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Spectacle d’ombres “TOURNAI”

Posté par Patrice Guerin le 8 octobre 2018

Les samedi 26 octobre 2018 (20h) et dimanche 27 (18h) au Conservatoire de Tournai

Image de prévisualisation YouTube Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

Répétition du spectacle lyrique d’ombres projetées “Tournai” en vue des représentations des 27 et 28 octobre 2018 au Conservatoire de Tournai. Chef de cœur Michel Jakobiec.

Le 30 octobre 1898, à la halle aux draps de Tournai, était donnée en représentation “Tournai”, une pièce lyrique d’ombres en 22 tableaux, composée de musique, du livret et d’images indissociables et complémentaires.

Voir : Pièce d’ombres “Tournai”

A l’occasion des 120 ans de ce spectacle, une reconstitution à l’identique, avec la même partition, la même série de vue et la même lanterne a été donnée au conservatoire de Tournai. « Il s’agit d’un poème lyrique composé d’une musique de Louis Rosoor et d’un texte délicieusement désuet, un brin grandiloquent d’Alfred Thomas, à la gloire de la ville de Tournai depuis les origines du monde jusqu’à la fin du XIXe siècle. La vrai particularité de ce spectacle chanté, ce sont les images projetées sur un écran au moyen d’une triple lanterne magique de marque Molteni. » Source Le Courrier de l’Escaut du 6 octobre 2018.

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Le baryton Emmanuel Wallon prête sa voix pour cette nouvelle version. Il est accompagné par deux pianistes, Catherine Forthomme et Flavien Casaccio, ainsi que par l’Ensemble Vocale du Conservatoire, dirigé par Michel Jakobiec. La projection, avec une lanterne triple Molteni, est assurée par Patrice Guérin, assisté de Sophie Bataille.

Tournai repet  Lanterne triple MOLTENI utilisée pour les spectacles de 1898 et 2018.

Cette projection peut avoir lieu grâce à la famille Desclée,qui a conservé les archives de ses ancêtres. Elle est organisé conjointement par les Amis du Mufim (Musée de Folklore et des Imaginaires) et le Rotary de Tournai. Les places sont disponibles auprès de l’office de Tourisme de Tournai au prix de 15€.

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Chaque représentation s’est déroulée devant une salle comble et un public enthousiaste. Certains sont même revenus tellement le spectacle était riche et dense. « Ce Poème lyrique a été merveilleusement interprété. Les musiciens étaient de très haut niveau et les 2 pianistes m’ont fortement impressionné. La projection avec du matériel d’époque nous remettait très bien dans l’ambiance de cette époque passionnante qu’est la fin du XIXe siècle. C’est un prodige d’ingéniosité technique. »

Pour découvrir le spectacle CLIQUER ICI

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Pour en savoir plus sur les pièces d’ombres : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - La pièce d’ombres “Lourdes” de l’abbé Evrard - Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile”

 

 

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CONFERENCES

Posté par Patrice Guerin le 23 avril 2016

Conf. Ricqlès  “Le Conférencier” chromo de la Maison Ricqlès – Vers 1900

Mettant à profit les connaissances acquises au cours de ses recherches, Patrice GUERIN propose différentes conférences de vulgarisation sur le thème des “Projections Lumineuses”. Celles-ci peuvent intéresser un public varié n’ayant pas besoin de connaissances particulières sur le sujet traité. Chaque conférence, accompagnée de projections numériques, dure  45 mn environ puis un certain temps peut être consacré aux questions / échanges sur le sujet. En fonction des possibilités, une mini exposition d’objets en rapport avec la conférence peut être organisée.

 

Conf.Ombres  Les spectacles lyriques d’ombres projetées

Alors que le Cinématographe n’en est qu’à ses balbutiements et que les Frères LUMIERE pensent qu’il s’agit d’un divertissement de fêtes foraines, les spectacles d’ombres projetées connaissent un grand succès aussi bien dans des lieux publics que chez les amateurs avertis. Dans son catalogue général de Projections de 1910, Elie MAZO annonce que « Les ombres artistiques MAZO rappellent les ombres si universellement connues du célèbre cabaret montmartrois “Le Chat Noir” » et il ajoute « l’avenir le plus brillant est réservé aux projections d’ombres, qui sont infiniment plus artistiques que le cinématographe. Elles résultent de l’intime collaboration de la poésie, de la musique et de la peinture ».

  • Musée Nicéphore Nièpce – 25 avril 2018 Chalon-sur-Saône CLIQUER ICI

 

Conf. Multimedia  Conf Seine Marne  De la lanterne magique au multimédia

Au cours des deux derniers siècles la lanterne de projection est passée du statut d’objet magique au XVIIIe siècle à celui d’objet domestique “indispensable” à l’aube du XXIe siècle ! Elle a contribué à l’évolution des connaissances, à la culture et à la distraction populaire. Elle est à l’origine du septième Art, le cinéma. Elle est présente aujourd’hui, sous forme de petits écrans portatifs, dans toutes les couches de la population, des plus jeunes aux plus âgés.

  • Soirée Rotary – Mai 2015 Compiègne
  • Séminaire Ghefa – Mai 2015 Paris
  • Cinéma en Seine et Marne – 6 décembre 2016 Dammarie lès Lys
  • Cinéma en Seine et Marne – 21 février 2017 Meaux


Conf. Molteni  Conf. Molteni Munae  Molteni, la projection faite homme

L’histoire des Projections Lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni, descendant d’une famille d’opticiens installés à Paris depuis 1782, invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi siècle, il va assurer de multiples projections, fabriquer des appareils de grande qualité et développer une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection.

Vidéo en ligne

  • Club Niepce-Lumière – Juin 2015 Bièvres
  • Association Aseiste – Avril 2016 Niort
  • Musée Nationale de l’Education – Juin 2016 Rouen
  • Journée d’étude, Labex EHNE, mairie du Xe Paris – juin 2018


Conf. Lumiere
  Conf. Lumiere MUNAE  La conquête de la lumière

Durant des millénaires, l’homme chercha à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fils des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil, surtout au cours des deux derniers siècles. Parmi les milles applications mises en place dans les temps modernes, la lumière est un élément essentiel des Projections Lumineuses, sujet cher à l’auteur depuis plus de trente ans.

  • Evolution des sources lumineuses dans le spectacle – Juin 2013 Cerisy La Salle
  • Fête de la Science au Musée Nationale de l’Education – Octobre 2015 Rouen
  • Musée Nationale de l’Education – Avril 2016 Rouen 
  • “Sans Lumière, pas de Cinéma” Panorama des éclairages de la collection Lemai – Mai 2019 Université Laval Québec


Conf. Capitaine
  Les projections instructives et récréatives du capitaine Lion à la Belle Epoque

Cette causerie illustrée de 50 minutes environ, présente, sous forme d’enquête, ce qu’étaient les conférences populaires avec projections lumineuses au début du XXe siècle.

En partant de l’acquisition d’une lanterne de projection dans une vente aux enchères, Patrice GUERIN  nous fait découvrir, au fur et à mesure de ses recherches, comment il a réussi à identifier le matériel et l’utilisateur de cette lanterne datant des années 1910. Ensuite il nous plonge dans le monde des conférences populaires en illustrant ses propos avec les vues “instructives et récréatives” utilisées par le capitaine LION lors de ses conférences.

  • Club Iconomecanophiles – 8 octobre 2016 Toussus le Noble


Conf. Autre
  Animations sur mesure

D’autres interventions, exposés, spectacles ou animations peuvent être réalisés à la demande et/ou adaptés à un public particulier, enfants ou personnes du 3e âge par exemple. Une participation aux frais d’adaptation et de mise en place pourra être demandée.

  • Octobre 2015, Projections Lumineuses pour le film de 52mn “Le Douanier Rousseau” de Nicolas Autheman.
  • Novembre 2015, 14e Festival du film de Compiègne : spectacle de lanterne magique devant 500 enfants.
  • Samedi 3 février 2018, Séance de Lanterne Magique au musée Guimet
  • Dimanche 3 juin 2018, Musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône : projection d’une pièce d’ombre lyrique en 22 tableaux “Tournai”.
  • Samedi 27 et dimanche 28 octobre 2018, Tournai (Belgique) : spectacle lyrique d’ombres avec projection de la pièce d’ombres “Tournai” fichier pdf CourrierEscaut2018-10-31

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Pour tous renseignements merci de laisser un commentaire en bas de cette page.

 

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Les collections de vues pour projection MAZO

Posté par Patrice Guerin le 26 janvier 2015

Mazo 31Catalogue MAZO 1910 et 1911

Le catalogue général E. MAZO consacré à la projection publié pour les années 1910 et 1911 (N°46) est divisé en 7 parties. La première partie est consacrée au matériel (projecteurs et accessoires) tandis que les six autres concernent l’édition de vues pour les projections lumineuses, ce qui représente environ 490 pages sur 620 au total.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

Mazo 33  Mazo 32  IIe PARTIE

La IIe partie concerne les conférences et vues divertissantes, simples ou animées. On y trouve de nombreux tableaux mécaniques montés dans des châssis en bois, identiques à la production anglaise de la même époque. A cela s’ajoute des vues chromolithographies et des spectacles d’ombres “artistiques” inspirés par le répertoire français, tel que les Chansons de Botrel, les contes traditionnels ou les pièces d’ombres joués dans les théâtres parisiens comme le Chat Noir.

Mazo 34  Mazo 35  IIIe PARTIE

La IIIe partie concerne les vues ayant trait à l’art. On y trouve des œuvres des maitres anciens et modernes exposées, pour la plupart, dans divers musées d’Angleterre. Cette collection provient de la Maison Eyre & Spottiswoode de Londres. Sont également proposées des reproductions photographiques (pour certaines en couleurs) des principales œuvres de peinture et de sculpture exposées aux salons de 1887 à 1896, ainsi que des reproductions trichrome des peintures du Louvre, du Luxembourg et de Versailles, sans oublier les chefs-d’œuvre de la peinture italienne d’après un ouvrage de la Librairie Firmin Didot.

Mazo 36  Mazo 37 IVe PARTIE

La IVe partie concerne la géographie et les voyages. Il s’agit principalement de vues photographiques noir et blanc à l’albumine représentant de nombreuses villes françaises et européennes ainsi que les colonies. La série 100 (environ 70 pages sur les 150 consacrées à ces sujets) est constituée en grande partie de vues au format stéréoscopique 8,5x17cm.

Mazo 38  Mazo 39 Ve PARTIE

La Ve partie est consacrée à l’histoire, depuis la mythologie jusqu’aux plus récents événements du XIXe siècle, dont « les photographies, en noir et blanc ou en couleurs, prises pendant la croisière du yacht “Clairette” au pays de la guerre gréco-turque (avril à juillet 1897) ». On y trouve aussi une série de vues concernant “Paris à Travers les âges” reproduisant les gravures de l’ouvrage du même nom édité par la Maison Firmin & Didot à Paris.

Mazo 40  Mazo 41 VIe PARTIE

La VIe partie est consacrée à la science, avec des tableaux animés de démonstrations scientifiques, une “splendide” collection de plaques astronomiques mécanisées et des « vues scientifiques en couleurs, sans mécanisme et sans cadre ». On y trouve aussi bien des sujets sur la médecine, l’agriculture et l’histoire naturelle, que des vues sur la mécanique, la physique, les arts & manufactures, etc.

Mazo 42  Mazo 43  VIIe PARTIE

Enfin la VIIe partie à trait à la religion sous tous ses aspects : histoire sainte, ancien et nouveau testament, les évangiles, la vie des saints, le catéchisme, etc. « Avec l’autorisation de MM. LE VASSEUR et Cie, éditeurs au 32 rue de Fleurus, nous avons reproduit en clichés de projection les fines illustrations de leur ouvrage “La vie de N.-S. Jésus-Christ” par Jérôme NATAL, illustré de 130 gravures sur acier. »

Il est très difficile d’évaluer le nombre total de vues figurant au catalogue, d’autant plus que certains sujets sont présents dans plusieurs séries, par exemples un tableau peut figurer dans les parties Arts, Géographie (musée) et Religion.

Les vues commercialisées par MAZO existent sous différentes formes.

Mazo 44

Série 1 – Des conférences géographiques, scientifiques, artistiques ou militaires, toutes préparées pour la projection. Elles sont composées d’une série de vues sur verre numérotées, contenues dans une boîte en bois avec rainures, accompagnées d’un livret explicatif portant des numéros correspondant.

Mazo 50  Planche MAZO en chromolithographie – Le Soleil

Série 2 – Des vues en chromolitographies transparentes, ou décalcomanies, qui se reportent sur un verre « d’une façon aussi simple que sûre ». Elles sont d’un prix de revient très réduit mais nécessitent une petite préparation.

Série 2 bis – Des vues en couleur sur papier transparent qui ne nécessitent aucune préparation pour la projection si ce n’est de les découper et les placer entre deux verres ou dans un passe-vues spécial muni de verres « L’ensemble de l’œuvre comportera 5 000 tableaux ».

Voir : Montage des vues sous verres

Mazo 45

Série 3 – Des vues sur verre en bandes et en couleurs chromolithographiques qui s’introduise en les glissant à l’avant de la lanterne. Il s’agit généralement de sujets enfantins composés de 10 à 12 bandes représentant de 36 à 48 vues à moins qu’elles ne soient composées d’images panoramiques.

Mazo 46

Série 4 à 22 – Des tableaux mécanisés comiques et bon marché composés d’un verre fixe placé dans un châssis en bois et d’un verre mobile placé à l’arrière, à tirette, basculant ou glissant horizontalement (panoramas), à engrenages ou crémaillère. Certains de ces tableaux, comme celui présenté ci-dessus, provienne de production étrangère, EP (Ernst Plank) pour celui-ci, sur lequel était simplement ajouté le tampon “E. Mazo 8 boulevard Magenta Paris”.

Voir : Plaques animées et plaques à système pour projection

Mazo 47 Mazo 48  Tour Eiffel – Newton & C° – Figurant au catalogue Mazo ref n°1 (existe en 3 versions : jour, nuit, illumination)

Série 26 – Des vues colorées sur verre à double ou triple effets, destinées aux lanternes possédant 2 ou 3 objectifs ; ainsi que des vues d’ombres artistiques pour « Pièces à grand spectacle… Qui sont infiniment plus artistiques que le cinématographe et résultent de l’intime collaboration de la poésie, de la musique et de la peinture ! »

Voir :  Vues fondantes – Dissolving views  –  Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi

Série 29 à 33 – Vues et tableaux à effets divers dont rideaux décors, rosaces, chromatropes, effets de pluie, neige, éclairs, etc.

Voir : Les CHROMATROPES de projection - Projection de phénomènes météorologiques

Mazo 49

Série 34 – Des vues trichromes obtenues à partir de réelles photographies en couleurs d’après le procédé de M. l’abbé TAULEIGNE et reproduites « avec une exactitude absolue en autant d’épreuves positives qu’il est nécessaire… Ces épreuves ne comportent ni trame, ni réseau. Elles sont d’une transparence et d’une luminosité parfaites ».

Série 35 – Des vues pour stéréo-projections d’après le système imaginé par M. l’abbé TAULEIGNE, sur le principe des anaglyphes de M. DUCOS DU HAURON. « Ces vues sont placées dans une simple lanterne de projection et projetées sur un écran quelconque. Le relief est perceptible pour tous les spectateurs sans exception, à condition qu’ils observent l’image projetée sur l’écran au moyen d’un sélecteur de vision ».

Autres éditeurs de vues pour les Projections Lumineuses :
La collection de diapositives MOLTENI
APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

 

 

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Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

Posté par Patrice Guerin le 16 septembre 2014

Lefevre 01  Brevet du LAMPADORAMA LEFEVRE N° 115 429 – Source Archives INPI

Le 9 novembre 1876, l’ingénieur Henri Alexandre LEFEVRE, demeurant au n°110 de l’avenue de Villiers à Paris, dépose un brevet de quinze ans pour une lanterne magique à double effet dénommée “LAMPADORAMA ou LAMPASCOPE BI-LAMPADAIRE servant de chambre noire et de lanterne magique”.

Lefevre 02  Source Archives INPI

« L’appareil se compose d’une boîte opaque dont les faces inférieures et supérieures sont percées d’orifices qui permettent de le poser sur deux lampes quelconques dont les porte-globes sont à la même hauteur. A l’intérieur de la boîte, un système de réflecteurs renvoie la lumière des deux lampes sur la paroi postérieure de l’appareil où l’on peut placer les objets ou images opaques qui se trouvent ainsi fortement éclairés. La paroi antérieure porte, en face de l’objet éclairé, un système de lentilles convergentes projetant sur un écran extérieur l’image plus ou moins agrandie de l’objet éclairé. Le même appareil se transforme en lanterne magique ou en lampascope de la façon suivante : l’objet opaque est remplacé par un système de miroirs réflecteurs qui renvoient la lumière vers l’orifice de la paroi antérieure devant lequel se trouve une rainure permettant de placer les images transparentes. »

Lefevre 03

Henri LEFEVRE précise aussi les différents usages de son BILAMPADAIRE et annonce, vingt ans à l’avance, l’avènement du cinématographe “Images à mouvements”. « Au moyen de cet appareil et de ses deux transformations, les images noires ou coloriées, opaques ou transparentes, les effets du Phénakistiscope et du Kaléïdoscope, les images à mouvements, sont projetées plus ou moins agrandies sur l’écran extérieur. Le soussigné se réserve l’adaptation industrielle à cet appareil des images noires ou coloriées par les procédés d’impression ordinaire ou par la photographie, sur gélatine transparente, sur mica et en général sur toute matière organique ou minérale moins lourde, moins fragile et plus facile à travailler que le verre. Il se réserve également la possibilité de faire mouvoir les images à mouvement à la main ou au moyen de l’électricité ou par la compression de l’air. »

Lefevre 04  Certificat d’addition du LAMPADORAMA LEFEVRE – Source Archives INPI

Dans le certificat d’addition du 7 novembre 1877 Henri LEFEVRE ajoute : « J’adopte de préférence deux dispositions qui ne différencient principalement  que par la nature des matériaux employés et par leur forme extérieur. L’un des modèles est l’appareil ordinaire généralement en carton ; le second modèle, plus riche et de construction plus solide, est de préférence en métal. »

Lefevre 05  Collection F.B.

Ces appareils peuvent être de formes hexagonales ou elliptiques, allant du modèle le plus simple en carton, aux appareils les plus luxueux telle que celui en tôle aux décors peints à la main ou le modèle “Riche” avec réflecteurs plaqués argent.

Lefevre 06  Le XIXe siècle – Décembre 1877 – Source Gallica

Dans les mois qui suivent, plusieurs journaux signalent cette invention ou publient une annonce présentant l’appareil commercialisé par Ch. DELAGRAVE, 58 rue des Ecoles à Paris. L’un des textes les plus savoureux provient du journal “Le Tintamarre”, hebdomadaire satirique et financier, du 29 décembre 1878 : « Ah ! si feu QUINQUET avait pu se douter que les lampes dont il donnait la première idée seraient perfectionnées à tel point qu’elles serviraient un jour à aider au renversement de la lanterne magique, nul doute qu’il n’ait au moins voulu emporter dans sa tombe un LAMPADORAMA pour charmer ses loisirs dans l’éternité. Avec le LAMPADORAMA, plus de frais de verres, si lourds et si coûteux dans la lanterne magique ; la première image venue mise à l’envers dans l’appareil, enclavé sur deux lampes, et le dessin se projette, grandi une quinzaine de fois, en face de l’appareil, avec tous ses tons, toutes ses couleurs et tous les reliefs qu’il peut comporter. L’Empire, mis à l’envers dans un LAMPADORAMA, se détacherait certainement avec toutes les couleurs qu’il nous a fait avaler pendant dix-huit ans, et la conscience de BAZAINE formerait assurément la plus belle tache noire qu’il soit possible d’imaginer. Enfin, grâce au LAMPADORAMA, plus de femmes méchantes et surtout plus de belles-mères acariâtres ; la crainte de voir leur photographie projetée inopinément va les rendre aussi aimables que la République rêvée par monsieur THIERS. » Denis PEPIN

Lefevre 07  Le Figaro du 22 juin 1878 – Source Gallica

A l’Exposition Universelle de 1878, l’appareil de monsieur DELAGRAVE intéresse le public, pourtant indifférent aux choses scolaires « il présenta un système nouveau et sérieux de lanterne magique, le LAMPADORAMA, qui permet la projection des images opaques, des photographies par exemple, et même des objets en relief, des vases, des œuvres d’art avec toutes leurs couleurs et leurs dorures ».

Lefevre 08

Cette notice publicitaire du MEGASCOPE LEFEVRE ou LAMPADORAMA, dont le distributeur est la Maison des Inventions Nouvelles, 66 rue Basse-du-Rempart à Paris IXe,  indique que « c’est un auxiliaire précieux pour les peintres, dessinateurs, graveurs, décorateurs, architectes, etc. car il permet d’agrandir les croquis, esquisses ou photographies, mais aussi les médailles, camées et même les insectes afin d’éviter aux artistes la plus grande partie d’un travail purement mécanique (le copiage) qui n’est qu’un accessoire d’une œuvre d’art. »

Lefevre 09

C’est aussi un jouet très amusant qui remplace la « vieille lanterne magique avec ses verres peints qui étaient toujours si grossièrement faits ». Il permet de projeter tous les dessins imprimés, les chromos et autres gravures de grande qualité et de grande finesse et même « des images grotesques ou des sujets à mouvements faits avec quelques coups de crayon ou de pinceau, avec du fil et des morceaux de carton ».

Lefevre 10  Dans son livre “Instructions Pratiques sur l’emploi des Appareils de Projection” Alfred MOLTENI indique qu’il a construit pour monsieur LEFEVRE un appareil que ce dernier a fait breveter sous le nom de BILAMPADAIRE. Ce mégascope se pose sur deux lampes à huile, tout comme les lampascopes classiques. « Il sert dans les séances de famille, pour projeter les photographies sur papier ou les chromolithographies qui rencontrent se rencontrent en si grande quantité. »

Lefevre 14  La devise de Henri LEFEVRE, inscrite au centre de cette étiquette est “En forgeant se fait le Fèvre” !

Ce modèle possède certaines caractéristiques propres aux appareils MOLTENI, telles que les filets dorés qui habillent toutes les faces de l’appareil.

Lefevre 16  Lefevre 13  Lefevre 15

Ce mégascope a la particularité de projeter aussi bien des corps opaques que des vues transparentes sur verre, et cela « sans déplacer les lampes ». Il suffit de mettre, à l’emplacement de l’image opaque, un support sur lequel sont placés deux petits miroirs orientés de telle manière qu’ils renvoient parfaitement la lumière de chaque lampe vers l’objectif « selon la dimension qu’on cherche à obtenir, on allonge ou on raccourcit le tuyau de la lunette (objectif) jusqu’à ce que l’image soit parfaitement nette ».

Lefevre 11  Gravure provenant du livre “Au hasard du chemin” par M & Mme Satanislas MEUNIER – J. Rothschild éditeur à Paris 13 rue des Saint-Pères. Vers 1886

Le MEGASCOPE LEFEVRE peut être utilisé aussi bien sur deux lampes à huile ou à pétrole ordinaires, voir même sur deux lampes à gaz, à condition qu’elles soient de hauteur identique. Il existerait même un « grand MEGASCOPE LEFEVRE pour projections scéniques avec tous les accessoires nécessaires à la lumière oxhydrique ou électrique (sur commande) ». Comme la plupart des lampascopes qui sont simplement posés sur une lampe d’éclairage, celui-ci à tendance à basculer vers l’avant à cause du poids de l’objectif ; il convient donc d’ajouter une masse de 500g environ dans l’appareil, à l’arrière, pour l’équilibrer.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

 

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Les projecteurs Filmoscope de MAZO

Posté par Patrice Guerin le 1 avril 2014

La première version de ce projecteur pour film fixe 35mm, date de 1933. Il est dénommé “FILMOSCOPE AUTONOME”. « Cet appareil est supérieur à la concurrence car il possède un condensateur qui absorbe intégralement la chaleur d’une puissante ampoule de 250w et parce qu’il possède un véritable objectif  interchangeable de 42mm de diamètre. »

Filmoscope 01

La particularité de ce projecteur de petites dimensions est qu’il possède, à la place d’un condensateur classique composé de lentilles en verre, un condensateur particulier sous forme d’un ballon sphérique de laboratoire rempli d’eau, tout comme le projecteur MOLTENI utilisé pour les premières projections cinématographiques.

Voir : Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

Filmoscope 02

Le second modèle, sorti en 1935, porte le nom de “FILMOSCOPE N°2 – LE MAXIMUM”. Il emploie une ampoule « trois fois plus forte » que le premier modèle, grâce à un condensateur spécial et plus classique, composé de 2 épaisses lentilles en verre plan-convexe. « C’est l’appareil idéal pour les grandes écoles. Il réalise le maximum de lumière sur le film et le minimum de chaleur. » Le second avantage de cet appareil est qu’il peut projeter quatre formats différents :
-       le film cinéma standard avec image dans le sens de la largeur ;
-       le film 35mm “Leica” avec image “double” dans le sens de la longueur ;
-       le film 4×4 de la pellicule au format 127 correspondant au Vest-Pocket ;
-       le format 4×4 correspondant à l’image simple d’une vue stéréo de Verascope. Dans ce cas les plaques de verre “diapositives” sont projetées à l’aide d’un passe-vues spécial.

Filmoscope 04  Filmoscope 05

Le “MAXIMUM” est un appareil compact, de fabrication soignée, monté sur un socle en bois blanc noirci, portant à l’avant une plaque d’identification. Le corps du projecteur est en tôle vernie noir craquelée, avec une porte se relevant à l’arrière et une petite cheminée fixe, rectangulaire, de forme caractéristique.

Filmoscope 06  Objectif vu de l’arrière

L’ensemble avant, composé du condensateur, du passe-vues avec ses bobines et de l’objectif à crémaillère est en cuivre massif. « Le film 35mm d’images fixes s’enroule très facilement sur les tambours du porte-objectif qui peut s’orienter verticalement ou horizontalement. » Le tube de l’objectif est interchangeable et permet d’adapter la distance de projection et la taille de l’image en fonction de la salle de projection. Le tube standard est de 60mm de foyer permettant d’obtenir une image de 2 mètres de large à une distance de 6 mètres.

Voir : Trousse d’objectifs de projection

Filmoscope 07

A l’intérieur du projecteur, un petit support coulissant, réglable en hauteur, permet de recevoir une ampoule spéciale à miroir pouvant aller jusqu’à 650 watts, avec un filament extrêmement ramassé.

Presentazione standard di PowerPoint

Pour projeter convenablement les vues stéréo 4,5×10,7 ou 6×13, MAZO met au point, à la même époque, un appareil dérivé des précédents, dénommé “STEREETTE”. Il est composé d’un condensateur à très court foyer possédant trois lentilles et d’un objectif de grand diamètre et très lumineux « si l’on veut une belle lumière ». La grande ouverture de l’objectif « permet de projeter sans difficulté les autochromes les plus sombres ». Ce projecteur emploie une ampoule 110 volts de 4 ampères. Il est équipé d’un passe-vues spéciale pour vues stéréo.

Filmoscope 09  Lanternes RADIGUET & MASSIOT et MAZO : voir Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle

Malheureusement ces petits projecteurs pour formats réduits sont arrivés vingt ans trop tard pour permettre à MAZO de relancer ses activités. De plus ils conservent encore le style des anciennes lanternes de projection alors que de nouveaux modèles sont apparus depuis plusieurs années.

Voir “Chronologie” entre 1930 et 1940.

 

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L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école, d’après René LEBLANC

Posté par Patrice Guerin le 24 février 2014

Le texte ci-dessous, paru en 1904, annonce l’arrivée des Conférences Illustrées dans les écoles et les collèges, en concluant que c’est « une vérité durable ». Où en est-t-on un siècle plus tard, à l’ère du numérique et de l’image omni-présente ?

Leblanc 01   Le Journal du Dimanche 31 janvier 1904 – Source : Gallica

Ceux que naguère – il y a déjà dix ans – l’on appelait des « montreurs de lanternes magiques » triomphent à l’heure actuelle. Dans les faubourgs des villes, aux villages, aux hameaux, aux cours du soir, aux patronages, aux associations, dans toute cette France post-scolaire qui de jour en jour élargit son action, la “lanterne magique”, la “pièce curieuse” a conquis droit d’entrée, champ de rayonnement. « Dans les écoles nombreuses, il y a économie de temps à réunir, pour la même leçon, les élèves des classes d’un même cours. Dans les écoles qui ne contiennent qu’une classe par cours, ou dans les écoles à un seul maître, les leçons de révision peuvent s’adresser en même temps aux élèves de différents cours. Pour les adultes, nous conseillons une causerie illustrée par semaine. Dans les campagnes elles se font généralement le dimanche. » G. SERRURIER, vice-président fondateur de la Société d’Enseignement par les Projections Lumineuses du Havre.

Voir : La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - La Société Nationale des Conférences Populaires

Leblanc 07  Salle de projection de la Ligue Patriotique contre l’alcoolisme « Ta Parole est Lumière”

C’est à la clarté des vues projetées sur l’écran que le savoir s’affirme, que les préjugés s’enfuient. La conférence illustrée renseigne les auditoires populaires sur les inventions, les explorations. Elle est l’histoire, la géographie vue, parlée. Elle complète le journal, le commente, le développe. Elle remplace la veillée où jadis on contait des légendes, sous le manteau des antiques cheminées. Elle est une manière de théâtre où l’on joue des revues d’actualité toujours rafraichie et renouvelée…

Leblanc 03  Les Projections Lumineuses – René LEBLANC 1904

Dans son livre intitulé “Les projections Lumineuses”, monsieur René LEBLANC (voir PORTRAITS), inspecteur général de l’Instruction Publique, donne des détails intéressants sur la diffusion des conférences illustrées : « On resterait sans doute en dessous de la vérité en évaluant à dix mille le nombre des appareils acquis en France, depuis 1890, par les communes, les sociétés d’enseignement, les instituteurs, et, en général, les bienfaiteurs des œuvres post-scolaires. En ces dix dernières années (1894-1903), la Ligue française de l’Enseignement, à elle seule, a fourni plus de trois mille lanternes pour projections à ses adhérents. »

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

Leblanc 04

Monsieur René LEBLANC prévoit l’introduction des la “lanterne magique” dans l’école du jour, où elle deviendra l’auxiliaire de la démonstration orale. Et, au moment ou il lance cette idée, il se trouve qu’un professeur qui enseigne l’histoire au lycée Hoche à Versailles, monsieur Paul DESPIQUES, déclare dans un article de la “Revue Universitaire” que l’enseignement par l’aspect s’impose dans les établissements secondaires.

Après avoir parlé des images murales, des albums, dont il souligne l’utilité, monsieur DESPIQUES démontre qu’il faut que l‘élève ne se contente pas de voir, mais apprenne à regarder : « L’image, dit-il, doit être vue en commun par la maitre et les élèves, elle doit servir comme un texte précis à l’enseignement, comme un grand livre ouvert aux yeux de tous, et, à mon avis, le feuillet de ce grand livre est la projection lumineuse.

Elle est d’un usage très répandu dans les œuvres post-scolaires où elle fait merveille. Les maitres de l’enseignement populaire ont compris, en effet,  qu’en allant au peuple, ils s’adressaient à des grands enfants et qu’il fallait à leur usage, en de si coutres réunions, des méthodes vives et agissantes, parlant le plus souvent à côté de la lanterne à projections. Le village s’est cotisé pour l’achat de l’appareil… Je voudrais cette lanterne à projections installée au lysée. »

Leblanc 05  Amphithéâtre de la Sorbonne – Voir : Projection et amphithéâtres

Monsieur Paul DESPIQUES ajoute : « Je voudrais dans un coin de la classe, près de la chaire, l’écran en permanence au mur, des volets mobiles aux fenêtres pour faire la nuit en plein jour, l’appareil à côté dans une armoire ou un cabinet, toujours préparé, les collections de vues constituées comme une bibliothèque. Les séances de projections ne seraient pas des accidents trimestriels comme elles l’ont été presque partout où il y a eu des essais. Elles pourraient être mensuelles, bi-mensuelles, l’une pour l’histoire, l’autre pour la géographie. Elles feraient partie de la classe, elles seraient une révision rapide du cours, car, en dehors des heures de classe, pouvons-nous nous flatter de fixer l’attention des jeunes enfants, avides de grand air, de mouvements et de jeu ? Enfin, dernier avantage, la lanterne à projections pourrait fournir au maitre des éléments scientifiques par la représentation exacte de la vérité simple, méthodiquement exposée. »

Leblanc 06  Conférence illustrée sur Benvenuto CELLINI – Revue Après l’Ecole septembre 1901

Voir : APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY - Aux origines des syndicats et de l’Enseignement Populaire - Les projections à l’école

Ainsi l’inspecteur général de l’enseignement primaire et le professeur de lycée sont d’accord pour proclamer les mérites de cette “lanterne magique” qui, il y a dix ans, nous valait épigrammes et quolibets. Ainsi va le train du monde, utopie d’hier, vérité d’aujourd’hui, et vérité durable.

Article signé Edouard PETIT, paru dans “Le Journal du Dimanche” du 31 janvier 1904, rubrique “Semaine Littéraire”. Source : Gallica

 

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Appareil de projection “Gros Modèle” MAZO

Posté par Patrice Guerin le 7 juillet 2012

Appareil de projection “Gros Modèle” MAZO dans Lanternes projection Mazo-grosse-01-97x150

Cette lanterne de projection “Gros modèle”  est présente dans les catalogues MAZO dès le début du XXe siècle. Elle est destinée aux professionnels « Spéciale pour les projections par transparence, elle peut aussi servir pour celles par réflexion ».

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

Mazo-grosse-02-127x150 dans Lanternes projection  Mazo-grosse-03-111x150Collection G.V.

Son corps en tôle russe pleine est monté sur un support en acajou verni et possède une porte en cuivre nickelé de chaque côté. Des regards munis de verres de couleur sont placés au centre de ces portes, à hauteur de la lumière, pour en faciliter le réglage. Elle est équipée d’un éclairage intensif soit par chalumeau oxhydrique, soit par arc électrique.

Mazo-grosse-04-114x150 Collection G.V.

Le dessus, revêtu d’une double enveloppe afin d’éviter toute déperdition de lumière, peut s’ouvrir en le basculant sur le côté et permet même l’utilisation d’un système d’éclairage à pétrole avec cheminée.

Mazo-grosse-05-150x116  Mazo-grosse-06-148x150  Mazo-grosse-07-150x123Collection G.V.

L’appareil “Gros modèle” est équipé d’un condensateur de 120mm de diamètre et d’un objectif de très grand diamètre (56mm) supporté par une monture en cuivre verni extrêmement solide.

Polyorama-09-97x150  Polyorama-08-129x150

Il existe une version double tout à fait semblable au modèle simple. Sa partie avant, entièrement en cuivre, est équipée d’un système de centrage rapide et précis qui permet de superposer parfaitement les deux images projetées.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

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LIENS

Posté par Patrice Guerin le 18 février 2012

Cette page présente des liens vers d’autres sites consacrés exclusivement ou principalement à la projection fixe. D’autres liens existent dans les articles ou sur la page principale colonne de gauche, qui renvoient vers des sites susceptibles d’intéresser les visiteurs de ce site.

ORGANISMES & MUSEES

LIENS Cinematheque-150x133  LATERNA MAGICA cliquer ici

Ce site (en français) de la Cinémathèque française présente l’une des plus belles collections de plaques de lanterne magique : quelque 17 000 pièces, datant du XVIIIe siècle aux années 1920. On y trouve les créations de presque tous les grands pays producteurs : France, Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis.

Toutes les techniques de peinture et d’impression y figurent : peinture à l’eau, à l’aniline, en série, chromolithographie, photographie, etc. Beaucoup de plaques sont finement mécanisées et sont munies de dispositifs d’animation parfois complexes. Tous les sujets sont représentés : voyages, sciences, religion, politique, histoire, beaux-arts, architecture, vie quotidienne, érotisme, scatologie, diableries…

Cinematheque appareils  CINEMATHEQUE FRANCAISE cliquer ici

Ce catalogue en ligne (en français) présente les collections d’appareils de la Cinémathèque française et du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Il doit être considéré comme un work in progress, un travail sans fin qui doit sans cesse être enrichi et amélioré (notamment grâce à l’aide des internautes). Ce catalogue ne recense pas la totalité des collections d’appareils car celles-ci sont toujours en train d’être augmentées et enrichies.

Niepce-Lumiere-150x105  CLUB NIEPCE LUMIERE cliquer ici

Le Club Niepce Lumière est une association culturelle française ayant pour but la recherche et la préservation d’appareils, d’images, de documents photographiques et cinématographiques (site en français).
Principales rubriques : Activités – Le bulletin – Publications – Optica – Le Musée – Appareils et Photos – Forum – Petites annonces – Etc.

Magic-Lantern-150x102  MAGIC LANTERN SOCIETY cliquer ici

La “Magic Lantern Society” est présente dans le monde entier. Ses membres sont des collectionneurs, amateurs, étudiants de cinéma, des médias visuels et de culture populaire, des magiciens, artistes, interprètes, des scientifiques ainsi que des organisations d’archives dans plus de 30 pays différents – qui partagent tous le même enthousiasme pour la lanterne magique et son histoire (site en anglais).
Principales rubriques : Members Benefits – Publications – Lantern History – etc. Une section est réservée aux membres de l’association.

MNE Rouen  MUSEE NATIONAL DE L’EDUCATION cliquer ici

Fondé à Paris par Jules FERRY en 1879, le Musée pédagogique est un élément de la politique qui se met alors en place en faveur de l’instruction populaire. Au fil des décennies, la dimension historique et muséographique des collections alors conservées rue d’Ulm revêt une importance croissante. Aux documents initiaux : matériels scolaires, livres de classes, s’ajoutent d’importantes séries d’estampes, de photographies, de travaux d’élèves, de jeux et jouets éducatifs. Ces «Collections historiques», transférées à Rouen en 1980, forment le noyau de l’actuel Musée national de l’Éducation.
Le musée possède dans ses réserves environ : 20 000 vues sur verre, 5 000 films de vues fixes, 1 500 diapositives et 3 000 films éducatifs ainsi que 200 appareils de projection.

Pour faire une recherche dans la base de données cliquer ici

Lien BNF Geo  BNF – SOCIETE DE GEOGRAPHIE cliquer ici

Le département des Cartes et Plans de la BnF est depuis 1942 dépositaire des collections de la Société de géographie. Le fonds iconographique compte environ 145 000 photographies, prises entre 1850 et 1950 dans le monde entier. L’intérêt de cette collection, où se croisent la géographie, l’histoire, l’ethnologie, l’archéologie ou l’architecture est à la fois documentaire et esthétique.

Lien 13  MUSEE DE L’IMAGE ANIMEE DE DUBAI cliquer ici

Le “Dubai Moving Image Museum” met en valeur l’évolution de l’image animée, en présentant le développement de ce divertissement visuel depuis sa création jusqu’à la naissance du cinéma moderne. Il fait partie des rares musées au monde, consacrés à l’histoire de l’image animée et du cinéma, et c’est le premier et le seul de son genre au Moyen-Orient.
Ce musée offre de nombreuses expériences interactives, permettant aux personnes de tous âges de profiter pleinement de la riche histoire de l’image animée en visualisant et en jouant avec de nombreux objets.

Musée Turin  MUSEE NATIONAL DU CINEMA DE TURIN cliquer ici

Ce Musée est l’un des plus importants au monde de par la richesse de son patrimoine et ses innombrables activités scientifiques et de vulgarisation. Ce qui le rend véritablement unique, c’est son aménagement très particulier. Le musée se situe à l’intérieur de la Mole Antonelliana, un monument singulier et fascinant, symbole de la ville de Turin. Dès l’entrée, on n’est pas seulement un visiteur, mais un explorateur, un auteur, un acteur, un spectateur… auxquels le Musée offre une expérience qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Musée Padoue  MUSEE DU PRECINEMA DE PADOUE cliquer ici

Ce musée est unique, non seulement parmi les musées italiens, mais à travers le monde. Fondée en 1998 à la suite d’une collaboration entre la commune de Padoue et la collection Minici Zotti, ce “Musée des Merveilles » est un projet intéressant et inhabituel qui combine des intérêts public et privé. Le Musée de Precinema est situé dans le Palais Angeli, un bâtiment du XVe siècle à Prato della Valle, dans le centre de la ville historique de Padoue. Ce magnifique bâtiment est certainement l’endroit le plus approprié pour préserver et exposer les instruments optiques et diapositives peintes à la main qui datent des XVIIIe et XIXe siècles.

Digital Library  MEDIA HISTORY DIGITAL LIBRARY cliquer ici

Ce site an anglais, présente des catalogues de lanternes magiques et de vues sur verre provenant de différents pays, dont un certain nombre en français. En effet, les catalogues sont des objets rares, conservés pour la plupart dans des collections privées. Leur mise à disposition peut aider les chercheurs, les historiens, les archivistes et les collectionneurs à identifier les lanternes magiques et les vues pour lanternes, permettant ainsi un développement des connaissances dans le domaine de la lanterne magique.

Top Museum   TOP MUSEUM TOKYO cliquer ici

Ce site en japonais et en anglais présente le Musée d’art photographique de Tokyo. Il possède une vaste collection d’objets liés aux débuts de l’imagerie, notamment diverses lanternes magiques et autres appareils ou matériels antérieurs à la naissance du cinéma. Au Japon, les appareils qui utilisent la lumière et les ombres pour créer un monde magnifique et mystérieux ont une longue histoire et sont connus sous de nombreux noms, tels que utsushi-e (shadowgraph), nishiki kage-e (images ombrées colorées), gento (lanterne magique), etc.

 

COLLECTIONS PRIVEES

Site Lucerna  LUCERNA cliquer ici

Ce site (en anglais) est une ressource en ligne sur la lanterne magique, sorte de “projecteur de diapositives”, inventée au XVIIe siècle. Ce site présente de nombreux détails sur les séries de vues sur verre, les images diapositives, les lectures et autres textes relatifs aux diapositives, mais aussi sur les lanternes, les personnes et les organismes impliqués dans l’histoire de la lanterne, et bien plus encore.

Lien 12  THE HISTORY OF THE DISCOVERY OF CINEMATOGRAPHY cliquer ici

Site (en anglais) présentant une histoire chronologique illustrée de l’élaboration de films couvrant 2 500 années menant à la découverte du cinématographe à la fin des années 1800. Construit autour de 15 chapitres allant de 900 avant JC à la fin du XIXe siècle.

Bin%C3%A9truy-150x128  COLLECTION BINETRUY cliquer ici

La collection de François BINETRUY (en français) présente de magnifiques objets et documents concernant le pré-cinéma et les jouets d’optique.
Principales rubriques : Lanternes magiques – Plaques – Boîtes d’optique – Jouets d’optique – Anamorphoses – Dioramas & Panoramas – Ombres – Etc.

Toverlantaarn-150x141  TOVERLANTAARN cliquer ici

Ce site en néerlandais présente le musée de la lanterne magique du collectionneur Martin VLIEGENTHART. Il est consacré aux appareils de projection, aux lanternes magiques et aux appareils des années cinquante. Principales rubriques : Celluloïd film – Illumination – Lantern slides – Magic Lanterns – Media and film – Slide show – Pré cinéma – Etc. Le musée occupe un grand espace situé dans un bel immeuble de l’ancienne Fondation de santé mentale Willibrord au kennermerstraatweg 464 à Heiloo aux Pays-Bas. Ouvert en 2016, il peut se visiter tous les 1er et 3e samedi et 2e et 4e mercredi du mois et sur rendez-vous pour les groupes.

Media-Museum-122x150  EARLY VISUAL MEDIA cliquer ici

Le site belge (en anglais) de Thomas WEYNANTS est présenté comme “A Historical Window to Early Vintage Visual Media Archaeology”.
Principales rubriques : Pre-cinema – Magic lanterns – Phantasmagoria – Optical toys & illusions – Early photography – Stereoscopes – Early film – Early television – Conjuring arts - Cabaret & Vaudeville - Fairground – Stereo nudes – Physique amusante – Scientific instruments – Dance of Death, … etc.

Luikerwaal 2  LUIKERWAAL cliquer ici

Dutch virtual magic lantern museum ‘de Luikerwaal’ est un site sur les Lanternes Magiques (en néerlandais et anglais). Le premier site néerlandais de lanternes magiques, qui donne non seulement beaucoup d’informations sur les lanternes magiques et les diapositives, mais aussi sur «tout ce qu’il y a autour du sujet», comme les cartes postales, les livres pour enfants, les cartes commerciales, des bibelots, des histoires et bien plus encore.
Principales rubriques : History – Magic Lanterns – Lantern slides – Themes/Sets – Various/info – Etc.

Balzer-150x97  RICHARD BALZER cliquer ici

Ce site (en anglais) a pour objet le divertissement visuel ; la quasi-totalité des objets présentés date d’avant 1900. On y trouve des lanternes magiques bien sûr mais aussi des ombres, des transparents, des thaumatropes, des phenakistascopes et une grande variété d’autres jouets optiques.
Principales rubriques : Magic Lanterns – Metamorphosis – Optical toys – Panoramas & Dioramas – Peepshows – perspective – Shadows – Etc.

Click-Clack-150x107  CLICK-CLACK cliquer ici

Ce site (en français) présente des objets qui ont tous un rapport avec l’image… Image fixe avec les appareils photo et leurs accessoires, ainsi que les lanternes magiques et leurs plaques, mais aussi image animée avec les caméras et les projecteurs ; sans oublier les photos, les Cartes de Visite, les livres… Et même quelques jouets !
Principales rubriques : Imageurs – Accessoires – Lanternes magiques – Plaques pour lanternes – Caméras – Projecteurs – Objets publicitaires – Jouets d’optique – Etc.

Films-fixes-150x134  FILMS FIXES cliquer ici

Ce site (en français) permet de découvrir un outil pédagogique “épatant” qui fut utilisé depuis les années 1920 jusqu’à la fin des années 1970. Au sommaire, le Pathéorama, quelques projecteurs et surtout des films “de toutes sortes”.

Medien Museum  MEDIEN-MUSEUM cliquer ici

Ce site (en allemand) est un musée virtuel consacré aux médias de communication : Radio et Musique, Vidéo, Ordinateurs, objets divers dont téléphone et surtout au film et à la photographie. On peut y voir des centaines d’appareils de tous styles, datant principalement des années 1950 et surtout d’origine allemande, parmi lesquels plus d’une centaine de projecteurs de diapositives.

Site Italien  MAGIA DELLA LUCE cliquer ici

Ce site (en italien et en anglais) embrasse une longue histoire qui commence à partir du monde antique pour arriver jusqu’aux dernières années du XIXe siècle. Un long voyage de découvertes, d’inventions, de jeux et de spectacles qui concernent l’art de la projection jusqu’aux images animées.

Site GB Andrew  MAGIC LANTERN WORD cliquer ici

Ce site (en anglais) présente la lanterne magique “précurseur du projecteur de diapositives pré-numérique”. Il concerne principalement les vues projetées avec lesquelles on mystifia, divertit et éduqua le public des années 1640 aux années 1940. Elle produisirent des images en mouvement bien avant la première démonstration publique du cinéma en 1895.

Site Huhtamo 1  HUHTAMO MEDIA ARCHAEOLOGY cliquer ici

Ce site (en anglais) présente la collection et les archives de Arkki Huhtamo couvrant l’histoire des médias visuels du XVIIIe jusqu’au début du XXe siècle. Le professeur Huhtamo est un historien et théoricien des médias de renommée internationale, également spécialiste de l’histoire et de l’esthétique des arts médiatiques. Il a publié de nombreux ouvrages, donné des conférences dans le monde entier et présenté des spectacles multimédias mixant la technologie multimédia moderne et les projections originales du XIXe siècle, telle que les lanternes magiques.

 

SPECTACLES DE LANTERNE MAGIQUE

Site Praximage lgt  PRAXIMAGE cliquer ici

Depuis 1997, l’association Praximage donne à voir l’histoire du cinématographe sous des formes originales, en proposant au public des expositions itinérantes où l’on peut toucher les objets exposés. Nous sommes spécialisés dans la pratique d’ateliers de découverte du pré-cinéma en particulier auprès du jeune public. Ces ateliers permettent de comprendre les rouages de l’image animée en manipulant des appareils anciens (Phénakistiscopes, Praxinoscopes, Zootropes reconstitués), et en expérimentant soi-même ses propres créations sur ces mêmes appareils.

Site Fantasmagore lgt  LES MACHINES DU FANTASMAGORE cliquer ici

Créé en 1987 à l’initiative d’amoureux du répertoire de musique mécanique, l’association  » Perforons…la musique «  s’est consacré pendant plus de vingt ans à la sauvegarde et à la promotion du répertoire d’orgue de barbarie et de piano pneumatique. Ses recherches et publications (Les Cahiers de Perforons) ont associé musiciens, collectionneurs, musées et institutions de toute l’Europe. « Plus qu’une simple exposition, la présentation des Machines du Fantasmagore est un véritable spectacle qui sollicite l’émotion du spectateur pour l’amener à découvrir la technique de façon claire et ludique. »

Site Brooker lgt  JEREMY BROOKER MAGIC LANTERN PERFORMERS cliquer ici

Depuis plus de 20 ans, Carolyn et Geremy BROOKER font parti des plus grands artistes de la lanterne magique. Que ce soit dans le grand auditorium du Centro Cultural de Belém à Lisbonne, dans une tente de cirque surplombant le lac Léman ou dans la cabine d’une barge historique prenant la mer avec seulement 20 personnes à bord, le public s’est émerveillé de sa maîtrise dans cet art exigeant.

Ses spectacles sont effectués avec une authentique lanterne magique triunial (ou triple) combinant trois projecteurs dans un seul appareil. C’est la forme la plus complexe et la plus rare de divertissement avec une lanterne magique. Cela permet de présenter des spectacles dynamiques comportant les effets les plus spectaculaires que la lanterne puisse produire.

Illuminago  ILLUMINAGO cliquer ici

Ce site (en allemand) présente les spectacles théâtraux de Karin BIENEK et Ludwig VOGL-BIENEK. Organisés depuis 1986, leurs spectacles de lanterne magique permettent de revivre des projections historiques. Les tableaux sur verre provenant des siècles passés forment la base de tout un éventail de spectacles, d’expéditions d’archéologie sur les médias, d’ateliers et de recherches scientifiques.

Wezenberg lgt  DE TOVERLANTAARN cliquer ici

Ce site en néerlandais présente les activités d’une lanterniste moderne : Monique WEZENBERG. Autrefois, les lanternistes se déplaçaient avec leur lanterne magique de foire en foire, d’auberge à la taverne et des marchés aux foires annuelles. À l’aide d’un drap blanc, les spectateurs ont pu voir les magnifiques diapositives de la lanterne. Ils n’avaient jamais rien vu de tel ! Cela semblait magique, d’où le nom de lanterne magique. Aujourd’hui elle utilise sa lanterne magique pour donner des performances dans des festivals, des écoles, des théâtres et aussi lors de fêtes et chez des particuliers.

Site American Magic lgt  MUSEUM OF AMERICAN MAGIC LANTERN SHOWS cliquer ici

Ce site (en anglais), animé par Terry BORTON, est un musée virtuel retraçant la façon dont les spectacles américains de lanternes magiques ont influencé toutes les facettes de la culture du pays, des années 1850 aux années 1930. La lanterne magique, ou « stéréopticon », a été le premier projecteur et précurseur du cinéma. Des millions de personnes par an assistaient à des spectacles de lanternes magiques et à des conférences illustrées dans des théâtres, des salles de lycée, des tentes Chautauqua, des sociétés fraternelles, des églises ou même leurs propres maisons.

Voir : Lanterne de projection double STEREOPTICON

Magiclanternexhibition  MAGICLANTERNEXHIBITION cliquer ici

Ce site (en anglais) présente Dawn Elliott et Joel Schlemowitz qui sont des projectionnistes de lanternes magiques, travaillant avec des diapositives en verre et des projecteurs d’époque. Elliott & Schlemowitz présentent des spectacles de lanternes magiques et donne des conférences / démonstrations dans des musées et autres institutions historiques, culturelles et éducatives.

 

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AUTEUR

Posté par Patrice Guerin le 16 décembre 2011

Portrait livre  Patrice GUERIN, un auteur hors du commun !

La première chose qu’il vous dit « je ne suis pas un collectionneur… plutôt un “vulgarisateur*” ! Je ne cherche pas à accumuler tout ce qui existe sur le Sujet, mais j’aime les pièces rares ou originales qui me permettent de comprendre mon Sujet et de partager ces connaissances avec d’autres ».

Son “Sujet d’étude”, comme il aime à appeler sa collection, ce sont les projecteurs, mais pas les projecteurs de cinéma ni d’éclairage, plutôt les projecteurs de vues fixes de toutes époques, depuis les lanternes magiques du XVIIIe, jusqu’aux fameux petits projecteurs de diapositives des années 60/70, en passant par les grosses lanternes du début du siècle sans oublier certaines originalités comme les appareils associant l’image et le son.

fichier pdf Biographie

PGcollectionBlg  Qu’est ce qui l’intéresse dans ce sujet ?

« L’image est un support de communication prédominant à notre époque. Mes études artistiques et mon métier d’Architecte en communication m’ont amené à m’y intéresser depuis très longtemps. La peinture, la photographie, le cinéma, la vidéo, sont des techniques permettant de créer des images, voir même des spectacles et dans certains cas des œuvres d’art. Il existe de nombreux collectionneurs, clubs ou associations s’intéressant à la photo et au cinéma, mais très peu dans le domaine de la projection fixe… pas assez noble diront certains. J’ai acheté un premier projecteur de diapos très Design pour sont époque, le Kodak Senior n°1 carrossé par Raymond Loewy dans les années 50, puis le virus s’est développé. »

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Sa collection s’est construite progressivement au fil des ses errances dans les brocantes et autres foires spécialisées, sans oublier les ventes aux enchères , les salons de collectionneurs et quelques amis rabatteurs. En 1995, à l’occasion du centenaire du cinéma, il écrit un premier livre intitulé “Du Soleil au Xénon”, consacré aux différents systèmes d’éclairage équipant les lanternes de projection.

Livre Eclairage« A l’époque personne n’avait une idée précise de ces accessoires rébarbatifs. Il faut reconnaître qu’on trouvait aussi bien des lampes à pétrole que des éclairages au gaz ou des chalumeaux identiques à ceux employés pour la soudure… dans lesquels certains remplaçaient même l’acétylène par de l’éther ! »

AUTEUR Expo-150x98  Expo-2-150x104  Expo-3-150x109

Il participe à de nombreuses expositions en région parisienne, mais aussi à Mulhouse et même en Angleterre. Tous ces appareils devenant très encombrant, il doit se séparer de certaines pièces à l’occasion d’un déménagement.

A quoi sert une collection ?

« Collectionner, c’est rassembler des appareils, accessoires et documents avec un objectif cohérent permettant d’en reconstituer l’histoire. C’est aussi sauvegarder de la destruction des éléments de notre patrimoine scientifique et technique. C’est enfin valoriser des techniques et savoir-faire qui ont contribués à l’évolution des connaissances et des modes de vie. » A l’appui de ses propos, il est fier d’ajouter : « Au plus haut niveau de l’état, on est conscient du problème le patrimoine scientifique et technique est défini comme un élément constitutif des intérêts fondamentaux de la nation !*” Certes il s’agit là plus de Sécurité que de Culture, mais il y a quand même une petite reconnaissance de nos collections publiques et privées qui sont les plus importantes au monde. »

* (Note du 30 août 2011 provenant du Secrétariat général de la Défense et de Sécurité Nationale) cliquer ici.

BibliothequeLgt-121x150  Auteur 10

A côté des appareils il y a la documentation, non seulement les catalogues et les notices, mais aussi les articles et publicités parus dans le presse d’époque voir même des cartes postales ou des photos originales montrant les projecteurs en situation. L’appareil n’a aucun intérêt s’il n’est pas remis dans son contexte. Entre des projecteurs pour enfants, pour l’enseignement ou pour les projections scientifiques, il y a de nombreuses différences justifiées par l’usage. De plus il ne faut pas négliger les vues qui vont avec. Là aussi c’est toute une histoire aussi bien sur les techniques employées pour faire ces vues que sur le contenu même des images : savez-vous qu’au début du XXe siècle on était capable de projeter l’image d’un insecte vivant… « malheureusement celui-ci grillait souvent comme une mouche sur un halogène ! »

Article-CrPicard-lgt-106x150 A la rencontre du public !

Aujourd’hui Patrice GUERIN partage sa collection sur ce blog. Après quatre ans d’existence, il en est à plus de 100 000 visiteurs et 250 articles publiés. « Ce blog me permet de mettre à jour mes connaissances en associant les photos d’appareils, la documentation relative au sujet et son contexte d’utilisation. Il m’arrive de re-découvrir certaines choses enfouies depuis des années au fond d’un carton ».

StSulpice-01-105x150  StSulpice-02-150x79  StSulpice-03-300x159

En juin 2012 le site “DIAPROJECTION” est présenté pour la première fois au public lors du salon Pré-Cinéma – Cinéma – Son – Photographie, qui s’est déroulé place saint-Sulpice à Paris VIe du 11 au 13 juin 2012. Il était hébergé sur le stand de la toute jeune association “Antique PASSE-VUES”. De nombreux visiteurs sont venus pour rencontrer son auteur ou découvrir un site “fort riche et très intéressant”.

portrait-12-150x99  portrait-13-150x99  portrait-14-150x99  fichier pdf Programme

En juin 2013, dans le cadre du séminaire international ”La mise en scène théâtrale et les formes audio-visuelles : emprunts esthétiques et techniques”, qui s’est déroulé au Centre Culturel de Cerisy-la-Salle, Patrice GUERIN fait une conférence récréative de deux heures sur “L’évolution des sources lumineuses dans le spectacle”.

« Je vous remercie pour votre temps, votre disponibilité et votre générosité lors de cette trop brève rencontre à Cerisy. Je pense que c’est plutôt à nous, chercheurs, de vous remercier. Sans le travail de collectionneurs passionnés comme vous, nous ne pourrions guère avancer. » F.T.

Musée pano lgt  Auteur 12

En août 2014, il inaugure son Cabinet des Projections Lumineuses « c’est un vieux rêve que d’avoir mon propre cabinet de curiosités consacré à mes sujets de prédilection : la Projection Fixe et les Systèmes d’Eclairage ». Ce lieu n’est pas ouvert au public, mais les visiteurs intéressés sont toujours les bien venus.

Autres photos : CLIQUER ICI

Auteur 11

Janvier 2015, le magazine “Antiquités Brocante” consacre 8 pages à “L’histoire de la projection lumineuse en 10 appareils” ; un siècle seulement sépare les lanternes magiques du XIXe siècle des carousels de diapos des années 1970… Retour sur les progrès accomplis en matière de projection lumineuse. « Les projections lumineuses n’ont pas eu pour simple vocation de distraire ou d’effrayer un auditoire » précise notre spécialiste « elles ont également servi dans l’enseignement, pour la recherche scientifique et dans les réunions familiales ». Un article signé Muriel Boujeton.

Niort 01  Niort 02  Niort 03  New Title

L’exposition “Lumières”, proposée et réalisée par le Musée Bernard d’Agesci de la communauté d’agglomération du Niortais, se déroule du 10 mars au 7 juin 2015. « Face aux demandes et à l’attrait du public pour les collections présentées, cette exposition est prolongée jusqu’aux Journées européennes du patrimoine (19-20 septembre 2015) ».

Elle présente sur 300m2 près de 100 pièces de nature très variée, allant de la préhistoire à l’époque contemporaine. On y découvre, entre-autres, plus d’une vingtaine d’appareils d’éclairage artificiel appartenant aux collections de Patrice Guérin “Diaprojection.fr” et du musée des éclairages anciens “Lumière de l’Œil” à Paris. Lire l’article paru dans La Nouvelle République.

Portrait 15  Portrait 16

Juillet 2015, le magasine “Collectionneur & Chineur” publie un article intitulé « Patrice et ses projecteurs » dans la rubrique “Les News des Blogs” : « Arrivé à la retraite, Patrice a créé le blog “Diaprojection” en 2010, denevu incontournable pour tous les amateurs d’appareils de projection anciens ».

Lundi 5 octobre 2015, Patrice GUERIN participe au tournage de séquences de projections lumineuses pour un film de 52 minutes sur le Douanier Rousseau (Co-production Musée d’Orsay et Les Films du Tambour de Soie). Projection sur ARTE le 3 avril 2016 à l’occasion de l’exposition  sur le Douanier Rousseau au musée d’Orsay de mars à juillet 2016.

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Ce film documentaire part à la rencontre de l’oeuvre du Douanier Rousseau (1844-1910). Ses peintures articulées autour des rêves, de l’imagination, de l’enfance, ont eu une influence considérable sur l’art moderne. Picasso conservera toute sa vie avec vénération quatre tableaux du Douanier. Sa renommée populaire est immense, mais son oeuvre encore méconnue, voire incomprise. Ce film , en posant la question de la représentation et de l’abstraction, explore à travers une mise en scène originale les inspirations, les productions et les influences de ce faux naïf ! Le réalisateur, Nicolas AUTHEMAN a choisi de chapitrer le film par des extraits de plaques animées de lanternes magique sur lesquelles la voix off vient poser les enjeux ou donner des informations factuelles. Ces plaques, oniriques, descriptives, abstraites, étranges, viennent s’inscrire dans une mise en scène particulière, avec la complicité de Patrice GUERIN, collectionneur spécialisé dans les Projections Lumineuses.

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Les lundi 9 et mardi 10 novembre 2015, à l’occasion du 14e festival du film de Compiègne, Patrice GUERIN a eu le plaisir d’animer un spectacle de lanterne magique à partir du montage présenté sur ce site (Petit spectacle de lanterne magique). Cet événement se déroulait au théâtre de la ville et accueillait à chaque séance plus de 500 enfants des écoles de l’agglomération (CP – CE – CM) qui ont pris beaucoup de plaisirs à voir les tableaux animés.

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Du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017, le musée Nationale de l’Education, présente à Rouen, l’exposition “Lumineuses Projections”. Commissaire principal Anne QUILLIEN chargée de conservation et de recherche au Munaé, commissaire adjoint Patrice GUERIN, collectionneur et historien des projections lumineuses. Cliquer ici

Lanternes magiques, plaques de lanternes, appareils de projection, vues photographiques sur verre, films animés, films fixes et diapositives : l’exposition traite de l’évolution des techniques et des usages dans l’art de la projection lumineuse et s’intéresse aux projections d’images fixes utilisées comme outil d’enseignement depuis les conférences populaires de la fin du XIXe siècle, où elles font leur première apparition en public, jusqu’à leur démocratisation dans les classes dans les années 1950.

« Je sais votre engagement, et aussi tout ce que vous avez pu permettre grâce à votre connaissance du sujet, vos prêts , votre réseau. Les musées ont beaucoup à gagner lorsqu’ils travaillent étroitement avec les réseaux de collectionneurs , passionnés , comme vous l’êtes par votre sujet. » Delphine CAMPAGNOLLE directrice du Musée National de l’Education, avril 2016.

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Le samedi 23 juillet 2016 Patrice GUERIN est allé faire une conférence en anglais devant une centaine de membres de “Magic Lantern Society” à Bath (GB), pour présenter l’exposition “Lumineuses Projections” qui se déroule actuellement au Musée National de l’Education à Rouen.

Conf Anvers   20161102-DS-059-DA-031-REG fichier pdf Program Workshop

27-29 October 2016, Workshop THE MAGIC LANTERN TODAY Creative Re-Use of Cultural Heritage – M HKA – Museum of Contemporary Art Antwerp, Leuvenstraat 32, Antwerp. Friday, 28 October : 14:30–15:30 conference Taxonomy and Cataloguing “A study for a classification of magic lanterns and its accessories » by Patrice GUERIN collector and historian of the art of light projections.

« Persönlich empfand ich die Privatsammlung alter Projektionsgeräte von Patrice Guérin aus Rouen und seinen Vortrag über die Beleuchtungsmethoden als eines der Highlights.» Anke N. octobre 2016.

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Du 21 novembre au 14 décembre 2016, exposition dans le hall des Archives Départementales de Seine et Marne, sur le thème de la “Lanterne Magique”. Trois sujets sont développés : “La Maison Lapierre” dont l’usine se trouve à Lagny en Seine et Marne, “Un siècle de Projecteurs Jouets” et “Documents autour de la lanternes magique”.

Guimet 12

Samedi 3 février 2018, spectacle de lanterne magique au musée Guimet à Paris. 40mn de projection associant le verbe, la musique et l’image, plus de 200 spectateurs “conquis” et beaucoup de plaisir pour tous, y compris moi-même, c’est un authentique succès ! « Merci Patrice et bravo pour le spectacle ! Quelle performance, quel travail que celui de lanterniste ! C’était aussi intéressant de regarder du côté de l’écran que de la lanterne… Très heureuse d’avoir vu pour la première fois la projection de plaques mécanisées. L’invention du trucage… » Caroline C. VOIR : Séance de Lanterne Magique au musée Guimet

Tournai repet

Juin 2018 à Chalon sur Saône et octobre 2018 à Tournai (Belgique), recréation du spectacle lyrique d’ombres projetées “Tournai”, donné pour la première fois dans la hall au draps de Tournai en 1898. VOIR : Spectacle d’ombres “TOURNAI”

Colloque Québec

Mai 2019, participation au colloque « Matérialité, esthétique et histoire des techniques. La collection François Lemai comme laboratoire » à l’Université Laval de Québec. Le but de ce colloque sera de découvrir ce que les objets techniques et leur matérialité peuvent nous apprendre concrètement sur le cinéma, en lien avec les autres types d’archives. Il aura pour corpus d’études l’imposante collection d’appareils cinématographiques et pré-cinématographiques donnée à l’Université Laval par le collectionneur François Lemai en 2016.

Stras 01  Stras 02  Le WE des 21 et 22 septembre 2019, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, animation en Projections Lumineuses avec une lanterne de projection des années 30 à l’Université de Strasbourg.

 

Objectif et rêve ?

Depuis plus de trente ans, Patrice GUERIN partage sa passion en éditant des ouvrages, en participant à des expositions, en intervenant dans différents séminaires et colloques. « Mon objectif aujourd’hui… avoir les capacités d’en faire autant pendant vingt ans encore ! » dit-il avec un sourire malicieux. « Mon rêve récurent : pouvoir concilier les mondes de l’Entreprise, de l’Université de la Collection et de l’Art. »

Logo NiepceLumiere Portrait-24  Portrait 25  Membre des clubs NIEPCE-LUMIEREMAGIC LANTERN SOCIETY  –  ASEISTE

__________________

*Vulgariser : Mettre à la portée de tous des connaissances scientifiques ou artistiques.

 

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Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 24 janvier 2011

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En 1878, Emile REYNAUD (voir PORTRAITS) s’installe dans le IXe arrondissement de Paris où il se consacre à la construction, à la commercialisation et au développement de ses Praxinoscopes. Cet appareil est composé en son centre d’un miroir prismatique à 12 facettes qui tourne sur lui-même tandis que sur le pourtour de l’appareil se déroule une bande de papier composée de dessins décomposant les mouvements en 12 vues successives, ce qui permet de reconstituer l’illusion du mouvement. On peut observer l’animation soit en direct en regardant les miroirs tourner, soit sur un écran à l’aide de la lanterne de projection (voir chromo).

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En 1892, soit trois ans avant l’invention du cinéma par les frères LUMIERE, Emile REYNAUD crée le Théâtre Optique dans les murs du musée Grévin. En octobre 1892 il projette “Pauvre Pierrot”, premier dessin animé du spectacle des “Pantomimes lumineuses” annoncé par une magnifique affiche signée Jules CHERET.

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Durant 10 minutes des personnages dessinés s’animent sur l’écran, dans un décor richement coloré, accompagné par une musique de Gaston PAULIN. L’appareil qui permet d’effectuer cette projection s’appelle le “Théâtre Optique”. Il a été conçu et réalisé par Emile REYNAUD. Il se compose d’un ingénieux mécanisme permettant d’animer les images et de plusieurs lanternes de projection pour les vues et le décor. Celui-ci a aussi imaginé le scénario, peint les images et assuré les projections.

Ce tout premier spectacle de projections animées sera à l’affiche jusqu‘en 1900 et accueillera deux millions de spectateurs (dont 600 000 pour l’année de l’Exposition Universelle).

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Pour le centième anniversaire de cette invention, on a pu assister au musée Grévin ainsi qu’à la Cinémathèque de Chaillot à des projections du Théâtre Optique ainsi qu’à une reconstitution de la scène de l’époque où l’on voit Emile REYNAUD en personne effectuer une projection sous les yeux médusés de Gabriel THOMAS (président du musée Grévin en 1892), des frères LUMIERE et de Georges MELIES.

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Le fonctionnement du Théâtre Optique repose sur le même principe que le Praxinoscope, mais il comporte un plus grand nombre de miroirs et surtout, de très nombreux dessins décomposant des mouvements complexes afin de composer de véritables petites séquences animées. L’image projetée est « arrêtée dans sa course » par compensation optique, grâce à ce système de miroirs. Une puissante lanterne lumineuse envoie l’image de chaque dessin sur le prisme central puis ces images sont projetées sur un écran à l’aide d’un objectif condensateur et de miroirs. C’est ainsi qu’elles sont vues par les spectateurs surpris de découvrir des scènes animées sur un écran qui cache le mécanisme qui les met en œuvre.

Pour plus d’informations, voir Emile ReynaudPraximage

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