• Accueil
  • > Recherche : radiguet massiot

Résultats de votre recherche

Les lampes bornes NERNST pour la projection

Posté par Patrice Guerin le 17 avril 2014

Nernst 16  Lampe borne de 32 bougies à brûleur rond sous lequel se trouve l’ampoule résistance

Au début du XXe siècle, le développement des réseaux électriques dans les grandes villes offre la possibilité à divers fabricants de lanternes de projection de mettre au point de petits systèmes d’éclairage électrique dérivés de l’invention de Walther Hermann NERNST (voir PORTRAITS) en 1895. Moins puissant que l’arc électrique mais plus pratique que les systèmes à gaz, ce type d’éclairage représente un bon compromis pour les projections familiales et scolaires. De plus la lampe NERNST ne chauffe pas, ce qui représente un gros avantage pour la projection.

Voir : Ampoules à incandescence NERNST

Nernst 22  Nernst 17  Nernst 19

Par rapport à l’ampoule d’éclairage NERNST, la lampe borne possède quelques différences, afin de la rendre plus apte aux projections.

Voir : Fonctionnement d’une ampoule ancienne NERNST

Elle ne possède pas de verre de protection et les filaments sont plus ramassés pour fournir une lumière la plus ponctuelle possible. Sur certains modèles, le système de préchauffage automatique est supprimé pour des solutions manuelles, moins couteuses, telles qu’un préchauffage à l’alcool. De plus ces lampes bornes doivent disposer d’un réglage permettant de positionner le centre du point lumineux dans l’axe optique du condensateur et de l’objectif.

Nernst 12  Nernst 13  Nernst 14  Nernst 15

Vers 1910 on voit apparaître dans certains magazines français des publicités pour la lampe NERNST provenant de la Société Française d’Electricité A.E.G. ou d’autres fabricants français de projecteurs qui reprennent cette invention et développent leur propre système d’éclairage, parmi eux ELGE (Léon GAUMONT), Radiguet & Massiot, Mazo, La Bonne Presse, etc.

Nernst 20    Nernst 18  Nernst 21

Il existe de nombreuses bornes NERNST allant de 1 à 4 ampères avec un pouvoir éclairant de 32 à 400 bougies. En 1905, Radiguet & Massiot commercialise un nouveau projecteur de petit format, aux formes particulières, équipé d’un éclairage NERNST intégré à l’appareil.

Voir : Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT

Nernst 24  Nernst 25  Nernst 26  Nernst 27  Nernst 23  Lampe Nernst, modèle Maison de la Bonne Presse & publicité de 1908

Les ampoules et lampes bornes NERNST rencontrèrent un certain succès dans la projection et l’éclairage domestique jusqu‘à l’avènement de la première Guerre Mondiale. Ensuite le filament tungstène se montra plus efficace et plus stable.

 

 

Publié dans Sources lumineuses | Pas de Commentaires »

Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 7 avril 2014

Radiguet 51

En 1907, la maison RADIGUET & MASSIOT, successeur de MOLTENI (cliquer ici), présente, dans un livre intitulé “Les Projections Scientifiques et Amusantes”, un appareil de projection « dont la forme spéciale se prête à toutes les exigences des expériences scientifiques et amusantes. »

Radiguet 52  Source : cliquer ici

« L’enseignement de la physique et de la chimie par les projections a suivi celui de la géographie et de l’histoire ; mais on s’est, jusqu’à présent, contenté de montrer les appareils et les phénomènes scientifiques, en profitant simplement de la facilité qu’offrait la lanterne de projection pour rendre visibles à tous les expériences et les réactions… Nous avons pensé qu’il y aurait avantage à intéresser, par l’attrait d’un spectacle judicieusement choisi et facilement assimilable, l’attention de nos petits spectateurs, quitte ensuite à leur donner une explication scientifique de la fiction qui les aura distraits. »

Radiguet 53  Radiguet 54  Radiguet 55  Certes, l’idée n’est pas nouvelle !

Pour instruire et amuser le Dauphin, l’abbé NOLLET (voir PORTRAITS) écrit, en 1770, un livre intitulé “L’Art des Expériences” (cliquer ici). Un peu plus tard, vers 1826, Jean Sébastien Eugène JULIA DE FONTENELLE (1780-1842) et François MALEPEYRE (1794-1877) rédigent un “Manuel de Physique Amusante” (cliquer ici) dans lequel ils imaginent un certain nombre d’expériences simples à réaliser. Puis il y eut les fameux livres de TOM TIT, pseudonyme de Arthur GOOD (1853-1928) et de Gaston TISSANDIER 1843-1899), dont tout le monde connaît les combinaisons si ingénieuses de fourchettes, de brins de paille, de bouchons et de verres !

Radiguet 56

Afin de projeter les “Expériences Scientifiques et Amusantes” que Georges MASSIOT présente dans son livre, il met un point une nouvelle lanterne de projection de petites dimensions, montée sur un long socle en bois, dont la particularité est d’être modulable. De plus on peut y placer différents types d’éclairage suivant la source d’énergie dont on dispose : gaz, petit arc électrique ou ampoule à incandescence, etc.

Radiguet 57  Radiguet 58  Expérience d’électrolyse avec cuve à eau et pile de Grenet

Toute la partie avant s’enlève facilement en la coulissant sur le côté et le condensateur peut être dissocié de l’objectif en retirant quatre vis. On peut ainsi placer très facilement divers accessoires tels que châssis spéciaux, cuves à eau, support horizontal, etc. entre la lanterne et le système optique afin de réaliser les expériences décrites dans le livre. Dans les années 30 la Maison MASSIOT fabriquera un banc optique beaucoup plus important et complet.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Radiguet 59   Radiguet 60

La lanterne présentée dans cet article est un modèle simplifié, adapté à la projection des clichés 4×4 provenant du Vérascope RICHARD. Elle est identique, pour sa partie optique, à la lanterne cylindrique RADIGUET & MASSIOT fabriquée à la même époque.

Voir : Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT

Cette petite lanterne de projection peut être rapprochée de celle fabriquée vingt cinq ans plus tard par la Maison MAZO, à la différence près que cette dernière est adaptée à la projection du film souple 35mm.

Voir : Les projecteurs Filmoscope de MAZO

 

Publié dans Lanternes projection, Projections et Enseignement, Projections pour Spectacles | Pas de Commentaires »

Les projecteurs Filmoscope de MAZO

Posté par Patrice Guerin le 1 avril 2014

La première version de ce projecteur pour film fixe 35mm, date de 1933. Il est dénommé “FILMOSCOPE AUTONOME”. « Cet appareil est supérieur à la concurrence car il possède un condensateur qui absorbe intégralement la chaleur d’une puissante ampoule de 250w et parce qu’il possède un véritable objectif  interchangeable de 42mm de diamètre. »

Filmoscope 01

La particularité de ce projecteur de petites dimensions est qu’il possède, à la place d’un condensateur classique composé de lentilles en verre, un condensateur particulier sous forme d’un ballon sphérique de laboratoire rempli d’eau, tout comme le projecteur MOLTENI utilisé pour les premières projections cinématographiques.

Voir : Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

Filmoscope 02

Le second modèle, sorti en 1935, porte le nom de “FILMOSCOPE N°2 – LE MAXIMUM”. Il emploie une ampoule « trois fois plus forte » que le premier modèle, grâce à un condensateur spécial et plus classique, composé de 2 épaisses lentilles en verre plan-convexe. « C’est l’appareil idéal pour les grandes écoles. Il réalise le maximum de lumière sur le film et le minimum de chaleur. » Le second avantage de cet appareil est qu’il peut projeter quatre formats différents :
-       le film cinéma standard avec image dans le sens de la largeur ;
-       le film 35mm “Leica” avec image “double” dans le sens de la longueur ;
-       le film 4×4 de la pellicule au format 127 correspondant au Vest-Pocket ;
-       le format 4×4 correspondant à l’image simple d’une vue stéréo de Verascope. Dans ce cas les plaques de verre “diapositives” sont projetées à l’aide d’un passe-vues spécial.

Filmoscope 04  Filmoscope 05

Le “MAXIMUM” est un appareil compact, de fabrication soignée, monté sur un socle en bois blanc noirci, portant à l’avant une plaque d’identification. Le corps du projecteur est en tôle vernie noir craquelée, avec une porte se relevant à l’arrière et une petite cheminée fixe, rectangulaire, de forme caractéristique.

Filmoscope 06  Objectif vu de l’arrière

L’ensemble avant, composé du condensateur, du passe-vues avec ses bobines et de l’objectif à crémaillère est en cuivre massif. « Le film 35mm d’images fixes s’enroule très facilement sur les tambours du porte-objectif qui peut s’orienter verticalement ou horizontalement. » Le tube de l’objectif est interchangeable et permet d’adapter la distance de projection et la taille de l’image en fonction de la salle de projection. Le tube standard est de 60mm de foyer permettant d’obtenir une image de 2 mètres de large à une distance de 6 mètres.

Voir : Trousse d’objectifs de projection

Filmoscope 07

A l’intérieur du projecteur, un petit support coulissant, réglable en hauteur, permet de recevoir une ampoule spéciale à miroir pouvant aller jusqu’à 650 watts, avec un filament extrêmement ramassé.

Presentazione standard di PowerPoint

Pour projeter convenablement les vues stéréo 4,5×10,7 ou 6×13, MAZO met au point, à la même époque, un appareil dérivé des précédents, dénommé “STEREETTE”. Il est composé d’un condensateur à très court foyer possédant trois lentilles et d’un objectif de grand diamètre et très lumineux « si l’on veut une belle lumière ». La grande ouverture de l’objectif « permet de projeter sans difficulté les autochromes les plus sombres ». Ce projecteur emploie une ampoule 110 volts de 4 ampères. Il est équipé d’un passe-vues spéciale pour vues stéréo.

Filmoscope 09  Lanternes RADIGUET & MASSIOT et MAZO : voir Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle

Malheureusement ces petits projecteurs pour formats réduits sont arrivés vingt ans trop tard pour permettre à MAZO de relancer ses activités. De plus ils conservent encore le style des anciennes lanternes de projection alors que de nouveaux modèles sont apparus depuis plusieurs années.

Voir “Chronologie” entre 1930 et 1940.

 

Publié dans Lanternes projection, Projecteurs petit format | Pas de Commentaires »

MARQUES

Posté par Patrice Guerin le 17 septembre 2013

Répertoire alphabétique des principales marques ou types d’appareils présentés sur ce site. Ce classement permet de retrouver facilement tous les appareils d’une marque, ou une famille d’appareils de différentes marques, cités dans les articles.

 

MARQUES logo-cinescope-150x62  CINESCOPE

Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

 

logo-comicscope-150x109  COMICSCOPE

Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

 

Demaria 02DEMARIA-LAPIERRE

Gros appareil de projection des années 30

 

logo-dillemann-150x130  DILLEMANN

Lanterne “Tournesol” grand format

Lanterne “Tournesol”

Lanterne simplifiée “Taxisol”

Lampe à alcool SOL

 

logo-duboscq-1-150x61  DUBOSCQ

La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

1er régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Lanterne de projection DUBOSCQ

Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

Le Polyorama DUBOSCQ

Polariscope de projection PELLIN

 

logo-egber-150x76 EGBER 

Lanterne d’agrandissement EGBER

 

logo-fescourt-150x52  FESCOURT 

Lanterne de projection FESCOURT

 

logo-foca-150x77  FOCA 

Le projecteur AUDAX – FOCA

 

logo-flatters-150x78  FLATTERS & GARNETT

Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

 

logo-gaumont-1-150x145GAUMONT

Société des Etablissements GAUMONT

Les lanternes de projection GAUMONT

 

logo-hume-150x93  HUME 

Lanterne d’agrandissement CANTILEVER

 

logo-ica-1-150x150  ICA

Projektions Apparat – ICA Dresden

Lanterne universelle ICA Dresden

Projecteur fixe 35mm ICA

 

logo-ives-150x57  IVES – Appareils trichromes

Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP

Le KROMSKOPE commercialisé par Clément & Gilmer

 

logo-johndisney-150x56  JOHNSON Disney

Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

 

logo-kodak-1-150x150  logo-kodak-2-150x131  KODAK

Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

Le KODIOPTICON, première lanterne de projection KODAK

Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

 

logo-korsten-150x51  KORSTEN

Les projecteurs L. KORSTEN

Les lampes à arc électrique L. KORSTEN

 

logo-lapierre-150x48  LAPIERRE 

Lanternes de projection LAPIERRE

 

Logo Laverne LAVERNE

Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

 

Logo Lefevre 2LEFEVRE

Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama

Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

 

logo-leitz-150x150  LEITZ

Histoire des projecteurs LEITZ

Projecteur Leitz ULEJA

Projecteur Leitz UDIMO

Projecteur Leitz VIII

Projecteur Leitz PARVO

Les projecteurs PRADOVIT

Leitz FADOMAT pour fondu enchaîné

 

logo-bonne-presse-1-150x102  logo-bonne-presse-2-150x148  MAISON DE LA BONNE PRESSE 

Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

Lanterne “Universel”

Projecteur Filmostop

 

logo-mazo-1-150x81  MAZO

Histoire de l’entreprise MAZO

Les origines de la Maison MAZO

Les collections de vues pour projection

Les publications MAZO et les principaux titres

Appareil de projection “Gros Modèle”

Lanternes de projection HELIOS

Lampe à pétrole “Maxima”

“OLYMPIA” lanterne de projection automatique

Les projecteurs Filmoscope de MAZO

Le saturateur d’éclairage intensif MAZO

 

MICROSCOPES SOLAIRES

Microscopes solaires de projection

Microscope solaire de CHEVALIER

Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

Microscope solaire de SECRETAN

Microscope solaire de BERTSCH

 

logo-molteni-150x146 MOLTENI

Histoire de la maison MOLTENI

Le laryngoscope CADIER fabriqué par la Maison MOLTENI

Les lanternes de projection MOLTENI

Appareil de famille, le brevet

Appareils de famille, premiers modèles

Appareil de famille et de classe, modèles postérieurs

Lanterne de projection télécommandée

Lanternes de projection scientifique

Lanterne d’agrandissement à chariot fixe

Support à réflexion horizontal

La visionneuse LANTERNOSCOPE

Trousse d’objectifs

Plaques animées MOLTENI

Le livre : Projections MOLTENI, les appareils et accessoires

L’enseignement par les yeux 

MOLTENI et les photographiques de la Société de Géographie

La fontaine lumineuse ou fontaine de COLLADON

 

logo-noris-150x82NORIS

Projecteurs NORIS

 

logo-optimar-150x150 OPTIMAR 

Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

 

Optico 21 OPTIQUE COMMERCIALE

Histoire de l’entreprise OPTICO

Microscope de projection

 

logo-pathe-110x150 PATHE

Charles PATHE et les lanternes de projection

Lampes à arc électrique Pathé

Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

La lanterne Pathé Cocorico n°6

 

logo-photoscopie-1-150x46  PHOTOSCOPIE

Le projecteur automatique AUTOSCOPE

La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

La PHOTOSCOPIE et le microfilm

 

logo-plank-150x108  PLANK Ernst

Lanternes magiques Ernst PLANK

La lanterne magique GLORIA

 

logo-radiguet-1-150x57  RADIGUET & MASSIOT

RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Projecteur de petit format

Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle

Lanterne “Caméléon”

Multiprojecteur Universel

Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

 

Logo lgt  ROUSSEL

La lanterne “COSMOPOLITE”

 

logo-tiranty-150x82  TIRANTY 

Histoire de l’entreprise TIRANTY

Lanterne de projection TIRANTY Gnome

 

logo-union-150x64  UNION 

Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE

 

logo-zeiss-150x85  ZEISS IKON 

ZEISS IKON A.G.

Rétroprojecteur “Belsazar”

 

 

Publié dans | 1 Commentaire »

Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs

Posté par Patrice Guerin le 12 septembre 2013

Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs dans Brevets et inventeurs autochrome-01-150x101  S’inspirant des travaux de Louis DUCOS DU HAURON – entre-autres -, les frères Auguste et Louis LUMIERE déposent, le 17 décembre 1903, une demande de brevet pour un “Procédé de photographie en couleur”.

Voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

autochrome-02-99x150 dans Images projetees  autochrome-03-99x150  Note manuscrite des frères LUMIERE adressée à l’Académie des Sciences le 30 mai 1904 « Sur une nouvelle méthode d’obtention de photographies en couleurs”. Fond Société Française de Photographie.

Le 30 mai 1904 les frères LUMIERE présentent leur invention à l’Académie des Sciences. A l’époque ces photographies en couleurs ne portent pas encore le nom d’Autochromes. Le procédé nécessitera encore quatre années de mise au point pour réaliser les machines et organiser la production industrielle dans leur usine de Lyon Montplaisir.

autochrome-04-112x150  Autochrome 17  Autochrome 18  Autochrome 19  Autochrome 20  Autochrome 21  Autochrome 22  L’illustration du 15 Juin 1907 - « La soirée du 10 juin a permit à Auguste LUMIERE de retrouver l’auditoire d’élite qu’avait attiré le professeur A. KORN le 1er février. La presse quotidienne et périodique était largement représentée… Un quatuor d’instruments à cordes, dirigé par M. Félix DESGRANGES, chef d’orchestre de la Présidence, sut retenir longtemps nos invités dans les salons de l’Illustration. »

Présenté officiellement en juin 1907 dans les locaux du journal L’Illustration, le premier procédé industriel de photographie couleur va révolutionner la pratique photographique. En effet jusque là il fallait trois négatifs complémentaires (procédé trichrome) pour reconstituer une photographie couleur, ce qui n’était pas à la portée de tous les photographes.

Voir : La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

autochrome-05-150x148  autochrome-06-106x150  Collection G.V.

Réalisées sur des supports en verre de différents formats (du 4,5×6 au 18×24), les plaques Autochromes « permettent l’obtention directe de la photographie des objets avec leurs couleurs ». Elles sont facilement regardées sur des visionneuses ou à l’aide de lanternes de projection.

Voir : Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT - Les projecteurs L. KORSTEN

autochrome-16-111x150  autochrome-08-300x233  autochrome-09-150x146Autochrome et visionneuses pliantes pour Autochromes – Collection G.V.

La spécificité de l’Autochrome réside dans la préparation d’une mince couche transparente composée de grains de fécule de pomme de terre de forme sphérique qui sont imprégnés de colorants orangé, vert et violet (RVB dirions-nous aujourd’hui). Cette couche trichrome est fixée sur une plaque de verre avec de la résine puis laquée et recouverte d’une émulsion sensible panchromatique.

autochrome-13-150x150Vue correspondant à 0,2 mm d’un Autochrome, représentant les grains de fécule de pomme de terre (10 à 15 millièmes de millimètre chacun). Une plaque 13×18 cm contient environ 140 millions de grains colorés !

Durant une trentaine d’années, le procédé Autochrome connaitra de multiples perfectionnements et la sensibilité sera améliorée afin de s’adapter aux nouveaux appareils photographiques qui emploient des films souples de petit et moyen formats. Ces évolutions seront néanmoins  limitées par la dimension invariable des particules de fécule de pomme de terre composant le réseau coloré, ce qui rendra le procédé inadaptable au film cinéma 35 millimètres.

autochrome-10-150x109  autochrome-11-150x118  autochrome-12-150x75

En 1931 la société Lumière commercialise le “Filmcolor” sur support souple en nitrate de cellulose, destiné à remplacer l’Autochrome. Initialement conditionné en plan-films, le “Filmcolor” est disponible en rouleaux, à partir de 1933, pour les appareils de moyen format sous l’appellation “Lumicolor”. Mais deux ans plus tard, 1935, le “Kodachrome” puis, en 1936, l“Agfacolor” vont progressivement supplanter l’Autochrome.

Pour plus d’informations : cliquer ici

autochrome-14-150x115  autochrome-15-111x150  Coffret édité par la Fondation Nationale de la Photographie en 1978 pour le 75e anniversaire de l’Autochrome. Il a été réalisé sur le modèle des boîtes originales de plaques Autochromes et spécialement façonné par les établissements Ilford-Lumière. Il a été tiré à 1000 exemplaires dont 100 exemplaires hors-commerce (dont celui-ci).

Publié dans Brevets et inventeurs, Images projetees | Pas de Commentaires »

Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 29 août 2013

Dès le début du XXe siècle, Georges MASSIOT dirige seul l’ancienne maison “Radiguet & Massiot”, qui, elle-même, succède à “Molteni” depuis octobre 1899.

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Lanterne “Caméléon” de MASSIOT dans Lanternes projection massiot-11-109x150  “L’informateur de la Photographie” – Salon de la Photographie mars 1925

Tout en continuant à fabriquer des appareils de projection et à exploiter le catalogue de diapositives “Molteni”, la société MASSIOT se spécialise progressivement dans le domaine médical, jouant un rôle de pionnier dans la radiologie. Durant la première Guerre Mondiale, elle équipe des camions d’installations radiographiques. Plus tard l’entreprise sera associée à PHILIPS France pour devenir “Massiot-Philips”.

massiot-12-300x225 dans Lanternes projection  massiot-15-150x38 Documents G.V.

En 1922, – G. MASSIOT Constructeur – commercialise un appareil de projection fonctionnant avec une ampoule électrique de forte puissance, parfaitement adapté à la projection des plaques autochromes. « Il ne suffit pas d’avoir une source lumineuse intense pour produire sur l’écran une plage uniforme et brillante. Si les rayons de courbures des lentilles ne sont pas en rapport avec le réflecteur et le foyer de l’objectif, on s’expose à une perte de lumière considérable, ou à voir naître sur l’écran des irisations désagréables. » 

massiot-20-150x110  Plaque Autochrome – Collection G.V.

Ce projecteur est baptisé “Caméléon” parce qu’il est spécialement étudié pour la projection de photographies en couleurs.

Voir : Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs - La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

massiot-17-150x88  massiot-18-150x90  massiot-19-150x82 Collection G.V.

Le projecteur se compose d’une boîte à lumière de petites dimensions, d’un passe-vues va-et-vient adaptable à différents formats et d’un système optique très développé, le tout étant monté sur un petit trépied articulé. Il peut être équipé de différentes accessoires tels que des tubes allonges pour la projection à grande distance ou des châssis métalliques intermédiaires permettant de passer les formats de vues les plus courants, bien que le 9×12 soit le format privilégié des autochromes.

massiot-16-300x119

massiot-13-120x150  Lampe à incandescence de 2,5 ampères sous 110 volts formé d’un bulbe de 7cm de diamètre argenté à sa partie postérieur, monté sur un culot à vis.

massiot-14-150x93  La Nature – 1er juillet 1922 – Source G.V.

Une variante de cet appareil consiste à superposer deux projecteurs identiques afin de réaliser des changements de vues par superposition sans transition apparente (en fondu-enchainé dirions-nous aujourd’hui). Un rhéostat à curseur permet d’allumer progressivement un foyer tandis que l’autre s’éteint « Les effets inattendus de ces images qui se fondent les unes sur les autres sont d’un aspect agréable et chatoyant qui s’accorde parfaitement avec le caractère artistique de ces photographies en couleurs naturelles. »

Publié dans Lanternes projection | Pas de Commentaires »

Multiprojecteur Universel de MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 29 août 2013

En décembre 1922, la revue “La Nature” présente ce nouveau projecteur multi-fonctions de la Maison G. MASSIOT, dénommé « Projecteur Universel R. et M. ».

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Multiprojecteur Universel de MASSIOT dans Lanternes projection massiot-01-262x300

Il est composé d’un pied en fonte inclinable qui supporte à l’arrière une grosse lanterne de projection éclairée par une lampe à arc et à l’avant un système optique modulable permettant de procéder à différents types de projection. Pour éviter toute diffusion de lumière parasite, une plaque de tôle formant toiture soutien un rideau que l’on peut ouvrir ou fermer à convenance.

massiot-02-150x99 dans Lanternes projection

1 – Episcope pour la projection de documents opaques. L’objet est placé sur un support horizontal éclairé par un faisceau lumineux se réfléchissant sur un miroir concave. Un second miroir permet de renvoyer l’image à travers l’objectif supérieur (diamètre 55mm, f 4,2 de 500mm.).

2 – Diascope pour la projection de vues transparentes. Le passe-vues, situé dans l’axe horizontal du faisceau lumineux permet de projeter des diapositives de formats 9x12cm ou 3,5x10cm. L’objectif inférieur possède un diamètre de 61mm pour une focale de 250mm.

3 – Microscope de projection. Dans ce cas, le microscope remplace l’objectif du diascope grâce à un support revolver très simple d’utilisation. Il est conseillé d’utiliser la cuve de refroidissement montée sur un pivot, qui prend place instantanément devant le condensateur.

massiot-03-150x136

4 – Cinématographe. Le bâti avant de l’appareil est prévu pour recevoir un mécanisme cinématographique « Stator » dont la substitution est très simple et rapide. Un décalage de la lanterne et du porte-lentilles avant est prévu pour compenser le décentrement de l’objectif cinéma. Juste au dessous de ce mécanisme se trouve un moteur électrique qui entraine les bobines à l’aide de galets tendeurs et courroies.

Source : “La Nature” N°2542 du 23 décembre 1922

Publié dans Lanternes projection | Pas de Commentaires »

Les tables de projection

Posté par Patrice Guerin le 11 mars 2013

Les tables de projection dans Lanternes projection support-31-106x150  support-32-79x150 dans Lanternes projectionJules Richard vers 1910 – Collection G.V.

Dans les années 1910, plusieurs fabricants proposent des tables de projection en bois ou en métal construites spécialement pour supporter les grosses lanternes qui se généralisent à l’époque avec leurs différents systèmes d ‘éclairage. « Lors de l’achat d’un appareil de projection, on attache souvent une importance considérable à la qualité de ses optiques, à la perfection de son système d’éclairage, à la finition de l’ébénisterie ou de la tôlerie et l’on néglige généralement l’installation même de cet appareil, le posant sur un simple guéridon manquant de rigidité et utilisant un drap quelconque, souvent plissé, en guise d’écran. » Avant cela on employait généralement des pieds provenant de la photographie, plus ou moins bien adaptés à la projection.

Voir : Pieds et supports pour lanterne de projection

support-21-300x193

La qualité d’une table de projection dépend tout d’abord du poids du matériel à supporter. Plus celui-ci est lourd plus la table doit être solide et rigide.  Elle dépend aussi du type et de la distance de projection. En effet il n’est pas nécessaire d’utiliser le même support pour une séance familiale ou pour une projection devant un nombreux public. Ces principales qualités sont les suivantes.

support-22-110x150Ica vers 1910

Voir : Lanterne universelle ICA Dresden

La table doit être parfaitement rigide, pour éviter toute trépidation lors de la manipulation des châssis. En effet chacune d’elle se trouve considérablement amplifiée par la distance de projection sur l’écran et produit un effet déplorable à chaque changement de vue.

support-23-150x111  support-24-110x150  Pathé vers 1910

Voir : Charles PATHE et les lanternes de projection

La table doit posséder une hauteur suffisante pour ne pas devoir incliner trop l’appareil, ce qui provoque des déformations importantes de l‘image surtout lors de projections à courte distance.

support-25-150x135  support-26-150x137  support-27-106x150  Ica vers 1915

Voir : Lanterne universelle ICA Dresden

La table doit être solidement construite et ajustée, avec un plateau supérieur suffisamment grand pour placer les agrandisseurs de projection dont le soufflet peut être déployé au maximum. De plus il est souhaitable qu’elle soit équipée d’étagères, voir même de tiroirs, permettant de ranger les différents accessoires et le petit outillage nécessaire à l’entretien de l’appareil. Elle peut aussi offrir la possibilité de supporter les bouteilles de gaz et autres sources d’énergie.

support-28-95x150  support-29-99x150  Radiguet & Massiot vers 1910

Voir : Lanternes de projection scientifique MOLTENI

La table de projection peut être pliante lors que le projectionniste est amené à se déplacer souvent avec son matériel. Cependant celle-ci doit être tout aussi solide et rigide qu’une table fixe pour éviter les problèmes évoqués précédemment.

support-30-99x150  Projecteur double pour cinéma et vues fixes

Bien sur ces tables de projection peuvent être utilisées pour la projection fixe comme pour la projection cinématographique, voir même pour les deux.

Publié dans Lanternes projection | Pas de Commentaires »

Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 29 octobre 2012

Au début du XXe siècle, deux inventions récentes permettent de construire des lanternes de projection de petites dimensions qui concurrencent les lanternes traditionnelles utilisées par les particuliers, qui sont principalement éclairées au pétrole ou au gaz.

Voir : Lanternes de projection et d’agrandissement - Lanternes cylindriques horizontales des années 30

Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT dans Projecteurs petit format radiguet-41-150x119  radiguet-44-150x97 dans Projecteurs petit format A gauche Vérascope Jules RICHARD et à droite différents clichés 45×107 dont un “autochrome”. Collection G.V.

Ces inventions sont d’une part les clichés de petits formats devenus à la mode avec le Vérascope RICHARD ou le stéréo block-notes GAUMONT et d’autre part l’éclairage électrique et plus particulièrement le système mis au point par l’ingénieur allemand NERNST.

Voir : Ampoules à incandescence NERNST

radiguet-31-100x150  radiguet-37-101x150  A droite, page du catalogue Target & Ledoux de 1908 – Document G.V.

En 1905, MM. RADIGUET et MASSIOT souhaitent « rendre la projection aussi facile que possible en concevant un petit appareil qui est toujours immédiatement prêt à fonctionner »… et qui peut projeter les nouvelles photographies couleurs “autochromes” dont le procédé vient tout juste d’être mis au point pas les frères LUMIERE.

Voir : Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs - RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

radiguet-42-300x166    radiguet-43-300x218

Le projecteur est contenu dans un coffret en noyer de 41cm x 15cm x 15cm. Pour l’installer, il suffit de retourner le couvercle afin de placer le projecteur sur le dessus de la boîte puis de brancher le cordon d’alimentation « sur la douille d’une lampe à incandescence ». Le projecteur est alors prêt à fonctionner. La lanterne se compose d’un corps cylindrique en cuivre oxydé à l’avant duquel se trouvent un condensateur, un porte cliché et l’objectif à crémaillère.

radiguet-46-300x148     radiguet-45b-300x130

La partie arrière du projecteur contient un système d’éclairage particulier qui se compose des éléments suivants.

1 Support en céramique équipé à l’avant de broches pour fixer la lampe NERNST (manquant sur le photo, voir le schéma éclaté ci-dessous). De chaque côté de la partie centrale se trouvent les plots d’alimentation électrique et à l’arrière une ampoule-résistance (qui n’éclaire pas !) ;

2 Ailettes de refroidissement de l’ampoule ;

3 Capot arrière qui habille le tout.

radiguet-47-300x195Eclaté du projecteur dans lequel on voit la lampe NERNST (à l’intérieur en blanc)

La lampe NERNST est de 1 ampère « elle est tout à fait suffisante pour projeter sur l’écran une image de 1,60 mètre avec un cliché de 4x5cm ». Prix de l’appareil complet : 80 frs.

Radiguet 38  Lanterne “Canon” Radiguet & Massiot

Ce même modèle, qui figure au dos du catalogue N°104 bis Radiget & Massiot – G. Massiot successeur, existe sans le coffret en bois. Il est présenté avec un support qui le fait ressembler à un ancien canon de marine, d’ou son nom : Lanterne “Canon”.

radiguet-35-150x95  radiguet-36-150x90  Modèle ultérieur du projecteur équipé d’une simple ampoule électrique à vis qui ne nécessite plus le système de refroidissement de la résistance à l’arrière.

En 1907, RADIGUET & MASSIOT commercialise une petite lanterne de projection plus classique dans sa forme, mais équipée du même système optique : voir Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle

 

Publié dans Projecteurs petit format | Pas de Commentaires »

Lanternes multiples ou POLYORAMAS

Posté par Patrice Guerin le 19 mai 2012

Lanternes multiples ou POLYORAMAS dans Lanternes projection Polyorama-01-108x150 Lanterne triple MOLTENI  Colporteur-115x150 dans Lanternes projection voir : Le colporteur d’images de Renaud PERRIN

La lanterne double ou triple, aussi appelé Polyorama (à ne pas confondre avec l’appareil Polyorama panoptique), ou “biunial” par les anglais, a été conçue pour assurer des spectacles de projection sans “trous noirs” entre les vues “fondantes” (Dissolwing views en Angleterre). Cette technique, connue aujourd’hui sous le nom de “fondu enchainé” a été très en vogue dans les années 1970-1980.

Il existe deux grandes familles de lanternes multiples.

Polyorama-02-125x150  Polyorama-03-124x150  Polyorama-04-83x150  Polyorama-08-129x150  Lanternes : MOLTENI – RADIGUET & MASSIOT – MAZO

Celles sous forme d’une seule grosse lanterne équipée de plusieurs objectifs et de plusieurs éclairages.

Polyorama-06-150x108  Polyorama-07-150x111  Lanternes : MOLTENI – RADIGUET & MASSIOT

Celles constituées par un assemblage de deux lanternes classiques placées côte à côte.

Ombre-12-150x82

Lors de la projection, les vues se superposent sur l’écran pour ne former qu’une seule image. Les lanternes triples permettaient par exemple de projeter un décor ou un paysage avec une lanterne tandis que les deux autres permettent d’enchainer des vues dans ce décor.

Voir : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Plaques animées et plaques à système pour projection - Projection de phénomènes météorologiques - Vues fondantes / Dissolving views - Petit spectacle de lanterne magique

Polyorama-16-102x150  Polyorama-09-97x150  Polyorama-10-94x150

En France, le premier à construire ce genre de lanterne est MOLTENI (voir PORTRAITS), dans les années 1880. Puis on trouve des “modèles français” dans les catalogues édités par MAZO et par la Maison de la BONNE PRESSE.

Voir :Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSEAppareil de projection “Gros Modèle” MAZO

Par la suite, RADIGUET & MASSIOT (successeur de MOLTENI), Paul BAUDIN, etc. fabriqueront aussi des lanternes multiples fonctionnant à l’électricité.

Voir : Projection de décors au théâtre et à l’opéra

Polyorama-11-94x150  La plupart des catalogues de l’époque présente aussi des “Modèle anglais” double ou triple, fabriquées en acajou verni avec dôme et cheminée en tôle russe et accessoires ainsi que les objectifs en cuivre.

Voir : Séance de Lanterne Magique au musée Guimet

Il existe deux systèmes pour obtenir le “fondu” des images, c’est à dire assombrir l’une tandis que l’autre s’éclaire « afin d’offrir un effet très remarquable donnant l’impression que les images se fondent l’une dans l’autre ».

Polyorama-12-97x150  Polyorama-13-101x150

Soit en faisant varier l’intensité de la source lumineuse à l’aide de robinets dissolveurs, s’il s’agit d’un éclairage avec chalumeaux oxycalciques comme on peut le voir sur certains des projecteurs présentés ci-dessus. Plus tard les systèmes électriques à arcs ou à ampoules fonctionneront avec l’utilisation d’un simple rhéostat.

Polyorama-14-150x118Modèle primitif  Polyorama-15-150x93

Soit en équipant chaque lanterne d’un mécanisme, parfois appelé “œil de chat” ou “guillotine”, placé devant l’objectif. Celui-ci permet de fermer graduellement l’un des objectifs tandis que l’autre s’ouvre de la même quantité de lumière.

Dans les années vingt de nouveaux appareils fonctionnant avec de puissantes ampoules électriques vont apparaître pour répondre aux besoins de certains enseignants qui souhaitent projeter des documents transparents ou opaques.

Voir : Lanterne “Universel” de la Maison de la BONNE PRESSE -

Publié dans Lanternes projection | Pas de Commentaires »

1234
 

2ndeavicenne |
kadscen |
entre terre et mer |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Histoire-Géographie-Educati...
| Oppidum anglicus: the city ...
| Joie en Dieu et Descendance...