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CATALOGUES

Posté par Patrice Guerin le 16 décembre 2017

Cette page présente un certain nombre de catalogues en ligne concernant les Projections Lumineuses, issus de nos collections ou d’autres bibliothèques. Ils ont été numérisés et mis en ligne par un organisme indépendant et sans but lucratif accessible dans le monde entier grâce au Web.

Merci de ne pas abuser des copies et téléchargements et d’aider cet organisme dans la mesure de vos possibilités. CLIQUER ICI

 

Catalogues MOLTENI et RADIGUET & MASSIOT

Catalogue M01  Projections MOLTENI – Catalogue N°32, vers 1875, 57 pages “Vues sur verre pour projection, Europe, Asie, Afrique et divers”. CLIQUER ICI

Catalogue M02  Projections MOLTENI – Catalogue N°38, 5e édition, 1er fascicule Astronomie, 40 pages “Catalogue Général des vues Scientifiques et Littéraires”. CLIQUER ICI

Catalogue M03  Projections MOLTENI – Catalogue N°38, 5e édition, 2e fascicule Physique et Chimie, 54 pages “Catalogue Général des vues Scientifiques et Littéraires”. CLIQUER ICI

Catalogue M04  MOLTENI – Catalogue N°39, 1880, 21 pages “Tarif spécial des Lanternes Magiques, Fantasmagories, Polyoramas, Tableaux et Accessoires – Articles de commerce”. CLIQUER ICI

Catalogue M05  Projections MOLTENI – Catalogue N°55, 41 pages “Diapositives de la Maison York & Son”. CLIQUER ICI

Catalogue M06  Projections MOLTENI – Catalogue N°68, 3e édition, 45 pages “Conférences et Cours d’Adultes”. CLIQUER ICI

Catalogue M07  Projections MOLTENI – Catalogue N°104, 3e édition, 133 pages “Vues de Voyages et Explorations”. CLIQUER ICI

Catalogue M08  Projections MOLTENI – Catalogue N°104 bis, 3e édition, 89 pages “Vues de Voyages et Explorations”. CLIQUER ICI

Catalogue M09  Projections MOLTENI – Catalogue N°105, 1re édition, 57 pages “Classement méthodique des collections”. CLIQUER ICI

Catalogue M10  RADIGUET & MASSIOT – Catalogue N°89, IVe partie 2e édition, 53 pages “Cinématographie”. CLIQUER ICI

 

Autres catalogues

Catalogue S01  E. MAZO – Catalogue N°11, 1898, 37 pages “Appareils et Vues de Projection”. CLIQUER ICI

Catalogue S02  E. MAZO – Catalogue général N°50, 1812/13, 583 pages “Appareils, Accessoires et Vues pour la Projection”. CLIQUER ICI

Catalogue S03  G. GILMER – Catalogue N°26, vers 1920, 125 pages “Appareils de Projections Lumineuses et accessoires”. CLIQUER ICI

Catalogue S04  DEYROLLE – Catalogue de Micrographie, juillet 1900, 53 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S05  DEYROLLE – Catalogue des diapositives pour projections, juillet 1912, 151 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S06  DEYROLLE – Liste complémentaire des Photographies sur Verre, juillet 1921, 49 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S07  DEYROLLE – Minéralogie, Géologie, Paléontologie, Préhistoire, Prospection, etc. mars 1929, 68 pages. CLIQUER ICI

 

Catalogue Z01  De nombreux autres catalogues français et étrangers sont en ligne sur le site “Media History Digital Library”. CLIQUER ICI

 

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Les origines de la Maison MAZO

Posté par Patrice Guerin le 3 juin 2017

Mazo 51  Mazo 52  Mazo 53  Mazo 54  Mazo 55

Il n’y a pas de certitude concernant la date d’origine de la Maison MAZO. Il est généralement dit que Elie Xavier MAZO (voir PORTRAITS) aurait crée en 1892 une entreprise commerciale destinée à vendre tous les appareils “au goût du jour” : électricité domestique ; appareils, accessoires et fournitures pour la photographie ; appareils et vues de projection ; optique pour la vue, boussoles, microscopes, etc. : musique, partitions et machines parlantes ; etc. C’est un habille commerçant qui soutient ses ventes par la publication de très nombreux catalogues, fascicules et ouvrages de toutes sortes.

Voir : Les publications MAZO et les principaux titres

Mazo 56  Journal du 1er octobre 1945

Dans une publication datant du 1er octobre 1945, destinée à rappeler la présence de la Maison MAZO dans “l’enseignement lumineux sous toutes ses formes”, il est écrit en introduction « c’est vers 1880 que la lanterne magique est devenue da “lanterne à projection”. C’est vers 1889 qu’on a commencé à comprendre le parti qu’on pouvait en tirer pour l’enseignent par l’aspect. C’est en 1889 que M. Elie Xavier MAZO fonda la Maison. Il avait été l’un des rouages essentiels de la Maison LAVERGNE, fondée en 1879, et de la Maison CLEMENT & GILMER [NDLR successeurs de LAVERNE] dont précisément M. MAZO était l’exportateur, car en ce temps là la lanterne française faisait prime sur le marché mondial de la Projection. »

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

Mazo 57  “La Maison MAZO est la première Maison de Projection“ publicité provenant d’un catalogue MAZO vers 1905/10.

Sans avoir l’impression d’exagérer – il s’agit d’un document commercial – il est ensuite dit que la Maison MAZO « s’est toujours trouvée à la tête des innovations les plus sensationnelles, Photographie d’une part, Cinématographie de l’autre ! » Il convient de préciser que la photographie est née 50 ans avant la création de la Maison MAZO et que, durant cette période, les principales inventions ont eu lieu !

Mazo 58 Cette gravure, reproduit en 1945, est parue dans l’un des tous premiers catalogues datant de 1890 environ.

Voir : Lanternes de projection HELIOS de Mazo

 

 

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CONFERENCES

Posté par Patrice Guerin le 23 avril 2016

Conf. Ricqlès  “Le Conférencier” chromo de la Maison Ricqlès – Vers 1900

Mettant à profit les connaissances acquises au cours de ses recherches, Patrice GUERIN propose différentes conférences de vulgarisation sur le thème des “Projections Lumineuses”. Celles-ci peuvent intéresser un public varié n’ayant pas besoin de connaissances particulières sur le sujet traité. Chaque conférence, accompagnée de projections numériques, dure  45 mn environ puis un certain temps peut être consacré aux questions / échanges sur le sujet. En fonction des possibilités, une mini exposition d’objets en rapport avec la conférence peut être organisée.

 

Conf.Ombres  Les spectacles lyriques d’ombres projetées

Alors que le Cinématographe n’en est qu’à ses balbutiements et que les Frères LUMIERE pensent qu’il s’agit d’un divertissement de fêtes foraines, les spectacles d’ombres projetées connaissent un grand succès aussi bien dans des lieux publics que chez les amateurs avertis. Dans son catalogue général de Projections de 1910, Elie MAZO annonce que « Les ombres artistiques MAZO rappellent les ombres si universellement connues du célèbre cabaret montmartrois “Le Chat Noir” » et il ajoute « l’avenir le plus brillant est réservé aux projections d’ombres, qui sont infiniment plus artistiques que le cinématographe. Elles résultent de l’intime collaboration de la poésie, de la musique et de la peinture ».

  • Musée Nicéphore Nièpce – 25 avril 2018 Chalon-sur-Saône CLIQUER ICI

 

Conf. Multimedia  Conf Seine Marne  De la lanterne magique au multimédia

Au cours des deux derniers siècles la lanterne de projection est passée du statut d’objet magique au XVIIIe siècle à celui d’objet domestique “indispensable” à l’aube du XXIe siècle ! Elle a contribué à l’évolution des connaissances, à la culture et à la distraction populaire. Elle est à l’origine du septième Art, le cinéma. Elle est présente aujourd’hui, sous forme de petits écrans portatifs, dans toutes les couches de la population, des plus jeunes aux plus âgés.

  • Soirée Rotary – Mai 2015 Compiègne
  • Séminaire Ghefa – Mai 2015 Paris
  • Cinéma en Seine et Marne – 6 décembre 2016 Dammarie lès Lys
  • Cinéma en Seine et Marne – 21 février 2017 Meaux


Conf. Molteni  Conf. Molteni Munae  Molteni, la projection faite homme

L’histoire des Projections Lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni, descendant d’une famille d’opticiens installés à Paris depuis 1782, invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi siècle, il va assurer de multiples projections, fabriquer des appareils de grande qualité et développer une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection.

Vidéo en ligne

  • Club Niepce-Lumière – Juin 2015 Bièvres
  • Association Aseiste – Avril 2016 Niort
  • Musée Nationale de l’Education – Juin 2016 Rouen
  • Journée d’étude, Labex EHNE, mairie du Xe Paris – juin 2018


Conf. Lumiere
  Conf. Lumiere MUNAE  La conquête de la lumière

Durant des millénaires, l’homme chercha à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fils des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil, surtout au cours des deux derniers siècles. Parmi les milles applications mises en place dans les temps modernes, la lumière est un élément essentiel des Projections Lumineuses, sujet cher à l’auteur depuis plus de trente ans.

  • Evolution des sources lumineuses dans le spectacle – Juin 2013 Cerisy La Salle
  • Fête de la Science au Musée Nationale de l’Education – Octobre 2015 Rouen
  • Musée Nationale de l’Education – Avril 2016 Rouen 


Conf. Capitaine
  Les projections instructives et récréatives du capitaine Lion à la Belle Epoque

Cette causerie illustrée de 50 minutes environ, présente, sous forme d’enquête, ce qu’étaient les conférences populaires avec projections lumineuses au début du XXe siècle.

En partant de l’acquisition d’une lanterne de projection dans une vente aux enchères, Patrice GUERIN  nous fait découvrir, au fur et à mesure de ses recherches, comment il a réussi à identifier le matériel et l’utilisateur de cette lanterne datant des années 1910. Ensuite il nous plonge dans le monde des conférences populaires en illustrant ses propos avec les vues “instructives et récréatives” utilisées par le capitaine LION lors de ses conférences.

  • Club Iconomecanophiles – 8 octobre 2016 Toussus le Noble


Conf. Autre
  Animations sur mesure

D’autres interventions, exposés, spectacles ou animations peuvent être réalisés à la demande et/ou adaptés à un public particulier, enfants ou personnes du 3e âge par exemple. Une participation aux frais d’adaptation et de mise en place pourra être demandée.

  • Octobre 2015, Projections Lumineuses pour le film de 52mn “Le Douanier Rousseau” de Nicolas Autheman.
  • Novembre 2015, 14e Festival du film de Compiègne : spectacle de lanterne magique devant 500 enfants.
  • Samedi 3 février 2018, Séance de Lanterne Magique au musée Guimet
  • Dimanche 3 juin 2018, Musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône : projection d’une pièce d’ombre lyrique en 22 tableaux “Tournai”.
  • Samedi 27 et dimanche 28 octobre 2018, Tournai (Belgique) : spectacle lyrique d’ombres avec projection de la pièce d’ombres “Tournai”.

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Pour tous renseignements merci de laisser un commentaire en bas de cette page.

 

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Les projections à l’école

Posté par Patrice Guerin le 26 juillet 2015

Molteni 14  1880 – Conférence dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne

En 1880 Stanislas MEUNIER et Alfred MOLTENI font une conférence dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne pour “démontrer” l’intérêt des projections lumineuses dans les écoles. Ils ont un public de choix, ce sont les « directeurs et directrices d’écoles normales et des inspecteurs primaires réunis en congrès pédagogique à Paris ». Y assistent aussi des représentants d’académies et même du ministère de l’Instruction Public. « Cette séance, qui avait attiré une grande affluence, a offert le plus vif intérêt. Un des professeurs d’un grand établissement scientifique a accompagné d’explications techniques les sujets scolaires qui étaient mis sous les yeux des assistants. » Source : L’Univers Illustré n°1307 du 10 avril 1880

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - L’enseignement par les yeux

 

Ecole 01

Depuis, l’utilisation des projections lumineuses dans les écoles, les lycées et les facultés s’est progressivement développée au grés des institutions, des enseignants et de ce que proposaient les fabricants de matériel et de vues.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE - Lanternes de projection HELIOS de Mazo - Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE - La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

Leblanc 07

Les projections se sont même largement développées auprès des adultes dans des conférences populaires données le soir après l’école ou le dimanche. « … Il faut avoir été au village, il faut avoir assisté à une conférence illustrée, dans un préau d’école, souvent dans une grange où l’on s’entasse à s’étouffer, pour comprendre combien l’on aurait tort de marchander leur joie et aux auditeurs et aux conférenciers. La conférence, pour le paysan, devient le journal parlé… pittoresque et explicatif ». Témoignage d’Edouard PETIT, inspecteur d’enseignement primaire dans un rapport datant de la fin du XIXe siècle.

Voir : L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école

AprEcole 04  Voir : APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

Il y eut la période des vues sur verres et des vues pelliculaires sur papier dans les années 1900, puis celle des films en bandes ou films-strip, des années 1930 aux années 1950, et enfin la grande époque de la diapositive dans les années 60… Certains s’en souviennent peut-être ! Il y eut aussi les séances de cinéma “pédagogique” plus ou moins bien animées par des professeurs qui n’étaient projectionnistes.

Voir : Les collections de vues pour projection MAZO - La collection de diapositives MOLTENI - Spectacle de lanterne magique : TROPHONIUS et Geneviève de BRABANT - Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm - Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

Ecole 02

Les témoignages sont rares, les appareils disséminées et les vues pour la plupart oubliées, hormis ce qu’ont pu conserver certains musées et passionnés faisant preuve d’abnégation car le sujet n’est pas “collector”.

Geo Gironde 04 Voir : Une leçon de géographie en 1905, par Henry MIRANDE

Aujourd’hui nous aimerions monter une belle exposition sur ce sujet inédit et demandons à toute personne qui aurait des objets, illustrations, documents ou témoignages, de nous laisser un message en bas de cet article afin que nous puissions documenter au mieux ce passionnant sujet.

Voir : Exposition : Lumineuses Projections !

 

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SIGNAL LAMP pour conférencier

Posté par Patrice Guerin le 23 octobre 2014

Sonnette 01a  Théâtre antique d’Orange d’après une reconstitution de l’architecte Auguste Caristie (1783-1862)

« Le son doit provenir de l’image ! » Cette affirmation, qui est une évidence aujourd’hui, n’a pas toujours été facile à appliquer dans le “spectacle”. Tant que celui-ci s’exerça sous une forme théâtrale, il était normal que le son provienne de l’image puisqu’il sortait de la bouche même des acteurs. Et l’ingéniosité, à l’époque, consistait à construire des lieux de spectacle capables de renvoyer, voir même d’amplifier les sons provenant de la scène vers les spectateurs.

Sonnette 02  Les frères PATHE, l’un portant un phonographe, l’autre une lanterne de projection, accompagnés de leur fameux coq

Les choses se compliquèrent au XIXe siècle, lorsque la technologie naissante permit de dissocier le son de l’image. Le cinéma en est un bon exemple. Les premières projections étaient muettes, parfois accompagnées d’un musicien caché sur le devant de la scène ; pas au fond de la salle, mais sur le devant de la scène pour que « le son provienne de l’image. » Puis le cinéma parlant fit son apparition, suivi du cinéma sonore, et l’on cachât alors des haut-parleurs à côté ou derrière l’écran.

Sonnette 03  Luciphone – Collection F.B. cliquer ici

Mais avant le cinéma que se passait-il ? Certains diront qu’avant le cinéma il n’y avait rien… Rien d’autre que le “pré-cinéma”, composé de lanternes magiques de tous genres pour amuser les enfants.  Il y eut quand même le Luciphone, premier appareil associant l’image et le son dans un luxueux coffret propre à amuser les enfants de riches bourgeois… Ou peut-être les parents de ces enfants gâtés !

Sonnette 04

C’est oublier les nombreuses Conférences Populaires qui se développèrent à partir de la Seconde République pour « instruire le peuple ». Des conférenciers, illustrant souvent leurs propos avec des projections lumineuses,  traitaient des bienfaits de la science naissance ou des dernières connaissances dans les domaines les plus variés tels que l’astronomie, l’agriculture ou l’hygiène.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

Comment faisait-on alors pour que « le son provienne de l’image » ? On sait que pour avoir une image la plus grande possible, il convient de placer le projecteur le plus loin possible de l’écran tout en gardant une luminosité suffisante pour que l’image soit agréable à regarder. A l’époque le public se précipitait dans ces conférences, faute de cinéma ou de télévision, et les salles devaient être suffisamment grandes pour accueillir tout ce public. Un problème quasi insoluble se posait alors. Comment le conférencier pouvait-il à la fois manipuler le projecteur placé à l’arrière de la salle et faire en sorte que « le son provienne de l’image » figurant sur l’écran situé à l’avant de la salle ?

Sonnette 05  Conférence faite lors de l’exposition des insectes à l’orangerie des Tuileries en 1874

La seule solution, puisqu’il n’existait ni micro, ni télécommande, ni “synchroniseur”, était de dissocier les fonctions. Il y aurait un conférencier et un projectionniste. D’ailleurs la manipulation de la lanterne, souvent double, ainsi que des vues qu’il faut changer régulièrement et placer dans le bon sens, et enfin du réglage permanent de la source d’éclairage qui “s‘usait” au fur et à mesure de la conférence, était un travail à plein temps pour un projectionniste chevronné. De 1860 à 1900, Alfred MOLTENI, principal fabricant d’appareils de projection au XIXe siècle, fut le projectionniste habile et bénévole de plus de 2000 conférences animées par les plus grands vulgarisateurs de l’époque tels que Camille FLAMMARION, Gaston TISSANDIER, Stanislas MEUNIER, etc.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Sonnette 06  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne en 1880

Comment faire en sorte que monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS), placé près de la lanterne de projection (à droite de l’illustration), puisse projeter au bon moment les vues correspondant au discours de monsieur FLAMMARION (voir PORTRAITS) situé à gauche devant l’écran, et cela dans une salle la plus obscure possible ?

La solution était toute simple et provenait d’Angleterre, pays qui fut le premier à développer les conférences lumineuses et les “outils“ qui vont avec. Il s’agit de la lampe de projectionniste, aussi appelée lampe SIGNAL qui permettait au conférencier à la fois d’éclairer son texte et d’indiquer au projectionniste le moment où il fallait changer de vues.

Sonnette 07

« Un accessoire qui paraît avoir une très minime importance, c’est le signal qui permet au conférencier d’avertir le manipulateur d’avoir à changer le tableau transparent. Quelques-uns emploient simplement une sonnette, un grelot ; d’autres frappent quelques coups sur la table. Mais tous ces moyens on un défaut capital, c’est d’être aussi bien entendus par le public tout entier que par le manipulateur de la lanterne. Il faut absolument que le signal employé soit tel que seul ce dernier le perçoive. Les appareils à air ou électriques sont plus convenables.

 Les premiers se composent d’une poire à air en caoutchouc que le conférencier peut aisément comprimer avec la main et qui est reliée avec l’appareil au moyen d’un long tube de caoutchouc. A l’extrémité du tube, une chambre à air agit sur un levier qui par son agitation prévient le manipulateur. »

Sonnette 08Primus Electric Signal

« L’appareil électrique consiste en une sonnerie accrochée au pied de la lanterne et dont le bouton est sous la main du conférencier. Messieurs BUTCHER & SON ont réuni dans une petite boîte très facilement transportable une sonnerie avec sa pile. » Cependant ce système semble ne pas supprimer le bruit « entendu par le public tout entier ». Source : La lanterne à projections par Eugène Trutat – Editions Charles Mendel Paris 1897.

Dans son livre sur “La projection au XXe siècle” publié vers 1900, Elie MAZO (voir PORTRAITS) précise « Dans une salle organisée spécialement pour les conférences, il faut établir une communication électrique entre l’opérateur et le causeur. Cette communication peut être une sonnerie quelconque, un taquet ou un petit disque mobile dans une ouverture. Le causeur presse un bouton à la main ou un contact au pied, et l’opérateur aussitôt averti change la vue. Mais dans la plupart des cas, cette organisation n’existe pas. On peut se servir d’un signal manœuvré avec une poire, mais pour éviter le tuyau, on emploie plutôt la lampe SIGNAL. »

Sonnette 09  Publicité Mazo de 1908

Il existe différents modèles de lampes pour conférenciers, équipées d’un “SIGNAL”. Cette publicité parue dans le catalogue MAZO de 1908, en présente trois différentes (dont les dessins ne sont pas en proportion).

Sonnette 10  Sonnette 11  Sonnette 12  Sonnette 13  Sonnette 14

Un appareil identique porte une plaque d’identification “Spiers and Pond’s Stores Photographic Department, London, England, Great Britain, 1890”

Cette lampe SIGNAL est la plus sophistiquée des trois. Elle éclaire grâce à une petite lampe à pétrole équipée d’une mèche plate. Mais elle permet aussi d’avertir le projectionniste soit par l’intermédiaire d’un voyant rouge que l’on dévoile à l’aide d’un petit volet articulé, soit à l’aide d’une sonnette semblable aux sonnettes de table ou de vélo? Cette-ci est actionnée d’un doigt pour prévenir le projectionniste et ponctuer la présentation de petits “dings” régulières qui peuvent aussi servir à réveiller certaines personnes de l’assistance ayant tendance à somnoler. Cette lampe possède même un emplacement, à côté de la sonnette, destiné à ranger quelques allumettes.

Voir : Lampe “ECLIPSE” pour conférencier

Sonnette 15  Synchronisateur Philips N6400

Un siècle plus tard, dans les années 1960 / 70, ces petits “Dings” furent remplacés par des “Tops” inaudibles, enregistrés sur la piste inverse d’une bande magnétique, ce qui permettait de changer de vue automatique au fur et à mesure de la progression du son. A noter le bouton rouge permettant d’enregistrer les “Tops”, qui est de la même couleur que le voyant lumineux de la lampe SIGNAL !

 

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Les CHROMATROPES de projection

Posté par Patrice Guerin le 3 février 2014

Chromatrope 01

Le chromatrope porte un nom bien savant pour un petit accessoire tout simple permettant de projeter de saisissants effets lumineux. Son étymologie vient des mots grecs (khrôma) « couleur » et (tropos) « tour », ce qui lui donne l’avantage d’être compris dans de nombreuses langues. Il fait partie de la famille des vues à système.

Voir : Plaques animées et plaques à système pour projection

Voici les “tours de couleurs”, obtenus avec différents chromatropes  fichier mov  Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Apparu dans les années 1850, le chromatrope est constitué d’un châssis en bois équipé d’une manivelle qui fait tourner en sens inverse deux couronnes métalliques. Celles-ci supportent chacune un verre peint de motifs géométriques que l’on peut interchanger sur certains modèles. La projection de ces disques qui tournent sur eux-même en sens inverse, fait apparaître sur l’écran de fascinantes rosaces colorées en perpétuelle évolution. « Ils produisent des effets si gracieux et parfois même si étonnants, qu’ils ont conquis la faveur du public et qu’ils précèdent généralement et terminent toutes les séances récréatives. » Source : catalogue “Projections Lumineuses” 1912 Maison de la Bonne Presse.

Chromatrope 02  Modèle primitif Collection A.G.

Sur les premiers modèles, la transmission du mouvement entre la manivelle située sur l’arrière et les disques se fait à l’aide de deux petites courroies ou ficelles qui ont parfois tendance à glisser. L’une est droite tandis que l’autre est croisée pour inverser la rotation de l’une des couronnes.

Chromatrope 03

Il existe différents types de chromatropes, allant de petits modèles pour lanterne magique jusqu’à des modèles de plus grand format adaptés aux lanternes de projection de la fin du XIXe siècle.

Chromatrope 04  Catalogue Lerebourg 1853  Chromatrope 05  Catalogue Maison de la Bonne Presse 1912

On pouvait acheter un chromatrope simple qui ne produisait à l’écran qu’un seul effet lumineux, mais il était possible de se procurer un coffret de luxe garni d’un châssis et de plusieurs disques de verre (12 dans le coffret ci-dessous) qui pouvaient être assemblés par paires semblables, donnant ainsi lieu à des effets très variés (voir vidéo ci-dessus).

Chromatrope 06   Chromatrope 07

L’assemblage de deux disques différents est possible mais ne donne pas d’effet particulier. C’est la géométrie semblable et inversée de deux disques qui provoque des animations extraordinaires. Au début du XXe siècle, il est possible d’acheter des planches de décalcomanies représentant six paires de dessins variés ainsi que des verres blancs découpés en rond pour réaliser à moindre coût des chromatropes.

Chromatrope 08  Cette belle carte animée montre trois jeunes enfants jouant avec une lanterne magique posée sur un guéridon. La carte est découpée d’encoches qui laissent apparaître un second motif imprimé sur une roue circulaire dépassant sur le pourtour afin de la faire tourner. Il s’agit bien du principe du chromatrope, cependant l’effet visuel n’est pas à la hauteur de celui produit par la projection.

Voir : Les collections de vues pour projection MAZO

 

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La visionneuse LANTERNOSCOPE de MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 19 janvier 2014

Lanternoscope 01

Dans les années 1890, la maison MOLTENI fabrique une visionneuse de table dénommée “LANTERNOSCOPE” pour examiner les diapositives destinées aux projections.

Voir : Histoire de la maison MOLTENI et Cie

Lanternoscope 02

Lors de la séance du 16 mars 1892 au Photo-Club de Paris, son Secrétaire Général Maurice BUCQUET (1860-1921) présente « un lanternoscope construit d’après ses indications par M. MOLTENI. Cet appareil est destiné à regarder les clichés de projections ; il est en acajou verni et muni d’une lentille de 0m10 de diamètre, qui amplifie l’image et lui donne un relief très appréciable… Il permet d’examiner les épreuves, de juger de leurs qualités et de voir quelles sont celles qui, étant trop légères ou trop vigoureuses, doivent être recommencées. »

Cette soirée se termine par une séance de projections d’ombres « très habilement découpées par M. De THIERRY d’après les ombres chinoises de CARAN D’ACHE » présentée par monsieur FOURTIER (voir PORTRAITS).

Lanternoscope 06  Lanternoscope 04  Lanternoscope 03

Modèle avec boîte en noyer ciré articulé sur un pied massif en fonte verni au four et filets dorés, muni de tourillons en cuivre poli et verni. Il est équipé à l’avant d’une lentille convexe à fort grossissement et à l’arrière d’un verre dépoli permettant de diffuser l’éclairage de façon homogène sur toute la surface de l’image.

Lanternoscope 05  Vues “Projections Molteni” provenant d’une conférence sur l’alcoolisme

Ce modèle est équipé d’un passe-vues va-et-vient pour diapositives standard de 8½x10cm. On peut l’adapter pour les formats 8x8cm, autochrome, etc. Comme on n’est pas en situation de projection, les vues sont placées à l’endroit, tête en haut.

Pour voir d’autres visionneuses : Le ZOGRASCOPE et les vues d’optique - Une visionneuse publique, la lanterne magique électrique - Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP de IVES - Visionneuse MONOCLE ou MAGNASCOPE avec plaques de projection MAZO

 

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Visionneuse MONOCLE ou MAGNASCOPE avec plaques de projection MAZO

Posté par Patrice Guerin le 7 janvier 2014

Visionneuse 01  Visionneuse “Le Vérant” munie d’une lentille de 11cm ou 15cm pour regarder les photographies sur papier

Depuis l’antiquité, l’homme s’est servi d’une loupe pour améliorer la vision de petits objets ou de certains détails invisibles à l’œil nu. Il s’agit de l’instrument d’optique le plus simple qu’il soit, composé essentiellement d’une lentille convexe en verre de plus ou moins grand diamètre. Cette lentille – ou ces lentilles lorsqu’il s’agit d’une visionneuse stéréo – est habillée de différentes manières pour en faire un accessoire pratique allant de petits systèmes pliants à de véritables meubles extrêmement décoratifs.

Voir : Cartes de visite photographique - Cartoscope Panoptic - Une visionneuse publique, la lanterne magique électrique - CHROMORAMA

Visionneuse 02

Cette visionneuse  pliante de table, appelée monocle car elle ne possède qu’une seule loupe de 97mm de diamètre, permet d’agrandir une image afin de l’observer dans tous ses détails. On disait à l’époque que « les monocles permettent de voir fortement grossies et avec relief les vues ordinaires » l’effet “relief” n’étant qu’une impression due au grossissement de la lentille. Plus celle-ci était d’un grand diamètre plus l’observation était confortable en permettant de regarder avec les deux yeux. En Grande-Bretagne on l’appelle souvent Magnascope.

Visionneuse 03  Visionneuse 04  Visionneuse 05

Ce modèle permet d’observer aussi facilement des vues opaques, de type carte postale, que des vues transparents, comme des plaques de lanterne magique, en les insérant tout simplement dans l’une des deux rainures situées à l’arrière.

La visionneuse deviendra de plus en plus nécessaire lorsque la taille des images à observer se réduira. L’apparition du format 24x36mm dans les années 1920 et son développement après la seconde Guerre Mondiale  propulsera sur le marché une multitude de petites visionneuses plus originales les unes que les autres.

Visionneuse 06     Visionneuse 07

Visionneuse 08     Visionneuse 09

Visionneuse 10     Visionneuse 11

Visionneuse 12     Visionneuse 13

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Cette série de 12 plaques panoramiques en chromolithographie, de format 30cm x 9cm, porte le n°110 au catalogue MAZO de 1910. Elle s’intitule “Une maison bien tranquille”. On y voit “Les rafraichissements de la campagne – Une chasse sous Louis XV – La noce au village – Cavaliers exotiques – Scènes comiques nègres – Promenades des vacances – Un drame au théâtre – Arabes petite caravane – Spécimens de cavaliers – Vendredi trouve un dimanche – Les instruments de musique. »

Visionneuse 18  Extrait du catalogue MAZO 1910

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Vues fondantes – Dissolving views

Posté par Patrice Guerin le 20 décembre 2013

Fondantes 01
« Installés dans votre fauteuil,
Vous allez voir surgir de l’ombre,
Pour le plus grand charme de l’œil,
Pays, portraits et sites sans nombre. »

Que la séance soit familiale, dans un cercle restreint ou en public, il est toujours bon de commencer le spectacle par un préambule qui “met en conditions” les spectateurs. Ensuite le projectionniste peut enchainer une variété de vues simples ou animées en les projetant de manière continue et sans “trou noir” sur un seul écran. Ces projections sont généralement accompagnées d’une narration en directe, de musique et d’effets sonores, donnant ainsi lieu – suivant la dextérité du projectionniste et du narrateur – à un véritable spectacle, bien avant l’avènement du cinéma.

Voir : Petit spectacle de lanterne magique - Séance de Lanterne Magique au musée Guimet

Fondantes 2c  Fondantes 2d  Incendie du beffroi d’Arras durant la première Guerre Mondiale – Vues Maison de la Bonne Presse  fichier mov  Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Les vues fondantes ou “Dissolving views” en anglais – appelées ultérieurement fondu enchainé – sont composées d’une série de deux ou trois vues complémentaires d’un même sujet ayant des aspects différents, par exemple été / hiver ou jour / nuit et même jour / nuit / illumination. Elles sont devenues très populaires à partir des années 1870, tout d’abord en Grande-Bretagne, puis en France et dans toute l’Europe.

Fondantes 03a  Fondantes 03b  Paysage  fichier mov  Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Les vues les plus anciennes sont généralement peintes à la main et représentent des scènes complémentaires dont les composantes ne sont pas tout à fait les mêmes. Dans ce paysage d’été, par exemple, il y a des feuilles sur les arbres et divers personnages que l’on ne retrouve pas dans le paysage d’hiver. Les couleurs sont très fines et lumineuses ce qui convient parfaitement à la projection.

Fondantes 04c Fondantes 04d  Tour Eiffel – Vues Newton  fichier mov  Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Vers les années 1880, les vues photographiques pour la projection (positifs sur verre) remplacent progressivement les vues peintes. Il s’agit généralement d’une seule photographie reproduite sur deux ou trois plaques qui sont mises en couleurs à la main avec différents aspects, jour / nuit par exemple, en y ajoutant quelques détails tels que la lune ou les rayons lumineux de la Tour Eiffel.

Voir : Plaques photographiques pour la projection

Fondantes 5c  Fondantes 5d  Volcan Vésuve – Vues Newton  fichier mov  Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Fondantes 7a  Fondantes 7b  Moulin – Henry Murphy  fichier mov  Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Ces effets sont obtenus en utilisant une lanterne de projection équipée de deux objectifs biunial / deux en un), ou une paire de lanternes dont les images se superposent sur l’écran.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS - Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

Fondantes 06  Catalogue Mazo 1905

Les fabricants de l’époque, tels que Molteni, Mazo ou la Bonne Presse en France, Newton, Mawson ou York & Son en Grande-Bretagne et d’autres encore proposent dans leurs catalogues de multiples vues fondantes accompagnées parfois des commentaires appropriés.

On trouve le même principe dans les Polyoramas et certains chromos.

Voir :  Polyorama Panoptique -  Lanterne magique chromos à système - Les collections de vues pour projection MAZO

 

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Projection de phénomènes météorologiques

Posté par Patrice Guerin le 2 décembre 2013

Meteo 01   Catalogue Mazo 1910

Au début du XXe siècle on trouve dans les catalogues des principaux constructeurs de lanternes de projections, de très nombreuses plaques de projection : simples pour conférences, tableaux mécanisés pour spectacles familiaux et pièces d’ombres, doubles pour projection en relief, vues en couleurs chromolithographies ou trichromes, etc.

Voir : Plaques animées et plaques à système pour projection - Les collections de vues pour projection MAZO

 

Meteo 02

Parmi les multiples thèmes proposés, celui des phénomènes météorologiques est particulièrement intéressant. Un coffret en bois contient « les divers effets qu’on peut produire en projection avec un appareil double, ou bien deux appareils placés côte à côte ».

Voir : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Lanternes multiples ou POLYORAMAS

Meteo 03

Le coffret comprend les cinq effets suivants : neige, pluie, lever de lune, arc-en-ciel et éclair, montés dans des châssis plus ou moins mécanisés suivant les besoins.

Meteo 04  Meteo 05  Effet de neige

Ce châssis particulier se compose d’une monture en acajou à l’intérieur de laquelle se trouve un rideau en toile caoutchoutée percé d’une multitude de petits trous. La manivelle du bas permet de dérouler lentement le rideau en cour de projection pour donner l’impression que la neige tombe (trous dans le rideau). Ensuite la manivelle du haut permet de remonter le rideau pour la projection suivant.

Meteo 06  Effet de pluie

Châssis à tiroir est équipé de deux verres, l’un fixe et l’autre mobile, striés chacun en diagonal d’une multitude de traits transparents. Lors de la projection, le déplacement du verre mobile donne l’impression d’une pluie irrégulière par effet de moirage avec la vue fixe.

Meteo 07  Effet de lune

Châssis à levier permettant de déplacer la lune sur un quart de tour environ dans un paysage projeté par le second objectif de la lanterne.

Meteo 08  Effet d’arc-en-ciel

Vue simple montée dans un châssis en acajou représentant un arc-en-ciel peint sur fond noir. Lors de la projection, le système à œil de chat placé devant l’objectif permet de le faire apparaître et disparaître progressivement.

Meteo 09  Effet d’éclair

Châssis à tiroir composé d’une vue fixe représentant un éclair triple sortant d’un nuage et d’une vue coulissante sur laquelle est peinte un masque noir qui permet de masquer ou non l’éclair et le nuage.

Toutes ces plaques sont utilisées dans un petit montage animé présenté ci-dessous :

voir : Petit spectacle de lanterne magique

Meteo 10

En 1910 la boîte complète contenant les cinq tableaux coûte 25fr. mais chaque tableau peut être vendu séparément à des prix variables suivant le mécanisme nécessaire à son fonctionnement. On trouve une description très précise de l’utilisation de ces vues dans ce livre sur la projection.

Meteo 11  Meteo 12  Meteo 13  Meteo 14  “La projection au XXe siècle” par le prestidigitateur ALBER édité par E. MAZO au tout début du XXe siècle.

 

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