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Projecteur trichrome artisanal

Posté par Patrice Guerin le 12 juin 2018

Trichro 01  Ce projecteur trichrome artisanal, fabriqué en bois et en métal, pourrait dater des années 30.

Sa base est composée de deux planches en sapin de 16mm, assemblées sur deux tasseaux. Elle mesure 24x30cm et supporte, en son centre, une planche verticale en contreplaqué de 8mm maintenue par deux équerres. Cette dernière mesure 16x28cm, ce qui fait une hauteur totale de l’appareil de 31,5cm. Poids de l’ensemble 1,8kg.

Voir : La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

Trichro 02  Trichro 02b  La partie avant supportant le système optique, coulisse et peut se déboiter.

A l’avant de cette partie verticale, un assemblage de cinq plaques de contreplaqué, percé de trois ouvertures de 4x5cm, permet de mettre en place, par le dessus, la plaque filtre et la plaque photographique.

Trichro 03  Trichro 03c  La seule ampoule présente dans l’appareil est un modèle 100w, 220v, de la marque Auchan ; elle n’est peut-être pas d’origine.

A l’arrière se trouve une boite en fer blanc, peinte en noir à l’extérieur et en argent à l’intérieur, contenant le système d’éclairage composé de trois ampoules claires. Les douilles, type Edison E27, sont en laiton à l’arrière et en porcelaine à l’avant. Elles sont alimentées par trois câbles électriques torsadés deux conducteurs, reliés entre eux par des épissures. L’ensemble est branché au secteur par une prise en porcelaine sur laquelle il est inscrit 10/250.

Trichro 04b  Trichro 04a  A l’avant du projecteur se trouve une planchette mobile coulissant entre deux rails en bois permettant d’ajuster les objectifs.

La partie avant supporte une plaque verticale, en contreplaqué de 8mm, sur laquelle est fixé un ensemble métallique coulissant et réglable permettant d’ajuster chacun des trois objectifs en hauteur et en largeur. Chaque objectif est composé d’un tube cylindrique en fer blanc, coulissant sur la base, de 30mm de diamètre, à l’avant duquel se trouve une simple lentille de verre biconvexe. Le système optique n’est pas équipé de condensateur.

Trichro 05a  Trichro 05b Trichro 05c  Filtre trichrome et vue positive, format 6x13cm.

Avec ce projecteur se trouve une boite en carton contenant deux plaques colorées identiques et une vue positive composée de 3 images noir et blanc placées verticalement, avec un intervalle noir de 3 et 7mm. Les trois vues sont semblables et ne présentent pas de différence de valeur due à une prise de vue à travers les filtres colorés.

Trichro 06

L’image finale provenant de la superposition des vues à travers les filtres colorés donne une pseudo photographie en couleur.

Pour un complément d’informations, voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

Merci à toute personne susceptible d’apporter des précisions sur cette appareil : date, appareil photographique ayant permis d’obtenir les vues, etc.

 

 

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Pièce d’ombres “Tournai”

Posté par Patrice Guerin le 11 novembre 2017

Tournai 01  Programme du spectacle donné le 30 octobre 1898

Le 30 octobre 1898 un spectacle était donné à la Halle aux Draps de Tournai, en Belgique. Après une première partie composée de différentes fantaisies lyriques la deuxième partie du spectacle était constituée de deux pièces lyriques d’ombres.

Tournai 02  Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile”

La première pièce était la fameuse “Marche à l’Etoile” donnée initialement au “Chat Noir” à Paris puis éditée par la Maison Mazo. Il s’agit d’un mystère en 12 tableaux sur une musique de Georges Fragerolles.

Voir : Pièce d’ombres La Marche à l’Etoile

Tournai 03  Pièce d’ombres “Tournai”

La seconde pièce était une création originale intitulée tout simplement “Tournai”, épopée lyrique sur une musique de Louis Rosoor et des tableaux de Charles Allard. Elle est composée de 22 tableaux retraçant l’histoire de la ville de Tournai depuis les premiers Nerviens jusqu’à la création de la Belgique en 1830.

Tournai 04 Les 22  tableaux

« Tournai ! l’œuvre nouvelle due à la collaboration de trois artistes dans leur art, MM. Allard, Desclée et Rosoor, est réellement remarquable ; c’est l’histoire de notre vieux Tournai, d’où l’habile dessinateur a tiré les principaux faits pour les exposer avec un faire prestigieux et un coup de crayon tout à fait supérieur ; ses dessins, d’une grande originalité, ont été fort admirés. M. René Desclée, ce chercheur patient et érudit, a apporté à M. Allard l’appoint de sa science photographique et a mis à sa disposition le concours de merveilleux appareils. M. Rosoor avait la charge, non moins importante, d’exposer dans cette belle langue musicale qui n’a plus de secrets pour lui, la série des faits illustrés par ses deux collaborateurs, il a complètement réussi. » Source : “Courrier de l’Escaut” du 01.11.1898.

Autre article : CLIQUER ICI

Tournai 05 Coffret contenant les 22 tableaux de “Tournai”

En septembre 2015 nous avons retrouvé l’intégralité des vues composant les pièces de “La Marche à l’Etoile” et de “Tournai” ainsi que les partitions musicales et même le programme de présentation de l’époque. Particularité de ces vues, chacune d’elle est montée dans un châssis en bois fait sur mesure avec un mécanisme pour faire coulisser le défilé d’ombres. L’ensemble n’avait pas bougé depuis plus de cent ans, entreposé dans le grenier d’une maison bourgeoise.

Tournai 06 Tableau N°15 cortège de Charles-Quint dans la cathédrale de Tournai

120 ans après la première représentation et 100 ans après le décès de Louis ROSOOR (1850-1918), “Tournai” va être joué de nouveau en 2018 dans une reconstitution intégrale : chant, piano quatre mains, chœurs et projection avec la lanterne triple ayant servie lors du premier spectacle. La seule différence étant la source lumineuse : à l’époque des chalumeaux oxhydriques, aujourd’hui de puissantes LED.

Projections le dimanche 3 juin 2018 à Châlon sur Saône et les samedi 27 et dimanche 28 octobre 2018 à Tournai. 

Voir ci-dessus rubrique “CONFERENCES”.

A voir aussi : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Le cabaret du Chat Noir - Pièce d’ombres “Lourdes” Spectacle d’ombres “TOURNAI”

 

 

 

 

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Exposition Diapositive Slides au musée de l’Elysée

Posté par Patrice Guerin le 13 juillet 2017

Ouverture du 1er juin 2017 au 24 septembre 2017

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Reconnu à l’échelle internationale, le Musée de l’Elysée à Lausanne est l’un des plus importants musées entièrement consacrés à la photographie. Il présente actuellement l’une des premières expositions sur l’histoire de la Diapositive« la projection photographique constitue une forme alternative de diffusion des images, suivant la tradition des lanternes magiques ». 

Slides 2  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne en 1880. Voir Les projections à l’école

Popularisée dans la seconde moitié du XIXe siècle et longtemps utilisée comme outil pédagogique ou de divertissement populaire, la Diapositive (Slide) attire d’abord les photographes amateurs. Quelques photographes reconnus ont recours à la projection jusqu’aux années 1950, mais c’est à partir des années 1960-1970 que la Diapositive se développe dans le milieu artistique, lorsque des designers, architectes ou artistes conceptuels s’en emparent.

Voir : Plaques photographiques pour la projection

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L’exposition, organisée en quatre sections thématiques – l’image de lumière, le dispositif, la séquence et la séance – présente les spécificités de la Diapositive. Elle révèle la diversité de ses pratiques et son impact sur la culture visuelle. Pas de tirages accrochés aux murs, c’est avant tout une immersion dans les projections (plus d’une vingtaine) enrichie par plusieurs types de médiums (phototypes, projecteurs, vidéos).

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Un magnifique catalogue intitulé Slides est publié à l’occasion de cette exposition. Il présente de très nombreux documents inédits sur le sujet et plus particulièrement sur les spectacles de Diapositives, les artistes et les images des années 1960 et 1970.

Pour plus d’informations  cliquer ici

 

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Les collections de vues pour projection MAZO

Posté par Patrice Guerin le 26 janvier 2015

Mazo 31Catalogue MAZO 1910 et 1911

Le catalogue général E. MAZO consacré à la projection publié pour les années 1910 et 1911 (N°46) est divisé en 7 parties. La première partie est consacrée au matériel (projecteurs et accessoires) tandis que les six autres concernent l’édition de vues pour les projections lumineuses, ce qui représente environ 490 pages sur 620 au total.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

Mazo 33  Mazo 32  IIe PARTIE

La IIe partie concerne les conférences et vues divertissantes, simples ou animées. On y trouve de nombreux tableaux mécaniques montés dans des châssis en bois, identiques à la production anglaise de la même époque. A cela s’ajoute des vues chromolithographies et des spectacles d’ombres “artistiques” inspirés par le répertoire français, tel que les Chansons de Botrel, les contes traditionnels ou les pièces d’ombres joués dans les théâtres parisiens comme le Chat Noir.

Mazo 34  Mazo 35  IIIe PARTIE

La IIIe partie concerne les vues ayant trait à l’art. On y trouve des œuvres des maitres anciens et modernes exposées, pour la plupart, dans divers musées d’Angleterre. Cette collection provient de la Maison Eyre & Spottiswoode de Londres. Sont également proposées des reproductions photographiques (pour certaines en couleurs) des principales œuvres de peinture et de sculpture exposées aux salons de 1887 à 1896, ainsi que des reproductions trichrome des peintures du Louvre, du Luxembourg et de Versailles, sans oublier les chefs-d’œuvre de la peinture italienne d’après un ouvrage de la Librairie Firmin Didot.

Mazo 36  Mazo 37 IVe PARTIE

La IVe partie concerne la géographie et les voyages. Il s’agit principalement de vues photographiques noir et blanc à l’albumine représentant de nombreuses villes françaises et européennes ainsi que les colonies. La série 100 (environ 70 pages sur les 150 consacrées à ces sujets) est constituée en grande partie de vues au format stéréoscopique 8,5x17cm.

Mazo 38  Mazo 39 Ve PARTIE

La Ve partie est consacrée à l’histoire, depuis la mythologie jusqu’aux plus récents événements du XIXe siècle, dont « les photographies, en noir et blanc ou en couleurs, prises pendant la croisière du yacht “Clairette” au pays de la guerre gréco-turque (avril à juillet 1897) ». On y trouve aussi une série de vues concernant “Paris à Travers les âges” reproduisant les gravures de l’ouvrage du même nom édité par la Maison Firmin & Didot à Paris.

Mazo 40  Mazo 41 VIe PARTIE

La VIe partie est consacrée à la science, avec des tableaux animés de démonstrations scientifiques, une “splendide” collection de plaques astronomiques mécanisées et des « vues scientifiques en couleurs, sans mécanisme et sans cadre ». On y trouve aussi bien des sujets sur la médecine, l’agriculture et l’histoire naturelle, que des vues sur la mécanique, la physique, les arts & manufactures, etc.

Mazo 42  Mazo 43  VIIe PARTIE

Enfin la VIIe partie à trait à la religion sous tous ses aspects : histoire sainte, ancien et nouveau testament, les évangiles, la vie des saints, le catéchisme, etc. « Avec l’autorisation de MM. LE VASSEUR et Cie, éditeurs au 32 rue de Fleurus, nous avons reproduit en clichés de projection les fines illustrations de leur ouvrage “La vie de N.-S. Jésus-Christ” par Jérôme NATAL, illustré de 130 gravures sur acier. »

Il est très difficile d’évaluer le nombre total de vues figurant au catalogue, d’autant plus que certains sujets sont présents dans plusieurs séries, par exemples un tableau peut figurer dans les parties Arts, Géographie (musée) et Religion.

Les vues commercialisées par MAZO existent sous différentes formes.

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Série 1 – Des conférences géographiques, scientifiques, artistiques ou militaires, toutes préparées pour la projection. Elles sont composées d’une série de vues sur verre numérotées, contenues dans une boîte en bois avec rainures, accompagnées d’un livret explicatif portant des numéros correspondant.

Mazo 50  Planche MAZO en chromolithographie – Le Soleil

Série 2 – Des vues en chromolitographies transparentes, ou décalcomanies, qui se reportent sur un verre « d’une façon aussi simple que sûre ». Elles sont d’un prix de revient très réduit mais nécessitent une petite préparation.

Série 2 bis – Des vues en couleur sur papier transparent qui ne nécessitent aucune préparation pour la projection si ce n’est de les découper et les placer entre deux verres ou dans un passe-vues spécial muni de verres « L’ensemble de l’œuvre comportera 5 000 tableaux ».

Voir : Montage des vues sous verres

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Série 3 – Des vues sur verre en bandes et en couleurs chromolithographiques qui s’introduise en les glissant à l’avant de la lanterne. Il s’agit généralement de sujets enfantins composés de 10 à 12 bandes représentant de 36 à 48 vues à moins qu’elles ne soient composées d’images panoramiques.

Mazo 46

Série 4 à 22 – Des tableaux mécanisés comiques et bon marché composés d’un verre fixe placé dans un châssis en bois et d’un verre mobile placé à l’arrière, à tirette, basculant ou glissant horizontalement (panoramas), à engrenages ou crémaillère. Certains de ces tableaux, comme celui présenté ci-dessus, provienne de production étrangère, EP (Ernst Plank) pour celui-ci, sur lequel était simplement ajouté le tampon “E. Mazo 8 boulevard Magenta Paris”.

Voir : Plaques animées et plaques à système pour projection

Mazo 47 Mazo 48  Tour Eiffel – Newton & C° – Figurant au catalogue Mazo ref n°1 (existe en 3 versions : jour, nuit, illumination)

Série 26 – Des vues colorées sur verre à double ou triple effets, destinées aux lanternes possédant 2 ou 3 objectifs ; ainsi que des vues d’ombres artistiques pour « Pièces à grand spectacle… Qui sont infiniment plus artistiques que le cinématographe et résultent de l’intime collaboration de la poésie, de la musique et de la peinture ! »

Voir :  Vues fondantes – Dissolving views  –  Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi

Série 29 à 33 – Vues et tableaux à effets divers dont rideaux décors, rosaces, chromatropes, effets de pluie, neige, éclairs, etc.

Voir : Les CHROMATROPES de projection - Projection de phénomènes météorologiques

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Série 34 – Des vues trichromes obtenues à partir de réelles photographies en couleurs d’après le procédé de M. l’abbé TAULEIGNE et reproduites « avec une exactitude absolue en autant d’épreuves positives qu’il est nécessaire… Ces épreuves ne comportent ni trame, ni réseau. Elles sont d’une transparence et d’une luminosité parfaites ».

Série 35 – Des vues pour stéréo-projections d’après le système imaginé par M. l’abbé TAULEIGNE, sur le principe des anaglyphes de M. DUCOS DU HAURON. « Ces vues sont placées dans une simple lanterne de projection et projetées sur un écran quelconque. Le relief est perceptible pour tous les spectateurs sans exception, à condition qu’ils observent l’image projetée sur l’écran au moyen d’un sélecteur de vision ».

Autres éditeurs de vues pour les Projections Lumineuses :
La collection de diapositives MOLTENI
APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

 

 

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Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON

Posté par Patrice Guerin le 5 novembre 2013

Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON dans Projecteurs jouet picon-12-300x144  Tête de lettre de 1932

Les fromageries PICON, situées à Saint-Felix en Haute-Savoie commercialisent le premier fromage fondu pré-emballé sous les marques « Mère Picon » et « Picon portion ». La production est vendue en France et dans les pays du Proche-Orient, en particulier au Liban. Grace à un marketing très efficace, l’usine emploiera jusqu’à 500 personnes. En 1968 elle est rachetée par le groupe BEL puis sera définitivement fermée le 30 juin 2001.

picon-01-102x150 dans Projecteurs jouet  picon-10-300x208A droite protège-cahier 

Dans chaque boîte de fromages MERE PICON, on trouve des personnages de Walt Disney à découper et à monter ainsi que des bons en échange desquels « MERE PICON sera heureuse de vous adresser son CINEMAGIC ou son jeux des 7 familles ».

picon-03-150x95   picon-04-150x96  Buvards

En plus de ces objets, MERE PICON édite aussi des jeux de 32 et 54 cartes ainsi que plusieurs objets promotionnels destinés aux enfants  tels que buvards, protège-cahiers, etc.

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Le CINEMAGIC est un petit projecteur en carton, livré à plat, qui se monte facilement par simple emboitage, sans aucun collage « les plis sont amorcés, il suffit d ‘éliminer le carton inutile ». Il est équipé d’une lentille frontale, d’une fente pour introduire les disques sur lesquels se trouvent 5 vues circulaires et d’une ouverture à l‘arrière où l’on place une lampe de poche ordinaire.

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L’appareil est livré  avec 2 disques sans image « perforés de 5 petits ronds, qui sont d’une grande utilité pour décalquer sur des journaux illustrés certains dessins à l’aide d’une plume et de l’encre… Lorsque vous aurez utilisé ces disques, d’autres supports vous seront envoyés sur demande… Si vous possédez des positifs photographiques transparents, vous pouvez également les projeter avec cet appareil en les collant sur les disques supports ».

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Il est possible de se procurer un certain nombre d’histoires contre 10 bons « en nous écrivant pour nous demander d’autres films sans oublier d’indiquer ceux que vous possédez déjà ». Chaque histoire, composée de 20 vues réparties sur 4 disques, est envoyée dans une petite enveloppe en kraft personnalisée aux couleurs des Fromages MERE PICON.

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Parmi tous les titres proposés, voici plus particulièrement : « D – Petit Mako grand chasseur » / « G – Goupy et Donald en mer » / « H – Mickey et le monstre » / « I – Le bon chasseur » / « N – Mickey sculpteur & le beau bateau » / mais aussi « Pauvre Minouche » / « Dingo et les soucoupes volantes » / « Grande vedette Mickey  » / « Au voleur » / etc.

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Il était possible de se procurer aussi des disques de jetons en carton faisant office de ticket d’entrée à la projection. Le CINEMAGIC est une création originale déposée de Max PONTY (voir PORTRAITS) Imprimé par Darboy à Paris.

A la même époque d’autres marques distribuèrent aussi de petits projecteurs en carton.

Voir : Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

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MARQUES

Posté par Patrice Guerin le 17 septembre 2013

Répertoire alphabétique des principales marques ou types d’appareils présentés sur ce site. Ce classement permet de retrouver facilement tous les appareils d’une marque, ou une famille d’appareils de différentes marques, cités dans les articles.

 

MARQUES logo-cinescope-150x62  CINESCOPE

Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

 

logo-comicscope-150x109  COMICSCOPE

Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

 

Demaria 02DEMARIA-LAPIERRE

Gros appareil de projection des années 30

 

logo-dillemann-150x130  DILLEMANN

Lanterne “Tournesol” grand format

Lanterne “Tournesol”

Lanterne simplifiée “Taxisol”

Lampe à alcool SOL

 

logo-duboscq-1-150x61  DUBOSCQ

La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

1er régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Lanterne de projection DUBOSCQ

Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

Le Polyorama DUBOSCQ

Polariscope de projection PELLIN

 

logo-egber-150x76 EGBER 

Lanterne d’agrandissement EGBER

 

logo-fescourt-150x52  FESCOURT 

Lanterne de projection FESCOURT

 

logo-foca-150x77  FOCA 

Le projecteur AUDAX – FOCA

 

logo-flatters-150x78  FLATTERS & GARNETT

Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

 

logo-gaumont-1-150x145GAUMONT

Société des Etablissements GAUMONT

Les lanternes de projection GAUMONT

 

logo-hume-150x93  HUME 

Lanterne d’agrandissement CANTILEVER

 

logo-ica-1-150x150  ICA

Projektions Apparat – ICA Dresden

Lanterne universelle ICA Dresden

Projecteur fixe 35mm ICA

 

logo-ives-150x57  IVES – Appareils trichromes

Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP

Le KROMSKOPE commercialisé par Clément & Gilmer

 

logo-johndisney-150x56  JOHNSON Disney

Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

 

logo-kodak-1-150x150  logo-kodak-2-150x131  KODAK

Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

Le KODIOPTICON, première lanterne de projection KODAK

Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

 

logo-korsten-150x51  KORSTEN

Les projecteurs L. KORSTEN

Les lampes à arc électrique L. KORSTEN

 

logo-lapierre-150x48  LAPIERRE 

Lanternes de projection LAPIERRE

 

Logo Laverne LAVERNE

Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

 

Logo Lefevre 2LEFEVRE

Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama

Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

 

logo-leitz-150x150  LEITZ

Histoire des projecteurs LEITZ

Projecteur Leitz ULEJA

Projecteur Leitz UDIMO

Projecteur Leitz VIII

Projecteur Leitz PARVO

Les projecteurs PRADOVIT

Leitz FADOMAT pour fondu enchaîné

 

logo-bonne-presse-1-150x102  logo-bonne-presse-2-150x148  MAISON DE LA BONNE PRESSE 

Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

Lanterne “Universel”

Projecteur Filmostop

 

logo-mazo-1-150x81  MAZO

Histoire de l’entreprise MAZO

Les origines de la Maison MAZO

Les collections de vues pour projection

Les publications MAZO et les principaux titres

Appareil de projection “Gros Modèle”

Lanternes de projection HELIOS

Lampe à pétrole “Maxima”

“OLYMPIA” lanterne de projection automatique

Les projecteurs Filmoscope de MAZO

Le saturateur d’éclairage intensif MAZO

 

MICROSCOPES SOLAIRES

Microscopes solaires de projection

Microscope solaire de CHEVALIER

Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

Microscope solaire de SECRETAN

Microscope solaire de BERTSCH

 

logo-molteni-150x146 MOLTENI

Histoire de la maison MOLTENI

Le laryngoscope CADIER fabriqué par la Maison MOLTENI

Les lanternes de projection MOLTENI

Appareil de famille, le brevet

Appareils de famille, premiers modèles

Appareil de famille et de classe, modèles postérieurs

Lanterne de projection télécommandée

Lanternes de projection scientifique

Lanterne d’agrandissement à chariot fixe

Support à réflexion horizontal

La visionneuse LANTERNOSCOPE

Trousse d’objectifs

Plaques animées MOLTENI

Le livre : Projections MOLTENI, les appareils et accessoires

L’enseignement par les yeux 

MOLTENI et les photographiques de la Société de Géographie

 

logo-noris-150x82NORIS

Projecteurs NORIS

 

logo-optimar-150x150 OPTIMAR 

Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

 

Optico 21 OPTIQUE COMMERCIALE

Histoire de l’entreprise OPTICO

Microscope de projection

 

logo-pathe-110x150 PATHE

Charles PATHE et les lanternes de projection

Lampes à arc électrique Pathé

Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

La lanterne Pathé Cocorico n°6

 

logo-photoscopie-1-150x46  PHOTOSCOPIE

Le projecteur automatique AUTOSCOPE

La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

La PHOTOSCOPIE et le microfilm

 

logo-plank-150x108  PLANK Ernst

Lanternes magiques Ernst PLANK

La lanterne magique GLORIA

 

logo-radiguet-1-150x57  RADIGUET & MASSIOT

RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Projecteur de petit format

Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle

Lanterne “Caméléon”

Multiprojecteur Universel

Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

 

Logo lgt  ROUSSEL

La lanterne “COSMOPOLITE”

 

logo-tiranty-150x82  TIRANTY 

Histoire de l’entreprise TIRANTY

Lanterne de projection TIRANTY Gnome

 

logo-union-150x64  UNION 

Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE

 

logo-zeiss-150x85  ZEISS IKON 

ZEISS IKON A.G.

Rétroprojecteur “Belsazar”

 

 

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Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs

Posté par Patrice Guerin le 12 septembre 2013

Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs dans Brevets et inventeurs autochrome-01-150x101  S’inspirant des travaux de Louis DUCOS DU HAURON – entre-autres -, les frères Auguste et Louis LUMIERE déposent, le 17 décembre 1903, une demande de brevet pour un “Procédé de photographie en couleur”.

Voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

autochrome-02-99x150 dans Images projetees  autochrome-03-99x150  Note manuscrite des frères LUMIERE adressée à l’Académie des Sciences le 30 mai 1904 « Sur une nouvelle méthode d’obtention de photographies en couleurs”. Fond Société Française de Photographie.

Le 30 mai 1904 les frères LUMIERE présentent leur invention à l’Académie des Sciences. A l’époque ces photographies en couleurs ne portent pas encore le nom d’Autochromes. Le procédé nécessitera encore quatre années de mise au point pour réaliser les machines et organiser la production industrielle dans leur usine de Lyon Montplaisir.

autochrome-04-112x150  Autochrome 17  Autochrome 18  Autochrome 19  Autochrome 20  Autochrome 21  Autochrome 22  L’illustration du 15 Juin 1907 - « La soirée du 10 juin a permit à Auguste LUMIERE de retrouver l’auditoire d’élite qu’avait attiré le professeur A. KORN le 1er février. La presse quotidienne et périodique était largement représentée… Un quatuor d’instruments à cordes, dirigé par M. Félix DESGRANGES, chef d’orchestre de la Présidence, sut retenir longtemps nos invités dans les salons de l’Illustration. »

Présenté officiellement en juin 1907 dans les locaux du journal L’Illustration, le premier procédé industriel de photographie couleur va révolutionner la pratique photographique. En effet jusque là il fallait trois négatifs complémentaires (procédé trichrome) pour reconstituer une photographie couleur, ce qui n’était pas à la portée de tous les photographes.

Voir : La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

autochrome-05-150x148  autochrome-06-106x150  Collection G.V.

Réalisées sur des supports en verre de différents formats (du 4,5×6 au 18×24), les plaques Autochromes « permettent l’obtention directe de la photographie des objets avec leurs couleurs ». Elles sont facilement regardées sur des visionneuses ou à l’aide de lanternes de projection.

Voir : Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT - Les projecteurs L. KORSTEN

autochrome-16-111x150  autochrome-08-300x233  autochrome-09-150x146Autochrome et visionneuses pliantes pour Autochromes – Collection G.V.

La spécificité de l’Autochrome réside dans la préparation d’une mince couche transparente composée de grains de fécule de pomme de terre de forme sphérique qui sont imprégnés de colorants orangé, vert et violet (RVB dirions-nous aujourd’hui). Cette couche trichrome est fixée sur une plaque de verre avec de la résine puis laquée et recouverte d’une émulsion sensible panchromatique.

autochrome-13-150x150Vue correspondant à 0,2 mm d’un Autochrome, représentant les grains de fécule de pomme de terre (10 à 15 millièmes de millimètre chacun). Une plaque 13×18 cm contient environ 140 millions de grains colorés !

Durant une trentaine d’années, le procédé Autochrome connaitra de multiples perfectionnements et la sensibilité sera améliorée afin de s’adapter aux nouveaux appareils photographiques qui emploient des films souples de petit et moyen formats. Ces évolutions seront néanmoins  limitées par la dimension invariable des particules de fécule de pomme de terre composant le réseau coloré, ce qui rendra le procédé inadaptable au film cinéma 35 millimètres.

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En 1931 la société Lumière commercialise le “Filmcolor” sur support souple en nitrate de cellulose, destiné à remplacer l’Autochrome. Initialement conditionné en plan-films, le “Filmcolor” est disponible en rouleaux, à partir de 1933, pour les appareils de moyen format sous l’appellation “Lumicolor”. Mais deux ans plus tard, 1935, le “Kodachrome” puis, en 1936, l“Agfacolor” vont progressivement supplanter l’Autochrome.

Pour plus d’informations : cliquer ici

autochrome-14-150x115  autochrome-15-111x150  Coffret édité par la Fondation Nationale de la Photographie en 1978 pour le 75e anniversaire de l’Autochrome. Il a été réalisé sur le modèle des boîtes originales de plaques Autochromes et spécialement façonné par les établissements Ilford-Lumière. Il a été tiré à 1000 exemplaires dont 100 exemplaires hors-commerce (dont celui-ci).

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Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP de IVES

Posté par Patrice Guerin le 17 mai 2013

Les recherches de l’américain Frédéric Eugène IVES (voir PORTRAITS), dont celles appliquées à la réalisations d’appareils trichromes, joua un rôle déterminant dans l’histoire de la photographie en couleurs.

Voir : La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP de IVES dans Images projetees kromskop-01-150x95  kromskop-02-150x95 dans Projections scientifiques  kromskop-03-150x95  Collection G.V.

Le 18 décembre 1894, F.E. IVES dépose un brevet aux Etats-Unis  pour un “Photochromoscope and Photochromoscope Camera”, suivi et complété, le 6 août 1895 par un brevet anglais. Ces brevets font suite à une première série de brevets déposés en 1890 et 1892 aux USA et en Grande-Bretagne décrivant le principe de la photographie trichrome et des Chromograms.

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Frederic IVES  présente ainsi son invention « Le Kromskop est un instrument optique qui accomplit pour la lumière et la couleur ce que le phonographe accomplit pour le son et la Kinetoscope pour le cinéma. »

kromskop-05-300x209  La Nature 1895 – Collection G.V.

Le Kromskop est la première visionneuse stéréoscopique couleur pour vues photographiques en couleurs réellement efficace. Il se compose d’une boîte en forme d’escalier (2), portant sur la face avant deux oculaires. Elle repose sur un socle articulé qui permet d’orienter convenablement la visionneuse (3) par rapport à la lumière et à l’observateur. A l’arrière, un miroir M inclinable permet d’envoyer la lumière dans la fenêtre verticale V. Si nécessaire, un verre dépoli D peut se placer sur le dessus pour adoucir la lumière et la rendre plus uniforme. En effet, s’il y a trop de lumière sur l’une des trois vues, cela crée une couleur dominante qui modifie la coloration globale.

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Le Chromogram est une bande articulée composée de trois positifs noir et blanc montés dans des caches en cartons reliés entre-eux par des bandes de tissus. En visualisant chaque plaque à travers un filtre de couleur appropriée, puis en les fusionnant, on obtient une photographie avec ses couleurs d’origine. Pour cela, il suffit d’introduire la première vue dans les rainures verticales disposées à l’arrière de l’appareil et de laisser les autres plaques reposer à leur place respective pour observer l’image en couleurs.

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Sur la partie arrière du Kromskop, se trouve un verre de couleur verte. Sur la partie supérieure de la boîte, sont situés un verre bleu au centre et un verre rouge sur la partie haute de l’appareil. A l’intérieur de la boîte, entre les oculaires et le verre situé directement en face, se trouvent deux glaces inclinées à 45°. Elles sont transparents, l’une à l’avant est colorée en bleu (cyan), l’autre à l’arrière est colorée en vert.

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Lorsque l’on se place à l’avant de l’appareil, l’œil voit directement la première image au travers d’un filtre vert puis des miroirs sans teint vert et cyan ; il voit superposée la seconde image à travers le filtre bleu et réfléchie par le miroir vert ; et enfin il voit aussi la troisième image à travers le filtre rouge et réfléchie par le miroir cyan ; le tout se mélangeant pour donner une image aux couleurs parfaitement équilibrées. Les principaux problèmes consistent d’une part à superposer parfaitement les trois images pour obtenir une photographie couleur satisfaisante et d’autre part à disposer d’une source de lumière suffisamment puissance pour compenser la densité des filtres colorés.

kromskop-11-150x147  kromskop-12-150x125  kromskop-13-108x150  kromskop-15-150x107

« Cet appareil trouve sa place dans les familles aussi bien que dans les laboratoires de physique, car, à côté de l’intérêt d’observer des images en couleurs, il permet de démontrer facilement le principe exposé par M. DUCOS DU HAURON quelques années auparavant. » Toutefois, le Kromskop et ses Chromograms mettent “trop de technologie” entre le spectateur et l’objet. IVES reconnaît d’ailleurs que «ce n’est pas le genre de photographies couleurs que le monde recherche… car elle ne génère pas d’images en couleur fixes qui peuvent être encadrées et accrochées sur le mur.»

En France, le Kromskop est commercialisé par la société Clément & Gilmer.
Voir : Le KROMSKOPE commercialisé par Clément & Gilmer

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Il existe une version monoculaire de cette visionneuse dénommée “Junior Kromskop”, construite sur le même principe que ce Kromskop.

kromskop-16-150x132Collection E.L.

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Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

Posté par Patrice Guerin le 6 mai 2013

“La couleur c’est la vie !”, même le regretté Claude DUNETON, auteur d’une anthologie d’expressions populaires, ne donne pas l’origine de cette formule qui sonne comme une réclame pour des pots de peinture. Elle convient parfaitement à la photographie, autre “reflet” de la vie.

LA PHOTOGRAPHIE

Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS dans Images projetees couleur-02-150x98

Depuis l’invention de la photographie dans la première moitié du XIXe siècle, par Nicéphore NIEPCE (1765-1833) et Louis DAGUERRE (1787-1851) en France ainsi que par Henry Fox TALBOT (1800-1877) en Grande-Bretagne, le génie humain n’a eu de cesse d’en améliorer le réalisme par la couleur, le relief et autres procédés pour la rendre “plus vrai que nature”.

Voir : http://www.niepce-daguerre.com/

couleur-03-150x109 dans Images projetees  Photographie couleur de la ville d’Agen réalisée par DUCOS DU HAURON en 1872

En France, le principe de la photographique en couleur est décrit dans un brevet déposé le 23 novembre 1868 par Louis DUCOS DU HAURON (1837-1920). Il est considéré comme étant l’inventeur du procédé trichrome, même si Charles CROS (1842-1888) dépose quelques mois avant lui, en 1867, un pli cacheté à l’Académie des Sciences. Le procédé de DUCOS DU HAURON consiste « 1° A créer trois négatifs avec l’interposition d’un écran orangé pour l’un, d’un écran vert pour le deuxième, d’un écran violet pour le troisième ; 2° à tirer et superposer sur un même fond blanc trois positifs monochromes de ces trois négatifs, savoir : un positif bleu d’après le négatif de l’écran orangé, un positif rouge d’après le négatif de l’écran vert, un positif jaune d’après l’écran violet ». Cette communication fit peu de bruit à l’époque et fut même rejetée par certains spécialistes de la photographie à cause des « difficultés pratiques du procédé ».

couleur-04-111x150  Collection musée Nicéphore Niépce – Chalon sur Saône

En 1874, il fait breveter le “Mélanochromoscope”, un appareil équipé d’un seul objectif et de miroirs semi-transparents, permettant d’exposer simultanément à travers trois filtres, bleu, vert et rouge, trois plaques noires & blanches différentes, de format 35x35mm. Pour visionner ces photographies en couleur on se sert du même appareil qui permet de superposer visuellement trois positifs obtenus à partir de ces négatifs et mis en couleurs dans leur teinte respective par les verres colorés de l’appareil.

DUCOS DU HAURON  travailla aussi sur l’impression des couleurs, les images stéréoscopiques et même les anaglyphes. Malheureusement il ne rencontra jamais le succès et mourut dans la misère.

LA COULEUR

couleur-08-300x153  L’œil humain comporte trois types de récepteurs (cônes) correspondant à trois longueurs d’ondes différentes donnant chacune la sensation de rouge, de vert et de bleu.

L’usage de la couleur dans la représentation picturale est bien antérieure à la photographie, comme en témoigne toutes les œuvres laissées par nos ancêtres depuis la préhistoire. Cependant la couleur restera longtemps quelque chose d’assez mystérieux : « Les objets envoient des gerbes de lumière contenant des faisceaux diversement colorés… Il est à remarquer que, si l’on pouvait grouper en chimie des sels qui se fixent en précipités colorés de nuances correspondantes à celles des radiations émergentes, on obtiendrait la photographie polychrome ». La Science Populaire 1881.

couleur-05-208x300  Frontispice du livre de KIRCHER “Ars Magna Lucis et Umbrae” – 1646

En 1646, Athanasius KIRCHER (Voir PORTRAITS)  publie un traité sur la lumière en relation dialectique avec l’obscurité “Ars magna Lucis et Umbrae” qui lui vaut d’avoir longtemps été considéré comme le premier à décrire une lanterne magique. Dans la préface, il décrit la lumière comme «l’authentique produit (rejeton) de la lumière et de l’ombre». La couleur est une «lumière ombrée» et «tout ce qui est visible dans le monde ne l’est que par une lumière ombreuse ou par une ombre lumineuse ».

Voir : Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

couleur-06-150x105  Portrait montage de MAXWELL, Source cliquer ici

Le premier à étudier scientifique la couleur est le physicien anglais James Clerk MAXWELL (1831-1879), considéré comme l’un des scientifiques les plus importants du XIXe siècle. EINSTEIN lui-même décrivit ses travaux comme les « plus profonds et fructueux que la physique ait connu depuis le temps de NEWTON ». De 1855 à 1872, il publie une série de recherches concernant la perception des couleurs, pour lesquelles il reçoit la médaille Rumford en 1860.

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En 1861, lors de la séance générale de la “Royal Institution”, il expose sa théorie sur les couleurs fondamentales en projetant sur un écran trois faisceaux lumineux triangulaires provenant d’une lanterne à trois objectifs (triunial) devant lesquels sont disposées des cuves de verre contenant la première une solution rouge (sulfocyanate ferrique), la seconde une solution verte (chlorure cuivrique) et la troisième une solution bleue (sel de cuivre ammoniacal). Les trois triangles se recouvrant partiellement « on voit les couleurs pures apparaître dans les angles, tandis que le centre contient les divers mélanges de couleurs ».

S’appuyant sur les travaux de MAXWELL, le photographe anglais Thomas SUTTON (1819-1875) prend en 1861 trois photographies d’un ruban de tartan sous trois filtres de couleurs différentes puis projette  devant un public étonné la première photographie couleur trichrome.

Ces deux axiomes étant posés, voyons, dans l’article suivant, comment ils peuvent se rejoindre dans un seul et même procédé, La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME.

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La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

Posté par Patrice Guerin le 4 mai 2013

La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME dans Images projetees couleur-31-300x182

Dès le XVIIIe siècle, l’art des projections lumineuses ne cesse de se développer, aussi bien devant un public épouvantés ou émerveillés (Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON) que dans les familles les plus populaires par le biais des montreurs d’images de tous poils (La lanterne magique ou le spectacle amusant). Pour rendre ces spectacles les plus réalistes possibles, on colorie à la main les images dessinées ou photographiques (Colorisation des plaques de verre) en attendant de trouver un système permettant de photographier les “vraies” couleurs de la nature.

Voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS - Projecteur trichrome artisanal

 

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Le premier à fabriquer et à commercialiser des appareils trichromes est l’américain Frédéric Eugène IVES (Voir PORTRAITS). Dès 1877 il travaille sur les moyens de prendre et de visualiser des images en couleurs. Le résultat de ses travaux lui permet de mettre au point et de fabriquer dans les années 1895/1900 différents appareils trichromes.

couleur-33-150x128   couleur-47-146x150     couleur-43-150x126 Divers appareils photos, connue sous les noms de “Heliochromoscope”“Kromskop Camera” ou « Chromographe”. Il existe aussi un accessoire pouvant se placer au dos d’une chambre photographique standard afin de faire trois prises de vues d’un même sujet à travers des filtres rouge, vert et bleu.

couleur-34-150x139  couleur-35-150x143 Une visionneuse stéréo en couleur dénommée “Kromskop“, commercialisée à partir de 1895, qui sera suivi par une version monoculaire nommée “Junior Kromskop”.

Voir : Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP de IVES

couleur-36-300x175  Un projecteur trichrome dénommé “Photochromoscope”. En fait il s’agit d’un accessoire venant se placer à l’avant d’une lanterne de projection ordinaire qui permet de décomposer le faisceau lumineux en trois axes passant par des filtres rouge, vert et bleu, puis au travers de vues en noir et blanc adaptées avant de composer une image colorée sur l’écran.

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En 1898, IVES crée une société en Grande-Bretagne, “Photochromoscope Syndicate, Limited”. Il prend comme assistant Edward Raymond TURNER (1873-1903). Enthousiasmé par le principe additif des couleurs, expérimenté avec le Kromskop, TURNER quitte son emploi l’année suivante pour appliquer ce principe au cinématographie. Il construit et brevète un système de cinéma trois couleurs en 1899.

Pour en savoir plus cliquer ici

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En 1901, une polémique voit le jour entre DUCOS DU HAURON et IVES sur l’origine du procédé trichrome et les moyens mis en œuvre pour réaliser ces images. IVES écrit « qu’il y avait des défauts graves dans chacune des méthodes proposées par M. DUCOS DU HAURON ». Ce à quoi DUCOS DU HAURON répond « ces prétendus défauts ne furent que des erreurs théoriques qui n’eurent pratiquement aucune importance… ». Il faut savoir que les théoriques de DUCOS DU HAURON ont été publiées à partir de 1867, avant qu’il n’ait connaissance des travaux de MAXWELL, sur lesquels s’appuie IVES.

Voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

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A la même époque, en Allemagne, le Dr Adolph MIETHE (1862-1927) met au point un projecteur trichrome qui est construit par la maison GOERZ.

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Les appareils commercialisés par IVES auront un certain succès durant une dizaine d’années jusqu’à l’invention du système “Autochrome” par les frères LUMIERE, en 1903 et sa commercialisation à partir de 1907. La projection des autochromes « exige souvent une plus grande intensité lumineuse que pour les vues colorisées. Elle nécessite que l’on puisse la modérer suivant les cas, de façon à pouvoir conserver aux couleurs leurs valeurs brillantes ou vaporeuses ».

Voir : Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs

couleur-45-150x114  Projection en couleurs faite par monsieur Louis GAUMONT à l’Académie des Sciences, le 10 novembre 1919

Le procédé trichrome sera aussi utilisé  au cinéma. En 1911, la Société des établissements GAUMONT dépose un brevet pour la projection cinématographique trichrome.

Pour en savoir plus cliquer ici

En 1932, Herbert KALMUS met au point aux Etats-Unis la caméra Technicolor trichrome.
Pour en savoir plus cliquer ici

couleur-46-150x110 Publicité Kodak – Années 1950

Il faut attendre les années 1950 pour que la photographie couleur entre définitivement dans une majorité de familles par le biais de la fameuse diapositive Kodachrome qui est à l’origine de ces rituelles séances de projection familiales du dimanche après-midi.

 

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