• Accueil
  • > Recherche : projections molteni

Résultats de votre recherche

Les Projections Lumineuses à l’Exposition Universelle de 1889

Posté par Patrice Guerin le 8 novembre 2018

Expo 1889 1bPlaque de projection panoramique représentant l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Cliquer sur la plaque pour voir l’animation. 

Du 5 mai au 31 octobre 1889 se déroule à Paris la dixième Exposition Universelle depuis 1851 et la quatrième à Paris. Cette Exposition Universelle célèbre trois événements : les 100 ans de la Révolution Française, les 50 ans de la Photographie et la naissance de la Tour Eiffel.

Expo 1889 2Revue Technique de l’Exposition Universelle de 1889, “La Photographie et ses Applications” par H. Fourtier.

« L’importance que prennent tous les jours les applications photographiques a donné une impulsion nouvelle aux travaux des chercheurs et l’Exposition de 1889 a démontré que la photographie était devenue l’auxiliaire indispensable de la Science, des Arts et de l’Industrie. Appareils et procédés ont reçu les perfectionnements les plus complets, mais le caractère qui semble les résumer tous est celui-ci : simplification et certitude des procédés. » Source “Traité pratique des agrandissements photographiques” par Eugène Trutat éditions Gauthier-Villars Paris 1891.

Expo 1889 3  Vue intérieure de la section photographie.

Située au premier étage du Palais des Arts Libéraux, classe 12, l’exposition de photographie célèbre « non sans éclat », le cinquantenaire de sa divulgation. « C’est encore une toute jeune science, que la photographie, et les immenses progrès déjà accomplis font présager pour l’avenir des progrès plus grands encore… elle sort du domaine de la technique documentaire dans laquelle on a voulu trop la reléguer, pour entrer résolument dans le domaine de l’art pur. »*

Expo 1889 4 Plaque de projection Molteni Série 156 N°4 “Champ de Mars et Tour Eiffel (Expo. 1889).

Pour la première fois les “PROJECTIONS et AGRANDISSEMENTS” sont présentent  dans une Exposition Universelle : « Photographie section VII – Les projections et les agrandissements : Les lanternes de projection – Leur emploi – La lumière oxhydrique – L’oxygène comprimé – Les appareils polyoramiques – Les agrandissements photographiques. »*

Expo 1889 5Revue Technique de l’Exposition Universelle de 1889 pages 338 “VII – Les projections et les agrandissements”.

« Il est encore une application toute particulière de la photographie qu’il importe de signaler, nous voulons parler des “projections”. Les appareils de projections ne sont au fond, si l’on veut, que la simple lanterne magique du père jésuite A. Kircher. Mais depuis le XVIIe siècle, les perfectionnements se sont multipliés tant pour l’éclairage que pour le fini des objectifs et maintenant il n’est pas rare de voir projeter des tableaux très lumineux de 6 à 8 mètres de haut… 

Expo 1889 6  Grand appareil triple à un seul corps Molteni

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Monsieur Molteni a exposé plusieurs modèles de lanternes de projections, entre autre à trois objectifs et monsieur Laverne a exposé un modèle en acajou à trois têtes. On remarquait aussi des appareils en tôle et des instruments à multiples usages destinés aux cours scientifiques présentés par monsieur Duboscq. »*

Source : “La photographie à l’Exposition Universelle de 1889” par H. Fourtier. E. Bernard et Cie, imprimeurs Editeurs à Paris – 1893.

 

 

Publié dans Images projetees, Livres et Catalogues | Pas de Commentaires »

Lanterne de projection double STEREOPTICON

Posté par Patrice Guerin le 30 octobre 2018

Stereopticon 01  Catalogue James W. Queen & C° Philadelphie 1869

Le terme “STEREOPTICON” est d’origine anglo-saxonne et figure sur la couverture de nombreux catalogues américains à partir du milieu des années 1860. Il est généralement accompagné du sous-titre “Dissolving view apparatus” (appareil pour vues fondantes ou pour fondu enchainé dirions-nous aujourd’hui). « Vous avez entendu parler de “STEREOPTICON”, de “STEREOSCOPTICON”, de “PANTOSCOPTICON” et de “SCIOPTICON” ou de la “LICORNE D’ÉCRITURE”, comme le disent les billets de cirque, mais cet enrichissement de la langue provenant de sources grecques est étrange. Ce n’est ni plus ni moins qu’une nouvelle lanterne magique adaptée à la projection de photographies sur verre et autres photos à grande échelle. En général, tous les “…OPTICONS” sont des lanternes magiques. » Source “The Pennsylvania School Journal” décembre 1873, page 213.

Stereopticon 02  “Panorama Stereopticon” James W. Queen & C° Philadelphie 1888.

Un STEREOPTICON est une sorte de Lanterne Magique double permettant de projeter en continu (sans séquence noire entre les images) une suite de vues positives sur verre. Il existe deux types d’appareils :

Stereopticon 03  d’une part ceux constitués de deux projecteurs placés l’un à coté de l’autre ;

Stereopticon 04  d’autre part, ceux formés par deux appareils placés l’un au dessus de l’autre.

Par la suite les appareils superposés ne feront plus qu’un seul projecteur à deux objectifs, appelés par les anglais “Biunial”.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS - Lanterne magique vernie noir

Stereopticon 05  Dispositif de fondu à l’avant d’une lanterne double verticale.

A l’avant de chaque objectif se trouve un volet mobile permettant de “fermer” le flux lumineux d’un objectif tout en “ouvrant” l’autre flux lumineux de telle manière que la quantité de lumière soit constante sur l’écran.

Stereopticon 06aStereopticon 06b  Eclairage oxy-calcique.

Pour assurer des spectacles dans de grandes salles, la lumière était fourni par des chalumeaux “Oxhy-Calcique” placés dans chaque lanterne. Ceux-ci étaient alimenté par du gaz Oxygène qu’il fallait préparer avant chaque projection car il n’existait pas de fournisseur à l’époque.

Voir : La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

Stereopticon 07  Salle de conférence aux Etats-Unis vers 1880.

Ces dispositifs de projection remontent au milieu du XIXe siècle lorsque certains conférenciers (lecturers en anglais) souhaitaient illustrer leurs propos d’une suite continue d’images. « La lanterne magique, qui servait autrefois à amuser les enfants avec la projection de misérables caricatures et figures grotesques, a maintenant pris un caractère différent grâce aux “Images photographiques nouvelles et supérieures” préparées pour cet instrument ; ces vues sont faites avec netteté, fidélité et effet artistique, représentations inaccessibles à celles qui existaient auparavant. »*

Stereopticon 08  Vue positive stéréo des chutes du Niagara par les frères LANGENHEIM. Source Wikimedia Commons.

Les photographes Américains, d’origine allemande, William et Frederick LANGENHEIM développèrent le procédé des “Diapositives Stereopticon” – images positives sur verre – vers 1849/50. Installés à Philadelphie, ils font une brillante démonstration de projection de ces images lors de la première Exposition Universelle qui se déroule à Londres en 1851. Cet événement apporte une audience internationale à leur travail et contribue à l’utilisation des vues transparentes sur verre pour la projection.

Stereopticon 09Catalogue “Optical Lanterns, Stereopticons, Photographic Transparencies and Colored Views” par James W. Queen & C° Philadelphie 1888.

Des catalogues de vues photographiques sur verre souvent « colorées à la main » sont édités et présentent plusieurs milliers de sujets que l’on peut acheter individuellement ou sous forme de “Lecture Sets”, sorte de conférence prête à l’emploi avec sélection de vues et texte d’accompagnement. Le catalogue de James W. Queen & C° à Philadelphie, datant de 1888 (52e édition) contient plus d’une centaine de pages consacrées aux vues de projection. « Pour donner une conférence de deux heures, une quarantaine de photos est le plus petit nombre qui puisse être utilisé ; avec un plus grand nombre, il sera moins difficile de divertir le public. »*

Stereopticon 10  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne par Alfred MOLTENI en 1880.

Les conférences avec projections vont se développer dans toute l’Europe jusqu’au début du XXe siècle et la France ne sera pas en reste dans ce domaine. Dès 1860 Alfred MOLTENI va être le projectionniste « zélé » de nombreux conférenciers.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

* Catalogue “Magic Lanterns, Stereoscopticons, and Dissolving view apparatus” de James W. Queen & C° Philadelphie 1869.

 

 

Publié dans Lanternes magiques, Lanternes projection, Projections pour Spectacles | Pas de Commentaires »

MOLTENI et les photographiques de la Société de Géographie

Posté par Patrice Guerin le 17 août 2018

Geographie 1  Cabinet d’un navigateur, par Adriaen COLLAERT ,vers 1580.

En juillet 1821 La Société de Géographie est fondée à Paris ; c’est la toute première institution de ce genre, suivie de Berlin en 1828, Londres en 1830 et Saint-Pétersbourg en 1845. Deux cent vingt-sept personnalités ont participé à sa création, dont les plus grands savants de l’époque, tels que CHAMPOLLION, CUVIER, DUMONT D’URVILLE, Von HUMBOLDT, LAPLACE, MONGE.

Geographie 2Médaille d’argent de la Société de Géographie, frappée pour son cent cinquantenaire (1821-1971).

Elle a pour buts de concourir aux progrès de la géographie et d’encourager les voyages de découvertes dans les contrées encore inconnues. De plus elle contribue au financement des expéditions et offre des récompenses à leur retour, dont le prix MOLTENI  décerné tous les trois ans, à partir de 1903, « à l’explorateur français qui aura rapporté et donné à la Société la collection de photographies la plus intéressante, tant au point de vue géographique qu’au point de vue photographique.»

Geographie 3 Fig.3 Plan du Rez-de-Chausée, avec la grande salle de réunion à l’arrière du bâtiment.

En 1878, la Société de Géographie acquiert un terrain sur le boulevard Saint-Germain en cours de percement, et fait construire un immeuble sur cinq niveaux destiné à abriter ses bureaux, sa bibliothèque, des espaces pour l’organisation d’expositions de photographies et une grande salle de conférence. Pouvant accueillir plus de 400 personnes, celle-ci est équipée d’un tableau noir qui peut être converti en écran de projection.

Geographie 4  Nouvelle salle de réunion et de projection. Le Magasin Pittoresque 1885 page 336.

Dans ces nouveaux locaux de très nombreuses conférences sont organisées, permettant aux explorateurs et autres grands voyageurs de présenter leurs expéditions. Celles-ci sont souvent accompagnées par la projection de photographies effectuée par Alfred MOLTENI en personne, qui est lui-même membre de la Société depuis 1874.

Voir : L’enseignement par les yeux

Geographie 5 Lettre de M. BOUQUET DE LA GRYE à MOLTENI, 21 février 1884. Source Musée français de la Photographie / Conseil départemental de l’Essonne.

« Monsieur, je vous envoie le complément des épreuves à faire pour la projection du 1ermars. Il n’en manque qu’une que je suis en train de dessiner et que je vous envoie par la poste si je ne renonce pas à l’achever. Je vous serais obligé de mettre comme autrefois du bleu sur la mer, cela faisait très bien et agrémentait la projection des cartes géographiques. Agréer je vous prie l’assurance de mes sentimens dévoués. »

Non seulement MOLTENI assure la plupart des projections, mais il prépare, à la demande des conférenciers, les clichés nécessaires à leurs exposés. C’est ainsi qu’il reproduit en vues sur verre normalisées (8,5x10cm) de nombreuses cartes, dessins ou illustrations qu’il colorise parfois, ainsi que des photographies papier ou des clichés sur verre ayant d’autres formats.

Geographie 6Catalogue Molteni N°104bis. Consultation CLIQUER ICI

En échange d’une prestation gratuite, MOLTENI obtient le droit d’exploiter cette fabuleuse collection d’images dans ses catalogues afin qu’elle soit largement diffusée, principalement dans le milieu de l’enseignement.

Geographie 7 Pérou [groupe hétéroclite] / mission WIENER ; photographe WIENER ; photo reproduite par MOLTENI pour la conférence donnée par WIENER en 1876. Source Gallica BnF-Sté de Géographie.

Constatant le grand intérêt pour ces images, la Société de Géographie sollicite les dons de photographies à caractère géographique auprès des voyageurs solitaires, des diplomates, des expéditions scientifiques et des missions religieuses, civiles ou militaires. En quelques années plusieurs milliers d’images sont reçues et constituent l’embryon d’une collection qui ne cessera de croître au cours des décennies.

Geographie 8 Site BNF Gallica-Sté Géographie. Consultation CLIQUER ICI

Depuis 1942 le département des Cartes et Plans de la BnF est dépositaire des collections de la Société de géographie. Le fonds iconographique compte 100 000 photographies sur papier et 43 000 sur plaques de verre, prises dans le monde entier entre 1850 et 1950.  Les images les plus saisissantes et les plus significatives de ce fonds sont en ligne sur Gallica et présentées dans un livre publié à l’automne 2007. Format : 27×33 cm, 239 pages, 254 illustrations, relié sous jaquette.

Lien dossier de presse exposition et livre  : CLIQUER ICI

Pour découvrir l’explorateur dans diverses situations rocambolesques : Une leçon de géographie en 1905, par Henry MIRANDE

 

 

Publié dans Images projetees | Pas de Commentaires »

L’enseignement par les yeux

Posté par Patrice Guerin le 18 mai 2018

Colbert 01  MOLTENI était tellement populaire avec sa barbiche blanche qu’il a pu inspirer ce chromo.

« On doit… »à notre président d’honneur, monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS« …non seulement la vulgarisation des projections*, mais encore la création de cette collection de vues qui fut le début et, en quelque sorte, l’armature de ce qu’on appelle aujourd’hui “L’Enseignement par les Yeux”. Aussi, a-t-on pu dire que MOLTENI fut le créateur de la Projection Lumineuse en France, et l’on comprendra la valeur de son œuvre en parcourant le catalogue des 60 000 diapositives dues à son zèle infatigable. » Source : Bulletin technique mensuel de la Chambre Syndicale des Fabricants et Négociants de la Photographie, décembre 1907.

* Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Les projections à l’école - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Colbert 02  Catalogue N°105 “Classement méthodique des diapositives pour Projections Lumineuses”, 52 pages, vers 1905/10.

« Le grand nombre et la variété des sujets qui composent nos collections et qui s’augmentent encore chaque jour nous avaient amenés à établir il y a trois ans** un classement méthodique qui permette à chacun de trouver facilement les documents qui l’intéressent plus particulièrement. » Source : Catalogue N°38, Projections Molteni éditions de diapositives pour conférences scientifiques et mondaines, 5eédition.

Voir : page CATALOGUES - Plaques photographiques pour la projection - La collection de diapositives MOLTENI

** Malheureusement les catalogues Molteni puis Radiguet et Massiot n’étant pas datés, il est difficile de les situer dans le temps. Ce “Classement Méthodique” a probablement été édité vers 1905/10.

Colbert 03  Tableau récapitulatif du classement méthodique.

Dans ce même catalogue N°38, on peut lire « Toutefois, nos collections étant aussi composées de nombreuses vues de voyages et d’explorations, il nous a été impossible d’en faire un dépouillement complet qui nous eût permis de reporter chacune d’elles aux chapitres précités.

Colbert 04  “La Tour de Londres” vue provenant du fonds Colbert.

En effet, un voyage ou une exploration peut avoir été entrepris dans les buts les plus divers ; certains touristes constitueront uniquement leurs collections par des vues des monuments les plus remarquables et, dans ce cas, ces vues devront paraître dans le chapitre Beaux Arts, section Architecture. 

Colbert 05  “Voiture à bœufs dans la pampas” vue provenant du fonds Colbert.

Les voyages de certains autres auront pour objectif l’étude des productions du pays traversé, mais ces productions seront de diverses natures, certaines seront relatives aux animaux et devront par conséquent rentrer dans la classe Biologie, au chapitre Zoologie ; certaines autres seront relatives au sol même, elles devront alors entrer dans la classe Astronomie, au chapitre Géologie … 

Colbert 06  “Kairouan souks aux provisions” vue provenant du fonds Colbert.

Ces quelques exemples suffiront pour montrer que notre tâche eût été trop lourde et, de plus, nous eussions craint, pour certaines collections, de dénaturer l’ordre même dans lequel elles nous furent confiées par leurs auteurs. 

Voir : MOLTENI et les photographiques de la Société de Géographie

Colbert 07 Catalogue N°104 “Vues de voyages et explorations en Projections Lumineuses” 84 pages.

C’est pourquoi nous avons classé nos vues et explorations, quelles qu’elles soient, tout à fait en dehors des 6 grandes classes. Ces vues font l’objet du Catalogue N°104 “Vues de voyages et Explorations”, classé dans l’ordre suivant : première partie “Vues de France par départements classés suivant l’ordre alphabétique Colonies françaises“ et deuxième partie “Vues d’Europe par nations classées suivant l’ordre alphabétique Afrique, Asie, Amérique, Océanie”. »

Colbert 08  Une petite partie des boîtes contenant les vues du fonds Colbert.

En mai 2013 un ensemble de près de 2 000 photographies positives sur plaques de verre, contenues dans une soixantaine de boîtes, a été découverte. Ces vues étaient conservées dans les locaux de l’ancienne École primaire supérieure Colbert. Constitué à partir de vues reproduites en série et vendues en grande partie entre les années 1880 et 1910 par les célèbres maisons d’édition Molteni, Radiguet & Massiot et Mazo, ce fonds forme un ensemble de première importance, par la quantité des images éducatives qui le composent comme par les thématiques et sujets représentés.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Colbert 09  Photographies du fonds Colbert CLIQUER ICI

Ces vues couvrent l’espace national, l’Europe et certains de ses prolongements dans le reste du monde. Il donne à voir une représentation française du monde de la Belle Époque et constitue un fonds inédit d’une rare richesse. Le LabEx EHNE a numérisé l’intégralité du fonds pour pouvoir le proposer en libre accès.

Pour voir ces vues CLIQUER ICI 

Colbert 10  8 juin 2018, journée d’étude à la mairie du Xe Paris.

À l’occasion des 150 ans du lycée Colbert, le LabEx EHNE, le programme SPEscies et la mairie du 10arrondissement de Paris s’associent pour proposer une journée d’étude, le 8 juin 2018, consacrée au rôle et à l’intérêt rétrospectif des projections lumineuses et des plaques photographiques destinées à l’instruction.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Colbert 11  Une projection contemporaine de plaques anciennes.

A propos de “L’enseignement par les yeux”, voir ce site (en anglais) initié par l’Université d’Utrecht : “A Million Pictures” Magic Lantern Slide Heritage as Artefacts in the Common European History of Learning : CLIQUER ICI

 

 

Publié dans Images projetees, Livres et Catalogues | Pas de Commentaires »

Le cône de lumière projetée

Posté par Patrice Guerin le 3 mai 2018

L’art de la projection a une histoire. Elle commence avec la lanterne magique et parcourt les dispositifs plus sophistiqués inventés par la suite, cinéma ou projection vidéo.

Cone 01  Projection d’une horloge. “Oculus Artificialis Teledioptricus Sive Telescopium…” par Johannes Zahn 1685.

La projection véhicule des images, et le projecteur n’y est qu’un moyen au service d’autre chose : l’image projetée.

Cone 02  Représentation de fantasmagorie au début du XIXe siècle d’après Moreau – Paru dans “Le Magasin Pitoresque” de 1869.

Une telle histoire de la projection laisse de côté le fait que, au-delà de son existence transitive, le projecteur a acquis une existence intransitive, une existence qui s’est imposée dans les deux dernières décennies du dix-neuvième siècle, et dont la manifestation a été peu commentée jusque là.

Cone 03  Bon point fin du XIXe siècle.

L’histoire de toute une iconographie du spectacle du projecteur en tant que tel reste à faire. Cette représentation du projecteur, en tant que spectacle sui generis, est celle de trois termes indissociés – à savoir une source, un cône de lumière et une cible. (Tandis que, si le projecteur est considéré comme seul moyen, on s’intéresse, de façon distincte, d’une part à l’objet ou à la scène éclairée, et d’autre part à la technique.)

Cone 04  Couverture de la revue “Mon Ciné” 1923.

Une image type s’est ainsi formée, reprenant de gravure en gravure, ou photos retouchées, un cône de lumière matérialisé par le dessin d’une surface plus claire, voire blanche.

Texte extrait d’un article de Christian Besson in  Alliage, n°75, Nice, 2015 : http://www.besson.biz/projecteur/

Diverses représentations du “Cône de lumière” dans la projection qui son aussi visibles dans l’album “Illustrations et Gravures” (à droite) : Lanterne magique chromos à système - Chromo lanterne magique André HELLE - Chromos lanterne magique enfants - Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON - Le siège de Paris en 1870 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanternes de projection et d’agrandissement - Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn - Chromos fantaisies lanterne magique - Athanasius KIRCHER et la lanterne magique - Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE” - Publicité par les projections lumineuses - Ombres chinoises et silhouettes - Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Les projections lumineuses dans les églises - Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Best Wishes and Greetings with magic lantern - Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE - Microscopes solaires de projection - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50 - Vues fondantes – Dissolving views - Plaques animées et plaques à système pour projection - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - Les prismes et l’étude de la lumière - Les projections à l’école

 

 

Publié dans Images projetees, Sources lumineuses | Pas de Commentaires »

CATALOGUES

Posté par Patrice Guerin le 16 décembre 2017

Cette page présente un certain nombre de catalogues en ligne concernant les Projections Lumineuses, issus de nos collections ou d’autres bibliothèques. Ils ont été numérisés et mis en ligne par un organisme indépendant et sans but lucratif accessible dans le monde entier grâce au Web.

Merci de ne pas abuser des copies et téléchargements et d’aider cet organisme dans la mesure de vos possibilités. CLIQUER ICI

 

Catalogues MOLTENI et RADIGUET & MASSIOT

Catalogue M01  Projections MOLTENI – Catalogue N°32, vers 1875, 57 pages “Vues sur verre pour projection, Europe, Asie, Afrique et divers”. CLIQUER ICI

Catalogue M02  Projections MOLTENI – Catalogue N°38, 5e édition, 1er fascicule Astronomie, 40 pages “Catalogue Général des vues Scientifiques et Littéraires”. CLIQUER ICI

Catalogue M03  Projections MOLTENI – Catalogue N°38, 5e édition, 2e fascicule Physique et Chimie, 54 pages “Catalogue Général des vues Scientifiques et Littéraires”. CLIQUER ICI

Catalogue M04  MOLTENI – Catalogue N°39, 1880, 21 pages “Tarif spécial des Lanternes Magiques, Fantasmagories, Polyoramas, Tableaux et Accessoires – Articles de commerce”. CLIQUER ICI

Catalogue M05  Projections MOLTENI – Catalogue N°55, 41 pages “Diapositives de la Maison York & Son”. CLIQUER ICI

Catalogue M06  Projections MOLTENI – Catalogue N°68, 3e édition, 45 pages “Conférences et Cours d’Adultes”. CLIQUER ICI

Catalogue M07  Projections MOLTENI – Catalogue N°104, 3e édition, 133 pages “Vues de Voyages et Explorations”. CLIQUER ICI

Catalogue M08  Projections MOLTENI – Catalogue N°104 bis, 3e édition, 89 pages “Vues de Voyages et Explorations”. CLIQUER ICI

Catalogue M09  Projections MOLTENI – Catalogue N°105, 1re édition, 57 pages “Classement méthodique des collections”. CLIQUER ICI

Catalogue M10  RADIGUET & MASSIOT – Catalogue N°89, IVe partie 2e édition, 53 pages “Cinématographie”. CLIQUER ICI

 

Autres catalogues

Catalogue S01  E. MAZO – Catalogue N°11, 1898, 37 pages “Appareils et Vues de Projection”. CLIQUER ICI

Catalogue S02  E. MAZO – Catalogue général N°50, 1812/13, 583 pages “Appareils, Accessoires et Vues pour la Projection”. CLIQUER ICI

Catalogue S03  G. GILMER – Catalogue N°26, vers 1920, 125 pages “Appareils de Projections Lumineuses et accessoires”. CLIQUER ICI

Catalogue S04  DEYROLLE – Catalogue de Micrographie, juillet 1900, 53 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S05  DEYROLLE – Catalogue des diapositives pour projections, juillet 1912, 151 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S06  DEYROLLE – Liste complémentaire des Photographies sur Verre, juillet 1921, 49 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S07  DEYROLLE – Minéralogie, Géologie, Paléontologie, Préhistoire, Prospection, etc. mars 1929, 68 pages. CLIQUER ICI

 

Catalogue Z01  De nombreux autres catalogues français et étrangers sont en ligne sur le site “Media History Digital Library”. CLIQUER ICI

 

Publié dans | Pas de Commentaires »

Le livre : Projections MOLTENI, les appareils et accessoires

Posté par Patrice Guerin le 23 octobre 2017

Molteni livre 01Livre : Projections MOLTENI 1 Appareils et Accessoires – Décembre 2017

Ce beau livre, publié en décembre 2017, présente tous les appareils en rapport avec les Projections Lumineuses, fabriqués et commercialisés par la Maison MOLTENI puis par ses repreneurs RADIGUET & MASSIOT, depuis la création de l’entreprise familiale en 1782 jusqu’aux années 1930.  « I received your book earlier this week… What a beautiful book! Sjur Norvège. »

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Molteni livre 10Catalogue général MOLTENI de 1859 et lanterne magique

Cette “Maison” d’appareils scientifiques est relativement méconnue, et pourtant, c’est la première et la plus importante en France dans le domaine de l’optique et des Projections Lumineuses. « Le plus ancien constructeur de lanterne est M. Molteni… Il apporta successivement de nombreux perfectionnements à ses appareils. » “Traité Général des Projections” tome 1er par Eugène TRUTAT, Editions Charles Mendel 1897.

Molteni livre 03  Molteni livre 04Brevet MOLTENI de 1873 et lanterne correspondant à ce brevet

Les classifications et appellations d’origine ont été respectées dans la mesure du possible et sous réserve d’avoir accès  au maximum de catalogues anciens pour effectuer des recoupements. Celles-ci sont à l’origine des trois grands chapitres du livre.

Molteni livre 05  Pages 16 et 17 du livre MOLTENI

Le premier chapitre concerne les “Articles du Commerce” vendus par la Maison MOLTENI, principalement dans les premiers temps. Il s’agit d’appareils fabriqués par d’autres, souvent même en Angleterre que la Maison commercialise.

Molteni livre 06  Pages 74 et 75 du livre, représentant les principales familles d’appareils MOLTENI

Le deuxième chapitre concerne les appareils fabriqués par la Maison MOLTENI qui sont particuliers à cette entreprise et possèdent quelques caractéristiques communes : lanternes solides en forte tôle peinte en noir avec filets dorés, cheminée circulaire, optique de grande qualité entièrement en cuivre, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Molteni livre 07  Pages 158 et 159 du livre, représentant les principales familles d’appareils RADIGUET & MASSIOT

Le troisième chapitre concerne les appareils construits par les successeurs RADIGUET & MASSIOT à partir de 1900, on y voit à la fois une certain nombre de lanternes reprenant les caractéristiques des appareils conçus MOLTENI, hormis la cheminée qui devient rectangulaire et l’apparition de la tôle de Russie lustrée, et aussi des appareils complètement nouveaux répondants à d’autres besoins et à une clientèle plus variée.

Voir : Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

Molteni livre 08 Appareil de projection “Universel” RADIGUET & MASSIOT, type Lycées 1930

On ne trouve dans cet ouvrage que des lanternes de projection, c’est à dire des appareils possédant trois éléments essentiels : une boîte à lumière contenant l’éclairage, un système optique fixe ou mobile et, entre les deux, un passage ou un support destiné à positionner des vues transparentes ou opaques, ainsi que des objets utilisés pour les démonstrations scientifiques ou pour l‘enseignement.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Par contre les éclairages, qu’Alfred MOLTENI utilisait et maitrisait parfaitement, ne sont pas abordés ici, car le sujet est trop vaste et mérite un ouvrage à lui seul. Il en est de même pour les vues de projection qui étaient l’autre grande spécialité de la Maison MOLTENI à la fin du XIXe siècle.

fichier pdf BdC Molteni 3 à télécharger

 

 

Publié dans Lanternes projection, Projections et Enseignement, Projections scientifiques | Pas de Commentaires »

La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques ou LIMELIGHT

Posté par Patrice Guerin le 26 mai 2016

Chalumeau 01  Lumière oxhydrique, ou lumière Drummond du nom de son inventeur, ou encore Limelight en anglais.

La lumière oxhydrique consiste à brûler un mélange de deux gaz sous pression (oxygène et hydrogène) dans un chalumeau afin d’obtenir une flamme extrêmement vive qui porte à incandescence un morceau de chaux placé face à elle (les anglais utilisent le terme Limelight pour parler de cet éclairage). Le mélange de ces deux gaz étant explosif, « la lumière oxhydrique n’est devenue d’un usage courant que le jour où l’on a eu l’idée de n’opérer le mélange des gaz qu’à la sortie même du bec ; de cette façon les explosions sont devenues absolument impossible… » “Traité Général des projections” par Eugène TRUTAT, Charles Mendel éditeur 1897.

Chalumeau 02 Extrait du catalogue MOLTENI de 1895

à partir des années 1860 les anglais, puis les français, mettent au point les premiers chalumeaux dans lesquels le mélange des gaz se fait au niveau de la flamme. Par la suite les deux gaz arrivent dans une chambre de mélange située juste avant le point de combustion. La condition la plus importante est d’avoir une pression égale pour les deux gaz et de régler le débit avec les robinets situés à l’entrée de chaque tube. « On ouvre d’abord le robinet d’hydrogène ou de gaz d’éclairage et lorsqu’il a brûlé assez longtemps pour échauffer très uniformément le cylindre de chaux, et pour l’empêcher de craquer, on ouvre ensuite le robinet d’oxygène. » “L’art des Projections” par l’abbé MOIGNO 1872.

Démonstration en ligne : cliquer ICI

Chalumeau 03  Chalumeau à becs concentriques

Il est composé de deux tubes qui amènent les gaz séparément jusqu’à la buse de combustion, le mélange se faisant à l’air libre comme on le voit sur la page du catalogue ci-dessus (N°858) et sur la photo centrale ci-dessous.

Chalumeau 07  Chalumeau 08  Chalumeau 09

C’est le cas de ce chalumeau vertical (sans référence) et de celui fabriqué par DUBOSCQ dans les années 1880.

Voir : Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Chalumeau 04  Chalumeau oxy-calcique

Ce type de chalumeau correspond aussi au chalumeau oxy-calcique (N°906 et 960) dont l’un des deux combustibles est de l’alcool contenu dans le réservoir situé à l’arrière de l’appareil. Dans ce cas le gaz oxygène arrive à la buse et se mélange à la flamme de l’alcool qui imbibe la petite mèche située juste à côté. « L’oxygène au centre de la flamme augmente la chaleur de celle-ci de façon à amener l’incandescence de la chaux… l’intensité est bien moindre, mais elle est cependant bien supérieure encore à celle des lampes à pétrole. » TRUTAT idem.

Chalumeau 05  Chalumeau à gaz mélangé

Il est construit de telle sorte que les gaz se mélangent dans une petite chambre située juste en dessous de la buse de combustion « Il donne plus de lumière qu’aucun autre, et cela, avec une faible consommation de gaz. Aussi est-il employé pour produire les effets au théâtre, où l’on a besoin de beaucoup de lumière ». “Instructions Pratiques sur l’emploi des appareils de projection” par Alfred MOLTENI. 4e édition 1892.

Chalumeau 06 Ce type de chalumeau correspond au modèle fabriqué par la Maison MOLTENI

 

Publié dans Sources lumineuses | Pas de Commentaires »

CONFERENCES

Posté par Patrice Guerin le 23 avril 2016

Conf. Ricqlès  “Le Conférencier” chromo de la Maison Ricqlès – Vers 1900

Mettant à profit les connaissances acquises au cours de ses recherches, Patrice GUERIN propose différentes conférences de vulgarisation sur le thème des “Projections Lumineuses”. Celles-ci peuvent intéresser un public varié n’ayant pas besoin de connaissances particulières sur le sujet traité. Chaque conférence, accompagnée de projections numériques, dure  45 mn environ puis un certain temps peut être consacré aux questions / échanges sur le sujet. En fonction des possibilités, une mini exposition d’objets en rapport avec la conférence peut être organisée.

 

Conf.Ombres  Les spectacles lyriques d’ombres projetées

Alors que le Cinématographe n’en est qu’à ses balbutiements et que les Frères LUMIERE pensent qu’il s’agit d’un divertissement de fêtes foraines, les spectacles d’ombres projetées connaissent un grand succès aussi bien dans des lieux publics que chez les amateurs avertis. Dans son catalogue général de Projections de 1910, Elie MAZO annonce que « Les ombres artistiques MAZO rappellent les ombres si universellement connues du célèbre cabaret montmartrois “Le Chat Noir” » et il ajoute « l’avenir le plus brillant est réservé aux projections d’ombres, qui sont infiniment plus artistiques que le cinématographe. Elles résultent de l’intime collaboration de la poésie, de la musique et de la peinture ».

  • Musée Nicéphore Nièpce – 25 avril 2018 Chalon-sur-Saône CLIQUER ICI

 

Conf. Multimedia  Conf Seine Marne  De la lanterne magique au multimédia

Au cours des deux derniers siècles la lanterne de projection est passée du statut d’objet magique au XVIIIe siècle à celui d’objet domestique “indispensable” à l’aube du XXIe siècle ! Elle a contribué à l’évolution des connaissances, à la culture et à la distraction populaire. Elle est à l’origine du septième Art, le cinéma. Elle est présente aujourd’hui, sous forme de petits écrans portatifs, dans toutes les couches de la population, des plus jeunes aux plus âgés.

  • Soirée Rotary – Mai 2015 Compiègne
  • Séminaire Ghefa – Mai 2015 Paris
  • Cinéma en Seine et Marne – 6 décembre 2016 Dammarie lès Lys
  • Cinéma en Seine et Marne – 21 février 2017 Meaux


Conf. Molteni  Conf. Molteni Munae  Molteni, la projection faite homme

L’histoire des Projections Lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni, descendant d’une famille d’opticiens installés à Paris depuis 1782, invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi siècle, il va assurer de multiples projections, fabriquer des appareils de grande qualité et développer une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection.

Vidéo en ligne

  • Club Niepce-Lumière – Juin 2015 Bièvres
  • Association Aseiste – Avril 2016 Niort
  • Musée Nationale de l’Education – Juin 2016 Rouen
  • Journée d’étude, Labex EHNE, mairie du Xe Paris – juin 2018


Conf. Lumiere
  Conf. Lumiere MUNAE  La conquête de la lumière

Durant des millénaires, l’homme chercha à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fils des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil, surtout au cours des deux derniers siècles. Parmi les milles applications mises en place dans les temps modernes, la lumière est un élément essentiel des Projections Lumineuses, sujet cher à l’auteur depuis plus de trente ans.

  • Evolution des sources lumineuses dans le spectacle – Juin 2013 Cerisy La Salle
  • Fête de la Science au Musée Nationale de l’Education – Octobre 2015 Rouen
  • Musée Nationale de l’Education – Avril 2016 Rouen 


Conf. Capitaine
  Les projections instructives et récréatives du capitaine Lion à la Belle Epoque

Cette causerie illustrée de 50 minutes environ, présente, sous forme d’enquête, ce qu’étaient les conférences populaires avec projections lumineuses au début du XXe siècle.

En partant de l’acquisition d’une lanterne de projection dans une vente aux enchères, Patrice GUERIN  nous fait découvrir, au fur et à mesure de ses recherches, comment il a réussi à identifier le matériel et l’utilisateur de cette lanterne datant des années 1910. Ensuite il nous plonge dans le monde des conférences populaires en illustrant ses propos avec les vues “instructives et récréatives” utilisées par le capitaine LION lors de ses conférences.

  • Club Iconomecanophiles – 8 octobre 2016 Toussus le Noble


Conf. Autre
  Animations sur mesure

D’autres interventions, exposés, spectacles ou animations peuvent être réalisés à la demande et/ou adaptés à un public particulier, enfants ou personnes du 3e âge par exemple. Une participation aux frais d’adaptation et de mise en place pourra être demandée.

  • Octobre 2015, Projections Lumineuses pour le film de 52mn “Le Douanier Rousseau” de Nicolas Autheman.
  • Novembre 2015, 14e Festival du film de Compiègne : spectacle de lanterne magique devant 500 enfants.
  • Samedi 3 février 2018, Séance de Lanterne Magique au musée Guimet
  • Dimanche 3 juin 2018, Musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône : projection d’une pièce d’ombre lyrique en 22 tableaux “Tournai”.
  • Samedi 27 et dimanche 28 octobre 2018, Tournai (Belgique) : spectacle lyrique d’ombres avec projection de la pièce d’ombres “Tournai” fichier pdf CourrierEscaut2018-10-31

_____________________

Pour tous renseignements merci de laisser un commentaire en bas de cette page.

 

Publié dans | Pas de Commentaires »

Exposition : Lumineuses Projections !

Posté par Patrice Guerin le 5 mars 2016

Avril 2016 à janvier 2017 au Musée National de l’Education à Rouen

Munae 1

A la fin du XIXe siècle les Projections Lumineuses entrent dans l’enseignement scolaire français et témoignent de la capacité de l’instruction publique à intégrer des innovations techniques. Elément significatif du développement de la “pédagogie par l’image”, ce dispositif novateur participe pleinement à la révolution pédagogique qui s’opère sous la IIIe République.

Voir : Les projections à l’école

Munae 2

A travers un ensemble de collections patrimoniales publiques et particulières (appareils de projections, vues sur verres, vues sur papier, films fixes et diapositives, iconographie, archives) et de dispositifs multimédia d’accompagnement (vidéos, bornes connectées), l’exposition couvre toute l’histoire des Projections Lumineuses, de la lanterne magique du XVIIIe siècle aux projecteurs de diapositives des années 60, à travers 8 espaces clairement identifiés.

1 – Colportage et fantasmagorie au XVIIIe siècle CLIQUER ICI
2 – La lanterne magique en famille au milieu du XIXe siècle CLIQUER ICI
3 – Education Populaire et sociétés philantropiques dans les années 1860 / 1880 CLIQUER ICI
4 – Les collections de vues sur verre à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
5 – Les différents appareils et constructeurs à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
6 – Usage scientifique des projections CLIQUER ICI
7 – Le cinéma d’enseignement dans les années 30 CLIQUER ICI
8 – Films fixes et projecteurs de diapos des années 50 CLIQUER ICI

Munae 3  Affiche de l’exposition composée à partir d’une illustration de Mucha

Voir : Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

Cette exposition conçue par Anne Quillien, commissaire principale, et Patrice Guérin, commissaire adjoint, se déroulera au Musée National de l’Education (MUNAE) à Rouen, 185 rue Eau de Robec, du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017.

Voir : Lumineuses Projections : les dispositifs multimédias

Visites guidées : 11 mai, 22 juin, 10 août à 15 h.
Ateliers jeune public : 13 avril, 20 juillet, 17 août à 14 h 30.
Conférences-projections : 27 avril, 2 mai, 22 juin, 7 juillet.

Programme pour le second semestre à venir ultérieurement.

Pour plus d’informations sur le Musée : CLIQUER ICI
Pour voir d’autres visuels : CLIQUER ICI

LES CONFERENCES

Munae 12  LA CONQUÊTE DE LA LUMIÈRE

Durant des millénaires, l’homme a cherché à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fil des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil. Patrice Guérin, collectionneur et auteur du livre intitulé “Du Soleil au Xénon”, reviendra sur l’histoire de la conquête de la lumière et des projections lumineuses.

• Conférence au centre d’expositions, le mercredi 27 avril à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 11  LE FILM FIXE : UNE RÉVOLUTION POUR LE MONDE DE L’ENSEIGNEMENT

Mis en place dès le milieu des années 1920, le film fixe d’enseignement a introduit une nouvelle culture à l’école et à côté de l’école : la culture de l’image. Avec de nombreux exemples illustrés, Didier Nourrisson, professeur d’histoire contemporaine à l’université Claude-Bernard (Lyon-I) et à l’ESPE de Lyon, évoquera les fondements de cet apprentissage pour tous.

• Conférence au centre de ressources le lundi 2 mai à 18 h 30, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Conf. Molteni Munae  MOLTENI, LA PROJECTION FAITE HOMME

L’histoire des projections lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi-siècle, il assurera de multiples projections, fabriquera des appareils de grande qualité et développera une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection. Patrice Guérin, qui prépare une monographie illustrée sur la Maison Molteni présentera ses plus récentes recherches sur ce grand nom de la projection au XIXe siècle.

• Conférence au centre d’expositions le mercredi 22 juin à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Munae 10  EN BATEAU, EN CHAR À BOEUFS, EN AÉROPLANE…

Grâce aux vues sur verre, les maîtres d’école faisaient voir l’ailleurs et la modernité : comme leurs auditeurs, venez découvrir la grande diversité des moyens de transport en usage vers 1900.

• Conférence au centre de ressources le jeudi 7 juillet à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 9Livre / Catalogue de l’exposition largement illustré

Un ouvrage en rapport avec l’exposition est publié par Canopé éditions. Il approfondit un certains nombres de sujets présentés dans l’exposition grâce à des articles écrits par différents auteurs : Delphine Diaz, Yves Gaulupeau, Patrice Guérin, Thierry Lefebvre, Laurent Mannoni, Didier Nourisson, Anne Quillien, Annie Renonciat, Isabelle Saint Martin, Christel Taillibert.

Disponible sur le Réseau Canopé

 

 

Publié dans Evenements, Non classé | Pas de Commentaires »

123456
 

2ndeavicenne |
kadscen |
entre terre et mer |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Histoire-Géographie-Educati...
| Oppidum anglicus: the city ...
| Joie en Dieu et Descendance...