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Le Singe Montrant la Lanterne Magique

Posté par Patrice Guerin le 23 décembre 2018

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Clip du Singe Larifla © Compagnie XIXe & Diaprojection

La fable “Le Singe qui Montre la Lanterne Magique”, écrite par Florian à la fin du XVIIIe siècle, est une satire politique exploitée à de très nombreuses reprises et aujourd’hui encore d’actualité : « Ceci s’adresse à vous, ténébreux beaux esprits, dont le public, hélas, ne comprend guère les écrits ! »

Voir : FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique”

Partition Singe R°  Partition Singe V°

Vers 1830/40, une partition musicale “arrangée” est publiée par la Maison Eyssautier, 31 passage Bourg-l’Abbé à Paris. Les paroles sont de Alexis Dalès (1813-1893) et la musique, sur l’air de Larifla, est adaptée par Joseph Vimeux (1803-1847).

Partition singe generique

La Compagnie XIXe et Diaprojection ont le plaisir de vous offrir aujourd’hui une interprétation originale et moderne de cette fable intemporelle.

 Voir : Livres des fables de FLORIAN - Les images d’EPINAL et la lanterne magique

 

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Leitz Fadomat pour fondu enchaîné

Posté par Patrice Guerin le 3 décembre 2018

Fadomat 1 Notice du Fadomat

En 1968, LEITZ France commercialise un nouvel appareil destiné à effectuer des projections en foudu-enchaîné entre deux projecteurs Pradovit Color. « LEITZ France a mis au point le FADOMAT, système de fondu enchaîné utilisant 2 projecteurs PRADOVIT-COLOR Leitz… Cette solution apporte, d’une part, un rendement lumineux nettement supérieur à celui d’un projecteur unique spécialement conçu pour le “fondu enchaîné”*, d’autre part, elle permet pour la première fois, un “fondu” remarquablement progressif. »Une notice en 3 langues (français, anglais, allemand) présente de façon détaillée l’installation et l’utilisation de l’appareil.

* Il s’agit du projecteur SIMDA Polysynchro à deux objectifs (présentation à venir).

Fadomat 2FADOMAT avant et arrièreFadomat 3

Le FADOMAT possède un mécanisme relativement complexe, placé dans un carter vertical, actionné par un moteur bi-tension situé à l’arrière vers le haut. Une embase métallique équipée d’un longeron central réglable reçoit les deux projecteurs. Alors que les sorties de lumière sont alternativement fermées et ouvertes devant les objectifs, la diapositive suivante est avancée automatiquement ou manuellement dans le passe-vues du projecteur dont le flux lumineux est fermé.

Voir : Lanterne de projection double STEREOPTICON

Fadomat 4  Fadomat 5

Extraits de la notice présentant les principales fonctions du FADOMAT

« Il existe deux vitesses de fondu enchaîné : lente pour effets artistiques avec synchronisation musicale ou rapide pour conférence technique ou vues sportives. » Un interrupteur permet de garder deux vues superposées sur l’écran. Le FADOMAT a surtout été créé pour la projection automatique à l’aide d’un magnétophone, mais il est possible de s’en servir manuellement en appuyant sur un bouton situé sur le dessus de l’appareil.

Fadomat 8  Configuration d’une projection audiovisuelle automatique

Sur cette photographie, provenant d’une notice publicitaire FADOMAT, on voit précisément cet accessoire avec deux projecteurs PRADOVIT en haut de l’image et le magnétophone à bande avec son synchroniseur externe en bas de l’image. Ce dernier permet de lire les “tops” 1000Hz enregistrés sur la bande magnétique afin de déclencher automatiquement le changement de vue c’est à dire ouverture / fermeture inversée du FADOMAT et changement de vue dans le projecteur ayant le flux lumineux fermé.

Fadomat 6 Fadomat et Pradovit Color

Les projecteurs peuvent être deux Pradovit Color 150 (lampe halogène 24v / 150w) ou deux Pradovit Color 250 (lampe halogène 24v / 250w). Ils peuvent recevoir une gamme d’objectifs dont les focales vont de 85mm à 250mm.

Fadomat 7 CinéPhotoGuide 1968

Le catalogue CinéPhotoGuide de 1968, édité par Grenier-Natkin, présente le FADOMAT en haut de page droite, sans illustration. On peut lire « Nouveau système de fondu enchainé chez Leitz… Obturateur à mouvement alternatif se déplaçant à courte distance des objectifs, température de couleur constante ». A l’époque, les prix étaient : projecteur 874frs x 2 = 1748frs plus FADOMAT 918frs soit de 2666frs pour l’ensemble. A titre de comparaison, un projecteur d’entrée de gamme Malik 302B valait 315frs. Ce système de fondu enchainé figure dans les catalogues de la marque jusqu’en 1976.

Autres projecteurs Leitz, voir MARQUES

 

 

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La Lanterne Magique de Georges Mélies

Posté par Patrice Guerin le 26 novembre 2018

Ce film de 1903 montre Polichinelle et Pierrot construisant une lanterne magique géante avec laquelle ils font des projections… Projections hélas “cinématographiques”.

Lanterne Melies

Pour voir le film CLIQUER ICI

L’image projetée par la lanterne s’éteint et six danseuses sortent de cette lanterne, accompagnées de Colombine, pour danser le “French CanCan”. Un peu plus tard deux groupes de danseuses classiques continuent le spectacle, mais Polichinelle et Pierrot se disputent une danseuse de French-Cancan venue troubler la fête. Bien entendu les gendarmes interviennent et tout se termine par une ronde autour de la lanterne magique.

Polichinel 3 Plaque extraite de “Histoire de Polichinel” vers 1880.

Polichinel(le) et Pierrot sont des personnages issus de la Comedia Del Arte, devenus héros de la littérature enfantine que l’on retrouve sur de nombreuses plaques de lanterne magique, mais ils sont très rarement représentés dans un même sujet.

 

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Les Projections Lumineuses à l’Exposition Universelle de 1889

Posté par Patrice Guerin le 8 novembre 2018

Expo 1889 1bPlaque de projection panoramique représentant l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Cliquer sur la plaque pour voir l’animation. 

Du 5 mai au 31 octobre 1889 se déroule à Paris la dixième Exposition Universelle depuis 1851 et la quatrième à Paris. Cette Exposition Universelle célèbre trois événements : les 100 ans de la Révolution Française, les 50 ans de la Photographie et la naissance de la Tour Eiffel.

Expo 1889 2Revue Technique de l’Exposition Universelle de 1889, “La Photographie et ses Applications” par H. Fourtier.

« L’importance que prennent tous les jours les applications photographiques a donné une impulsion nouvelle aux travaux des chercheurs et l’Exposition de 1889 a démontré que la photographie était devenue l’auxiliaire indispensable de la Science, des Arts et de l’Industrie. Appareils et procédés ont reçu les perfectionnements les plus complets, mais le caractère qui semble les résumer tous est celui-ci : simplification et certitude des procédés. » Source “Traité pratique des agrandissements photographiques” par Eugène Trutat éditions Gauthier-Villars Paris 1891.

Expo 1889 3  Vue intérieure de la section photographie.

Située au premier étage du Palais des Arts Libéraux, classe 12, l’exposition de photographie célèbre « non sans éclat », le cinquantenaire de sa divulgation. « C’est encore une toute jeune science, que la photographie, et les immenses progrès déjà accomplis font présager pour l’avenir des progrès plus grands encore… elle sort du domaine de la technique documentaire dans laquelle on a voulu trop la reléguer, pour entrer résolument dans le domaine de l’art pur. »*

Expo 1889 4 Plaque de projection Molteni Série 156 N°4 “Champ de Mars et Tour Eiffel (Expo. 1889).

Pour la première fois les “PROJECTIONS et AGRANDISSEMENTS” sont présentent  dans une Exposition Universelle : « Photographie section VII – Les projections et les agrandissements : Les lanternes de projection – Leur emploi – La lumière oxhydrique – L’oxygène comprimé – Les appareils polyoramiques – Les agrandissements photographiques. »*

Expo 1889 5Revue Technique de l’Exposition Universelle de 1889 pages 338 “VII – Les projections et les agrandissements”.

« Il est encore une application toute particulière de la photographie qu’il importe de signaler, nous voulons parler des “projections”. Les appareils de projections ne sont au fond, si l’on veut, que la simple lanterne magique du père jésuite A. Kircher. Mais depuis le XVIIe siècle, les perfectionnements se sont multipliés tant pour l’éclairage que pour le fini des objectifs et maintenant il n’est pas rare de voir projeter des tableaux très lumineux de 6 à 8 mètres de haut… 

Expo 1889 6  Grand appareil triple à un seul corps Molteni

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Monsieur Molteni a exposé plusieurs modèles de lanternes de projections, entre autre à trois objectifs et monsieur Laverne a exposé un modèle en acajou à trois têtes. On remarquait aussi des appareils en tôle et des instruments à multiples usages destinés aux cours scientifiques présentés par monsieur Duboscq. »*

Source : “La photographie à l’Exposition Universelle de 1889” par H. Fourtier. E. Bernard et Cie, imprimeurs Editeurs à Paris – 1893.

 

 

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Lanterne de projection double STEREOPTICON

Posté par Patrice Guerin le 30 octobre 2018

Stereopticon 01  Catalogue James W. Queen & C° Philadelphie 1869

Le terme “STEREOPTICON” est d’origine anglo-saxonne et figure sur la couverture de nombreux catalogues américains à partir du milieu des années 1860. Il est généralement accompagné du sous-titre “Dissolving view apparatus” (appareil pour vues fondantes ou pour fondu enchainé dirions-nous aujourd’hui). « Vous avez entendu parler de “STEREOPTICON”, de “STEREOSCOPTICON”, de “PANTOSCOPTICON” et de “SCIOPTICON” ou de la “LICORNE D’ÉCRITURE”, comme le disent les billets de cirque, mais cet enrichissement de la langue provenant de sources grecques est étrange. Ce n’est ni plus ni moins qu’une nouvelle lanterne magique adaptée à la projection de photographies sur verre et autres photos à grande échelle. En général, tous les “…OPTICONS” sont des lanternes magiques. » Source “The Pennsylvania School Journal” décembre 1873, page 213.

Stereopticon 02  “Panorama Stereopticon” James W. Queen & C° Philadelphie 1888.

Un STEREOPTICON est une sorte de Lanterne Magique double permettant de projeter en continu (sans séquence noire entre les images) une suite de vues positives sur verre. Il existe deux types d’appareils :

Stereopticon 03  d’une part ceux constitués de deux projecteurs placés l’un à coté de l’autre ;

Stereopticon 04  d’autre part, ceux formés par deux appareils placés l’un au dessus de l’autre.

Par la suite les appareils superposés ne feront plus qu’un seul projecteur à deux objectifs, appelés par les anglais “Biunial”.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS - Lanterne magique vernie noir

Stereopticon 05  Dispositif de fondu à l’avant d’une lanterne double verticale.

A l’avant de chaque objectif se trouve un volet mobile permettant de “fermer” le flux lumineux d’un objectif tout en “ouvrant” l’autre flux lumineux de telle manière que la quantité de lumière soit constante sur l’écran.

Stereopticon 06aStereopticon 06b  Eclairage oxy-calcique.

Pour assurer des spectacles dans de grandes salles, la lumière était fourni par des chalumeaux “Oxhy-Calcique” placés dans chaque lanterne. Ceux-ci étaient alimenté par du gaz Oxygène qu’il fallait préparer avant chaque projection car il n’existait pas de fournisseur à l’époque.

Voir : La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

Stereopticon 07  Salle de conférence aux Etats-Unis vers 1880.

Ces dispositifs de projection remontent au milieu du XIXe siècle lorsque certains conférenciers (lecturers en anglais) souhaitaient illustrer leurs propos d’une suite continue d’images. « La lanterne magique, qui servait autrefois à amuser les enfants avec la projection de misérables caricatures et figures grotesques, a maintenant pris un caractère différent grâce aux “Images photographiques nouvelles et supérieures” préparées pour cet instrument ; ces vues sont faites avec netteté, fidélité et effet artistique, représentations inaccessibles à celles qui existaient auparavant. »*

Stereopticon 08  Vue positive stéréo des chutes du Niagara par les frères LANGENHEIM. Source Wikimedia Commons.

Les photographes Américains, d’origine allemande, William et Frederick LANGENHEIM développèrent le procédé des “Diapositives Stereopticon” – images positives sur verre – vers 1849/50. Installés à Philadelphie, ils font une brillante démonstration de projection de ces images lors de la première Exposition Universelle qui se déroule à Londres en 1851. Cet événement apporte une audience internationale à leur travail et contribue à l’utilisation des vues transparentes sur verre pour la projection.

Stereopticon 09Catalogue “Optical Lanterns, Stereopticons, Photographic Transparencies and Colored Views” par James W. Queen & C° Philadelphie 1888.

Des catalogues de vues photographiques sur verre souvent « colorées à la main » sont édités et présentent plusieurs milliers de sujets que l’on peut acheter individuellement ou sous forme de “Lecture Sets”, sorte de conférence prête à l’emploi avec sélection de vues et texte d’accompagnement. Le catalogue de James W. Queen & C° à Philadelphie, datant de 1888 (52e édition) contient plus d’une centaine de pages consacrées aux vues de projection. « Pour donner une conférence de deux heures, une quarantaine de photos est le plus petit nombre qui puisse être utilisé ; avec un plus grand nombre, il sera moins difficile de divertir le public. »*

Stereopticon 10  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne par Alfred MOLTENI en 1880.

Les conférences avec projections vont se développer dans toute l’Europe jusqu’au début du XXe siècle et la France ne sera pas en reste dans ce domaine. Dès 1860 Alfred MOLTENI va être le projectionniste « zélé » de nombreux conférenciers.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

* Catalogue “Magic Lanterns, Stereoscopticons, and Dissolving view apparatus” de James W. Queen & C° Philadelphie 1869.

 

 

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Spectacle d’ombres “TOURNAI”

Posté par Patrice Guerin le 8 octobre 2018

Les samedi 26 octobre 2018 (20h) et dimanche 27 (18h) au Conservatoire de Tournai

Image de prévisualisation YouTube Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

Répétition du spectacle lyrique d’ombres projetées “Tournai” en vue des représentations des 27 et 28 octobre 2018 au Conservatoire de Tournai. Chef de cœur Michel Jakobiec.

Le 30 octobre 1898, à la halle aux draps de Tournai, était donnée en représentation “Tournai”, une pièce lyrique d’ombres en 22 tableaux, composée de musique, du livret et d’images indissociables et complémentaires.

Voir : Pièce d’ombres “Tournai”

A l’occasion des 120 ans de ce spectacle, une reconstitution à l’identique, avec la même partition, la même série de vue et la même lanterne a été donnée au conservatoire de Tournai. « Il s’agit d’un poème lyrique composé d’une musique de Louis Rosoor et d’un texte délicieusement désuet, un brin grandiloquent d’Alfred Thomas, à la gloire de la ville de Tournai depuis les origines du monde jusqu’à la fin du XIXe siècle. La vrai particularité de ce spectacle chanté, ce sont les images projetées sur un écran au moyen d’une triple lanterne magique de marque Molteni. » Source Le Courrier de l’Escaut du 6 octobre 2018.

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Le baryton Emmanuel Wallon prête sa voix pour cette nouvelle version. Il est accompagné par deux pianistes, Catherine Forthomme et Flavien Casaccio, ainsi que par l’Ensemble Vocale du Conservatoire, dirigé par Michel Jakobiec. La projection, avec une lanterne triple Molteni, est assurée par Patrice Guérin, assisté de Sophie Bataille.

Tournai repet  Lanterne triple MOLTENI utilisée pour les spectacles de 1898 et 2018.

Cette projection peut avoir lieu grâce à la famille Desclée,qui a conservé les archives de ses ancêtres. Elle est organisé conjointement par les Amis du Mufim (Musée de Folklore et des Imaginaires) et le Rotary de Tournai. Les places sont disponibles auprès de l’office de Tourisme de Tournai au prix de 15€.

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Chaque représentation s’est déroulée devant une salle comble et un public enthousiaste. Certains sont même revenus tellement le spectacle était riche et dense. « Ce Poème lyrique a été merveilleusement interprété. Les musiciens étaient de très haut niveau et les 2 pianistes m’ont fortement impressionné. La projection avec du matériel d’époque nous remettait très bien dans l’ambiance de cette époque passionnante qu’est la fin du XIXe siècle. C’est un prodige d’ingéniosité technique. »

Pour découvrir le spectacle CLIQUER ICI

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Pour en savoir plus sur les pièces d’ombres : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - La pièce d’ombres “Lourdes” de l’abbé Evrard - Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile”

 

 

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La Lanterne Magique d’Amour

Posté par Patrice Guerin le 22 septembre 2018

Schall 4  Détail de la gravure

Cette belle estampe du XVIIIe siècle, intitulée “La Lanterne Magique d’Amour”, a été gravée par Pierre Michel ALIX (1762-1817), d’après un tableau de Jean Frédéric SCHALL (1752-1825).

Schall 2  “La Lanterne Magique d’Amour” 1805, monté dans un cadre d’époque.

En plus du titre de la gravure, il est écrit « Déposé à la Bibliothèque Impériale. A Paris, chez Noël Frères rue des Prêtres Saint Germain l’Auxerois N°22, à la colonne de Rosback et rue St Jacques N°16, au Pont des Arts. »

Schall 3  “Le Télégraphe d’Amour”1805, source : Musée de la Poste.

“La Lanterne Magique d’Amour” et “Le Télégraphe d’Amour”sont deux “pendants” gravés d’après SCHALL, déposés le 16 juillet 1805. Source : Bibliothèque Nationale, département des Estampes. Inventaire du fonds français. Graveurs du XVIIIe siècle par Marcel Roux. Paris Bibliothèque Nationale 1931.

Voir : Montreurs de lanterne magique

__________________________

Dès 1776, SCHALL peint des sujets galants à la manière de FRAGONARD.« Témoin, dans un genre parfois scabreux, de la douceur de vivre de l’Ancien Régime finissant, mémorialiste des mœurs légères, dans un décor tout à la fois réaliste et imaginaire, il devient un maitre mineur dans le genre de FRAGONARD et de WATTEAU ».  Sous prétexte de mythologie, il excelle dans les sujets licencieux représentant des femmes nues dans des paysages bucoliques qui remportent un énorme succès à l’époque. La plupart de ses œuvres sont immédiatement gravées, souvent en couleurs.

 

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Dance of Ghosts and Death – Danse du fantôme avec la mort

Posté par Patrice Guerin le 5 août 2018

Squelette 1  Dessin de Christiaan HUYGENS (1659). Source : Leiden University Library, HUG 10 f076v

Ce dessin, inspiré de “La Danse de mort”de Hans HOLBEIN (1538), représente différentes attitudes d’un squelette jouant avec sa tête. Il a été réalisé de la main même de Christiaan HUYGENS au XVIIe siècle. C’est la toute première représentation des images qui figureront sur les plaques animées des XVIIIe et XIXe siècle.

Squelette 2  Représentation symbolique d’un spectacle de ROBERTSON figurant sur son caveau au cimetière du Père Lachaise à Paris

Les fantômes, squelettes et autres têtes de mort furent des sujets de prédilection dans les spectacles de fantasmagoriques de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Elles firent le succès des spectacles du célèbre physicien ROBERTSON durant la Révolution française.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

Squelette 3  “Danse du fantôme avec la Mort”, seule représentation connue de ce sujet. Format 10×29,7 cm.

Cette plaque de lanterne magique, intitulée “Dance of Ghosts and Death,est d’origine anglaise et date probablement de 1830-1850. Elle présente trois images d’un fantôme dansant avec un squelette. Fantôme ou personnage en chemise de nuit ? En effet celui-ci est assez jovial en semble bien vivant, contrairement aux représentations de l’époque de la “Danse de la mort” où les mortels sont présentés comme raides et tristes. 

Squelette 4  Cliquer sur l’image pour voir l’animation réalisée à partir des vues de la plaque ci-dessus.

Il convient de préciser que les trois vues figurant sur cette plaque ne permettent pas de faire ce genre d’animation avec une lanterne magique, puisqu’elles sont placées côte à côte sur la même plaque. Il aurait fallu qu’elles soient sur trois supports (tableaux) différents, projetés rapidement par une lanterne triple, pour obtenir cet effet.

Squelette 5  Fable de La Fontaine : La Mort et le Bûcheron

Squelette 6  Fantaisie N°5 : Le magot de mon oncle Greluchet

A la fin du XIXe siècle, le squelette est représenté à de nombreuses reprises sur des plaques de lanterne magique pour symboliser la Mort. Il est moins effrayant que dans les premières représentations car ces plaques sont généralement destinées aux enfants.

Voir : Ghosts Geister & Fantômes in the theater

 

 

 

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L’enseignement par les yeux

Posté par Patrice Guerin le 18 mai 2018

Colbert 01  MOLTENI était tellement populaire avec sa barbiche blanche qu’il a pu inspirer ce chromo.

« On doit… »à notre président d’honneur, monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS« …non seulement la vulgarisation des projections*, mais encore la création de cette collection de vues qui fut le début et, en quelque sorte, l’armature de ce qu’on appelle aujourd’hui “L’Enseignement par les Yeux”. Aussi, a-t-on pu dire que MOLTENI fut le créateur de la Projection Lumineuse en France, et l’on comprendra la valeur de son œuvre en parcourant le catalogue des 60 000 diapositives dues à son zèle infatigable. » Source : Bulletin technique mensuel de la Chambre Syndicale des Fabricants et Négociants de la Photographie, décembre 1907.

* Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Les projections à l’école - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Colbert 02  Catalogue N°105 “Classement méthodique des diapositives pour Projections Lumineuses”, 52 pages, vers 1905/10.

« Le grand nombre et la variété des sujets qui composent nos collections et qui s’augmentent encore chaque jour nous avaient amenés à établir il y a trois ans** un classement méthodique qui permette à chacun de trouver facilement les documents qui l’intéressent plus particulièrement. » Source : Catalogue N°38, Projections Molteni éditions de diapositives pour conférences scientifiques et mondaines, 5eédition.

Voir : page CATALOGUES - Plaques photographiques pour la projection - La collection de diapositives MOLTENI

** Malheureusement les catalogues Molteni puis Radiguet et Massiot n’étant pas datés, il est difficile de les situer dans le temps. Ce “Classement Méthodique” a probablement été édité vers 1905/10.

Colbert 03  Tableau récapitulatif du classement méthodique.

Dans ce même catalogue N°38, on peut lire « Toutefois, nos collections étant aussi composées de nombreuses vues de voyages et d’explorations, il nous a été impossible d’en faire un dépouillement complet qui nous eût permis de reporter chacune d’elles aux chapitres précités.

Colbert 04  “La Tour de Londres” vue provenant du fonds Colbert.

En effet, un voyage ou une exploration peut avoir été entrepris dans les buts les plus divers ; certains touristes constitueront uniquement leurs collections par des vues des monuments les plus remarquables et, dans ce cas, ces vues devront paraître dans le chapitre Beaux Arts, section Architecture. 

Colbert 05  “Voiture à bœufs dans la pampas” vue provenant du fonds Colbert.

Les voyages de certains autres auront pour objectif l’étude des productions du pays traversé, mais ces productions seront de diverses natures, certaines seront relatives aux animaux et devront par conséquent rentrer dans la classe Biologie, au chapitre Zoologie ; certaines autres seront relatives au sol même, elles devront alors entrer dans la classe Astronomie, au chapitre Géologie … 

Colbert 06  “Kairouan souks aux provisions” vue provenant du fonds Colbert.

Ces quelques exemples suffiront pour montrer que notre tâche eût été trop lourde et, de plus, nous eussions craint, pour certaines collections, de dénaturer l’ordre même dans lequel elles nous furent confiées par leurs auteurs. 

Voir : MOLTENI et les photographiques de la Société de Géographie

Colbert 07 Catalogue N°104 “Vues de voyages et explorations en Projections Lumineuses” 84 pages.

C’est pourquoi nous avons classé nos vues et explorations, quelles qu’elles soient, tout à fait en dehors des 6 grandes classes. Ces vues font l’objet du Catalogue N°104 “Vues de voyages et Explorations”, classé dans l’ordre suivant : première partie “Vues de France par départements classés suivant l’ordre alphabétique Colonies françaises“ et deuxième partie “Vues d’Europe par nations classées suivant l’ordre alphabétique Afrique, Asie, Amérique, Océanie”. »

Colbert 08  Une petite partie des boîtes contenant les vues du fonds Colbert.

En mai 2013 un ensemble de près de 2 000 photographies positives sur plaques de verre, contenues dans une soixantaine de boîtes, a été découverte. Ces vues étaient conservées dans les locaux de l’ancienne École primaire supérieure Colbert. Constitué à partir de vues reproduites en série et vendues en grande partie entre les années 1880 et 1910 par les célèbres maisons d’édition Molteni, Radiguet & Massiot et Mazo, ce fonds forme un ensemble de première importance, par la quantité des images éducatives qui le composent comme par les thématiques et sujets représentés.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Colbert 09  Photographies du fonds Colbert CLIQUER ICI

Ces vues couvrent l’espace national, l’Europe et certains de ses prolongements dans le reste du monde. Il donne à voir une représentation française du monde de la Belle Époque et constitue un fonds inédit d’une rare richesse. Le LabEx EHNE a numérisé l’intégralité du fonds pour pouvoir le proposer en libre accès.

Pour voir ces vues CLIQUER ICI 

Colbert 10  8 juin 2018, journée d’étude à la mairie du Xe Paris.

À l’occasion des 150 ans du lycée Colbert, le LabEx EHNE, le programme SPEscies et la mairie du 10arrondissement de Paris s’associent pour proposer une journée d’étude, le 8 juin 2018, consacrée au rôle et à l’intérêt rétrospectif des projections lumineuses et des plaques photographiques destinées à l’instruction.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Colbert 11  Une projection contemporaine de plaques anciennes.

A propos de “L’enseignement par les yeux”, voir ce site (en anglais) initié par l’Université d’Utrecht : “A Million Pictures” Magic Lantern Slide Heritage as Artefacts in the Common European History of Learning : CLIQUER ICI

 

 

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Le cône de lumière projetée

Posté par Patrice Guerin le 3 mai 2018

L’art de la projection a une histoire. Elle commence avec la lanterne magique et parcourt les dispositifs plus sophistiqués inventés par la suite, cinéma ou projection vidéo.

Cone 01  Projection d’une horloge. “Oculus Artificialis Teledioptricus Sive Telescopium…” par Johannes Zahn 1685.

La projection véhicule des images, et le projecteur n’y est qu’un moyen au service d’autre chose : l’image projetée.

Cone 02  Représentation de fantasmagorie au début du XIXe siècle d’après Moreau – Paru dans “Le Magasin Pitoresque” de 1869.

Une telle histoire de la projection laisse de côté le fait que, au-delà de son existence transitive, le projecteur a acquis une existence intransitive, une existence qui s’est imposée dans les deux dernières décennies du dix-neuvième siècle, et dont la manifestation a été peu commentée jusque là.

Cone 03  Bon point fin du XIXe siècle.

L’histoire de toute une iconographie du spectacle du projecteur en tant que tel reste à faire. Cette représentation du projecteur, en tant que spectacle sui generis, est celle de trois termes indissociés – à savoir une source, un cône de lumière et une cible. (Tandis que, si le projecteur est considéré comme seul moyen, on s’intéresse, de façon distincte, d’une part à l’objet ou à la scène éclairée, et d’autre part à la technique.)

Cone 04  Couverture de la revue “Mon Ciné” 1923.

Une image type s’est ainsi formée, reprenant de gravure en gravure, ou photos retouchées, un cône de lumière matérialisé par le dessin d’une surface plus claire, voire blanche.

Texte extrait d’un article de Christian Besson in  Alliage, n°75, Nice, 2015 : http://www.besson.biz/projecteur/

Diverses représentations du “Cône de lumière” dans la projection qui son aussi visibles dans l’album “Illustrations et Gravures” (à droite) : Lanterne magique chromos à système - Chromo lanterne magique André HELLE - Chromos lanterne magique enfants - Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON - Le siège de Paris en 1870 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanternes de projection et d’agrandissement - Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn - Chromos fantaisies lanterne magique - Athanasius KIRCHER et la lanterne magique - Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE” - Publicité par les projections lumineuses - Ombres chinoises et silhouettes - Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Les projections lumineuses dans les églises - Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Best Wishes and Greetings with magic lantern - Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE - Microscopes solaires de projection - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50 - Vues fondantes – Dissolving views - Plaques animées et plaques à système pour projection - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - Les prismes et l’étude de la lumière - Les projections à l’école

 

 

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