à filament ponctuel fonctionnant sur 110  volts « l’appareil est vivement éclairé par une lampe à réflecteur de 1000 bougies environ… ce qui permet l’examen des empreintes sans qu’il soit nécessaire d’être plongé dans l’obscurité ».

Prefecture 08  Prefecture 09  Source : service de la Mémoire et des Affaires Culturelles Préfecture de police de Paris

Pour identifier l’empreinte digitale laissée par le suspect, on place sa photographie sur une deuxième platine, située en regard du premier chariot sur lequel se situe la fiche signalétique destinée à être comparée à l’empreinte relevée. « L’opérateur, en comparant les empreintes tout à loisir, peut les identifier beaucoup plus vite et avec moins de fatigue qu’à la loupe. »

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Il existe deux types d’appareils qui se différencient par la forme de leur chariot. Ils permettent soit la projection des fiches dactyloscopiques françaises, soit la projection des fiches du format anglais par un système de rouleau analogue à celui des machines à écrire. En 1925 l’appareil de type français avec objectif et lampe valait 1320 frs, tandis que l’appareil de type anglais valait 2600 frs. « Spécialement construit pour l’étude des empreintes digitales, l’épidactyloscope ne tardera sans doute pas à trouver d’autres applications scientifiques et industrielles, car il permet d’observer, considérablement agrandi, n’importe quel dessin ou objet ».

Source : “La Nature”  N°2536 du 11 novembre 1922.

 

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Spectacle de lanterne magique “Le fantôme de Robinson Crusoé”

Posté par Patrice Guerin le 20 octobre 2015

Vendredi 13 novembre 20 h au théâtre impérial de Compiègne

Compiegne 07 Filage de la projection au théâtre Impérial de Compiègne – A gauche le comédien Nathan Willcocks, au centre Laure Parchomenko et Laurent Mannoni, à droite la harpiste Aliénor Mancip - Photo PG

La lanterne magique, apparue au XVIIe siècle, est une machine d’optique qui a permis pour la première fois de projeter sur un écran, dans une salle obscure, des images peintes, fixes ou animées, représentant des fantômes, des voyages, des portraits, des illusions et visions oniriques, etc. « Ces appareils, conduits par des mains habiles, permettent en un mot d’élever la projection à un art véritable, lorsqu’ils font apparaître les tableaux et les défilés qui composent la mise en scène de ces épopées si connues des Cabarets Montmartrois à la fin du XIXe siècle ! » Citation d’Alfred MOLTENI, catalogue N°89 vers 1900.

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La séance exceptionnelle proposée par la Cinémathèque française consistait à ressusciter cet art perdu. Durant 1h15, un public très nombreux a découvert, ébahi, les aventures de Robinson Crusoé, les fantômes et squelettes en tous genres de la fantasmagorie, ainsi que de jolies vues sur Napoléon avant de terminer par quelques séries humoristiques et les traditionnels chromatropes de toute beauté, le tout aux sons de la harpe et des commentaires du “bonimenteur”. Pour clore la projection, de surprenantes volutes ont envahi l’écran durant quelques minutes déclenchant des applaudissements extrêmement nourris.

Voir : Vues fondantes – Dissolving views - Projection de phénomènes météorologiques

Compiegne 04  Lanterne triple Riley Brothers à Bradford 1887 – Collection Cinémathèque Française

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

Ce spectacle, réalisé “à l’ancienne” grâce à une triple lanterne de projection est une création originale et n’a été représenté qu’une seule fois à Compiègne. Il a été rendu possible grâce aux collections de la Cinémathèque française et du Centre national de la cinématographie qui comprennent 25 000 plaques de verre de lanterne magique du XVIIIe siècle aux années 1900 – l’une des plus belles collections au monde.

Compiegne 08  Projection au théâtre Impérial de Compiègne – Photo PG

Deux “lanternistes” sont aux commandes de l’appareil de projection : Laurent Mannoni et Laure Parchomenko. Les projections sont accompagnées par le comédien Nathan Willcocks, la harpiste Aliénor Mancip et le bruiteur Zak Mahmoud.

Compiegne 09  Projection au théâtre Impérial de Compiègne – Photo PG

Ce spectacle constitue l’ouverture du Festival du film de Compiègne, sous la direction artistique de Laurent Véray.
Office de Tourisme de l’Agglomération de Compiègne place de l’Hôtel de ville 60200 Compiègne. Tél. 03 44 40 01 00.
Captation : Travel(l)ing Audiovisuel – 2015.

Pour en savoir plus : http://festivaldufilm.compiegne.fr/Comite%20d%20organisation.html

 

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Trousse d’objectifs Molteni

Posté par Patrice Guerin le 13 août 2015

En 1896, Alfred MOLTENI présente à la Société Française de Photographie une trousse d’objectifs destinée aux projectionnistes qui ont à intervenir dans différentes salles ou à projeter des épreuves de tailles différentes. « La trousse que j’ai l’honneur de présenter ce soir permet d’obtenir 15 grossissements différents variant de 28 à 110 cm de diamètre pour une distance de 10 mètres entre l’objectif et l’écran. »

Molteni trousseTrousse d’objectifs MOLTENI

Le coffret se compose d’un porte objectif à crémaillère à l’intérieur duquel se trouve un tube dans lequel s’adaptent les 5 lentilles-objectifs de diamètre indentique mais de focales différentes. La combinaison de ces lentilles permet d’obtenir les 15 combinaisons différentes de grossissements. Un diaphragme à iris permet d’employer l’ouverture convenable pour chaque combinaison. Une bague se fixant à l’avant du projecteur permet de monter ou démonter l’objectif suivant les besoins.

Voir : Trousse d’objectifs de projection

AVIS DE RECHERCHE
Merci de laisser un commentaire en bas de cet article si vous avez ou si vous connaissez cette trousse d’objectifs.

 

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Les projections à l’école

Posté par Patrice Guerin le 26 juillet 2015

Molteni 14  1880 – Conférence dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne

En 1880 Stanislas MEUNIER et Alfred MOLTENI font une conférence dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne pour “démontrer” l’intérêt des projections lumineuses dans les écoles. Ils ont un public de choix, ce sont les « directeurs et directrices d’écoles normales et des inspecteurs primaires réunis en congrès pédagogique à Paris ». Y assistent aussi des représentants d’académies et même du ministère de l’Instruction Public. « Cette séance, qui avait attiré une grande affluence, a offert le plus vif intérêt. Un des professeurs d’un grand établissement scientifique a accompagné d’explications techniques les sujets scolaires qui étaient mis sous les yeux des assistants. » Source : L’Univers Illustré n°1307 du 10 avril 1880

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Ecole 01

Depuis, l’utilisation des projections lumineuses dans les écoles, les lycées et les facultés s’est progressivement développée au grés des institutions, des enseignants et de ce que proposaient les fabricants de matériel et de vues.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE - Lanternes de projection HELIOS de Mazo - Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE - La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

Leblanc 07

Les projections se sont même largement développées auprès des adultes dans des conférences populaires données le soir après l’école ou le dimanche. « … Il faut avoir été au village, il faut avoir assisté à une conférence illustrée, dans un préau d’école, souvent dans une grange où l’on s’entasse à s’étouffer, pour comprendre combien l’on aurait tort de marchander leur joie et aux auditeurs et aux conférenciers. La conférence, pour le paysan, devient le journal parlé… pittoresque et explicatif ». Témoignage d’Edouard PETIT, inspecteur d’enseignement primaire dans un rapport datant de la fin du XIXe siècle.

Voir : L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école

AprEcole 04  Voir : APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

Il y eut la période des vues sur verres et des vues pelliculaires sur papier dans les années 1900, puis celle des films en bandes ou films-strip, des années 1930 aux années 1950, et enfin la grande époque de la diapositive dans les années 60… Certains s’en souviennent peut-être ! Il y eut aussi les séances de cinéma “pédagogique” plus ou moins bien animées par des professeurs qui n’étaient projectionnistes.

Voir : Les collections de vues pour projection MAZO - La collection de diapositives MOLTENI - Spectacle de lanterne magique : TROPHONIUS et Geneviève de BRABANT - Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm - Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

Ecole 02

Les témoignages sont rares, les appareils disséminées et les vues pour la plupart oubliées, hormis ce qu’ont pu conserver certains musées et passionnés faisant preuve d’abnégation car le sujet n’est pas “collector”.

Geo Gironde 04 Voir : Une leçon de géographie en 1905, par Henry MIRANDE

Aujourd’hui nous aimerions monter une belle exposition sur ce sujet inédit et demandons à toute personne qui aurait des objets, illustrations, documents ou témoignages, de nous laisser un message en bas de cet article afin que nous puissions documenter au mieux ce passionnant sujet.

Voir : Exposition : Lumineuses Projections !

 

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Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

Posté par Patrice Guerin le 23 juillet 2015

Huile 11  Depuis l’antiquité, l’huile végétale a été utilisée comme combustible dans les lampes d’éclairage.

Quelque soit le modèle, les lampes à huile ont toujours connu trois difficultés :
- L’huile était trop visqueuse et montait difficilement dans la mèche par capillarité ;
- la mèche avait tendance à charbonner et à s’éteindre à cause d’une mauvaise combustion :
- l’utilisation dégageait de la fumée et des mauvaises odeurs.

A la fin du XVIIIe siècle, on en est encore à « …des lampions pétillants et crâchants, qui possédaient une ou plusieurs mèches grossièrement tordues buvant une huile extrêmement visqueuse à même le vase, ce qui répandait dans toute la pièce une odeur détestable ! » Il faut attendre les nouvelles théories de la combustion, élaborées par LAVOISIER (1743-1794) dans les années 1770, pour qu’un certain intérêt envers cet éclairage, lié à un besoin accru de lumière se fasse ressentir.

Huile 02  A partir de 1780 plusieurs inventions vont permettre d’améliorer l’écoulement de l’huile et le fonctionnement du brûleur et de la mèche.

Vers 1780, le chimiste français Joseph Louis PROUST (1754-1826) invente une lampe à huile équipée d’un réservoir latéral placé un peu plus haut que le brûleur. L’huile descend naturellement jusqu’au bec par simple effet de pesanteur.

Huile 03  Huile 04  Brevet Argand – Source : archives INPI

En 1782, le physicien et chimiste suisse Aimé ARGAND (1750-1803) invente la lampe à huile à double courant d’air équipée d’une mèche cylindrique et d’une cheminée en tôle. Celle-ci est, paraît-il, « dix à douze fois plus puissante qu’une simple chandelle ». Quelques années plus tard, il fonde une manufacture de lampes à Versoix près de Genève.

Huile 05  Lampe Quinquet murale avec réflecteur plaqué argent

En 1784, le pharmacien Antoine QUINQUET (1745-1803), s’inspirant des inventions précédentes, commercialise une nouvelle lampe connue sous le nom de lampe Quinquet. Elle est équipée d’un réservoir latéral et d’un bec surmonté d’une cheminée en verre. Cette lampe peut être murale ou montée sur une longue tige verticale fixée sur un socle cylindrique.

Voir : Lanterne magique vernie noir

QUINQUET entreprend la fabrication de cette lampe en s’associant avec un ferblantier-épicier, spécialisé dans la vente d’huiles épurées. Parfaitement mise au point, celle-ci restera d’usage courant jusqu’à l’avènement du pétrole dans les années 1860. En 1872, l’abbé MOIGNO précise, dans son livre intitulé “L’art des projections” : « Si l’on veut que la lanterne donne le maximum de lumière, il faut l’armer d’une mèche neuve et sèche, et la remplir d’huile de baleine camphrée chaude ». En 1788, l’épuration de l’huile de colza, par LEROY-DE-LILLE, permet d’obtenir une lumière plus blanche et dépourvue de fumée.

Huile 12 Huile 15   Huile 14 Brevet d’invention N°140 du 4 brumaire an IX

Le 4 brumaire an IX (26.10.1800) l’horloger Guillaume CARCEL et le négociant Louis CARREAU déposent un brevet d’invention de 5 années « pour lampe nouvelle quils appellent« Lycnomena«  ». Pour cette invention, CARCEL obtient en 1854 un prix de l’Académie des Sciences. Cette lampe servit à FRESNEL pour ses travaux sur les phares et fut utilisée par DUMAS et REGNAULT en 1860 pour les essais photométriques du gaz de la ville de Paris. Le règlement qu’ils établirent resta en vigueur jusqu’en 1920. « La lampe Carcel rendu de grands services en photométriejusquaupremières années du XXe siècleElle fut presque le seul étalon photométrique employé en France et cest elle qui permit de définir la bougie décimale ». (1 bougie décimale = 0,104 unité Carcel).

La lampe Carcel possède un mécanisme composé d’une pompe actionnée par un moteur à ressort que l’on remonte avec une clé située au bas de la lampe. Elle est plus compliquée et plus coûteuse que la lampe Quinquet, mais beaucoup plus esthétique. On verra de nombreux modèles en métal, en bronze, en porcelaine, en verre, etc.

Huile 06Huile 07Huile 08 Lampe à modérateur FRANCHOT

Par la suite beaucoup de lampistes déposent des brevets pour améliorer ce système de lampes à pression : GAGNEAU en 1819, RIMBERT 1826, CARREAU 1834, FRANCHOT 1837. Certaines de ces lampes ont été réutilisées pendant la guerre de 1914-1918, car le pétrole se faisait rare.

Elles sont généralement équipée d’un mouvement d’horlogerie qui met l’huile sous pression afin qu’elle monte jusqu’au brûleur. Celui-ci est équipé d’un côté d’une clé pour remonter le mécanisme et de l’autre côté d’une molette pour régler la flamme.

Huile 09  Petite lampe à huile de lanterne magique

Quelque soit le type de lampe utilisée, son intensité pouvait varier du simple au double en fonction de la qualité de l’huile, de la préparation de la mèche et de son réglage en cours de combustion. L’huile devait être de bonne qualité, surtout dans les  les lampes Carcel ou les lampes à modérateurs. On pouvait améliorer le rendement lumineux en ajoutant à l’huile 100 grammes de camphre par litre, ce qui, pour une lampe de 8 à 10 lignes (ancienne mesure de longueur), permettait d’atteindre 13 à 16 bougies. Malgré ces artifices, la luminosité était faible et la chaleur dégagée faisait souvent claquer les plaques de verres sur lesquelles étaient peintes les images.

Huile 10  Fantascope équipé d’une lampe à huile de type Quinquet avec réflecteur parabolique

Les lampes QUINQUET et CARCEL ont été utilisées comme sources lumineuses dans la projection, comme on peut le voir en cliquant sur les liens ci-dessous. Monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS) précise, dans son livre “Instructions pratiques pour l’emploi des appareils de projections” : « les lanternes magiques communes sont munies de lampes simples, comprenant un godet en fer-blanc rempli d’huile dans lequel trempent une, deux ou trois mèches, brûlant à l’air libre, sans verre. Elles donnent, en général, plus de fumée que de lumière… Il existe aussi des lampes à double courant d’air, brûlant à blanc. Ces lampes peuvent être à réservoir inférieur ou à réservoir supérieur. »  Et MOLTENI de conclure « pour les personnes qui ne craignent pas d’introduire l’éclairage au pétrole dans leur intérieur, c’est parmi les éclairages ordinaires, celui qui donne le meilleur résultat ».

Voir : Appareils de famille MOLTENI, premiers modèles - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanterne magique Lampascope - Description et fonctionnement du Fantascope

 

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Lanterne magique vernie noir

Posté par Patrice Guerin le 18 juillet 2015

LMnoir 01 1  Sammelband ETH-BIB Rara - L'  art des projections 2  LMnoir 03 3  LMnoir 04 4

Présentée dans le catalogue MOLTENI de 1880 (3), cette lanterne apparaît dans divers ouvrages anglais dès les années 1860. Dans le livre “The Magic Lantern, how to buy, and how to use it” publié à Londres en 1866 (1), on peut lire cette citation de sir David BREWSTER (1781-1868) : « La lanterne magique, qui pendant longtemps a été utilisée seulement comme un instrument pour amuser les enfants et étonner les ignorants, a été récemment améliorée afin d’être utilisée… dans presque toutes les branches de l’enseignement scientifique où il est souhaitable de donner une représentation précise et agrandie de phénomènes devant un large public. » Dans son livre “L’Art des Projections” de 1872 (2), l’abbé MOIGNO présente cette lanterne de la manière suivante : « Modèle anglais que l’on trouve toute faite chez les opticiens et les marchands de jouets… On peut les commander au fabricant en lui donnant simplement le diamètre du condensateur et de l’objectif. » Quant au livre de la Maison NEWTON publié vers 1880 (4), on y voit cette lanterne équipée d’une lampe à huile semblable à celle présentée à la fin de cet article.

LMnoir 12  Page extraite du livre “The Magic Lantern Manuel” de W.J. Chadwick – 1878

Deux médailles et des diplômes de “Grand Prix” ont été attribués à Thomas J. MIDDLETON (1817-1889), lors des Expositions Universelles de Philadelphie en 1876 et de Paris en 1878. La maison T.J. MIDDELTON est située à Londres, tout d’abord (1875 à 1878) au 38 Little Queen Street, High Holborn, puis (1878 à 1882) au 235 High Holborn W.C. Elle est fournisseur de la “Royal Polytechnic Institution”. La publicité ci-dessus précise que les lanternes MIDDLETON sont utilisées en Amérique, en Chine, en Inde, au Japon, en Afrique, en Australie, etc… C’est à dire dans tous l’Empire britannique ! Certains attribuent ces lanternes – du moins les plus grosses – à “Carpenter & Westley 24 Regent Street, London”.

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Suivant la taille de la lanterne, mesurée par le diamètre de la lentille interne (condensateur) celle-ci est considérée comme un jouet (N° 1 à 6 avec lentille de 34 à 90mm) ou comme un appareil de fantasmagorie (N°7 à 10 avec lentille de 75 à 115mm). Les grands modèles peuvent aussi être fabriqués en acajou verni, doublé intérieurement en fer blanc. En ce qui concerne les petits modèles, il est précisé que « la N° 3 est la première taille des petites lanternes qui admet l’utilisation de petites chromatropes, de tableaux comiques animés, de plaques à levier, et de petites vues photographiques ».

Sammelband ETH-BIB Rara - L'  art des projections  Modèle en acajou vernis

L’abbé MOIGNO, quant à lui, les classe en trois catégories : 1° celles des enfants, 2° les lanternes pour fantasmagorie, 3° les lanternes fantasmagoriques avec corps en acajou doublées de fer. « On peut dire en général des premières – les lanternes-joujou – qu’elles atteignent admirablement bien leur but ; et l’étonnant c’est qu’on puisse les donner à si bas prix. Pour avoir une bonne lanterne de seconde classe, avec les tableaux, il faut payer de 125 à 250 francs et les commander à un bon opticien. Celle de la troisième classe se paie beaucoup plus cher, de 5 à 760 francs, et elle exige encore plus d’habileté ; il ne faut l’acheter qu’à bon enseigne, d’autant plus qu’elle constitue un appareil de démonstration presque journalier. Elle donne avec une lampe à huile, des projections de 4 mètres de diamètre ; avec une lampe oxhydrique, des projections de 7 à 10 mètres. »

LMnoir 07  Photo de presse ancienne “Culver Pictures Inc.” New-York – sans date

Elle se caractérise par un corps en fer blanc verni noir équipé d’une porte latérale et d’une poignée à l’arrière. Cette lanterne est surmontée d’une cheminée conique en forme d’escalier composée de trois éléments. A l’avant se trouve un passe-vues de dimension variable en fonction de la taille de la lanterne sur lequel est fixé un support conique noir dans lequel coulisse un objectif en cuivre. Les plus gros modèles peuvent être équipés d’un objectif à crémaillère.

LMnoir 08  Cette gravure représente une de ces lanternes fonctionnant à la lumière oxhydrique. Elle est montée sur un « piédestal muni de roues rendues silencieuses par une garniture en lisière ou en caoutchouc ».

LMnoir 09

La lanterne jouet peut être livrée en coffret avec un certain nombre de plaques de projection sur verre aux dimensions adaptées à la taille du passe-vues. Comme beaucoup de lanternes magiques jouet, elle est équipée d’une petite lampe à pétrole avec sa cheminée en verre et un réflecteur amovible.

LMnoir 11   LMnoir 10

Cette lanterne de fantasmagorie en fer blanc correspond au plus gros modèle (N°9). Elle est équipée de poignées latérales placées sur le haut du corps, qui remplacent la poignée arrière. Le système d’éclairage est interchangeable. Celle-ci est équipée d’un double éclairage soit avec une bougie, soit avec une lampe à huile type Quinquet ; l’abbé MOIGNO précise « …avec lampe à huile, lampe oxycalcique ou lumière oxhydrique ». Le système optique se compose d’un condensateur à double lentille de 115mm de diamètre et d’un objectif achromatique à crémaillère. La gravure en situation montre son utilisation avec un chalumeau oxhydrique (sac de gaz sous la table de projection).

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

LMnoir 13  LMnoir 14A gauche catalogue Stanley de 1876 – Cinémathèque Française

Il existe même un modèle à deux lanternes côte à côte appelé “polyorama” destiné à projeter des spectacles sans “trous noirs” entre les vues. Pour cela elle est équipée de volets dentés situés devant les objectifs. Une petite manivelle située à l’arrière permet de monter ou descendre ces volets ce qui dégage un objectif tandis que l’autre est masque progressivement.

NB Remarque sur la présentation de ces lanternes. Certaines vues anciennes les montrent avec cheminées tournées vers l’avant et d’autres vers l’arrière. La base de celle-ci étant cylindrique, elle peut être placée dans un sens ou dans l’autre sans que cela nuise à son fonctionnement.

Voir : Lanterne magique classique - Lanternes magiques jouet - Lanterne magique perfectionnée - La lanterne magique GLORIA

 

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Appareils de famille MOLTENI, premiers modèles

Posté par Patrice Guerin le 7 juillet 2015

Molteni famille 41  Lanternes de famille MOLTENI – A gauche les deux premiers modèles.

A la suite du brevet déposé le 17 février 1873 par Jules et Alfred MOLTENI, l’entreprise fabrique un appareil de projection tout d’abord dénommé “Appareil de famille”, puis, quelques années plus tard, “Appareil de famille et de classe”.

Voir : Appareil de famille et de classe MOLTENI, le brevet

Molteni famille 42  Extrait du catalogue N°50 de 1892

Dans ce catalogue, MOLTENI présente 4 versions de cette lanterne des familles. « Le caractère distinctif de ces appareils est de n’être accompagnés d’aucune lampe. Ils sont construits de façon à recevoir les éclairages domestiques, huile, pétrole ou gaz, ce qui permet de s’en servir instantanément, et rend ainsi les projections essentiellement pratiques en famille. »

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

Molteni famille 43 Modèle N°1 avec lampe à pétrole

« Nous avons créé divers types de ce modèle, dont un, assez économique (N°1 – 35 francs), est représenté par l’illustration ci-dessus. Mais ce dernier ne saurait guère être employé que comme amusement, les images n’étant pas assez parfaites pour pouvoir servir aux démonstrations scientifiques. » Citation extraite du livre “Instructions Pratiques sur l’emploi des appareils de projection” par Alfred MOLTENI.

Molteni famille 44 Modèle N°1 : corps en fer-blanc verni, boîtier en noyer, condensateur simple de 95mm, objectif simple monté dans un tube en cuivre à frottement.

Ce modèle ne possède aucune identification, ni filets dorés caractéristiques des modèles ultérieurs. Il est en fer blanc peint en noir, mais ne semble pas avoir été verni. La porte se trouve sur le côté gauche de l’appareil lorsqu’on le regarde de l’arrière. Prix sans lampe : 35 frs.

Molteni famille 45 Modèle N°2 : corps en fer-blanc verni, boîtier en noyer, condensateur double de 102mm, objectif achromatique à frottement.

Ce modèle est assez semblable au modèle N°1. Il possède les filets dorés mais pas encore de plaque d’identification. Conservé dans une famille bourgeoise jusqu’à son achat récent l’appareil présenté ici possède une excellente finition vernie. Prix sans lampe : 85 frs.

Les modèles N°1 et N°2 ont la particularité d’avoir une cheminée plus étroite et plus haute que la traditionnelle cheminée ronde qui équipera tous les modèles suivant.

Molteni famille 46 Modèle N°3

Les modèles N° 3 et 4 sont conçus sur le même principe, mais ils sont un peu plus gros et peuvent aussi recevoir les éclairages oxhydriques « ils seront d’un bon emploi dans les établissements d’enseignement, dans les salles de conférences et pour les voyages. »

Voir : Appareil de famille et de classe MOLTENI, modèles postérieurs

 

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Une leçon de géographie en 1905, par Henry MIRANDE

Posté par Patrice Guerin le 18 juin 2015

A l’époque du traditionnelle examen du baccalauréat voici une leçon de géographie bienvenue, surtout la dernière image !!!

Geo Gironde 01  Geo Gironde 02

Parue dans “La Petite Gironde” supplément illustré du dimanche 24 septembre 1905. Chaque illustration est signée en bas à gauche E Crété.

Geo Gironde 03 Voyons comment le savant professeur TAXIBUS (Scipion) entreprit de rajeunir la science géographique.

Geo Gironde 04  Mes chers enfants, jugeant que l’on ne parle bien que de ce que l’on connaît, j’ai tenu à employer mes huit jours de vacances à battre le monde entier en ses recoins les plus ignorés ! Grâce à mon excellente lentille Esau Frères (payable en douze mois), je vous convie à m’y suivre… Ne bougeons plus… Suivez-moi bien !

Geo Gironde 05  Ici, nous sommes en Amérique, sur les bords du Mississipi, ruisseau d’ailleurs sans importance. Plaignons les pauvres noirs, qu’un plus noir esclavage courbe sous un labeur acharné !

Geo Gironde 06  Là, nous arrivons au luxuriant Mexique ! Après de patientes études sur l’habitant de ce pays, j’ai reconnu un vieux camarade de collège, dentiste américain, venu moissonner l’or vierge pour fausses dents (râtelier complet 11fr95).

Geo Gironde 07  Quittons ces chaudes contrées, pour les glaces (à peine vanillées) de la région Arctique ! Vos foulards, mes enfants ! D’abord en froid avec les esquimaux, je pus bientôt rompre la glace. Ce sont des gens raffinés, vivant grassement et qui ne peuvent sentir le poisson !

NB C’est l’époque de la première expédition française en Antarctique, conduite par le commandant CHARCOT à bord de la goélette trois mâts le Français.

Geo Gironde 08  Attention au tangage !… Je traverse le détroit de Behring et brûle la Sibérie. Le chinois rit jaune, possède une voix céleste et raffole de la mandarine… D’ailleurs je ne vous le montre qu’en raccourci…

Geo Gironde 09  Ayant oublié mon “en-tout-cas” à Mexico, j’en profitai pour faire une visite de politesse aux Peaux-Rouges. Le Peau-Rouge témoigne, m’a-t-il semblé, un attachement étroit à son frère visage pâle… Fournisseur breveté des grands théâtres pour perruques en tous genres (Maison Scalp and C°).

Geo Gironde 10  Enfin, lassé, je regagne la France en passant par l’Algérie. J’avoue que j’osai à peine m’aventurer dans ces contrées peu explorées, où pullulent le rugissant lion de l’Atlas, le chacal immonde et le redoutable chameau… Ne claquez pas des dents, mes enfants, pour aujourd’hui la leçon est finie.

Geo Gironde 11  Manière dont opérait le savant professeur, fixant pour la postérité la silhouette superbe du vainqueur des fameux Papa-po-poum-pongwé !

Geo Gironde 12  Résultat inattendu d’une leçon de géographie mal digérée, ou apothéose finale !

Voir : Les projections à l’école

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Henry Mirande  est un illustrateur et peintre français, né en 1877 à Nice et mort en 1955. Il a illustré les journaux du “Rire”, de “L’Assiette au beurre”, de “La Grisette”, des cartes postales, des livres, etc.  Source Wikipédia

 

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Lanternes cylindriques horizontales des années 30

Posté par Patrice Guerin le 2 mai 2015

Au début du XXe siècle, deux éléments vont favoriser l’évolution des grosses lanternes de projection équipées de cheminées, vers des modèles plus compacts et plus simples d’utilisation : le développement de l’électricité et la réduction de la taille des vues de projection due à une meilleure qualité des émulsions.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Cylindrique 01 Lanterne de projection sans référence (à identifier)

Cette évolution se fera sur deux décennies, entre le début des années 20 et la fin des années 30. Elle provoquera la disparition de certains fabricants qui n’ont pas su évoluer assez rapidement, comme MAZO et la MAISON DE LA BONNE PRESSE qui dominaient le marché de la lanterne de projection en France, et verra apparaître de nouvelles marques.

Voir : Le premier projecteur 24×36 LEITZ - La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES - Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

Cylindrique 04 Lanterne de projection SILF avec objectif SOM Berthiot Paris – Cinor Projection F=100mm

Dans la première décennie du XXe siècle, un nouveau projecteur apparaît, de petites dimensions, cylindrique, horizontal, sans cheminée. Il est parfaitement adapté à l’ampoule électrique de faible puissance et aux vues de petites dimensions.

Voir : Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT - Les projecteurs L. KORSTEN - Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE des établissements UNION

Cylindrique 02 Lanterne de projection E. ZIMMERMANN Leipzig Berlin, modèle “TORPEDO” (“TORPILLE” en français) qui est tout à fait la forme de ce projecteur

Cylindrique 03 Lanterne de projection DL : DEMARIA-LAPIERRE avec couvercle en tôle

Entre les deux guerres de nombreux fabricants, principalement allemand et français, vont proposer ce genre de projecteurs. Beaucoup restent adaptés au traditionnel passe-vues en bois pour vues sur verre. Ils sont généralement montés sur un socle en bois.

Cylindrique 05 Lanterne de projection sans référence (à identifier)

Cylindrique 06 Voir : Lanterne de projection TIRANTY Gnome

L’éclairage provient d’une simple ampoule à vis ou a baïonnette (110v ou 220v) fixée au fond du cylindre arrière. Une tige sortant à l’extérieur, permet de l’avancer ou de la reculer pour ajuster sa position par rapport au foyer lumineux.

Cylindrique 07 Lanterne de projection ED. LIESEGANG Dusseldorf

Cylindrique 09 Agrandisseur de projection ERNEMANN WERKE A.-G. Dresden – Matador

Cylindrique 08 Agrandisseur de projection Comptoir de Photographie et de Projection RIVAT & ZABOROWSKI Genêve – Objectif EmilBusch A.-G. Rathenow F=250mm

La boîte de vues au format 8,5x10cm permet de se rendre compte de la dimension des appareils.

 

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Gros appareil de projection des années 30 DEMARIA-LAPIERRE

Posté par Patrice Guerin le 6 mars 2015

Demaria 01Fascicule III extrait du catalogue général DEMARIA-LAPIERRE – Années 1930

Dans les années 30, les établissements DEMARIA-LAPIERRE commercialisent plusieurs appareils de projection « qui s’emploient partout. Il n’est pas de cours, de conférences, de causeries, qui ne s’accompagnent de projections, qui en sont le complément indispensable, qui aident à leur compréhension, qui les agrémentent. Dans les familles la projection s’impose également… Rien n’est plus simple, plus facile, plus agréable que de faire de la projection chez soi, pour soi, pour sa famille, ses intimes, ses amis. » Tous ces appareils sont construits dans les ateliers de l’entreprise situés à Lagny sur Marne et sont identifiés par le logo D.L.

Voir : article à venir

Demaria 02  Logo D.L.

« La grande diffusion de l’électricité en fait de plus en plus l’éclairage le plus courant des appareils de projection et d’agrandissement, c’est le plus simple et le plus pratique qui ne nécessite aucune préparation. »

Demaria 03

Tous ces appareils de projection sont en tôle vernis noir “émailloïd” avec œilleton latéral rouge. Ils peuvent recevoir différents types d’éclairage au pétrole, au gaz, à l’alcool ou à l’électricité, c’est pourquoi ils sont encore équipés d’une cheminée ou “chapiteau fumivore”. La partie avant se compose d’un condensateur à deux lentilles plan-convexes, d’un porte-chassis à ressorts et d’un objectif en cuivre nickelé avec lentilles combinaison achromatique “Petzval”.

Demaria 05  Demaria 06Lanterne de projection “Congrès” de DEMARIA-LAPIERRE

La lanterne de projection dénommé “Congrès” est le modèle haut de gamme et universel fabriqué par DEMARIA-LAPIERRE à cette époque. Elle est très robuste et peut « répondre à tous les besoins courants des projectionnistes et des conférenciers, il est adopté dans tous les milieux universitaires. »

Demaria 07  Demaria 04

Chaque élément de la partie avant : condensateur, porte-chassis et objectif peut être facilement enlevé sans dérégler les autres éléments pour projeter différents formats de vues, jusqu’au 8 ½ x 10, ou placer des accessoires permettant d’effectuer des démonstrations scientifiques.

Demaria 08  Demaria 09  Demaria 10

Cet appareil de projection est placé sur une table de projection (non identifiée) à plateau articulé permettant d’ajuster l’inclinaison et la hauteur de l’appareil. A l’arrière un tableau électrique équipé d’un interrupteur et d’une prise en porcelaine, d’une douille à baïonnette et d’un rhéostat permet d’alimenter une ampoule électrique de 450 watt, 110 volts avec miroir argenté et douille à vis.

Demaria 11Chapiteau fumivore électrique

La cheminée ou “chapiteau fumivore” peut-être remplacé par un “chapiteau fumivore” électrique qui s’adapte à toutes les lanternes et évite l’utilisation d’un support d’ampoule traditionnel.  Cet accessoire permet tous les réglages nécessaires pour placer le foyer lumineux dans l’axe de projection et à bonne distance du condensateur.

Cet ensemble – projecteur plus table – a appartenu, des années 30 à la fin des années 60, à M. Benard, l’un des fondateurs de la Société Havraise de Photographie.

 

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