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Le cône de lumière projetée

Posté par Patrice Guerin le 3 mai 2018

L’art de la projection a une histoire. Elle commence avec la lanterne magique et parcourt les dispositifs plus sophistiqués inventés par la suite, cinéma ou projection vidéo.

Cone 01  Projection d’une horloge. “Oculus Artificialis Teledioptricus Sive Telescopium…” par Johannes Zahn 1685.

La projection véhicule des images, et le projecteur n’y est qu’un moyen au service d’autre chose : l’image projetée.

Cone 02  Représentation de fantasmagorie au début du XIXe siècle d’après Moreau – Paru dans “Le Magasin Pitoresque” de 1869.

Une telle histoire de la projection laisse de côté le fait que, au-delà de son existence transitive, le projecteur a acquis une existence intransitive, une existence qui s’est imposée dans les deux dernières décennies du dix-neuvième siècle, et dont la manifestation a été peu commentée jusque là.

Cone 03  Bon point fin du XIXe siècle.

L’histoire de toute une iconographie du spectacle du projecteur en tant que tel reste à faire. Cette représentation du projecteur, en tant que spectacle sui generis, est celle de trois termes indissociés – à savoir une source, un cône de lumière et une cible. (Tandis que, si le projecteur est considéré comme seul moyen, on s’intéresse, de façon distincte, d’une part à l’objet ou à la scène éclairée, et d’autre part à la technique.)

Cone 04  Couverture de la revue “Mon Ciné” 1923.

Une image type s’est ainsi formée, reprenant de gravure en gravure, ou photos retouchées, un cône de lumière matérialisé par le dessin d’une surface plus claire, voire blanche.

Texte extrait d’un article de Christian Besson in  Alliage, n°75, Nice, 2015 : http://www.besson.biz/projecteur/

Diverses représentations du “Cône de lumière” dans la projection qui son aussi visibles dans l’album “Illustrations et Gravures” (à droite) : Lanterne magique chromos à système - Chromo lanterne magique André HELLE - Chromos lanterne magique enfants - Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON - Le siège de Paris en 1870 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanternes de projection et d’agrandissement - Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn - Chromos fantaisies lanterne magique - Athanasius KIRCHER et la lanterne magique - Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE” - Publicité par les projections lumineuses - Ombres chinoises et silhouettes - Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Les projections lumineuses dans les églises - Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Best Wishes and Greetings with magic lantern - Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE - Microscopes solaires de projection - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50 - Vues fondantes – Dissolving views - Plaques animées et plaques à système pour projection - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - Les prismes et l’étude de la lumière - Les projections à l’école

 

 

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Le Polyorama de DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 17 avril 2017

Duboscq 02

Cette planche édité par la maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN représente les systèmes optiques pouvant s’adapter à l’avant de la fameuse lanterne “photogénique“. Ces accessoires sont destinés à projeter « les principaux phénomènes d’optique par la lumière solaire ou artificielle ».

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQ

Duboscq 91

Parmi tous ces systèmes optiques, trois sont destinés à projeter de vues transparentes : 8 le microscope ; 9 le cône d’agrandissement ; 10 l’objectif double pour polyorama.

Duboscq 94  Gravure provenant de “L’Art des Projections”, publié par l’Abbé MOIGNO en 1872.

Dans le livre intitulé “L’Art des Projections”, figure une gravure explicite de ce système de projection : « ces mêmes effets sont obtenus plus simplement avec la lanterne unique à une seule lumière, mais à deux corps ou deux jeux d’objectifs TT’, de monsieur Jules DUBOSCQ» (page 67). On y voit parfaitement les deux miroirs M entourant la source d’éclairage, les objectifs doubles et et le système de “fondu enchaîné” placé à l’avant. 

Duboscq 92  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Le Polyorama est un accessoire tout à fait particulier composé de deux objectifs placé côte à côte qui permet de projeter deux images complémentaires à l’aide d’une seule source lumineuse. Un système de diaphragme à œil de chat placé à l’avant des objectifs permet de passer progressivement d’une vue à l’autre : effet jour / nuit ; été / hiver ou succession de tableaux astronomiques.

Voir : Vues fondantes – Dissolving views

Duboscq 93  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Afin d’orienter la lumière vers chaque objectif, deux miroirs sont placé de part et d’autre de la source lumineuse. Ensuite on fixe le polyorama à la place de la face avant de la lanterne et, après avoir orienté correctement les miroirs on peut effectuer les projections. C’est ce que l’on peut voir sur cette vidéo provenant de la “Fondazione Scienza e Tecnica” de Florence (voir colonne de gauche lien n°11).

Video de démonstration : cliquer ici

 

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Microscope de projection OPTICO

Posté par Patrice Guerin le 26 décembre 2014

Optico 01  Optico 02

Ce microscope de projection est tout à fait particulier et ne possède aucune identification. Il date probablement des années trente. Le corps de la lanterne, ainsi que le socle, sont en tôle peinte en noir. Il possède un système d’éclairage rudimentaire composé d’un support fixé sur le haut, d’une douille à vis et d’une ampoule 110 volts. Le microscope placé horizontalement à l’avant se compose d’un tube chromé équipé de deux lentilles de grossissement amovibles et d’un support en fonte démontable possédant une molette de mise au point par friction sur le tube. Celui-ci peut être installé sur un statif complémentaire en fonte ayant la forme d’un fer à cheval.

Optico 03  Optico 04  Optico 05

Ces deux microscopes montés sur leurs statifs sont en tous points identiques. Celui de gauche est le modèle provenant de la lanterne de projection tandis que celui de droite, identifié “Optico”, date des années 50. Il est plus complet, avec ses pinces et son miroir, mais sa forme et son mécanisme sont les mêmes que sur l’autre appareil. Son aspect est plus « beau », avec une peinture noire d’aspect martelé et des chromes plus blancs ; le modèle de gauche est probablement nickelé.

Voir : Histoire de l’entreprise OPTICO

optico 06

En complément de ce microscope de projection et du statif en fonte se trouve un petit microscope de poche ayant des caractéristiques assez semblables. Il possède une mise au point hélicoïdale.

Voir : Microscopes solaires de projection

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Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

Posté par Patrice Guerin le 17 août 2014

Chevalier 31  Brevet Arthur CHEVALIER N°49 326 du 20 avril 1861 - Source INPI

Le 20 avril 1861, Louis Arthur CHEVALIER (1830-1874), opticien à Paris, au Palais-Royal galerie de Valois n°158, dépose un brevet de quinze ans (N°49 326) pour des perfectionnements au mégascope réfracteur achromatique de son père Charles CHEVALIER.

Voir : Microscope solaire de CHEVALIER

Chevalier 32  Source INPI

Cet appareil, destiné à amplifier les images transparentes photographiques ou autres, se compose d’une glace étamée G qui renvoie les rayons solaires dans le tube T et par suite sur l’image I. Celle-ci est placée et maintenue entre deux plaques de cuivre, soit au moyen de ressorts, soit avec des vis. L’agrandissement de l’image sur l’écran est produite par la combinaison trois lentilles achromatiques A, B et C. Les deux lentilles A et B sont fixes, tandis que la lentille C est mobile au moyen d’un système de tubes qui coulissent l’un dans l’autre. Les différentes possibilités d’agrandissement s’obtiennent soit en éloignant ou en rapprochant le mégascope de l’écran, soit en changeant la lentille C. On peut donc avoir à cet effet plusieurs lentilles de rechange.

Chevalier 37  Chevalier 38  Mégascope Arthur CHEVALIER N°74 breveté SGDG années 1860

« Je réclamerai comme ma propriété dans cet appareil l’arrangement des lentilles qui est tout à fait nouveau. Premièrement le système fixe des deux lentilles A et B est composé d’une lentille achromatique périscopique A ayant son côté bombé tourné vers l’objet que l’on veut grandir et d’une lentille bi-convexe achromatique B. La lentille C, mobile, est bi-convexe. Les deux lentilles A et B ont 80mm de diamètre, celle C 54mm. L’appareil ainsi disposé peut agrandir des images de 75mm. En employant des lentilles plus grandes, toujours faites sur le même principe, on peut agrandir des images ayant les dimensions que l’on désire. La mise au point de l’appareil se fait à l’aide de tubes à frottement, cependant on peut pour cela y joindre une vis de rappel ou un engrenage. Nous nous réservons l’application de ce système de lentilles aux lanternes magiques ou fantasmagories, aux divers appareils amplifiants déjà connus. Nous disons aussi qu’en mettant à la place de la lentille C un système composé de deux lentilles on pourrait augmenter les qualités de l’appareil, ceci est encore notre propriété. »

Chevalier 34   Source INPI

Le miroir de cet appareil se meut en tous sens à l’aide de pignons et engrenages mis au point antérieurement par Charles CHEVALIER. Par contre le porte objet fig. 4 est nouveau, car il est muni de vis permettant de centrer l’image et de l’amener dans l’axe des lentilles.

Chevalier 35  Additif en date du 7 août 1863 – Source INPI

Dans un additif en date du 7 août 1863, Arthur CHEVALIER présente trois combinaisons différentes de lentilles composée de deux verres fixes B et de deux verres A qui peuvent se rapprocher ou s’éloigner de la combinaison B. « Ces combinaisons donnent d’excellentes images amplifiées de 5 à 15 fois. »

 

 

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MARQUES

Posté par Patrice Guerin le 17 septembre 2013

Répertoire alphabétique des principales marques ou types d’appareils présentés sur ce site. Ce classement permet de retrouver facilement tous les appareils d’une marque, ou une famille d’appareils de différentes marques, cités dans les articles.

 

MARQUES logo-cinescope-150x62  CINESCOPE

Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

 

logo-comicscope-150x109  COMICSCOPE

Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

 

Demaria 02DEMARIA-LAPIERRE

Gros appareil de projection des années 30

 

logo-dillemann-150x130  DILLEMANN

Lanterne “Tournesol” grand format

Lanterne “Tournesol”

Lanterne simplifiée “Taxisol”

Lampe à alcool SOL

 

logo-duboscq-1-150x61  DUBOSCQ

La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

1er régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Lanterne de projection DUBOSCQ

Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

Le Polyorama DUBOSCQ

Polariscope de projection PELLIN

 

logo-egber-150x76 EGBER 

Lanterne d’agrandissement EGBER

 

logo-fescourt-150x52  FESCOURT 

Lanterne de projection FESCOURT

 

logo-foca-150x77  FOCA 

Le projecteur AUDAX – FOCA

 

logo-flatters-150x78  FLATTERS & GARNETT

Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

 

logo-gaumont-1-150x145GAUMONT

Société des Etablissements GAUMONT

Les lanternes de projection GAUMONT

 

logo-hume-150x93  HUME 

Lanterne d’agrandissement CANTILEVER

 

logo-ica-1-150x150  ICA

Projektions Apparat – ICA Dresden

Lanterne universelle ICA Dresden

Projecteur fixe 35mm ICA

 

logo-ives-150x57  IVES – Appareils trichromes

Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP

Le KROMSKOPE commercialisé par Clément & Gilmer

 

logo-johndisney-150x56  JOHNSON Disney

Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

 

logo-kodak-1-150x150  logo-kodak-2-150x131  KODAK

Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

Le KODIOPTICON, première lanterne de projection KODAK

Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

 

logo-korsten-150x51  KORSTEN

Les projecteurs L. KORSTEN

Les lampes à arc électrique L. KORSTEN

 

logo-lapierre-150x48  LAPIERRE 

Lanternes de projection LAPIERRE

 

Logo Laverne LAVERNE

Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

 

Logo Lefevre 2LEFEVRE

Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama

Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

 

logo-leitz-150x150  LEITZ

Histoire des projecteurs LEITZ

Projecteur Leitz ULEJA

Projecteur Leitz UDIMO

Projecteur Leitz VIII

Projecteur Leitz PARVO

Les projecteurs PRADOVIT

Leitz FADOMAT pour fondu enchaîné

 

logo-bonne-presse-1-150x102  logo-bonne-presse-2-150x148  MAISON DE LA BONNE PRESSE 

Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

Lanterne “Universel”

Projecteur Filmostop

 

logo-mazo-1-150x81  MAZO

Histoire de l’entreprise MAZO

Les origines de la Maison MAZO

Les collections de vues pour projection

Les publications MAZO et les principaux titres

Appareil de projection “Gros Modèle”

Lanternes de projection HELIOS

Lampe à pétrole “Maxima”

“OLYMPIA” lanterne de projection automatique

Les projecteurs Filmoscope de MAZO

Le saturateur d’éclairage intensif MAZO

 

MICROSCOPES SOLAIRES

Microscopes solaires de projection

Microscope solaire de CHEVALIER

Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

Microscope solaire de SECRETAN

Microscope solaire de BERTSCH

 

logo-molteni-150x146 MOLTENI

Histoire de la maison MOLTENI

Le laryngoscope CADIER fabriqué par la Maison MOLTENI

Les lanternes de projection MOLTENI

Appareil de famille, le brevet

Appareils de famille, premiers modèles

Appareil de famille et de classe, modèles postérieurs

Lanterne de projection télécommandée

Lanternes de projection scientifique

Lanterne d’agrandissement à chariot fixe

Support à réflexion horizontal

La visionneuse LANTERNOSCOPE

Trousse d’objectifs

Plaques animées MOLTENI

Le livre : Projections MOLTENI, les appareils et accessoires

L’enseignement par les yeux 

MOLTENI et les photographiques de la Société de Géographie

 

logo-noris-150x82NORIS

Projecteurs NORIS

 

logo-optimar-150x150 OPTIMAR 

Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

 

Optico 21 OPTIQUE COMMERCIALE

Histoire de l’entreprise OPTICO

Microscope de projection

 

logo-pathe-110x150 PATHE

Charles PATHE et les lanternes de projection

Lampes à arc électrique Pathé

Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

La lanterne Pathé Cocorico n°6

 

logo-photoscopie-1-150x46  PHOTOSCOPIE

Le projecteur automatique AUTOSCOPE

La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

La PHOTOSCOPIE et le microfilm

 

logo-plank-150x108  PLANK Ernst

Lanternes magiques Ernst PLANK

La lanterne magique GLORIA

 

logo-radiguet-1-150x57  RADIGUET & MASSIOT

RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Projecteur de petit format

Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle

Lanterne “Caméléon”

Multiprojecteur Universel

Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

 

Logo lgt  ROUSSEL

La lanterne “COSMOPOLITE”

 

logo-tiranty-150x82  TIRANTY 

Histoire de l’entreprise TIRANTY

Lanterne de projection TIRANTY Gnome

 

logo-union-150x64  UNION 

Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE

 

logo-zeiss-150x85  ZEISS IKON 

ZEISS IKON A.G.

Rétroprojecteur “Belsazar”

 

 

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Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET

Posté par Patrice Guerin le 21 août 2013

Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET dans Brevets et inventeurs nollet-11-97x150  Cabinet de physique de l’abbé NOLLET

Les “LEÇONS DE PHYSIQUE EXPERIMENTALE” sont un classique, très bien illustré, de la physique du XVIIIe siècle, l’un des ouvrages les plus célèbres de l’Abbé NOLLET (voir PORTRAITS) « de l’Académie Royale des Sciences, de la Société Royale de Londres, de l’Institut de Bologne, etc. Maître de Physique & d’Histoire Naturelle des Enfants de France, et Professeur Royal de Physique Expérimentale au Collège de Navarre. »

nollet-12b-300x249 dans Lanternes magiques

L’ouvrage est composé de six volumes format 17x10cm, édités à partir de 1745 et ré-édités une dizaine de fois en quarante ans. Il est tout d’abord publié “Chez les Frères GUERIN, rue Saint Jacques, vis-à-vis les Mathurins, à Saint Thomas d’Aquin, Paris”, puis “Chez DURAND, Neveu, Libraire rue Galande, à la Segesse, Paris.”

nollet-13-111x150  Abbé NOLLET

L’abbé physicien y décrit, avec une précision remarquable, de très nombreuses expériences de physique avec des détails sur le matériel expérimental. Les deux premiers volumes sont consacrés à la mécanique des corps, à la gravité et à l’hydrostatique, les troisième et quatrième présentent les propriétés de l’air, de l’eau et du feu, le cinquième est consacré à la lumière et à l’optique et le sixième à l’astronomie et l’électricité.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

nollet-14-150x86  Tome premier : 379 pages et 19 planches dépliantes plus un portrait de J.A. Nollet et une gravure de son cabinet en introduction. LEÇON I Préliminaire – LEÇON II De la porosité, compressibilité & élasticité des Corps – LEÇON III De le Mobilité des Corps – LEÇON IV Suite des Loix du Mouvement simple.

nollet-15-150x84  Tome second : 488 pages et 20 planches dépliantes. LEÇON V Sur le Mouvement composé, et sur les Forces centrales – LEÇON VI Sur la Gravité ou Pesanteur des Corps – LEÇON VII Sur l’Hydrostatique – LEÇON VIII Suite de l’Hydrostatique.

nollet-16-150x85  Tome troisième : 512 pages et 19 planches dépliantes. LEÇON IX Sur la Méchanique – LEÇON X Sur la Nature & les Propriétés de l’Air – LEÇON XI Suite des Propriétés de l’Air.

nollet-17-150x78  Tome quatrième : 535 pages et 14 planches dépliantes. LEÇON XII Sur la Nature & les Propriétés de l’Eau – LEÇON XIII De la Nature & des Propriétés du Feu – LEÇON XIV Suite des Propriétés du Feu.

nollet-18-150x87  Tome cinquième : 592 pages et 24 planches dépliantes. LEÇON XV Sur la Lumière – LEÇON XVI Sur la Lumière – LEÇON XVII Suite des Propriétés de la Lumière avec une Section IV Sur la Vision & sur les Instruments d’Optique (dont le Chambre noire, les Boîtes d’optique, les Télescopes et Microscopes, la Lanterne Magique et le Microscope solaire).

nollet-19-150x92  Tome sixième : 524 pages et 20 planches dépliantes. LEÇON XVIII Sur les Mouvements des Astres, & sur les Phénomènes qui en résultent – LEÇON XIX Sur les Propriétés de l’Aimant – LEÇON XX Sur l’Electricité, tant naturelle qu’artificielle – LEÇON XXI Sur l’Electricité, tant naturelle qu’artificielle.

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Comme souvent les 6 volumes de cet ouvrage proviennent d’éditions différentes (dans ce cas 1779 / 7e édition et 1783 / 9e édition), mais possèdent une reliure  uniforme du XVIIIe siècle. Le titre figurant au dos de chaque livre est “Physique de Nollet” et non plus “Leçons de physique” comme on le voyait sur les premières éditions.

nollet-21-89x150  Ex-libris aux armes de Salvatore PORCARI LI LESTRI

Cette série provient de la bibliothèque privée du baron Salvatore Xavier PORCARI LI DESTRI, ambassadeur et sénateur de la République italienne.

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Microscope solaire de CHEVALIER

Posté par Patrice Guerin le 26 juillet 2013

Microscope solaire de CHEVALIER dans Projections scientifiques chevalier-11-300x163  Extrait du catalogue CHEVALIER – 1860

La Maison CHEVALIER est une entreprise familiale d’optique qui se développa à Paris durant plus de 120 ans, de 1760 environ à 1889. Quatre générations se succédèrent à la tète de l’établissement, créant, fabricant et commercialisant des “Instruments de physique et d’optique expérimentale, mais aussi de chimie, d’astronomie, de minéralogie, de chirurgie, etc.”. A l’époque, un autre “CHEVALLIER” exerce aussi le métier d’opticien à Paris.

Voir : Les opticiens CHEVALIER à Paris

Vers 1760/1765 Louis Vincent CHEVALIER (1734/43 – 1800/04) crée sa Maison d’optique quai de l’Horloge du Palais à Paris (peut-être au N°31). Il a trois fils opticiens : Louis, Nicolas Marie (qui eut une court carrière) et Jacques Louis Vincent (1771-1841). Ce dernier poursuit les activités familiales au N°69 du quai de l’Horloge jusqu’à son décès en 1841. Dès lors l’atelier du 69 quai de l’Horloge est repris par l’ingénieur opticien Pierre Ambroise RICHEBOURG qui avait été apprenti pendant 10 ans chez Vincent CHEVALIER.

chevalier-12-106x150 dans Projections scientifiques  Catalogue CHEVALIER – 1860

Charles CHEVALIER (voir PORTRAITS), est la troisième génération de cette célèbre famille d’opticiens. De 1823 à 1830 il travaille avec son père, Vincent CHEVALIER, puis en 1831 ils se séparent et Charles fonde sa propre Maison au 163 du Palais-Royal – Galerie Valois.

chevalier-19-300x152  Le jardin du Palais-Royal en 1840

C’est là qu’il met au point et commercialise les premiers microscopes « réellement achromatiques et exempts d’abbération », ce qui représente un progrès considerable à l’époque.

Voir : Microscopes solaires de projection

chevalier-14-150x118  chevalier-15-150x92  chevalier-16-150x112  chevalier-17-150x141  Microscope solaire Perfectionné par Charles CHEVALIER Ingénieur Opticien Breveté, Palais Royal 163 à Paris » – Collection A.W. (USA) : cliquer ici

Charles CHEVALIER est le premier constructeur en France du microscope achromatique solaire et du microscope au gaz oxy-hydrogène. Dans son catalogue 1839, on peut lire « Nouveau microscope solaire achromatique de Charles CHEVALIER. Cet appareil ainsi modifié est de beaucoup supérieur à ceux construits jusqu’à ce jour, par la netteté et la claret des images. Ces avantages, combines avec l’énorme grossissement qu’on ne peut obtenir qu’avec un microscope solaire, en font l’un des instruments les plus extraordinbaires de l’optique moderne ».

chevalier-13-300x287  Catalogue Charles CHEVALIER – 1860

La principale particularité du microscope solaire de CHEVALIER est l’ajout d’un microscope devant le système optique. Il est composé d’une (ou plusieurs : 1 à 4) lentille grossissante plan-convexe achromatique à l’arrière du microscope et d’une lentille de gros diamètre à l’avant pour amplifier la taille de l’image projetée sur l’écran. Par la suite d’autres fabricants utilisèrent ce même montage optique.

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Voir : Microscope solaire de SECRETAN

Le fils de Charles CHEVALIER, Arthur (1830-1874), travaille avec lui un certain temps puis assure la direction de la Maison d’optique lors du décès de son père le 8 mai 1859. Il poursuivra l ‘œuvre familiale jusqu’à son propre décès en 1874 puis les ateliers fermeront définitivement en 1889.

Voir : Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

 

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Les opticiens CHEVALIER à Paris

Posté par Patrice Guerin le 21 juillet 2013

Les opticiens CHEVALIER à Paris dans Brevets et inventeurs chevalier-01-100x150  Catalogue Charles CHEVALIER – 1839

Vers 1830 Vincent CHEVALIER ainé précise dans un document sur le microscope achromatique que « Trois opticiens du même nom sont sur le même quai. M. CHEVALIER aîné prie de faire attention qu’il a le prénom de “Vincent” et qu’il est au N°69 du quai de l’Horloge* afin qu’il n’y ait pas d’erreur préjudiciable à chacun d’eux ».

Puis en 1839, c’est au tour de Charles CHEVALIER (voir PORTRAITS) de préciser « six personnes du nom de CHEVALIER exercent à Paris la profession d’ingénieur-opticien. Afin d’éviter toute erreur on est prié d’adresser les lettres et paquets à : M. Charles CHEVALIER, ingénieur-opticien, Palais-Royal 163 à Paris ».

chevalier-02-150x82 dans Projections scientifiques  Annonce de 1866 – Document G.V.

Pour sa part, l’ingénieur CHEVALLIER (avec 2 L – Voir PORTRAITS) précise en 1843 « Qu’il me soit permis de faire observer aux personnes qui placent en moi leur confiance, qu’il est impossible de se tromper sur la situation de mon domicile. Depuis 1740 par ma famille, et 1796 par moi, j’occupais la Tour de l’Horloge du Palais, située à l’angle du quai, en face du marché aux Fleurs…»

Chevalier 21 Chevalier 22Frontispice de l’ouvrage “Le Conservateur de la Vue” par Jean Gabriel Augustin CHEVALLIER (1778-1848), ingénieur opticien de sa majesté le Roi de Wesphalie, membre de plusieurs académies – A Paris 1810

« Les travaux du Palais de Justice m’ayant obligé de changer de domicile, mes magasins sont transportés place du Pont-Neuf N°15, à Paris, au coin du quai des Orfèvres, vis-à-vis de la statue de HENRI IV. C’est là seulement où se trouvent les instruments construits dans mes ateliers, attendu que je n’ai aucun dépôt à Paris ni dans les départements ».

chevalier-08-300x197  chevalier-09-100x150  Le thermomètre de l’ingénieur CHEVALLIER, tour de l’Horloge en 1839

Un décret du Président du Conseil, datant du 15 septembre 1848, contre-signé par le ministre de la justice, énonce que son gendre « M. DUCRAY (Alexandre-Victor), opticien né le 30 janvier 1810 et Mme CHEVALLIER (Marie-Louise-Mélanie), son épouse, née le 2 février 1815, demeurant tous deux à Paris, sont autorisés, tant pour eux que pour leurs enfants mineurs, Emile-Gustave et Clémence-Mélanie, à ajouter à leur nom celui de CHEVALLIER et à s’appeler à l’avenir, DUCRAY-CHEVALIER ».

chevalier-03-150x127  Catalogue de l’ingénieur CHEVALLIER, opticien du Roi, place du Pont-neuf N°15. Document G.V.

L’ingénieur CHEVALLIER (Pont-Neuf) fabrique principalement des instruments d’optique, de physique, de mathématique, de marine et de minéralogie. Il est spécialisé dans les lunettes pour la lecture, les jumelles de théâtre, de guerre et de marine, les longues-vues astronomiques, les microscopes, les chambres claires, miroirs et stéréoscopes, mais aussi dans les machines électriques et pneumatiques, les thermomètres, baromètres, hygromètres, aéromètres, compas, niveaux, théodolites, cercles, octants, sextants, etc.

chevalier-04-100x150  Catalogue Charles CHEVALIER – 1839

Charles CHEVALIER (Palais Royal) est spécialisé dans les microscopes simples, achromatiques verticaux, horizontaux ou solaires. C’est lui qui construit le premier microscope universel « à juste titre , nommé universel, car il est à la fois horizontal, vertical, simple, composé, incliné, redresseur pour les dissections, renversé pour la chimie, etc… ». Il propose aussi des chambres claires ou obscures, des appareils de polarisation, des horizons artificiels, boussole Burnier, télescope dioptrique, collimateur, lunette micrométrique, goniomètre, appareils de Fantasmagorie, ainsi que des lorgnettes de spectacle, jumelles et autres ainsi que des baromètres, thermomètres, aéromètres, des appareils électro-magnétiques, etc.

Voir : Microscope solaire de CHEVALIER

chevalier-05-104x150  Origine de la Maison Charles CHEVALIER, extrait du catalogue Chevalier – 1860 (Source CNUM)

Dans son catalogue de 1860, Arthur CHEVALIER “fils et successeur de Charles CHEVALIER”, précise que « Cette Maison, la plus ancienne du nom de CHEVALIER, de père en fils dans l’optique, n’a aucun rapport avec celles de différents successeurs et de diverses maisons portant un nom de prononciation semblable », puis il donne l’historique de cette Maison, depuis sa création par Louis-Vincent CHEVALIER en 1760 au quai de l’horloge. Arthur disparaît en 1874 et les ateliers ferment définitivement en 1889.
Cet article est inspiré par une étude de G.V. © 2012

———————–

En 1809, l’Almanach du Commerce à Paris répertorie pas moins de 37 “Opticiens et Lunetiers” dont près de la moitié se trouve Quai de l’Horloge : Chevallier n°1, Duval-Destin n°9, Hazard n°11, Boucher n°13, Tondu (Marie Henri François) n°39, Bodson n°53, Gosset n°55, Kruines n°61, Buron n°65, Chevallier fils n°67, Béguinot n°69, Touzet n°73, Rochette père n°75, Favray n°79, Jardin n°81, Putois et comp. N°81, ainsi que Lerebours n°13 place du Pont Neuf.

chevalier-06b-300x178  * Vers 1830, voici la situation des trois principaux opticiens situés quai de l’Horloge :
1 – L’ingénieur CHEVALLIER à la Tour de l’Horloge du Palais
2 – Vincent CHEVALIER au N°69 quai de l’Horloge
3 – Noël LEREBOURS à l’angle du quai de l’Horloge et de la place du Pont-Neuf

Voir : Microscope solaire de SECRETAN

 

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Microscope solaire de SECRETAN

Posté par Patrice Guerin le 18 juillet 2013

Microscope solaire de SECRETAN dans Projections scientifiques microsolaire-21-150x100  microsolaire-04-300x141 dans Sources lumineuses  microsolaire-03-300x170  Extrait d’une encyclopédie de 1852

SECRETAN (voir PORTRAITS) est un  scientifique Suisse qui arrive à Paris en 1845 pour s’associer avec LEREBOURS (voir PORTRAITS), “Fabricant d’instruments d’Optique, de Physique, d’Astronomie, de Mathématiques et de Marine” au 13 place du Pont Neuf à Paris.

microsolaire-22b-300x204  La Maison d’Optique LEREBOURS est située au N°69 quai de l’Horloge de 1789 à 1793, puis au N°13 place du Pont Neuf. Document G.V.

Cette “Maison d’Optique” a été créée par Noël-Jean LEREBOURS en 1789, au N°69 du quai de l’horloge à Paris, non loin d’un autre grand nom de l’optique, l’ingénieur CHEVALLIER qui s’installe « Tour de l’Horloge du Palais, située à l’angle du quai, en face du marché aux Fleurs », de 1796 à 1843 puis « Les travaux du Palais de Justice m’ayant obligé de changer de domicile, mes magasins sont transportés au N°15 place du Pont-Neuf au coin du quai des Orfèvres » !

Voir : Les opticiens CHEVALIER à Paris

microsolaire-23-111x150  Catalogue de 1850 – CNUM

Dans son catalogue de 1850 on constate que la maison LEREBOURS et SECRETAN s’intéresse à de nombreux sujets, comme les longues-vues et lunettes astronomiques, les jumelles, les microscopes et ses préparations, les chambres claires et chambres pour Daguerréotypes, les appareils pour Fantasmagorie, les appareils caloriques et de galvanoplastie, etc

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« La réputation de M. LEREBOURS est des plus distinguées. Aux Expositions de 1802 et de 1806, il obtint des mentions honorables ; à celle de 1819, le jury lui a décerné une médaille d’or et sa Majesté, en récompenses des utiles et laborieuses recherches de cet habile opticien, l’a décoré de la croix de la Légion d’Honneur… et il obtint à l’Institut les rapports les plus favorables signés d’ARAGO, de DELAMBRE, de BOUVARD, BURCKARD et MATHIEU. »

microsolaire-25-196x300  Document G.V.

De 1845 à 1855 l’entreprise est connue sous le nom de “Lerebours et Secrétan – Place du Pont-Neuf, au coin du quai de l’Horloge” jusqu’à la retraite de LEREBOURS en 1855. Ensuite elle porte le seul nom de “Secretan” et continue ses activités dans l’optique durant près d’un siècle. Après le décès de Marc SECRETAN en 1867 l’entreprise poursuit ses activités, toujours sous le nom de “Secretan” avec son fils Auguste (1833-1874) et son neveu Georges (1837-1906). Ils construisent, entre-autres, le grand télescope de Toulouse puis le grand télescope de l’observatoire de Paris. Plus tard d’autres membres de la famille poursuivent l’activité. Le catalogue SECRETAN de 1915 mentionne l’adresse du 20 boulevard Saint-Jacques à Paris et porte les noms de  “Ch. Epry et Jacquelin, successeurs”.

microsolaire-18a-150x96  microsolaire-18b-150x150Carte postale des années 1920

Dans les années 1920 on voit encore sur la façade de l’immeuble de gauche, le 13 quai du Pont-Neuf, quelques enseignes. La boutique a été scindée en deux, à gauche la boutique d’optique, à droite une boutique médicale. Sur la boutique d’optique, on voit en haut “SECRETAN” (les noms “COSSON” et “ORBY” correspondent probablement à la boutique médicale), puis en dessous “LEREBOURS SECRETAN” et enfin “SECRETAN” avec des indications de fournitures en verticale à gauche dont “Lunettes”.

L’immeuble de droite abritait la boutique “CHEVALLIER” remplacée sur cette vue par une clinique Médico-Chirurgicale.

microsolaire-26-112x150  microsolaire-29-123x150  Ces pages des catalogues “Lerebours et Secretan” de 1846 et 1853 présentent non seulement des microscopes solaires, mais aussi des microscopes à gaz et photo-électrique et même un mégascope solaire.

microsolaire-04-150x70  microsolaire-37-150x106  microsolaire-36-300x141

Dans les années 1850 cette maison d’optique fabrique plusieurs microscopes solaires de projection. Il s’agit d’appareils très particuliers qui se placent généralement sur une fenêtre dont les carreaux ont été obscurcis ou sur un volet.

microsolaire-34-150x104  microsolaire-33-150x134  microsolaire-32-150x97  microsolaire-31-300x155 Collection A.W. (USA) : cliquer ici

Ils sont équipés d’un miroir articulé situé à l’arrière, d’une partie central en métal équipée de lentilles destinées à concentrer la lumière sur la préparation à projeter et d’un microscope à l’avant équipé d’une ou plusieurs lentilles achromatiques permettant d’obtenir un grossissement plus ou moins important sur l’écran.

microsolaire-27-150x109    microsolaire-28-300x146  Collection A.W. (USA)

Les rayons du soleil (S) sont captés par ​​un miroir plan (M) articulé, placé à l’extérieur de la pièce matérialisée par la planche de support. La lumière traverse une première lentille appelée condensateur (L) puis une seconde lentille (O) (fig. 603) afin d’être concentrée sur la préparation microscopique placée entre deux plaques de verre. Celle-ci est maintenue dans une position fixe entre deux plaques de métal (m) serrées l’une contre l’autre à l’aide de ressorts (n). A l’avant se trouve un microscope (L) dont la mise au point se fait avec la molette (D). Une ou plusieurs lentilles achromatiques (x) permettent d’obtenir un grossissement plus ou moins important sur l’écran (ba).

microsolaire-16-300x125La particularité du microscope SECRETAN est d’avoir un miroir fixé et articulé uniquement par son socle

Voir : Microscopes solaires de projection

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Microscopes solaires de projection

Posté par Patrice Guerin le 10 juillet 2013

Microscopes solaires de projection dans Projections scientifiques microsolaire-01-300x115  microsolaire-02-98x150 dans Projections scientifiques  Microscope de l’abbé NOLLET

Un microscope solaire est un appareil de projection de précision, à usage scientifique, utilisant le soleil comme source lumineuse. Il a été imaginé entre 1738 et 1745 par Johann Nathanael LIEBERKÜHN (1711-1756) membre de l’académie royale de Berlin. Il est ensuite étudié, perfectionné et présenté par l’abbé NOLLET (voir PORTRAITS) dans son livre intitulé “Leçons de Physique Expérimentale” datant de 1768 (4e édition). Dans le brevet du Fantascope, ROBERTSON (voir PORTRAITS) précise que « C’est à la lanterne de Kircher, connue généralement sous le nom de lanterne magique, que nous devons le microscope solaire. »

Voir :Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET - Brevet d’invention du Fantascope

microsolaire-13-300x128  microsolaire-14-300x170  A gauche, microscope solaire italien “Isidoro Gaspare Bazzanti” – 1760 – Collection Museo Galileo cliquer ici. A droite, microscope solaire probablement italien – Début XIXe – Collection Museo Galileo cliquer ici

Fabriqué dès la fin du XVIIIe siècle, le microscope de projection a besoin d’une lumière intense – à l’époque celle du soleil – car son objectif possède une faible ouverture et un court foyer, ce qui nécessite une importante amplification de l’image. Les premiers modèles étaient dérivés du microscope traditionnel auquel on aurait ajouté un miroir pour capter les rayons lumineux. Par la suite, et grâce aux recherches faites par Charles CHEVALIER (voir PORTRAITS), l’appareil est équipé d’un microscope muni de lentilles achromatiques situé à l’avant du système optique. Il est très couteux et difficile à utiliser car le miroir doit être orienté en permanence vers le soleil pour amener ses rayons dans l’axe du système optique. Certains étudièrent des systèmes permettant d’orienter mécaniquement le miroir vers le soleil.

Voir : héliostat (à venir)

microsolaire-05-300x141   microsolaire-06-300x196  microsolaire-17-121x150  A droite, gravure anglaise de 1797

Dans un appareil équipé d’un microscope à l’avant de l’objectif, la lumière est d’abord concentrée par une lentille à long foyer (L.L’) sur une plus petite lentille (A) à court foyer, qui réunit tous les rayons sur la préparation (B.B’) tenue entre les plaques de la platine (D.D’) serrées elles-mêmes l’une contre l’autre par des ressorts à boudin (C.C’). En avant se trouve l’objectif du microscope dont on a retiré l’oculaire. Il coulisse sur une colonne carrée à l’aide d’un pignon (K). Le faisceau traverse ensuite un diaphragme (H) qui ne laisse passer que les rayons centraux.

microsolaire-12-150x101  microsolaire-11-150x83Objectif de microscope de projection avec 3 lentilles plan-convexe achromatiques

« Dans les microscopes anciens, l’image projetée est toujours sillonnée des couleurs du spectre, surtout près de ses contours et près des parties les plus opaques. Messieurs Vincent & Charles CHEVALIER sont parvenus à éviter cet inconvénient en utilisant des lentilles achromatiques d’un assez court foyer. Pour obtenir de forts grossissements on peut employer deux ou trois de ces lentilles. »  Source : Elémens de physique expérimentale par M. POUILLET chez BECHET Jeune à Paris – 1832

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On trouvait chez certains fabricants un appareil à miroir articulé sur lequel on pouvait monter l’objectif et le microscope de son choix. « Pour employer ce microscope, il faut d’abord rendre la pièce complètement obscure, ce que l’on obtient facilement au moyen de volets bien joints. Puis l’on pratique dans l’un d’eux une ouverture circulaire pour insérer le miroir du microscope qui se trouve ainsi à l’extérieur et l’on fixe à l’intérieur du volet la plaque de support en cuivre avec de fortes vis. Quant à la situation de la fenêtre, elle doit être telle que les rayons solaires puissent y arriver sans obstacle durant un certain temps ».

microsolaire-15-106x150  En bas de cette gravure : à gauche microscope “électrique” Duboscq, à droite microscope solaire. Nuvoa Enciclopedia – 1866

Pour palier à la difficulté de réglage du miroir et à l’absence fréquente de soleil, le microscope solaire sera progressivement remplacé par le microscope à gaz ou électrique, dès lors que l’on aura une source lumineuse suffisamment puissante pour “remplacer” le soleil.

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQMicroscope de projection FLATTERS et GARNETT

microsolaire-09-300x166  microsolaire-10-150x107  microsolaire-08-300x160A droite microscope solaire Duboscq – Collection G.V.

Les principaux fabricants furent S‘Gravesende, Gambey, Silbermann, Foucault, Derogy, etc. Pour plus de précisions sur certains appareils, voir ci-dessous :
Microscope solaire de BERTSCH
Microscope solaire de CHEVALIER
Microscope solaire de SECRETAN

Pour en savoir plus sur les microscopes : cliquer ici.

 

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